« Rassemble qui tu es » avec Lou des Steppes !

« Rassemble qui tu es » avec Lou des Steppes !

Hello hello !

Aujourd’hui, je t’emmène à la rencontre d’une sorcière un peu spéciale. On ne se connaît pas vraiment. Nous nous suivons mutuellement sur les réseaux. Et récemment, il se trouve que nous nous sommes rencontrées dans le monde des rêves. Une nuit, j’ai rêvé d’un morceau de papier où était écrit « Lou des Steppes – The Pink Power Tour Festival – Abondance ». Hum … OK… C’est peut être un peu chelou, j’te l’accorde, mais c’est arrivé !

Alors le matin même, j’ai contacté Lou pour lui proposer cette interview.

Elle m’a répondu un grand oui, mentionnant que nos Âmes de punk ont dû se connecter pendant la nuit. Bah oui, évidemment !

 

 

Bonjour Lou !

 

  • Bonjour Marie ! C’est vraiment mystique. En plus, à ce moment là, on m’avait un tirage de tarot avec que des cartes sur l’Abondance. Juste après, tu m’envoies ce message. Je me suis dit : « c’est bizarre quand même … ». Qu’est-ce que je pouvais dire d’autre que « oui », du coup ?

 

Alors qui es-tu Lou ? On va essayer d’élucider ce mystère …

 

  • Qui je suis ? … La Grande Question … Je vais plutôt t’expliquer ce que je fais.

 

  • En gros, quand je cherchais ce que je voulais faire de ma vie, je ne savais pas comment utiliser toutes mes compétences et domaines d’intérêts. Je ne savais pas comment rassembler tout ça et je n’avais pas du tout envie de choisir. Ça m’a pris quelques années quand même… Je ne suis pas allée voir une coach. Je n’étais pas du tout dans des « trucs » d’accompagnement à la base. Du coup, j’y suis allée avec mon bâton de marche en partant en voyage.

 

  • Au bout d’un moment, j’ai fini par me dire : « ok, c’est bon ! Je sais ce que j’ai envie de faire ! C’est ce que je fais tous les jours en fait ».

  • C’est de discuter avec les gens. Je me suis rendue compte que je n’aimais pas les conversations superficielles. Quand j’étais à une terrasse de café, ou en voyage, peu importe, les gens venaient discuter avec moi. Il se trouvait qu’à chaque fois, ils étaient en questionnement sur où ils en étaient dans leur vie. Probablement parce que moi aussi ! J’adorais discuter avec eux et leur poser des questions sur leur parcours, comment ils avaient su parfois que c’était le bon chemin et d’autres fois non. Tout ça me passionnait complètement ! J’avais envie de continuer à avoir ces conversations avec les gens.

 

  • Maintenant, j’ai des outils pour vraiment les aider à trouver leur voie. Je me suis décidée à faire ça. Et là, depuis récemment, je remixe mon amour des archétypes et du graphisme dans un service d’accompagnement. Quand les personnes ont trouvé ce qu’elles veulent faire, qu’elles sachent aussi comment se présenter, comment communiquer ce mélange de compétences au Monde. Je pense que c’est de plus en plus utile. Avec Internet, on s’intéresse à tellement de choses maintenant. On créé tous les jours des métiers qui n’existent pas. C’est un mélange de plein de trucs et c’est clair que ce n’est pas facile de savoir comment présenter ça. Donc voilà ! Voilà un peu ce que je fais.

 

C’est énorme ! Comment as-tu fait dans ta quête ? Tu es arrivée à quelque chose de complètement aligné avec qui tu es, mais je suppose qu’il y a eu tout un parcours pour que tu en arrives là. Quelles étapes as-tu eu à traverser ?

 

  • Je vais essayer de faire une version pas trop longue… J’ai fait des études pour devenir graphiste à la base. J’aimais bien aider les gens à communiquer parce que je voyais assez clairement ce qu’il y avait dans leur tête et comment le mettre en forme. J’aimais bien jouer avec les symboles graphiques. Je suis devenue graphiste. J’ai fait des études bien comme il faut pour ça. Originaire du Pays Basque, je suis partie à Paris pour trouver un boulot, qui a commencé à m’ennuyer au bout de six mois. Mais je suis restée trois ans ! C’était un CDI à la sortie de l’école. C’était très sécurisant pour ma famille, pour tout le monde !

 

  • Je me suis dit « tu vas pas dire au bout de six mois que travailler ça te saoule ! ». Mets-y un peu de persévérance quand même !

 

  • Peut-être qu’en insistant, ça finira par être bien.

  • Ça, c’est la phrase que je ne me dis plus aujourd’hui.

 

  • Au bout de trois ans, j’en pouvais plus. Je ne dormais plus la nuit. Je n’arrivais plus à me lever. J’arrivais en retard le matin. Je n’avais plus de motivation. Des fois, je pleurais avant d’y aller. Je ne pense pas que j’ai fait un burn-out comme d’autres personnes mais j’étais pas très loin de ça. Je me suis dit « là, c’est pas possible ! Je ne sais pas ce que je veux faire après, mais il faut que je parte d’ici ! ».

 

  • Je n’avais pas de plan après. Je ne me sentais pas de me mettre à mon compte.

 

  • A ce moment là, il y a autre chose qui m’intéressait. C’était de faire du « woofing », travailler dans des fermes contre hébergement et nourriture. J’étais passionnée d’écologie, de permaculture, d’éco-construction, mais je ne savais pas comment tenir un râteau. Je me suis dit « je vais me prendre une année au moins pour me poser, aller faire un peu de woofing, réfléchir à ce que j’ai envie de faire de ma vie, et je vais écrire un blog là-dessus pour transmettre ce que j’apprends au fur et à mesure… ». Au final, ce premier blog n’a pas du tout fonctionné parce que je mettais beaucoup trop de temps à apprendre. Je partais tellement de loin ! Et puis, je ne voulais pas devenir fermière. Même si j’adorais passer du temps dans les fermes, c’était juste pas ma place.

 

  • Au bout d’un moment, je suis revenue à Paris. Mes amis me manquaient. J’ai mis huit mois avant de me décider à revenir, parce que j’avais honte. J’étais partie comme une conquérante en mode « je vais trouver ma voie et quand je vais revenir, je vais en mettre plein la vue à tout le monde ». En fait, j’étais encore plus larguée qu’avant.
  • Je n’osais pas faire face à mes potes. C’était horrible.

  • Au bout de six-huit mois, un ami m’a dit « tu sais, t’as le droit de revenir et de toujours pas savoir ce que tu veux faire ». Ce n’était pas un ami proche en plus. Du coup, je suis revenue et je me suis mise à mon compte comme graphiste. J’avais un peu changé l’orientation de mon blog à ce moment là, pour que ce soit plus centré sur ma place. C’est-à-dire « comment tu fais pour être plus écolo et plus autonome quand tu habites dans une ville ? ». A l’échelle individuelle, à l’échelle de ton quartier, de ton immeuble… ça, ça a super bien fonctionné. Je le faisais à côté de mon métier de graphiste.

 

  • Mais, je me suis rendue compte, au bout d’un moment, que ni le métier de graphiste à mon compte, où je pouvais choisir mes clients, ni ce blog qui fonctionnait parce que je communiquais dessus… ni l’un ni l’autre, c’était ce que je voulais faire. Ça me rendait dingue ! Parce que tout ce que je faisais, fonctionnait, en plus ! Les gens étaient supers contents. J’aidais vraiment des personnes. Ça me rapportait de l’argent. MAIS ! Ça ne me mettait pas des lumières dans les yeux. Autour de moi, je voyais plein de gens passionnés par ce qu’ils faisaient. Je la voyais la lumière dans leurs yeux. Je me disais « mais qu’est-ce qu’il me manque ? Comment ils trouvent leur boussole à l’intérieur ? ».
  • Je crois que j’ai mis 28 ans avant de trouver la réponse quand même ! Faut pas être désespéré. Faut être patient.

  • Je déconstruisais tellement tout ce que j’avais construit. Je me suis débarrassée de plein d’affaires et de plein de croyances. Au bout d’un moment, j’avais plus rien. Il me restait l’équivalent d’un sac à dos dans mon appartement. J’me suis dit : « Tu vas faire quoi ? C’est pas une vie ! ». T’as même plus de boulot parce que tu es en remise en question paralysante. Où est-ce que ça va ? Comme il ne me restait plus qu’un sac à dos dans cet appart, je me suis dit « Il faut p’t’être que tu te remettes en chemin, que tu partes en voyage et que tu réfléchisses à ce que tu as loupé… ». Je suis partie.

 

  • J’ai marché pendant quatre mois. C’est pour ça que j’ai toujours mon bâton de marche avec moi aujourd’hui. Pour ne pas oublier.

  • En chemin, à un moment, j’ai réalisé que je n’avais pas du tout besoin de trouver l’idée du siècle, le truc original ou de servir une grande cause écologique ou je ne sais quoi. Je pouvais simplement faire ce que je faisais tous les jours et que je ne voyais pas comme un métier, c’est-à-dire, écrire.

  • Alors ça, c’est vraiment un truc que j’annihilais totalement de ma vision. D’ailleurs, j’en ai pas du tout parlé dans tout ce que je viens de te dire. J’écrivais et je publiais tous les jours depuis des années. Avant même d’être graphiste. Mon premier boulot, ça été écrivain dans un fanzine amateur. Quand j’étais au collège/lycée ! C’était là depuis le début, sauf que je le voyais pas, parce que je n’écrivais pas de livres. Je ne pensais même pas à en publier un. C’était « oui, j’écris des petits trucs comme ça, mais je ne vais pas en faire un métier ! Je ne vois pas quelle forme ça prendrait ! ». Quand j’écrivais, je racontais des histoires, plutôt sous forme introspective et il se trouvait que, comme les conversations que j’avais les gens que je rencontrais… là, j’avais des conversations par écrit, qui, en effet miroir, aidaient les gens. Moi je les écrivais parce que ça m’aidait moi ! Donc, je ne le voyais pas. Je me disais que c’était un hasard. Je suis tombée sur LA personne avec qui ça a fait écho. Au bout d’un moment, j’ai réalisé que non. J’avais peut-être des compétences là-dedans. Ça rendait fou mes potes ! Plusieurs me disaient : « Lou, tu vas finir écrivain ! ».

 

  • Un peu comme Sofia que tu as interviewée, qui était entourée d’artistes et qui n’avait pas l’impression d’en être une. J’ai eu le même cas de figure de ce côté là. Dès que j’ai reconnecté avec ça, je suis rentrée de voyage et je me suis remise à mon compte. Ça a fonctionné ! C’était bizarre parce que je n’utilisais pas d’outils de coaching ou d’accompagnement, en particulier. Je n’avais pas de diplômes pour me sentir légitime. Je suis vraiment partie de ce que je faisais tous les jours, à ma manière. J’avais lancé quelques déblocages express d’une heure, gratuits, pour tester avec les gens et avoir des témoignages. Je me suis dit : « si j’arrive à vendre ça, à atteindre les personnes que j’ai envie d’aider avec ça… sachant que je n’ai pas de méthode, je n’ai pas de formation ». Mais je peux faire n’importe quoi si j’arrive à faire ça !
  • Là, ça m’a posé vraiment la question de « comment est-ce que tu présentes ça quand tu as quelque chose qui ne rentre pas du tout dans les cases ? « .

  • C’est pour ça que maintenant, j’ai rajouté un service d’accompagnement pour les personnes qui savent ce qu’elles font mais ne savent pas du tout comment le présenter. Tout ça répond vraiment à des besoins que j’avais pour moi. Je pense que c’est pour ça aussi, que ça fonctionne ! C’était un peu chaotique comme parcours …

 

Ce qui n’est pas évident, c’est quand c’est hyper naturel pour toi. Je me reconnais énormément dans ce que tu partages. Quand c’est hyper naturel, on a tendance à se dire « oui mais c’est trop facile, je ne peux pas vendre ça. »

 

  • On a l’impression qu’il faut que ce soit un truc qui nous fasse suer quoi !

 

Il faut que je souffre énormément, sinon ce n’est pas légitime, ce n’est pas valable !

 

  • Je pense qu’on a tous un petit pilier de croyances comme ça. Du style, le travail, c’est à la sueur de ton front ! T’as pas le droit de t’amuser !

 

C’est en train de changer, mais y’a encore un boulot de dingue à faire là-dessus. Il y a un éveil des consciences tous les jours mais je pense que tu as totalement ta place dans ce que tu fais. Justement, tu peux en parler un peu. Comment ça se passe quand on travaille avec toi ? Qu’est-ce qui se passe ? Je sais que ce n’est pas rationnel, mais bon … Si tu arrives à l’expliquer …

 

  • Alors … Je vais tâcher de l’expliquer … C’est pas un truc trop perché, même s’il y a une partie intuitive. Je ne me repose pas sur une méthodologie ou des outils particuliers … Alors bien sûr, je vais poser un cadre. C’est-à-dire, je vais d’abord discuter avec la personne de pourquoi est-ce qu’elle est là ? Où est-ce qu’on va ? La base des résolutions de problèmes. Après, il n’y a rien de poser de plus que ça. On finit par se voir. On fait un Skype ensemble ou on se voit en vrai si la personne est sur Lyon.

 

  • Du fait que t’as pas d’outils – c’est un peu comme toi qui ne prépare pas de questions pour tes interviews – t’es obligée d’être présente à l’autre. T’as rien derrière lequel te cacher. T’es là, tu es pleinement là et t’as pas d’autres choix. Du coup, ça se fait des deux côtés. Personne n’a une petite copie à regarder ou des questions auxquelles répondre. Ça permet d’aller tout de suite en profondeur. Le fait qu’il n’y ait pas de forme particulière, des fois les gens viennent me voir pour un problème et au final, quand ils commencent à parler, ce n’est pas du tout de ça dont ils me parlent. Mais pas DU TOUT ! Et j’suis là : « Ok … ». Je les laisse parler tu vois. Je vois qu’au bout d’un moment, il se rappelle de leur problème alors il le place, histoire de … « Vous êtes sûr que c’est ça le problème ? ».

 

  • C’est drôle, parce qu’au final, s’il y avait une méthodologie, je leur poserais des questions par rapport au problème. Du fait qu’on soit juste présent comme si c’était une conversation entre amis ou entre inconnus qui se croisent, ça prend une forme différente, plus naturelle. Chacun est face à l’autre, se regarde dans les yeux et n’a rien à perdre. Il n’a qu’à déballer tout ce qu’il a sur le cœur. On discute comme ça.

 

  • Ce qui se passe pour moi, c’est que, lorsque j’écoute la personne, ça fait un écho. Bien sûr, il y a le côté empathique qui fait que je vais ressentir ce que ressent la personne, mais ça fait un écho immédiat avec des histoires, dans ma tête. C’est peut-être mon côté écrivain, je sais pas … Ça fait écho à des expériences, toujours à UNE expérience en particulier. A ce moment là, je sais que c’est cette histoire qui doit sortir pour aider la personne à débloquer. C’est particulier. Je ne sais pas pourquoi ça fonctionne comme ça. C’est pour ça que j’ai mis sur mon site, que j’étais plus conteuse qu’écrivain.
  • Je fonctionne vraiment en « histoires ». C’est comme si mon intuition était branchée dessus.

  • Des fois, je peux utiliser des exercices que j’ai faits, quand moi je cherchais des réponses. Ce sont des trucs comme prendre une feuille et un stylo. T’as pas besoin de plus que ça. Ce sont des exercices que j’ai développés pour aider à creuser quand t’es perdue et qu’il y a trop de brouhaha autour. Voilà, ça m’arrive de sortir quelques outils. Quand la personne me parle, ils me reviennent à l’esprit intuitivement. Du coup, je les sors parce que ça peut l’aider.

  • C’est grandement intuitif, mais je pense que le fait d’être simplement présente, t’as les bonnes ressources, les bonnes histoires, les bons « trucs » qui viennent naturellement. C’est un peu bizarre. Je n’ai pas l’impression de faire grand chose. Ça vient naturellement à moi mais ça fonctionne.

 

Ça veut dire que t’es complètement alignée avec ça et que c’est ta voie. C’est ce que tu as à faire sur Terre. En tout cas, là, maintenant tout de suite.

 

  • C’est ça ! Ce n’est pas évident parce que quand c’est quelque chose que tu fais naturellement, ce n’est pas facile de l’expliquer, ce n’est pas facile de savoir « si c’est vraiment un métier ce truc ».

 

Tu réponds quoi quand les gens te posent la fameuse question : « Tu fais quoi dans la vie ? »

 

  • Cette question m’a terrorisée pendant des années !

  • Au final, je réponds ce que j’ai mis sur la plage d’accueil de mon site. C’est-à-dire que je suis là pour aider les gens à rassembler toutes les parts éparpillées qu’il y a en eux et trouver comment les alchimiser et les présenter pour qu’ils se sentent à leur place. Généralement, quand je dis ça, les gens me regardent en mode « hum… c’est intéressant … ». Ah oui ! Et puis, je dis que je bosse avec les femmes. Il se trouve que depuis qu’on me pose la question, ce ne sont que des hommes qui me la posent. Du coup, ils sont là « mais ça a l’air intéressant, pourquoi est-ce que tu ne travailles qu’avec les femmes ? ». Dans ma tête je me dis « ma façon de faire est un peu perchée quand même… donc il vaut mieux que ce soit avec des personnes intuitives ». Non, mais je pourrais travailler avec les hommes aussi. C’est vraiment les femmes que j’ai envie d’aider particulièrement.

 

Je comprends. Ça fait vraiment écho ce que tu dis. En ce moment, je sais que j’ai quelque chose à faire avec les femmes, mais je me dis « oui mais non … ça fait une catégorie, du coup je ne sais pas… ». Je sais que j’ai quelque chose à accomplir avec les femmes. De toute façon la plupart de mes clients sont des femmes, donc à un moment il faut voir les choses en face.

 

  • C’est aussi parce qu’on a moins de problèmes à se faire accompagner, à parler de nos sentiments… Après, j’ai des amis hommes qui se font accompagner. Proportionnellement, il y en a quand même moins. Même dans le coaching, il y a beaucoup de femmes qui sont coach. Après tu choisis de te spécialiser ou pas …
  • Je me rends compte que c’est peut-être plus difficile pour les femmes d’arriver à prendre leur place, à vendre leurs services – Oh ! Mon Dieu ! Vendre !!! – ce n’est pas un truc généreux ça, pour les femmes.

  • On a tellement de croyances par rapport à ça. D’ailleurs, je pense que la plupart des hommes ne se rendent pas compte qu’on les a. A mon avis, de part notre position sociale et culturelle, il y a plus de boulot à faire de ce côté là. C’est là aussi que j’ai envie d’être présente. Encore un fois, je me débats avec les mêmes croyances. Ça me permet aussi de les comprendre chez les femmes.

 

C’est vrai qu’il faut pas se leurrer. Il y a clairement une différence hommes et femmes. Déjà, on est pas fait pareil, ça c’est clair ! Moi aussi, ça m’arrive. Des fois je me prends la tête pour un truc et mon conjoint me dit « c’est facile, tu fais ça, ça et ça ». Mais moi, je ne veux pas une solution pragmatique, j’ai envie d’écouter mon ressenti… Les hommes vont plus aller chercher le truc rationnel, carré et nous on est là, dans le ressenti et l’intuition. Il faut qu’on arrive à se comprendre ensemble quoi !

  • Les deux sont très efficaces !

 

Il y a beaucoup de croyances par rapport à l’argent, vendre ses services … Ce problème doit toujours ressortir chez tes clientes, de manière générale, non ?

 

  • Oui, parce que l’argent c’est mal et ça corrompt toutes les âmes ! (rires)

  • Même moi, je me rends compte qu’il y a quelques années, quand j’étais dans mes projets d’écolo. Tu peux pas être écologiste et vouloir de l’argent ! Il faut que tu sois pauvre, que tu vives en produisant zéro déchet. Enfin si, il faut que tu aies un peu d’argent quand même, parce que c’est mieux si tu peux manger bio…

 

C’est tout un paradoxe en fait …

 

  • Si tu dis que tu as envie de gagner de l’argent, en tant que femme en plus, tu passes pour une femme vénale. Et personne n’a envie de passer pour une femme vénale. Tout de suite, c’est genre « t’es une castratrice ». C’est associé à tellement d’images auxquelles personne n’a envie d’être associé. Vendre ses services, ça passe si t’es dans une association… Dans ce cas là, c’est généreux… On en rigole mais c’est ça en fait. Forcément, quand tu te retrouves à devoir présenter ce que tu fais et DONC : présenter tes services, les trois-quarts des femmes se retrouvent bloquées à ne pas oser le faire. Ou elles le font à moitié en s’excusant de déranger … C’est pas que je veux de l’argent mais … Je suis là pour aider les autres, mais je peux pas non plus le faire gratuitement, mais j’en suis désolée. J’aimerais bien si c’était possible … (rires). C’est vraiment affreux !

 

  • Moi j’ai eu beaucoup de problèmes pendant des années pour démarcher. J’te dis ça mais en fait quand j’étais graphiste, j’ai pas eu besoin de chercher des clients. Je ne comprenais pas pourquoi les autres graphistes de mon entourage n’en trouvaient pas. Parce qu’eux, démarchaient. Ils avaient un portfolio, un CV, etc… Moi, j’ai jamais fait de porfolio, JAMAIS ! A part à la sortie de mon école. Je me disais « comment c’est possible que je trouve des clients alors qu’ils n’ont jamais vu ce que je fais ? ». Je ne leur montrais même pas ce que j’avais fait avant. J’aurais pu. Mais non. A aucun moment, je ne leur ai vendu mes services.

 

Tu avais une « aura » ! Un truc qui les attirait …

 

  • Il m’a fallu des années pour comprendre pourquoi j’attirais des clients. En fait, c’est simplement parce qu’au lieu de me focaliser sur la vente en elle-même, ce qui m’intéressait, c’était d’aider les gens à mettre en forme les visions qu’ils avaient dans leur tête, qui étaient partiellement inconscientes.

  • Du coup, quand je les rencontrais, je leur posais plein de questions là-dessus, parce que ça me passionnait ! A un moment donné, ils finissaient par me demander mon métier. Je leur disais que j’étais graphiste. On discute. C’est juste une conversation. Mais comme je m’intéresse vraiment à ce qu’ils font et que je leur donne des conseils, non pas pour les attirer comme clients mais juste parce que j’ai envie de les aider. Je ne me posais pas de questions du genre « il faut que je leur donne des conseils mais pas trop … ». Tu les donnes. De toute façon, tu croiseras bien quelqu’un d’autre, au pire ! J’ai pas le côté « radin » en aide. J’me dis pas « si je donne ce truc là, après qu’est-ce que je vais vendre ? ».
  • Je pense que c’est ça en fait. Se dire que c’est juste une conversation. C’est pas la peine de penser à vendre.

  • T’es passionnée par un truc, tu vas forcément en parler ! La personne va forcément voir que t’es calée sur le sujet. Ensuite, soit vous travaillez ensemble parce que ça tombe au bon moment, soit non, mais c’est pas grave. Ne pas hésiter à aider les gens gratuitement. Attention ! je ne parle pas d’aller bosser un mois pour quelqu’un gratuitement ! On est d’accord ???

 

Surtout n’interprétez pas mal, attention !!!

  • On se calme ! Clairement, ce n’est pas du tout le but ! C’est logique en fait. Quelqu’un qui t’aura déjà un peu aidé, t’as envie de retourner voir cette personne. Même si les conseils qu’elle t’a donnés, tu aurais pu les trouver toi même. C’est juste que tu crées du lien. Et voilà !

 

Je fonctionne exactement comme toi ! Moi non plus je ne démarche pas. Et les fois où j’ai essayé … Toutes les fois où j’ai voulu me donner bonne conscience en me disant que « normalement », c’est comme ça qu’il faut faire, c’était tellement pas moi que c’était pas possible ! Je me sentais trop mal. Alors qu’en fait, c’est en discutant naturellement, comme tu dis … Je trouve que c’est un super message pour toutes celles et ceux qui nous lisent. Soyez comme vous êtes en fait ! Il n’y a pas besoin de réfléchir à « si je dis ça … est-ce que je dois dire ça ? … ou pas … ». Comme tu l’as dit, finalement, c’est simple.

  • On en revient toujours à l’idée de la présence plus que de la méthodologie en fait. Si t’es concentrée sur la personne, tu vas trouver un moyen, non pas de vendre tes services, mais de créer un lien avec cette personne. En fait, c’est juste ça qui fait que tu arrives à vendre tes services ensuite. C’est parce que D’ABORD, tu as crées un LIEN.

Je valide à 100% !!! Ça me paraît tellement logique !

 

  • Quand on se dit qu’il faut vendre ses services, on pense pas au fait que ça peut être aussi simple qu’une conversation. On se dit qu’il faut mettre son petit costard de commerciale et ses talons hauts pour être crédible.

 

Mais trop ! En plus, c’est ce qu’on nous apprend ! Je n’ai pas fait d’école de vente mais quand j’ai fait mes études de coiffure, il y avait une partie « vente ». Je trouvais ça super alambiqué ! Tu dois dire ça, faire ça, pour que la personne réponde ceci ou cela. Et moi je n’étais pas du tout à l’aise avec cette façon de faire ! Je me disais « mais ils me racontent quoi là ? » Je trouvais ça hyper stressant !

 

  • Moi, j’ai une très mauvaise mémoire alors si je dois tout retenir, je vais bloquer. De toute façon, quand je vais me retrouver face à la personne, je vais m’intéresser à elle. Du coup, je vais être branchée sur elle et je vais pas du tout être branchée sur tout ce que je suis censée dérouler. Ça va pas le faire !

 

On va dire aux gens « ne vous prenez pas la tête à vouloir vendre un truc ! Discutez avec des gens, c’est tout ! »

 

  • Je me suis dit la même chose avec cette interview, parce que moi la vidéo, ça me fait super peur ! J’en fait jamais. Enfin, c’est pas que ça me fait super peur mais c’est juste le fait que je n’en fasse pas, je me dis « oh la la mais je vais dire plein de bêtises … Tout va être enregistré A VIE ! » C’est l’horreur, ça fait flipper ! Mais je me suis dit « Ok, calme-toi, c’est juste une conversation, pourquoi tu stresses ? ». Et là, ça allait mieux tout de suite après.

Qu’est-ce qui t’a inspirée à te jeter à l’eau ?

 

  • Comme je t’ai dit, le fait qu’on m’ait fait un tirage de cartes juste avant. C’était trop drôle. Il y a eu deux trucs en rapport à l’Abondance qui se sont enchainés. Ça c’était pour le petit côté mystique marrant.

 

  • Mais après, il y avait le fait que tu as fait une vidéo, il y a un an peut-être, sur une plage, avec une fille, en mode « hey ! On s’est rencontrée en vrai ! On vous envoie une petite vidéo ». Pour expliquer, on a fait une formation ensemble, Marie et moi, donc on se connaît pas directement. On n’a pas échangé beaucoup. Mais on connaissait nos têtes et ce qu’on faisait. Marie avait fait une petite vidéo sur le groupe de formation. Tu étais pétillante. Il y avait ce petit côte « punk » déjà. Je me suis dit « waw ! cette meuf, elle a l’air trop cool ! ». J’avais en tête l’énergie que tu avais ce jour là dans cette vidéo. Puis, il y a le fait que tu es partie de Facebook aussi, en mode je ne vais être que sur Instagram et Facebook c’est fini ! Du coup, je n’avais plus de nouvelles de toi. Je ne savais plus trop ce que tu faisais. Récemment, je me suis mise un peu à Instagram. Du coup, on s’est retrouvée ! Quand tu m’as proposé ça, je me suis dit « vas-y ! C’était trop fait pour se faire ! ». J’ai même pas réfléchi en fait. C’était oui, mais de manière évidente.

Je suis trop contente ! Même moi, je me rends compte que dans les gens que j’invite sur cette chaîne, je fais aussi de plus en plus confiance. Au début, les premières fois, j’étais stressée. Avant une interview, j’étais en mode « oh la la ! ». Aujourd’hui, je fais confiance à cette intuition, à ce qui me guide vers LA personne. C’est tellement plus fluide. Là, par exemple, j’ai même pas stressé aujourd’hui, tu vois.

  • Moi si !

 

Oui, c’est normal. Mais ça va. Tu vois, tout se passe bien…

  • Je le vis bien !

 

Qu’aurais-tu envie de dire à toutes les femmes qui nous lisent aujourd’hui ? Si tu avais un message à leur faire passer …

 

  • Ah ! Je savais que tu allais me poser cette question ! J’aurais dû réfléchir avant pour dire un truc intelligent.

 

Bah non ! Tu vas devoir répondre en direct !

 

  • C’est un peu ce qu’on dit peut-être depuis le début. N’essayez pas d’être originale, bonne commerciale, bonne « marketeuse » ou je ne sais quoi en fait.
  • Franchement, il n’y a rien d’autre à chercher que juste faire ce que vous avez envie de faire et d’être présente à ça.

  • Peut-être quelque chose par rapport à la peur de l’illégitimité qu’on entend en permanence, parce que je l’avais aussi. Ce qui m’a aidé vis-à-vis de ça, c’est le fait de me dire « je communique sur là où j’en suis aujourd’hui ». Si tu es ok avec ça, si tu es claire et transparente là-dessus, et donc communiquer aussi sur ce que tu ne sais pas, et ne pas avoir peur de le dire, ça va passer. Même si c’est dire « je sais faire ça, mais par contre pour ça, je suis nulle à chier », ce n’est même pas forcément se dénigrer. C’est juste être frontalement honnête. Cette honnêteté, c’est aussi ce qui va jouer en votre faveur. Les gens vont savoir à quoi s’en tenir. Peut-être qu’ils vont aussi se dire « ah mais moi aussi je suis nulle à chier avec ça ! je me sens vachement proche de cette personne ! ».

 

  • T’as aucune idée de ce qui va se passer et ça ne te concerne même pas. Tout ce que tu as à faire, c’est de te présenter telle que tu es aujourd’hui.

  • En fait, on a du mal à le faire parce qu’on va souvent viser plus loin. Les personnes qui nous inspirent, peut-être même les personnes de notre entourage, si on est vachement bien entouré, sont plus loin que nous. On se compare forcément. C’est humain. On va se comparer à ces personnes là. Le problème, c’est que quand tu présentes qui tu es et ce que tu fais, si tu te présentes comme si tu étais au milieu de plein de personnes qui sont plus loin que toi, forcément tu vas mal te présenter. Tu ne vas pas te sentir à ta place.

 

  • Mais si tu dis vraiment, sincèrement « j’en suis là et je peux vous aider avec ça ». C’est juste regarder légèrement en arrière. Ok, il y a deux semaines, un mois, dix ans … j’en étais là. J’ai fait ce chemin là. Je peux aider … Je peux même pas dire les personnes qui sont derrière, parce que pour moi c’est plutôt cyclique. Il y a des moments où tu vas être alignée avec qui tu es, des fois tu vas être un peu à la périphérie, d’autres fois carrément à l’ouest. Ce n’est pas linéaire. C’est pas genre « ça y est maintenant, je suis alignée avec moi-même, c’est ad vitam eternam ». Tu es plutôt sur un cercle et régulièrement, tu fais des allers-retours à la périphérie. A force de faire ces allers-retours, tu sais comment rejoindre le centre. C’est juste ça en fait.

 

  • Les personnes qui sont alignées, elles ne le sont pas H24. Elles ne sont pas « Bouddha ». C’est juste qu’elles savent y retourner plus rapidement que d’autres.

 

  • Elles ont des outils pour ça.

 

  • Faites simplement avec là où vous en êtes, sans essayer de « faire genre ».

 

  • Parce que c’est ça qui va faire que vous n’allez pas vous sentir à votre place. Ça peut être sur un petit détail de rien du tout. Et juste, de recaler vraiment là où vous en êtes, vous n’allez pas avoir de problème à vendre vos services. Parce que vous n’êtes pas en train de mitonner sur qui vous êtes ! Tout simplement. Y’a rien à perdre. Au pire, on veut pas de vous, bah tant pis. Au moins t’as été clair. Rien n’est plus effrayant que de présenter quelque chose qui n’est pas toi aux gens. La pression, c’est d’être découvert après ! Tout la peur de l’imposteur, elle est là ! Il y a forcément un truc comme ça. Oui, tu peux être un petit peu à ta place, mais pas tout à fait. C’est ça qui fait que tu flippes trop en fait !

 

Et si des femmes inspirées ont envie de travailler avec toi, comment ça se passe ? Comment fait-on pour te retrouver ?

 

  • Instant commercial ! (rires) Attend ! Je vais chercher ma veste pour être sérieuse. J’ai simplement un Facebook, un site et un Instagram qui s’appellent « Lou des Steppes ».

 

  • Vous pouvez me contacter soit pour un accompagnement ponctuel d’une heure, qui s’appelle le « Déblocage Express ». J’avais pas le côté long, accompagnement d’un mois, trois mois, six mois, comme avec certaines coachs. Ça ne correspond pas tout simplement, à la manière dont je travaille. J’aime bien quand c’est rapide et efficace ! Ça, ça fonctionne pour des problèmes précis, que ce soit professionnel ou personnel. De toute façon, c’est souvent lié. Ce sont des problématiques spécifiques dans le temps. C’est –à-dire que si c’est pour une question, par exemple, « qu’est-ce que je veux faire de ma vie ? », ce n’est pas tout à fait un problème spécifique …Ça doit être une situation à régler dans le temps qui est vraiment précise, par exemple : vous avez fait plusieurs offres. Il y en qui ne fonctionnent pas. Vous aimeriez comprendre pourquoi. Ça peut être ce genre de choses. Ou : j’hésite à quitter mon travail … ça peut être tout un tas de choses. Pour ça, ça s’y prête bien, les déblocages express.

 

  • Après, si c’est pour des questions de fond, d’orientation, de connaissance de soi … qui demandent un peu plus qu’une heure, on va pas se mentir ! Dans ce cas-là, je viens de lancer, tout récemment, en février, un service qui s’appelle « Vision Claire » et qui ma foi, porte plutôt bien son nom !

 

J’adore le nom !

 

  • Si vous avez une activité ou que si vous êtes en train de la chercher, comment allez-vous la présenter au monde ?

  • Comment vous allez la présenter, c’est : quel est votre message ? vos valeurs ? vos forces ? Quels sont les pièges à éviter, pour vous spécifiquement, par rapport à votre personnalité ? C’est vraiment par rapport à votre personnalité en fait. Ce n’est pas tant ce que vous faites que qui vous êtes. Du coup, quel que soit ce que vous allez faire comme activité, cette Vision sur laquelle on va travailler, ça va être un peu la même. En travaillant sur cette vision là, la base de qui vous êtes, l’énergie que vous dégagez, c’est ce qui fait que les gens viennent vous voir pour ça, plus que pour le service que vous proposez. D’avoir ça au clair, ce en quoi tu crois, ce que tu as à dégager …

 

  • Pour toi, de la Joie par exemple ! Ce côté pétillant un peu punk ! Quel que soit ce que tu fais, ça va être présent. Et ça, des fois, on a trop le nez dedans, on s’en rend pas compte. Cette Vision qu’on va définir à la base, qui est Vous, ensuite va découler naturellement les offres et le contenu que vous allez proposer, comment vous allez raconter une histoire, vous spécifiquement, par rapport à une autre personne qui n’aura pas du tout la même personnalité.

  • J’en avais marre de voir des méthodes marketing de « il faut faire comme ci, il faut faire comme ça ». J’me disais « mais NOoonnn !!! »

 

  • Ok, pour certaines personnes, mais pas forcément pour tout le monde. Je cherchais… Est-ce qu’il y a un outil qui existe, qui puisse aider les personnes à savoir quels sont les bons outils pour elle. Savoir les repérer. Se dire « ah ! Celui là il est pour moi, il me correspond très bien ! ». Ça t’évite de perdre plein de temps à tester tous les autres trucs, toutes les recettes qu’on va te vendre à l’extérieur. Franchement, tu peux perdre beaucoup de temps et beaucoup d’argent avec ça. Je cherchais …

 

  • Je suis passionnée par les archétypes ! Que ça touche l’argent, le tarot … peu importe. Tu peux travailler là-dessus avec les archétypes. J’ai découvert les archétypes de marque qui sont utilisés par les très grandes entreprises. Genre, par exemple, Nike, c’est l’archétype du héros, de l’athlète. Dans toutes leurs communications, ils vont communiquer là-dessus. Un de leurs slogans, c’était « Si t’as un corps, t’es un athlète ! ». M&M’s communique sur l’archétype du clown. On voit bien que toutes leurs publicités sont là pour nous faire rire, nous détendre …

 

  • Ce qui est intéressant, quand tu t’en sers pour toi, pour ton entreprise, c’est de les utiliser par rapport à toi, et non par rapport à ton activité.

 

  • N’essaye pas de te positionner à l’avance par rapport à un marché où je ne sais quoi, en te disant « ok, ça, ça va bien fonctionner » ou genre « il y a un manque ici, je vais me positionner exactement comme ça, comme ça je vais bien me démarquer ». Si ça se trouve, ça ne te correspond pas du tout. Tu vas galérer à faire semblant !

 

  • Là, avec les archétypes, en se concentrant sur qui on est, ce en quoi l’on croit, par quoi est-ce que l’on est attiré … Ça peut être culturellement, dans les films, par quels types de contenu on va naturellement … Tout ça, ça va aider à cerner quels sont nos archétypes. Ça sonne comme une évidence quand on les entend. C’est genre « ah mais oui ! D’accord ! C’est ça ! Mais ça fait des années qu’on me le dit mais que je ne l’entends pas ! ». Ça fait souvent ça comme effet. Les archétypes, on va les utiliser dans notre manière de parler, les mots, le vocabulaire … parce que c’est un truc culturel. Ça va se retrouver partout dans notre communication de manière inconsciente quand on ne les connaît pas. En avoir conscience, c’est ce qui permet de communiquer beaucoup plus fort son message et son énergie. On sait sur quoi capitaliser ! Le service « Vision Claire », ça sert à ça. Trouver vos archétypes. A partir de ça, on voit tout ce qui vous est adapté : l’expérience que vous allez offrir à vos clients, quelles offres vous proposer, comment est-ce que vous communiquez sur les réseaux sociaux, etc… Quel genre de contenu vous offrez sur votre blog … Je trouve ça passionnant !

 

A ce moment de l’interview, je suis scotchée par ce que Lou partage !

 

  • J’ai l’impression d’expliquer ça mal, mais ça va, tu me rassures.

 

Pas du tout ! Je suis hypnotisée par ce que tu dis. Où est-ce qu’on signe ??? J’adhère totalement.

 

  • Comme j’ai rien préparé, je me dis que ça doit être chaotique comme présentation.

 

Pas du tout ! Rassure-toi ! Tout va bien.

 

  • En tout cas, je trouve que c’est parlant. C’est comme avec les cartes du tarot ou des oracles … les archétypes ne sont pas quelque chose qui va te limiter, comme des outils marketing pourraient le faire. En marketing, t’as un processus à dérouler. C’est comme ci, comme ça et tu ne sors pas du rail. Les archétypes, ça va toucher directement à l’inconscient collectif. Tu vas les retrouver dans les contes, dans les films. Tu t’y identifies naturellement. C’est tellement naturel que tu ne le vois pas. De savoir à quel archétype tu es associé, c’est un outil de création de dingue, parce que ça te met à distance.

 

  • Si tu es centrée sur toi, tu sais pas vraiment quelle offre proposer, laquelle est vraiment alignée avec toi … ce n’est pas toujours évident. Alors que si c’est un archétype, c’est-à-dire, quelqu’un d’extérieur à toi mais qui est très proche de toi quand même, très très proche. C’est plus facile de se dire par exemple, qu’est-ce que le clown, le magicien, peu importe l’archétype que tu as … surtout que c’est un mix de trois archétypes que tu es à peu près … qu’est-ce que ces personnes là proposeraient. Là, c’est plus facile. Ça te met en recul.

 

Yes ! En plus ça devient un jeu. Ça devient amusant !

 

  • Exactement, c’est ça ! Et puis, tu as une manière particulière d’alchimiser tes trois archétypes à l’intérieur de toi. Voilà ! Pour moi, c’est passionnant. Je le prends vraiment comme un jeu. Ce qui était une prise de tête avant, est devenu vachement plus fun !

J’adore !

 

  • Je me suis dit que ça serait trop cool de partager ça avec d’autres personnes pour qu’elles puissent s’amuser un peu plus aussi. Parce qu’on se prend quand même facilement la tête !

 

Ah bon ? Sans blague ! Ah … J’adore je pourrais écouter Lou pendant des heures… On va réussir à s’arrêter au bout d’un moment. En tout cas, merci beaucoup ! J’ai été hypnotisée par tout ce que tu as partagé.

 

  • C’est mon pouvoir de sorcière !

 

Elle m’a ensorcelée ! Attention ! Ça y est ! je l’ai démasquée ! Elle s’est mise sur Instagram et elle s’est dit « tiens, je vais aller dans son rêve pour qu’elle m’interviewe ».

 

  • Je suis diabolique ! Mais si je savais faire ça Marie, mais je serais déjà en train de gagner des millions !

C’était une blague hein ! J’espère que tout le monde a compris. En tout cas, je suis super contente de t’avoir invitée, Lou, à partager ton message au monde. Merci du fond du cœur. A ce stade de l’interview, j’ai envie de sauter partout, tellement je suis contente !

 

  • Mais en fait, on est deux surexcitées de la vie ! C’est pas possible ! En plus, j’ai pris un café avant. Je vais devoir évacuer l’énergie après. Il faut qu’on évacue un peu pour se reposer.

 

On va aller donner notre trop plein d’énergie, à la Terre !

 

  • En tout cas, ça m’a fait super plaisir ! Surtout, compte tenu du stress que j’ai eu hier soir en songeant à cette vidéo, et bien je suis ravie de l’avoir fait. Franchement, c’était cool. Maintenant, j’aurais moins peur.

 

Félicitations ! Bravo à toi d’avoir franchi ce pas. Et merci à toi qui nous lit et/ou qui nous écoute.

Retrouve Lou sur son site internet, sa page Facebook et Instagram !

 

On se retrouve très vite pour une prochaine interview en direct sur ma chaine Youtube. Abonne-toi et active la cloche pour être notifié.

 

A bientôt !

 

Dans le laboratoire d’écriture de Sofia

Dans le laboratoire d’écriture de Sofia

Hello belle Âme !

Bienvenue dans une nouvelle interview du Pink Power Tour Festival, voyage à la rencontre d’Âmes inspirantes … Aujourd’hui, je t’emmène à la rencontre de Sofia.

J’ai rencontré Sofia … euh… ça fait un an je crois. On en perd la notion du temps. Nous ne nous sommes toujours pas rencontrées « in real life » mais nous avons connecté ensemble à l’époque où j’étais encore sur Facebook. Il a quand même créé de belles choses ce petit bonhomme bleu :p

Et depuis, on se suit mutuellement grâce à l’Âme agit d’internet.

Sofia est très contente de parler en direct. Elle a l’habitude… C’est une star internationale tout ça tout ça … (ironie ;))

 

Qui es-tu Sofia ?

  • Merci de m’avoir avoir invité dans le Pink Power Tour Festival. Alors qui je suis … ? C’est une très bonne question … Je suis une Artiste je pense déjà, en premier lieu. Je suis également salariée à temps partiel, entrepreneure, pour le côté professionnel. Et côté personnel, je suis maman d’un petit bout de 3 ans ½. Je suis mariée. Et je m’intéresse à énormément de choses, notamment la lecture, l’écriture et l’art en général.

 

  • Je suis très sensible à l’Art. Je crois que c’est vraiment ce qui me reflète et me résume le mieux. Le côté Artiste.

 

Alors … peux-tu parler de la femme Artiste qui est en toi ?

 

  • Elle a longtemps été étouffé cette femme Artiste. Elle s’est longtemps ignorée.

  • En fait en 2014, suite à mon accouchement, j’ai eu une grosse révélation sur le fait d’être moi-même. J’ai pris conscience que je n’osais pas assumer ma part artistique. J’écris depuis aussi loin que je m’en souvienne mais ça a toujours été pour moi, sans jamais faire lire mes écrits. C’était un « petit passe-temps » comme ça… dans mon coin. Je n’assumais pas du tout le fait que c’était une part importante de ma vie. Je suis une Artiste révélée depuis 2014 et depuis je travaille à m’assumer de plus en plus dans différentes pratiques.

 

Génial ! Du coup, c’est l’expérience de la grossesse qui a fait ton déclic ? Comment ça s’est passé ?

 

  • Alors ça été vraiment l’accouchement.

  • Lorsque j’ai eu mon fils, je me suis dit : « j’ai envie de lui montrer qu’on peut être soi-même dans la vie, qu’on peut assumer qui on est et de ne pas vivre une vie socialement acceptable en niant notre identité profonde ».

 

  • Je me suis dit que pour lui, il fallait vraiment que j’aille explorer cette voie artistique qui m’appelait et que je mettais de côté. J’ai commencé comme ça, à en prendre conscience. Ensuite, j’ai lu un livre qui s’appelle « Libérez votre créativité », de Julia Cameron. C’est le livre qui est à la base de mon épanouissement artistique, dans lequel elle parle de la notion d’artiste fantôme. Ce sont les personnes qui fréquentent des Artistes parce qu’ils n’assument pas leur propre côté artistique. Du coup, ils vivent l’Art par procuration. Quand j’ai lu ça, ça été la révélation, parce que c’était mon cas. Je suis mariée à un musicien. Je suis entourée de musiciens, de peintres, de plasticiens. J’étais vraiment dans ce milieu là, mais sans oser dire « moi aussi j’ai pleinement ma place ». Donc, la lecture de ce chapitre de « Libérez votre créativité », ça a été un gros coup de massue, mais positif ! Elle a mis les mots sur ce que je ressentais depuis la naissance de mon petit. Là, je me suis dit : « je ne veux plus être un artiste fantôme, je veux aussi assumer cette place là. Parce que c’est vraiment qui je suis au niveau de ma sensibilité, de mon regard sur le monde, de ce qui me fait vibrer au quotidien ».

 

  • Ce qui me fait vibrer au quotidien, c’est vraiment, l’Art. Que ce soit la musique, la peinture, bien sûr la lecture, l’écriture, la littérature … Je me suis autorisée à le vivre aussi.

Super ! Merci à ton fils et merci à Julia Cameron !

 

  • C’est un beau duo. Je pense aussi que c’était un tournant de ma vie, la trentaine… J’avais envie de mieux me connaître et vraiment de m’affirmer pleinement.

 

Et ce bouquin, c’est vrai que je le conseillerais à beaucoup de gens. Je l’ai lu aussi et j’ai eu plein de révélations. Il est hyper puissant ce livre : « Libérez votre créativité » de Julia Cameron ! Il est juste ouf !

 

  • Il balaye plein d’aspects de la créativité. Chacun peut s’y retrouver. Moi ça été vraiment la notion d’ « artiste-fantôme » qui a été très forte. Je sais que chez d’autres personnes, ça a été d’autres chapitres. Je pense que lorsque l’on a envie de développer sa créativité et qu’on ose pas, ce livre là aborde plein d’aspects de la créativité. Finalement, chacun peut y trouver des clés pour avancer sur son propre chemin. En tout cas, j’en ai parlé avec beaucoup de gens qui l’ont lu, autour de moi. Il ne laisse pas indifférent.

 

Et toi ? Tu écris des livres aussi ? Comment ça se passe ta relation avec l’écriture ?

  • En ce moment, je suis en train d’écrire mon premier roman.

  • En fait, c’est un roman que j’ai en moi depuis des années et que je n’ai jamais vraiment pris au sérieux. Puisque l’écriture, c’était ce « petit hobby » dans un coin … Depuis un an et demi, je l’ai pris beaucoup plus au sérieux et je me suis lancée dans l’écriture d’un roman qui prend le chemin de devenir une saga en plusieurs tomes. Je m’éclate dans le processus créatif ! J’essaie de ne pas me poser trop de questions et d’avancer au fur et à mesure. Je me laisse porter par l’histoire et les personnages. Je sais où je veux aller mais les personnages vivent un peu leur vie et je prends beaucoup de plaisir à développer cette histoire. Donc ça, c’est le côté écriture créative.

 

  • Après comme autres pratiques d’écriture, j’ai un blog sur lequel j’écris des articles. J’anime un groupe Facebook dédié à l’écriture. Je fait beaucoup d’écriture introspective aussi, tout un travail sur moi, sur mes blocages, mes peurs. Toute cette expérience liée à l’écriture depuis toutes ces années, j’ai décidé de la mettre au service d’autres personnes en créant l’année dernière, des accompagnements à l’écriture, pour aider les gens à débloquer leur relation à l’écriture. C’est vraiment quelque chose de très fort. J’anime également des ateliers d’écriture de façon plus ponctuelle.
  • J’adore ce moment où la personne passe du stade de « je ne sais pas écrire » ou « je n’ose pas écrire/je ne sais pas comment faire » à « mais en fait je suis capable d’écrire ». Ça désacralise cette relation à l’écriture et ça c’est vraiment quelque chose que j’adore.

  • Ce n’est pas toujours facile d’écrire, mais j’ai un rapport à l’écriture qui est très joyeux et vraiment dans le plaisir la plupart du temps. J’ai envie de transmettre ça aussi.

 

  • L’écriture, on peut y trouver du plaisir et ce n’est pas quelque chose réservé à des supers génies.

 

  • Parce qu’en France, on est beaucoup dans ce rapport là, à la littérature notamment. L’écriture, c’est Raimbaud, Victor Hugo … et du coup, il y a plein de gens qui n’osent pas écrire alors qu’ils aimeraient bien. Ils ont l’impression qu’ils ne seront jamais au niveau de Victor Hugo. Tout le monde n’est pas Victor Hugo (rires) !

C’est sûr ! Si on place la barre si haut, on n’écrira jamais de notre vie !

  • C’est ce qui se passe en fait. Ce que j’aime bien dans les accompagnements et les ateliers que j’anime, c’est justement quand les personnes s’aperçoivent que ce qui est intéressant, c’est d’écrire à leur manière, pas d’essayer de faire du « Victor Hugo ». Même si on peut s’inspirer d’auteurs qu’on aime bien, bien sûr, mais l’idée n’est pas de se comparer aux autres. L’idée, c’est de se connecter à notre plaisir, à notre voix intérieure qui nous guide.

 

  • C’est vraiment ce qui m’anime le plus : trouver ma propre voix en tant qu’écrivain et accompagner des personnes à trouver leur voix.

 

Qu’est-ce que tu dirais aux gens qui nous lisent et qui n’osent pas écrire ? Si tu avais juste un conseil, là, maintenant, tout de suite à leur donner, tu dirais quoi ?

 

  • De se lancer ! Ne pas se poser de questions ! Ne pas intellectualiser le truc. De prendre un papier, un stylo ou un ordinateur et d’écrire cette scène ou ces phrases qu’ils ont dans la tête, sans juger. Quand on se lance, c’est important de jeter sur le papier ou le clavier ses idées en vrac et ensuite de se laisser porter par les mots.

 

  • Il y a quelque chose de magique dans la création, c’est qu’une fois qu’on se lance … Si on se lance dans le lâcher prise, on s’aperçoit que notre imaginaire, notre créativité se met en route et nous guide. On a qu’à se laisser guider.

  • Le plus dur, c’est de passer ce premier pas et de jeter les premiers mots. Et ensuite, finalement, se faire confiance, sans porter de regard jugeant, sans se dire « c’est bien/c’est pas bien ». Dans un premier temps, il faut vraiment lâcher des choses. Ensuite, éventuellement, si on a envie, on peut les retravailler. L’objectif de l’écriture pour moi, quand on débute, c’est avant tout de se faire plaisir et donner vie à ces univers que l’on a en soi. Je parle plutôt de la fiction ou de la poésie parce que c’est plus mon truc. Je pense que c’est pareil pour de l’écriture pratique, du développement personnel, de l’introspection … Pour moi, il n’y a qu’une chose à faire, c’est d’y aller, puis, petit à petit, expérimenter des choses. Se dire : « peu importe ce que j’écris, ça sera bien ».

 

  • A partir du moment où ça sort de soi, c’est forcément bien. L’acte créatif pour moi, il est tellement beau. Une personne qui créé, qui fait l’effort de créer quelque chose, elle a déjà ce mérite là, d’avoir oser.

Je ne vais pas te contredire là-dessus, c’est clair !

Comment tu fonctionnes dans ton écriture ? Vu que tu écris de la fiction, as-tu beaucoup de travail de recherches avant ? Comment ça se passe dans ton processus de création ?

 

  • C’est un peu par phases, mon processus de création. J’expérimente des choses. Quand j’entends parler de « techniques », j’expérimente, je vois si ça me plait. Si ça me convient ou pas … J’adapte. Je ne fais pas beaucoup de recherches en tant que telle, parce que je créé un univers entièrement. Ça me demande un autre travail, de bien structurer mon univers et de faire en sorte que les détails soient cohérents. Du coup, je n’ai pas de références réelles. L’idée, c’est de créer un univers cohérent. Après, j’ai plusieurs stades de création.

 

  • Par exemple, il y a des moments où je vais réfléchir à des relations entre les personnages. Je fais des « mind-map », des schémas pour relier les personnages entre eux. C’est très différent pour moi des moments d’écriture.

 

  • Il y a des moments où je vais avoir une scène, un chapitre en tête, et je vais vraiment avoir besoin de l’écrire. Je ne reviens quasiment jamais sur ce que j’ai écrit. J’écris, j’écris, j’écris … l’idée, c’est d’avancer dans l’histoire, de dérouler mon histoire, mes personnages. La relecture, je la ferais dans un deuxième temps. Pour l’instant, je suis vraiment dans l’invention et la découverte de cette histoire.

 

  • Parfois, j’ai besoin de travailler certains points. Par exemple, j’avais commencé à faire des fiches personnages. Quand j’ai commencé à écrire mon roman et que j’ai voulu sérieusement m’y mettre, j’ai lu qu’il fallait remplir des fiches, des descriptifs. Sauf que ça n’a pas du tout marché pour moi, parce que je n’ai pas besoin d’un plan très structuré. D’ailleurs ça me bloque si j’ai un plan trop structuré. Avoir une fiche personnage figée, je me suis aperçue que ça ne me convenait pas du tout. Par contre, j’ai certains personnages qui ont des caractéristiques très particulières. Là, je les ai écrites pour pouvoir m’y référer, toujours dans cet esprit de cohérence. Des fois, il y a des caractéristiques que j’avais imaginées et dans l’évolution du personnage, ça n’a plus lieu d’être, donc je les enlève. Ce ne sont pas des fiches figées, ce sont plutôt des notes, un peu comme des pense-bêtes sur des détails de la vie de mes personnages, dont j’ai envie de me souvenir. Je m’y réfère quand j’ai un doute. Si c’est un personnage sur lequel je ne suis pas revenue depuis un moment et qu’il réapparait dans l’histoire. Je me dis « ah oui, mais lui tu avais choisi une couleur d’yeux un peu spécifique ». Je vais retourner chercher la couleur des yeux, des choses comme ça …

 

  • Donc, j’ai ces temps-là de prises de notes pour éclaircir l’horizon. Après, j’ai vraiment des temps, qui sont les temps principaux d’écriture. En général, soit j’ai une scène, soit j’ai un début de scène, soit j’ai une phrase dans la tête. A partir de là, je laisse mes doigts courir sur le clavier, quasiment tous seuls.

 

Ah ! C’est génial !!!

 

  • Ah ouais ! C’est génial ! Ça c’est le truc que je pourrais faire toute la journée. 

 

Justement, tu as des moments privilégiés qui sont plus propices à l’inspiration ou pas ?

 

  • Souvent plutôt le matin. Pas forcément au réveil. Au réveil, je suis plus dans l’état d’esprit de faire de l’écriture introspective. Mais un peu plus tard dans la matinée, des fois le soir quand je ne suis pas trop fatiguée … J’ai besoin d’avoir du temps devant moi, de pouvoir me projeter sur un temps un peu long. Si je n’ai que dix minutes, je ne me mettrais pas sur mon roman. En dix minutes, je vais écrire mais je vais me sentir frustrée. Je l’ai expérimenté plein de fois et au bout des dix minutes, je suis plus frustrée qu’autre chose. J’ai besoin d’avoir au moins trois-quarts d’heure – une heure devant moi. Si j’écris une heure, je suis contente ! Des fois, c’est plus. Donc plutôt le matin, des fois le soir et puis le week-end. Je profite du week-end, de la sieste du petit ou mon mari sort avec le petit pour que je puisse être seule. On s’organise en interne pour que j’ai du temps pour créer.

 

Quels sont tes moments préférés dans ton processus de création ?

 

  • Le moment que je préfère, c’est le moment où l’intellect lâche.

  • Quand je me mets à écrire ou à créer – je fais aussi de l’art journaling, qui est une pratique plus « arts plastiques » – il y a le moment où je m’y met, j’ai des idées en tête mais je suis encore dans l’intellect. J’essaie de maitriser mes idées. Je commence à poser les premiers mots, et à un moment donné, je laisse juste l’inspiration m’envahir. Finalement, le temps se suspend un peu, je ne suis plus trop attentive à ce qui se passe autour de moi. Je suis vraiment dans « retranscrire les images, les mots qui me viennent en tête ». J’ai une inspiration très visuelle. Je ne sais pas comment ça se passe pour d’autres personnes. Ce sont vraiment des scènes, des images, un peu comme un film. Donc, je retranscris ça.

  • Ce moment là de pure création, où je n’ai presque plus conscience de moi, en tant que personne, là c’est le summum de la pratique artistique. Je ne fais plus qu’un avec la création et les frontières entre le réel, l’imaginaire se brouillent. Ça peut m’arriver d’avoir une scène difficile et d’en avoir les larmes aux yeux comme si je vivais cette scène, alors que concrètement elle n’existe pas. Il y a des moments très forts comme ça.

 

C’est magique ! Quand tu le dis, je le vois. C’est trop beau ! C’est magnifique !

 

Et du coup, l’Art Journaling, tu peux expliquer un peu ce que c’est ?

  • Oui ! C’est une pratique que j’ai découverte suite à la naissance de mon fils.

  • C’est un mélange de différentes techniques artistiques, destiné à exprimer des choses. Il n’y a pas vraiment de règles en Art Journaling. Le principe, c’est de mélanger des techniques comme la peinture, le collage, l’écriture, le dessin … Chacun fait avec ce qu’il aime. L’idée c’est d’exprimer soit ses émotions, soit une réflexion, soit d’illustrer une thématique.

  • On voit un peu de tout dans l’Art Journaling, mais c’est surtout de se libérer de certaines contraintes ou certaines règles un peu académiques, de manière à pouvoir explorer des voies créatives : des mélanges de matières, des mélanges de médiums … C’est super intéressant ! J’ai découvert cela, dans un premier temps, dans un but un peu introspectif. Comme j’écrivais beaucoup, des journaux intimes, des choses comme ça, là, j’avais envie d’avoir une pratique qui me permette d’exprimer des choses que je n’arrivais pas toujours à exprimer par les mots. Je n’ai aucune notion d’arts plastiques. A part les cours d’arts plastiques au collège, je n’ai jamais tenu un pinceau ni dessiner. Là, ce qui m’a plu, c’est qu’on a pas besoin d’avoir des connaissances. Tu peux mettre des tâches de peinture et coller trois images que tu as découpées dans des magazines dessus. Si ça te plait, ça marche ! Et voilà !

 

  • Petit à petit, j’ai quand même appris des techniques parce que j’aime bien apprendre et progresser mais j’ai commencé avec un kit de crayons aquarellables. Parce que je m’étais trompée ! Je faisais des coloriages pour adultes et en fait au lieu d’acheter des crayons de couleurs classiques, j’ai acheté par erreur, des crayons de couleur aquarellables. C’est-à-dire qu’on peut les diluer avec de l’eau et ça donne un effet « peinture ». J’ai commencé avec ça et c’est tout ! Après, j’ai acheté un petit kit d’aquarelle de base à 10 euros au supermarché, des images de magazines et un carnet.

 

Et ça, on peut le voir quelque part ou c’est plus pour toi ? Tu le partages ou pas, en général ?

 

  • Je le partage plutôt sur Instagram. J’ai le blog mais c’est plus pour des réflexions autour de la créativité, de l’écriture ou de la vie en général. Sur Instagram, je partage un peu plus ce que je créé. Je fais aussi partie d’une communauté internationale anglophone qui s’appelle « Get Messy Art Journal ». Dans cette communauté, on a une saison avec une thématique pour deux mois. On reçoit chaque semaine des propositions, des inspirations, dont on peut se servir ou pas, autour de la thématique du mois. Là, par exemple, en février-mars, nous sommes sur la thématique de la gentillesse. Donc, chaque semaine, on reçoit des propositions, des inspirations autour de la gentillesse. Chacun… chacune, d’ailleurs je crois qu’on est que des filles… chacune créé à sa manière. Tu as des artistes professionnelles qui sont des designers, des peintres, des illustratrices et tu as des personnes plus comme moi, qui pratique de façon « amateur ». Du coup, ça donne des styles très différents et très inspirants. C’est par « Get Messy » que je suis arrivée à l’Art Journaling. Il n’y a pas beaucoup de ressources en français. Il y a une fille qui s’appelle Jiji Hook qui a un blog et un groupe Facebook d’Art Journaling avec des thématiques. C’est assez sympa. C’est la seule que j’ai trouvée.

 

  • C’est vraiment une pratique sur le lâcher prise créatif, là aussi.

 

Dans ces moments-là, est-ce que l’Art Journaling nourrit ton écriture et inversement ?

 

  • L’Art Journaling, c’est un peu ma récréation.

  • C’est-à-dire que dans les moments où au boulot, par exemple, je vais avoir beaucoup de travail, de pression ou dans ma vie de famille, ma vie sociale, il va aussi y avoir beaucoup de choses et que j’ai moins d’espace pour ma créativité, souvent, sur l’écriture ça bloque. Je n’ai plus suffisamment d’espace dans ma tête pour mes personnages, mon histoire et pour me plonger dans mon univers. A ce moment là, l’Art Journaling me sert de soupape et de bulle d’oxygène. Je créé dans des carnets, essentiellement, en faisant du collage et de la peinture. Le fait de manipuler des matières et de travailler la couleur, ça me fait oublier un contexte qui a un moment donné, peut être un peu chargé et ça recrée de l’espace.

 

  • Souvent, quand je ne fais pas d’Art Journaling, j’ai du mal à écrire. Je suis reprise dans le tourbillon du quotidien. Alors que lorsque je fais de l’Art Journaling, mon écriture est beaucoup plus fluide.

  • L’Art Journaling, c’est la haie qui borde le jardin secret. Quand la haie n’est pas entretenue, un peu en jachère et desséchée, le jardin n’est pas entretenu non plus. Par contre, quand la haie est bien entretenue, que j’y mets de l’engrais (naturel, bio, bien sûr ! – rires), que je la chouchoute … mon jardin est en bonne santé. C’est un peu comme un écosystème qui s’enrichit mutuellement.

 

  • Je vois bien les périodes où je ne fais pas d’Art journaling, mon écriture en pâtit.

 

C’est un super message parce que souvent, tu sais, l’Art … Parfois, on a tendance à le mettre au second plan. On se dit qu’on a pas le temps ou que c’est « inutile ». On se dit qu’on devrait faire des trucs plus productifs, efficaces, plus importants … En fait, là, dans ce que tu dis, ça démontre que l’Art c’est « utile » et vital.

 

  • Oui ! Alors, ce n’est pas forcément « utile » en terme de « je produis un résultat ». Par exemple, si j’ai un client qui fait appel à moi, je fais un devis, c’est utile. Je prépare le repas de ce soir, c’est utile. Par contre, pour moi, l’Art, c’est le cœur de mon équilibre.

 

Oui ! C’est « utile » à l’équilibre en fait !

 

  • Parfois, pour certaines personnes, c’est un peu difficile à comprendre. Il y a plein de fois, où quand j’explique ce que je fais, les gens me disent : « oui mais ça sert à quoi ? ». Je comprends qu’ils se demandent à quoi ça sert de manière pragmatique. Moi je leur dis : « ça sert à ce que je me sente bien ! ». Et si je me sens bien, tous les aspects de ma vie vont bien. Si je ne me sens pas bien, c’est un peu plus compliqué dans les aspects ma vie. Pour moi, oui, c’est utile à mon équilibre, si on doit utiliser ce mot.

 

  • C’est aussi un moment où je laisse s’exprimer des choses de moi qui ne s’exprime pas au quotidien. Par exemple, dans les pages d’Art Journaling, un peu comme dans un journal intime, des fois je vais exprimer des choses qui ne sont pas destinées à être vue par un grand public ou même par mes proches. D’ailleurs, des fois, je montre plus facilement à des inconnus ou à des gens qui partagent cette pratique avec moi sur Internet, plutôt qu’à mes proches qui ne comprennent pas toujours.

 

  • Depuis que j’ai décidé de mettre l’Art au cœur de mon quotidien, je suis beaucoup plus épanouie. J’ai pris confiance en moi. J’ai rencontré des personnes formidables. J’ai appris plein de choses.

 

  • Très longtemps, j’étais l’intellectuelle de la famille, celle qui lit, celle qui écrit. Je n’étais pas du tout la manuelle. En fait, depuis que je fais de l’Art Journaling, je prends conscience qu’on est pas obligé d’être cantonné à un média. On peut faire plein de choses ! On peut faire de l’écriture, de l’Art Journaling, de la photo … et ce n’est pas incompatible. On n’est pas obligé de rentrer dans une case. L’Art Journaling m’a vraiment aidé pour ça. Depuis toute petite, je n’étais pas celle qui était bonne en dessin ou en peinture. Dans la famille, c’était d’autres personnes. Moi, j’étais la littéraire. Je le suis toujours. Je suis très littéraire mais j’étais dans une case. Et là, j’ai décidé de faire péter la case ! Ça m’a ouvert énormément de choses par la suite, même au niveau de ma vie personnelle et professionnelle.

  • Je me suis rendue compte que les étiquettes, c’est pas mon truc !

  • Au contraire ! Quand on a plusieurs passions, plusieurs pratiques, plusieurs centres d’intérêts, ils se nourrissent les uns, les autres. Tu t’enrichis en faisant autre chose. Donc oui, c’est plus qu’utile.

 

C’est Vital ! C’est super important !

 

  • Aujourd’hui, si on m’enlève l’Art, je m’éteins.

 

Je te comprends à 2000% !!!

  • Si on me demande de choisir, ne plus créer du tout, ni faire de l’Art Journaling, ni écrire, pour moi c’est juste pas possible. J’ai un cerveau qui est tout le temps en train d’imaginer.

  • Même dans la rue ! J’écoute souvent de la musique en marchant et j’invente des histoires. J’ai des scènes qui apparaissent, des personnages. Parfois je les utilise pour mon roman, d’autres fois, ça n’a rien à voir. Je suis tout le temps en train d’imaginer des choses. J’ai vraiment un univers intérieur très riche. Je pense que nous sommes tous comme ça. Après c’est plus ou moins développé selon notre sensibilité, notre éducation … On a tous des univers intérieurs riches. Moi ce que j’aime, c’est vraiment quand les gens prennent conscience de ça. Qu’ils se disent « ah mais moi aussi, j’ai un univers intérieur riche », et qu’ils s’autorisent à l’exprimer. Ça a été un tel changement de vie pour moi. Quand je suis témoin de ça, soit parce que j’accompagne les personnes ou que je discute avec des gens qui ont aussi eu ce cheminement là ou qu’ils sont en train de le vivre, je trouve ça vraiment magique.

 

Tu es en train d’exploser, d’explorer, d’exposer ta créativité ! De plus en plus. C’est génial ! Je trouve que c’est super inspirant pour plein de monde ! Dans ton idéal, ça serait quoi ton plus grand rêve ? Que rêverais-tu d’accomplir ?

 

  • Mon plus grand rêve, c’est d’écrire tous les jours. Pouvoir vivre de l’écriture, de la création en général et de transmettre.

  • J’aime ces moments de création où je suis toute seule mais j’aime aussi transmettre ou accompagner les personnes à trouver leur propre voix. Pour moi, la vie idéale, c’est vraiment l’équilibre entre les deux. Une vie qui tourne autour de l’Art et du partage autour de l’Art. Pas de l’Art toute seule dans une tour d’ivoire isolée dans des grands délires mégalos, ça c’est pas du tout mon trip. Même si des fois je rêve d’aller écrire au fond des bois dans une cabane toute seule pour être tranquille, un week-end ou une semaine, j’aime être entourée, j’aime partager, discuter. Je te dis ça et en même temps, je m’aperçois que dans ma vie de tous les jours c’est déjà le cas, même si ce n’est pas du 100% de mon temps. C’est déjà beaucoup le cas.

Tu es en train de te déployer dans ton idéal. C’est super !

  • Je prends conscience aussi que des fois on attend le bon moment. On se dit « plus tard quand je serais grande », après ça devient « plus tard quand j’aurais le temps », après c’est « plus tard quand les enfants seront grands », « quand j’aurais un CDI », « quand j’aurais une grande maison ». Finalement on remet toujours à plus tard. Moi j’ai fait ça pendant des années. Quand j’étais étudiante, je me disais « Ouais, mais là ce sont les études … donc plus tard, quand je travaillerais et que j’aurais un salaire et un appartement plus grand ». Après, c’était la recherche du premier boulot. Après tu bosses donc quand tu rentres le soir t’es fatiguée. J’avais une vie associative très active à une certaine époque aussi. Finalement, c’est toujours « plus tard », tu vois. Je me rends compte aujourd’hui, que ce n’est pas une question de « quand j’aurais le temps », parce que le temps, en fait, on l’a, c’est une question de choix et de priorités.

  • A un moment donné, si ton Art, c’est pas ta priorité, c’est qu’il y a autre chose avant et c’est ok.

  • Il n’y a aucun jugement là-dessus.

  • Par contre, si à un moment tu veux que ton Art soit ta priorité, il faut faire en sorte que concrètement tu lui donnes sa place.

  • C’est ce que j’ai fait. Je me suis désengagée de plein de choses que je faisais avant, parce que j’avais envie de me recentrer sur ma pratique artistique. J’en ai fait une priorité. Je ne dis pas que j’écris forcément trois heures par jour. Concrètement, avec deux boulots, une vie de famille, je n’ai pas le quota d’écriture dont je rêve, mais j’écris quasiment tous les jours. Des fois, oui, ça va être que vingt minutes, c’est déjà ça. Frustrée, mais contente ! J’ai quand même du temps, même si c’est un petit peu. Comme j’ai un enfant en bas âge, il a encore besoin de ses parents, mais il a aussi appris à reconnaître. Des fois, il me dit « Maman, tu travailles ». Je lui dit « oui ». Et de lui même, il va jouer dans sa chambre. On arrive à une période où il arrive à s’occuper plus. Du coup, j’ai un peu plus de temps, moi aussi, pour écrire. On trouve un équilibre comme ça.

C’est un super beau message ! Déjà : « le bon moment c’est maintenant ! », ça je retiens. Et comme quoi, même si tu as deux boulots et une vie de famille, tu y arrives quand même. Peut-être que ce n’est pas aussi rapide que ce que tu voudrais mais tu le fais quand même. C’est un beau message que tu fais passer, parce qu’effectivement, on peut toujours se trouver plein d’excuses tout le temps et ne pas faire les choses.

 

  • Je t’assure ! Si moi je peux le faire, tout le monde peut le faire. On se trouve des excuses, mais je pense qu’à un moment, quand on prend conscience de ce qui est important pour notre équilibre personnel, c’est important de donner de la place à cette chose là dans notre vie. Pour moi, c’est l’Art. Pour d’autres, ça va être du sport, de la lecture, de la méditation, peu importe …

  • C’est important de laisser la place à ce qui nous fait du bien.

  • Parce que tu vois dans le quotidien, on est vite pris dans plein de contraintes, plein de prises de tête. On peut oublier ce qui nous fait du bien. J’ai l’ambition de finir ce roman, peut-être de le publier un jour et de développer mon activité autour de l’écriture. C’est quelque chose que je prends très au sérieux, dans le sens où j’essaie d’être assez disciplinée. C’est un apprentissage. L’Art Journaling, par contre, pour moi, c’est vraiment amateur. Je ne le fais pas en me disant que plus tard, j’ai envie de développer une activité autour de ça. C’est vraiment pour moi. C’est du pur plaisir. Malgré ça, j’essaie vraiment d’en faire plusieurs fois par semaine. Tu vois, l’écriture, j’ai du mal à m’y mettre quand je n’ai que dix minutes. Par contre, l’Art Journaling, même si je n’ai trois minutes, je vais faire un mini-collage sur un bout de feuille parce que j’ai envie de manipuler, ça me convient. Des fois ça va être ça : 3 minutes, 3 bouts de papier qui trainent sur mon bureau, un peu de peinture ou de feutre. J’ai un petit carnet où j’essaie de créer une page par jour. Des fois ça me prend 15 minutes parce que je vais élaborer un peu. Des fois, ça va me prendre trois minutes, mais je suis contente. Ce jour là, j’ai créé quelque chose.

C’est un super exercice de lâcher prise en fait ! Tu n’es pas vraiment en attente de résultat finalement ?

  • C’est le plaisir de la création pour la création. Pour moi, c’est la plus grande liberté en fait !

  • Dans un fonctionnement au quotidien où l’on est dans l’utilité, l’attente du résultat. Tu es au travail, c’est normal, tu dois avoir des résultats. Dans ta vie de famille, tu as toujours des choses à faire. On attend de toi certaines choses. C’est aussi ça la vie sociale, concrètement. Je ne dis pas que c’est mal, mais du coup on est très sollicité. On donne beaucoup pour atteindre certains résultats. Dans le processus de création, on peut créer pour un résultat. Par exemple, j’écris un livre, j’ai envie de le finir. Mais j’aime bien avoir aussi des moments de création, juste pures, pour rien en fait, à part le plaisir de créer. Dans tous mes projets, j’ai cette parenthèse de liberté, d’inconnu. Des fois, mes mains vont attraper des bouts de papier, soit sur mon bureau, soit dans la boite où je mets toutes mes chutes de papier. Parfois, je pioche et je prends ce qui vient. Ça c’est bon ! J’ai découvert que c’était très bon. Au début, je faisais des pages avec une intention, pour dire tel message, ce que je continue à faire d’ailleurs, j’aime beaucoup. Mais là, j’ai découvert récemment, que juste prendre de l’encre et jeter des gouttelettes d’encre comme ça sur une page, mélanger les couleurs et laisser sécher, c’est bien !

 

Je confirme !

Alors, où est-ce qu’on peut te retrouver Sofia ? Si on peut faire un petit résumé de là où l’on peut te trouver si on veut travailler avec toi, si on veut suivre ce que tu fais…

 

 

  • J’ai un podcast qui s’appelle « Dans le Labo ». Le podcast, c’est un projet qui me tient beaucoup à cœur. J’ai mis des mois avant de me lancer, à cause du perfectionnisme. L’idée du podcast, c’est de partager mes réflexions, mes expériences, mes inspirations autour de la créativité, mais également d’interviewer des créateurs et des créatrices pour qu’ils partagent aussi leur univers et leur processus créatif. « Dans le Labo », c’est sur le blog et sur Soundcloud.

 

  • Mon blog a un nom un peu barbare. Il s’appelle Tira Taghuri. C’est du berbère, la langue autochtone d’Afrique du Nord, d’où je suis originaire. Ça veut dire lire-écrire, tout simplement. Comme je trouvais que ça sonnait bien et que c’était original, j’ai décidé d’adopter ce nom là.

 

  • Je suis aussi sur Instagram où je partage de l’Art Journaling et des photos de choses que je trouve belles dans le quotidien.

 

 

  • Je suis sur deux réseaux sociaux uniquement, parce que ça prend déjà beaucoup de temps. Je me suis limitée à ces deux là qui me vont bien.

Qu’est-ce qui t’a inspirée à rejoindre l’Aventure du Pink Power Tour Festival ?

  • Ce qui m’a inspirée c’est toi ! Ça fait un petit moment qu’on se suit mutuellement et que j’aime bien les interviews que tu as faites jusqu’à présent. Je pense que je l’ai presque toutes vues. J’aime bien la spontanéité des échanges, que ce ne soit pas quelque chose de figé, de dogmatique. A travers ces interviews, tu as envie de montrer la pluralité des créateurs et des créatrices en général. Pas que les artistes, d’ailleurs. Je parle beaucoup d’Art mais on peut créer dans plein d’autres domaines. Je trouve ça vraiment intéressant de rencontrer des nouvelles âmes inspirantes et de se dire qu’on fait aussi partie de cette chaîne là. On a l’impression parfois qu’on est tout seul dans son coin mais non, il y a plein de gens qui créé. Je trouve ça super chouette de faire partie d’un festival d’âmes créatrices.

 

Merci Sofia ! Je suis très contente de t’avoir reçue.

  • Et moi je suis très contente d’avoir participé au Pink Power Tour. Rien que le nom, franchement !

 

Aurais-tu un mot de la fin ? Quelque chose à dire, ou pas … Comme tu le sens …

  • Faites-vous plaisir ! Vraiment, faisons-nous plaisir au quotidien parce que la vie est courte.

  • C’est un cliché mais franchement, je crois que c’est le meilleur cliché que j’ai jamais entendu. S’écouter, se faire confiance, se faire plaisir. La vie c’est pas plus tard ! Ce qui est important dans notre vie, on ne le vivra pas plus tard. Déjà, plus tard, on ne sait pas où on sera. On ne sait pas ce que la vie nous réserve.
  • La vie, ce n’est pas plus tard. La vie, c’est maintenant !

  • Souvent, on peut mettre dans notre quotidien, sans bouleverser notre vie … je ne parle pas de tout quitter et d’aller au fin fond de l’Ariège dans une cabane en bois pour écrire. En plus, l’hiver il fait froid en Ariège ! L’idée n’est pas de tout quitter pour se consacrer à une passion, et encore que, pourquoi pas ? Il y a des gens qui le font et c’est très bien.
  • Si nous sommes appelés à suivre quelque chose, suivre cet appel, c’est une bonne manière de s’honorer soi, de s’ouvrir à de nouvelles expériences et d’enrichir sa vie.

 

Waouh !!! Trop bien ! Merci Sofia pour ce moment super inspirant et génial !

  • Merci à toi pour cette invitation, ça m’a fait très plaisir !

Je suis contente 🙂 Youpi !

 

On se donne rendez-vous mardi 27 février 2018 pour une nouvelle interview en direct sur ma chaine Youtube. Abonne-toi et active la cloche pour être notifié dès que je serais en live avec une nouvelle invitée qu’il me tarde de te faire découvrir.

Cyrielle Fauré, artiste féministe multipotentielle engagée !

Cyrielle Fauré, artiste féministe multipotentielle engagée !

Aujourd’hui, je suis super contente de t’emmener à la rencontre de Cyrielle Fauré !

Une artiste féministe, multipotentielle, engagée !

Cyrielle est ultra créative et ose de plus en plus s’affirmer dans toutes ses dimensions. Un jour à la fois, un pas à la fois …

J’ai d’abord rencontré Cyrielle virtuellement, il y a un peu plus d’un an, grâce à Lyvia Cairo.

C’est quelques mois plus tard, que je l’ai rencontré pour de vrai lors d’un atelier photographie intuitive que j’animais sur Paris.

Nous nous sommes revus lors d’une conférence que j’animais avec Laure Brignone.

Autant te dire que j’ai vu évolué Cyrielle d’une manière exponentielle !

C’est donc tout naturellement que je l’ai invitée à prendre part à l’Aventure du Pink Power Tour Festival, ce pétillant voyage itinérant à la rencontre d’Âmes inspirantes …

A présent, je lui laisse la parole …

  • Je m’appelle Cyrielle. Je travaille principalement dans le web.

Je suis graphiste-illustratrice pour des femmes entrepreneures ou artistes, qui ont à cœur de faire une différence dans le monde.

Et je suis féministe ! J’écris pas mal d’articles assez engagés.

J’essaie d’apporter ma contribution parce que je pense que c’est vraiment quelque chose d’important. D’ailleurs, on le voit depuis quelques temps dans l’actualité …

  • Je suis ce qu’on pourrait appeler « multipotentielle ». J’ai des intérêts extrêmement variés sur plein de sujets. D’ailleurs si on regarde mon parcours universitaire et après, ça part un peu dans tous les sens. C’est comme ça que je fonctionne .

 

  • J’écris un roman aussi.

En fait, c’est un projet qui était sur le feu depuis super longtemps. J’écrivais un peu par petits bouts. Je retouchais des trucs … Mais je procrastinais vraiment à fond dessus. C’est vraiment depuis 2 semaines environ que je me suis dit « ça suffit, il faut que je l’écrive ! ». Maintenant, j’écris tous les jours dessus.

Félicitations !!! Ça fait combien de temps que tu l’avais en tête ce roman ?

 

  • Je l’avais en tête depuis un peu moins d’un an. J’avais commencé à écrire toute l’architecture dans un carnet. Mais, je sentais que quelque chose n’était pas fluide. Y’a un truc qui bloquait sur l’histoire, sur l’univers. Ça s’est débloqué en début d’année, là. En 2018.
  • Je me suis autorisée à partir très loin dans mon imaginaire et ça a débloqué plein de trucs !

Notre échange commence fort ! A travers son expérience, Cyrielle me rebooste à me replonger dans l’écriture de mon livre. Enfin, l’écriture est terminée. Il me reste toute la mise en page à faire et j’avoue que je procrastine un peu avec mon « ami », le perfectionniste, que je ne vais pas tarder à renvoyer dans ces 15 mètres ! Pour être au courant en avant-première de la date d’accouchement de mon premier livre, tu peux t’inscrire au Cercle VIP des futurs lecteurs de ma vie d’écrivain en herbe ! Merci Cyrielle pour ce grand bol d’inspiration !

Quel est ton parcours de multipotentielle, qui t’a menée là où tu en es aujourd’hui ?

 

  • J’ai fait une filière générale et j’ai eu un Bac L.

Arrivée à l’année du Bac, je ne savais pas du tout ce que je voulais faire. Moi, ce que j’aimais, c’était écrire et dessiner.

Après, on m’a clairement fait comprendre que je n’allais pas trop construire de carrière à partir de ça. Ou alors il fallait vraiment être parmi les « élus », avoir une chance de dingue, etc … Du coup, j’étais un peu pommée.

J’étais une bonne élève donc on attendait vraiment que je fasse des études sérieuses et bien longues.

  • Je me suis inscrite en droit parce que beaucoup de membres de ma famille sont dans le domaine juridique. J’avais une amie qui y allait aussi … Ce fut un peu le choix « par défaut ». Après … ce n’était pas inintéressant. Je suis allée jusqu’à la Licence, même si dès la première semaine, je savais que c’était pas trop ce que je voulais faire. J’ai quand même continué. Je pense que j’avais peur, parce que je savais pas trop ce que je voulais faire autrement. Il y avait beaucoup de peurs. Il y avait quelques matières qui m’intéressaient quand même, notamment l’Histoire du Droit.

 

  • Après la Licence, j’ai décidé d’arrêter. Je voulais enseigner, du coup j’ai fait une année de littérature. Je suis passée directement à la troisième année de Licence de Littérature. Ça m’a beaucoup plu. C’était super enrichissant.

 

  • Ensuite, j’ai fait un Master Enseignement et Médiation Culturelle. J’ai aimé la première année mais j’ai eu du mal parce que c’était extrêmement théorique. Les cours m’ennuyaient alors je suis partie dans autre chose.

 

  • J’ai fait une année de Master en études anglophones. En fait, je voulais faire de la médiation culturelle. C’est tout ce qui concerne la communication, dans les musées notamment, entre les œuvres qui sont exposées et la communication avec le public. Je trouvais ça hyper passionnant. J’ai fait un stage au Museum d’histoire naturelle à Paris.

 

  • Par l’intermédiaire de mon Université, je suis partie un an en Angleterre, pour être prof assistante en collège/lycée. Je voulais une expérience à l’étranger et améliorer mon anglais. Ce fut assez incroyable ! J’ai adoré l’Angleterre. J’aimais beaucoup ce que je faisais. Je savais que je ne ferais pas ça toute ma vie, mais je me suis vraiment bien amusée cette année là !

 

  • Quand je suis rentrée, ça été un peu moins sympa. J’ai dû trouver du travail. Je n’en ai pas du tout trouvé dans mon domaine. C’était hyper dur ! Il y a énormément de compétition et très peu de postes en médiation culturelle.

 

  • En attendant, j’ai bossé en librairie et ça a été une très mauvaise expérience. Enfin … pas que « mauvaise ». Les collègues étaient très sympas. C’est un environnement que j’ai aimé parce que j’adore les livres. Par contre, les tâches que je faisais étaient hyper répétitives. Je m’ennuyais beaucoup. C’est ça qui m’a énormément pesé. Le commerce direct comme ça, en boutique, c’est pas tellement mon truc.

Au bout d’un moment, j’en avais marre, mais je suis quand même restée pas mal de temps. Je me disais « mais au moins t’as un CDI… Et puis qu’est-ce que tu vas faire ? … ».

J’étais un peu en mode déprime.

  • J’ai fini par prendre la décision de partir. Je me suis inscrite à une formation de code. Une formation que j’ai adorée ! J’ai beaucoup appris et ça a changé beaucoup de choses. Je me suis lancée en tant que développeuse free lance. J’ai fait cette formation il y a un peu plus d’un an.

L’année 2017 a marqué un énorme tournant pour moi.

C’est l’année où j’ai vraiment commencé à me dire « peut-être que je peux me tourner vers mes passions de base : dessin, illustration, écriture … »

J’ai commencé à accepter l’idée que je pouvais le faire, même si je n’ai pas fait d’école d’Art ou je ne sais quelle formation …

Yes !!! Ça été quoi ton déclic ?

 

  • Je pense que le déclic ça été de rencontrer des gens qui y croyaient. La première fois que j’ai été confrontée à une entrepreneuse qui croyait au fait de pouvoir « gagner sa vie » en faisant ce qu’on aime, en aidant les gens, en se faisant vraiment plaisir, c’était Lyvia Cairo. Ensuite, il y en a eu plusieurs autres, dont toi par exemple. Après, ça ne s’est pas fait du jour au lendemain, ça a été vraiment petit à petit.

 

  • J’ai commencé à comprendre que je n’étais pas moins légitime que quelqu’un d’autre.

 

  • J’ai aussi lu des livres, notamment, d’Austin Kleon, qui a écrit des livres sur la créativité. J’ai découvert des artistes en ligne, qui avaient démarrés sans forcément avoir fait d’école avant. Je pense que c’est très français cette idée là, qu’il faut vraiment avoir le bon diplôme pour faire UN métier. J’ai aussi entendu beaucoup d’artistes dire qu’ils avaient fait une école mais qu’au final… A part des « procédés techniques », ça ne leur a pas apporté tant que ça.

J’avais rencontré un photographe qui disait la même chose. Il avait fait une école de photo. Il disait que grâce à l’école, il était devenu un bon « technicien » , mais ce n’est pas à l’école qu’il a pu développer son côté artistique.

Aujourd’hui, Cyrielle se déploie en tant qu’Artiste multidimensionnelle affirmée !

 

  • J’essaie en tout cas.

 

  • Le web m’intéressait toujours alors j’ai intégré la formation de Laure Douceline :  « Graphiste en 7 semaines ». J’encourage tout ceux qui sont intéressés à la faire, tellement cette formation est absolument géniale !

 

  • Au départ, je voulais élargir un peu mes compétences, notamment au niveau du web. En fait, j’ai adoré faire ça ! Le graphisme, ça se rapproche beaucoup plus de ce que je veux faire. J’ai vraiment eu envie de choisir les gens avec qui je voulais travailler. J’ai commencé à prendre conscience de toute la valeur que je pouvais apporter à d’autres personnes, et de la manière dont ça pouvait aider des femmes entrepreneures, des gens qui ont vraiment de beaux projets, à se faire connaître, à avoir leur propre identité.

 

C’est génial ! En fait, tout ton chemin, tout ton parcours, même si à certaines périodes, tu t’es peut-être dit « ça n’a rien à voir … je ne comprends pas le sens … ». Là, quand je t’écoute t’exprimer, c’est comme si tout se regroupait là maintenant, comme si ton envie de base qui était de créer, de dessiner, d’écrire … Toutes les compétences que tu as acquises, tout fusionne ensemble. Je trouve ça super beau ! C’est de l’Âme agit.

 

Je suis sûre que l’histoire de Cyrielle peut inspirer plein de gens. Finalement, contrairement à ce qu’on pourrait croire, lorsque parfois, on navigue dans l’inconnu, toutes les expériences que la vie nous a fait rencontrer, nous enrichissent. Il n’y a pas de « temps de perdu ».

Le chemin construit qui nous sommes et la valeur que nous apportons au monde.

 

  • Je suis d’accord ! Surtout que c’est un truc dont j’ai énormément souffert. Jusqu’au Bac, que je veuille faire plein de trucs différents, les gens s’en fichent un peu, parce que t’es jeune, c’est normal, tu ne sais pas encore. Mais dès que l’on commence à vraiment rentrer dans les études… Je naviguais d’une chose à l’autre, je ne savais pas trop. Je voyais des gens autour de moi qui savaient très bien ce qu’ils voulaient faire. Ils suivaient une ligne droite, Licence + Master + travail dans le même domaine. Et moi à côté j’étais là : « je ne sais pas … je ne sais pas … ».

 

  • Je me disais : « je suis une vraie girouette, je vais jamais savoir, c’est pas possible ».

 

Qu’aurais-tu comme conseils à apporter aux gens qui sont dans cette situation en ce moment ?

 

  • Alors déjà, avoir plein d’intérêts différents, ça ne fait pas de toi une girouette. C’est vrai que nous sommes dans une société qui valorise énormément le fait de savoir ce qu’on veut faire, suivre une ligne droite qui te mène au Saint-Graal qui est le CDI dans le domaine que tu as choisi.

 

  • Suivre un chemin différent ne fait pas de toi quelqu’un de moins capable ou d’inférieur. Au contraire, c’est une énorme richesse !

 

  • On ne s’en rend pas vraiment compte quand on est en plein questionnement. Tu vas avoir des connaissances dans plein de domaines. Tu vas devenir une personne capable de faire plein de choses et douée dans ces choses là. Tu vas accumuler plein de connaissances et tu n’aurais jamais peur par rapport à quelqu’un qui a fait de longues études et/ou qui a un boulot depuis quelques années dans le même domaine. Si cette personne là se rend compte qu’au final, ce n’est pas ce qu’elle veut, il va y avoir une énorme peur de recommencer les choses. Alors que lorsque l’on est multipotentiel, cette peur là, on l’a beaucoup moins parce qu’on a l’habitude d’être débutant.

 

Merciii Cyrielle pour ce beau message !!!

Tu disais tout à l’heure que tu es féministe. Comment l’es-tu devenue ? Un élément déclencheur ? Un évènement en particulier ?

 

  • En fait, ça a vraiment évolué au fil des années. Je ne le suis pas depuis toujours. Quand je retrouve certains souvenirs, j’ai fait preuve à plein de moments de « sexisme intériorisé » : le sexisme des femmes envers les femmes. Même encore aujourd’hui, j’ai sûrement gardé des réflexes. Vu la société dans laquelle nous sommes, c’est normal.

 

  • Je crois que ma première idée féministe vient de ma mère.

Je ne sais plus quel âge j’avais … je ne sais plus si j’étais au collège … j’avais entendu parlé d’un débat au sujet de l’avortement. J’avais demandé à ma mère ce qu’elle en pensait. Elle m’avait dit « c’est super important pour les femmes ! C’est un droit ! ». J’ai vraiment gardé ça en tête. Je pense que si ma mère m’avait dit : « c’est mal ! On tue une vie », j’aurais sans doute pensé tout à fait différemment.

  • Après, je pense que c’est venu bien plus tard que ça. J’ai commencé à être beaucoup plus impliquée, il y a 3-4 ans environ. Il y a plein de forme de féminisme. Au départ, j’étais plus modérée, je ne voulais pas qu’on pense que j’étais une extrémiste. Je ne voulais pas « offenser » les hommes. Je me suis de plus en plus rendue compte qu’il y avait certains comportements qui étaient inacceptables, y compris de la part de proches. Ça a été en constante évolution. Il n’y a pas eu de moment spécifique où je me suis dit « ça y est ! je suis féministe ! »

 

C’est aussi pour ça que dans ce que tu proposes en tant qu’Artiste, graphiste, illustratrice … tu t’adresses principalement aux femmes ? C’est un choix ?

 

  • Un choix en rapport avec mes convictions : oui et non. C’est surtout un public avec lequel je me sens plus à l’aise. Et aussi parce que je sens que c’est une catégorie de personnes qui en a besoin.

 

  • Je pense que nous avons beaucoup plus de barrières mentales pour entreprendre quand on est une femme.

 

  • Ce n’est pas si étonnant. On a le droit de travailler sans l’accord de notre mari depuis quoi ? 50-60 ans ? Je n’ai plus la date exacte. C’est rien. Du coup, tout ce qui est « entreprendre », « gagner de l’argent » … monter les échelons…

 

  • J’ai envie d’encourager ces femmes à réaliser leurs projets, à faire une différence.

 

Actuellement, que proposes-tu concrètement à ces femmes qui ont besoin de tes services ?

 

  • J’ai différents packs que je n’ai pas encore mis en ligne. J’ai des packs « identité visuelle » avec tout ce qui est logo, charte graphique, etc … Je crée des sites web. Sur WordPress, j’utilise le thème « Divi ». Ça permet de créer un site ultra personnalisé. Je propose aussi des mises en page, pour des ebooks par exemple. Je peux aussi faire des bannières pour les réseaux sociaux.

 

Et encore ! Je suis sûre qu’il y a plein de choses nouvelles et pétillantes qui vont voir le jour !

 

  • Oui ! Je suis en train de créer un pack de ressources graphiques, qui sera gratuit pour les gens qui s’abonneront à ma liste email. Je travaille beaucoup sur la créativité et j’ai envie de lancer … je ne sais pas encore si ça sera sous forme de programme ou d’accompagnement individuel … une offre sur la créativité, pour les femmes qui veulent avoir une pratique artistique ou qui ont un projet comme « écrire un livre », des femmes qui veulent s’y mettre à fond mais qui n’y arrivent pas, parce qu’elles n’ont pas le temps ou ne se sentent pas légitimes.

 

Ça promet tout ça ! C’est cool !

Du coup, toi, dans ta propre créativité, quel est ton processus ? Comment tu fonctionnes ?

 

  • Ça dépend ! Dans le meilleur des cas, j’ai vraiment une idée qui arrive ! Bon, ça sort jamais de nulle part. En général, ça sera parce que j’ai vu ou entendu quelque chose qui m’y aura fait penser. Ça vient toujours de l’extérieur de toute façon. Et paf ! L’idée arrive.

 

  • Parfois, ça arrive que j’ai vraiment une idée limite toute prête et que je n’ai plus qu’à créer. Ce n’est pas toujours le cas. Il y a plusieurs choses qui m’aident. Déjà : sortir, aller dehors.

 

  • La créativité, ça a vraiment besoin d’espace. C’est important de se reconnecter à ce qu’il y a autour de nous.

 

  • Parce qu’à force d’être devant un ordinateur, chez soi, on est connecté au monde par internet, mais en fait on est complètement déconnecté ! Du coup, ça aide énormément d’observer tout ce qu’il y a dehors. Ça peut être des gens, de la nature, des bâtiments …

 

  • Ce qui aide aussi, c’est Pinterest ! Je mets des mots-clés par rapport à ce que je cherche. Si par exemple, je dois faire un logo pour un restaurant, je vais rechercher des images de restaurant, de nourriture … Ça va m’aider à m’inspirer pour trouver des couleurs … C’est pareil pour les dessins. Si je veux dessiner un dragon, je vais rechercher « dragon » sur Pinterest et créer un tableau. Ensuite, en général, je fais des croquis. Notamment pour le positionnement des éléments, la mise en page, etc … Vite fait, au crayon !

 

Je suis sûre que tes croquis sont déjà magnifiques, alors que pour toi c’est « juste » un croquis.

 

  • C’est vraiment sommaire, ce sont quelques traits, mais des fois ça arrive que le croquis soit vraiment cool et que je n’arrive pas à faire aussi bien, la bonne expression que j’avais, sur le propre. C’est un peu frustrant.

 

Ah oui ! Ça doit pas être évident ça … Est-ce que tu as un moment préférée quand tu crées ? Un moment où tu es en ébullition, en kiff total ?

 

  • Quand j’ai l’idée ! Et au moment de créer au propre ! Pas quand j’ai fini mais quand je vois que ça commence à ressembler à quelque chose de cool !

 

  • Après, y’a des fois où tu rates, où c’est moche. Et dans ces cas-là, au lieu de jeter à la poubelle, ce que je fais, c’est que je me lâche un peu sur la feuille en essayant des tas de trucs ! Et des fois, ça rend bien !

 

C’est vrai ! Des fois, on croit qu’on a raté et souvent, nous sommes un peu dure avec nous-même je trouve. Finalement, en faisant « n’importe quoi », après on se dit « ah bah en fait ça rend bien ! ».

 

  • Oui, des fois, juste te lâcher sur ta feuille, en te détachant de ce que tu as en tête, ça donne un truc super ! Il y a plein de manière de créer. Par contre, je déconseille de rester des heures et des heures le nez sur ta feuille, parce qu’à la fin tu vois plus rien. Et tu vas forcément être critique sur tout ce que tu vois. Vaut mieux laisser ça de côté, laisser passer la nuit ou aller faire un tour. Après, tu as une autre vision de ton travail.

 

C’est un bon conseil ça ! C’est aussi valable, que ce soit dans l’Art ou autre chose, quand tu as un problème à résoudre et que tu cherches une solution pendant des heures, alors qu’en fait t’as juste à aller te promener dehors et quand tu reviens : hop ! C’est bon !

 

  • Pour tellement de domaines, c’est ça ! On se dit tellement « oh la la ! je dois finir ! Il faut absolument que je finisse. Tant pis je ne fais pas de pause », et on reste des heures, bloquée sur un problème. Alors qu’après un p’tit tour dehors, on voit tout de suite la solution. Ça m’est arrivé tellement de fois ça !

 

Pareil ! On va dire aux gens « Vous prenez pas la tête ! Si vous bloquez sur un truc, allez vous promener ou faites la fête ! Faites autre chose, dansez dans votre maison … »

 

Quel serait ton plus grand rêve Cyrielle ?

 

  • Ah la la ! Déjà, pouvoir vraiment vivre complètement de ce que je fais, et avoir une influence positive. Ouais, je pense que ça serait ça.

 

  • Bon évidemment, y’a la paix dans le monde et tout ça …

 

Je trouve que tu es en très bon chemin pour vivre pleinement ton rêve.

 

  • J’espère … J’espère …

 

On se connaît depuis un peu plus d’un an et je vois ton évolution exponentielle ! J’espère que tu en es consciente.

 

  • En faisant mes bilans de l’année, je me suis dit « ah ouais ! Quand même ! »

 

T’as dépassé plein de peurs. Tu as pas mal voyagé aussi, l’année dernière. Tu es de plus en plus dans ta mission de vie, dans ce que tu voulais faire à l’origine. C’est génial !

 

  • En fait, je crois que ma mission de vie a toujours été là. Il y a quelques années, je me disais toujours « je sais pas ce que je vais faire, oh la la, je sais pas ». En fait, je savais, c’est juste que je ne m’autorisais pas à l’envisager comme possible.

 

Donc on peut dire au monde que tout est possible puisque tu as eu un parcours très sinueux et finalement, aujourd’hui, tu es en pleine expansion. C’est comme ça que je le ressens en tout cas.

 

  • En fait, rien n’est vraiment dur. Il faut travailler quand même, ça ne vient pas tout seul. Rien n’est impossible. Il faut juste se l’autoriser et croire que l’on peut. En général, le reste suit.

 

Super ! C’est un super message ! J’adore !

Qu’est-ce qui t’a inspirée à répondre présente à cette interview pétillante du Pink Power Tour Festival ?

 

  • Je trouve que tu es une personne très inspirante. Du coup, j’avais vraiment envie de participer à tes interviews. C’est un peu une sortie de ma zone de confort aussi. C’est quelque chose que je n’ai jamais fait. Je n’ai jamais répondu à une interview, peut-être écrite une fois … Mais pas comme ça.

 

Je trouve que Cyrielle a relevé le challenge avec brio !

 

  • Je pense que je ne me rends pas compte en fait.

 

Je suis sûre que les directs que tu as fait sur Facebook pendant un temps, ça t’a vachement aidé à être plus à l’aise en vidéo. Je trouve que t’es beaucoup plus assurée. C’est trop bien ! Je te félicite. Si tu ne t’en rends pas compte, je te le dis !

 

Un mot de la fin ? Quelque chose que tu aurais envie de transmettre d’important ?

 

  • Ce que je dirais, c’est : le plus important, c’est de vraiment croire en soi, de prendre soin de soi, de prendre soin de ses rêves. Parce qu’au final, on est vraiment la personne la plus importante de notre vie. C’est vraiment de cette personne là qu’on va prendre soin, même si parfois c’est difficile.

 

C’est trop beau ! J’adore !!! Merci Cyrielle. Merci du fond du cœur. Je suis super contente de notre échange ! Tu as une super belle énergie. J’espère et j’en suis sûre que ça va inspirer plein de personnes. Je suis trop contente !

Tu peux retrouver Cyrielle sur :

Son site web

La lettre inspirante de Cyrielle

Sa page Facebook

Instagram

Et nous, on se retrouve le 12 février 2018 pour une nouvelle interview en direct sur ma chaine Youtube. Je t’invite à t’abonner et à activer la cloche pour être notifié dès que le direct commencera. Le principe du direct, c’est que toi aussi, tu peux participer et poser tes questions si tu en as.

Mon défi de cette année : réaliser 2 interviews par mois et partager ces belles rencontres avec toi.

La suite au prochain épisode !   A très vite pour de nouvelles Aventures pétillantes et inspirantes !

Dans le laboratoire expérimental d’Isabelle Lagneau

Dans le laboratoire expérimental d’Isabelle Lagneau

C’était ce lundi en direct sur ma chaine Youtube. J’ai accueilli Isabelle pour une nouvelle interview d’Artiste, dans le cadre du Pink Power Tour Festival !   Nous nous sommes lancées en mode complètement « freestyle » pour cette première interview de 2018 ! Mode « lâcher prise » activée !

Avec Isabelle, nous nous suivons mutuellement via nos blogs respectifs. Ces derniers temps, beaucoup de choses résonnaient chez l’une et l’autre. J’ai eu envie de connaître qui se cachait derrière l’écran et de le partager avec toi. Alors, c’est parti pour l’Aventure !

Bonjour Isabelle !

  • Bonjour ! Merci Marie pour cette invitation ! Ça me fait très plaisir de pouvoir échanger avec toi, autrement que via des commentaires…

Je tiens à féliciter Isabelle d’avoir répondu présente parce que ce n’est pas quelque chose de facile pour elle de s’exprimer publiquement. En plus, je commence avec une question pas forcément évidente :

Qui es-tu Isabelle ?

 

  • C’est toujours difficile de se présenter … Je suis Artiste. J’ai créé le site experimentons.fr et mon credo dans la vie, c’est d’expérimenter 😉 C’est confronter ses envies avec son intuition, avec son élan … Aller là où on a envie d’aller. Parfois, on va quelque part et puis ce n’était pas ça finalement. On revient, on refait des tests … C’est ça qui me plait !

 

Qu’expérimentes-tu en ce moment ?

 

  • J’expérimente en ce moment, d’utiliser mon médium de prédilection qu’est la peinture de façon de plus en plus intuitive, de plus en plus spontanément. J’avais envie de faire des ballons mais je ne sais même pas pourquoi … J’ai pris ma peinture et hop ! En quelques minutes, des ballons !!! C’est venu comme ça.

 

Isabelle, je te remercie pour ce que tu viens de dire, parce qu’en ce moment j’ai très envie de dessiner, de peindre, d’expérimenter des choses justement, mais j’ai le syndrome de la peur de la feuille blanche. J’ai tellement envie de faire trop de choses que je ne fais rien. Est-ce que ça t’arrive aussi ?

 

  • Ah oui ! Ça arrive très souvent. Ce que je fais, pour essayer de contourner ça, c’est de gribouiller, de ne rien attendre … Juste faire quelque chose qui n’a pas forcément de sens, qui ressemble à rien. Juste pour se détendre, faire des hachures par exemple… Et toujours, dans 100% des cas, il y a quelque chose qui sort. Je ne sais pas comment, pourquoi … C’est magique. Je ne sais pas si c’est quelque chose que toi, tu as testé ?

En écriture, j’y arrive très bien. En écriture, je commence et tout sort tout seul. En photo, si je pars me promener, en faisant n’importe quoi, sans attentes particulières … Je me rends compte que finalement, ce n’est pas n’importe quoi 😉 Par contre le dessin et la peinture, alors que ça m’attire vraiment, je n’ai pas systématiquement ce lâcher prise … L’année dernière, j’ai pris des cours de dessin, ça m’a beaucoup aidé à dépasser cette peur de la feuille blanche. Ça a été super bénéfique ! Là, ça fait plusieurs mois que je n’ai pas repris de cours et je ne me suis pas mise à créer seule. Dans cette partie là en tout cas : le dessin et la peinture que j’adore !!! Je pense que j’ai aussi le syndrome de vouloir avoir un résultat concret tout de suite. Ça demande beaucoup de lâcher prise et de patience, à mon sens.

  • De mon point de vue, il y a plusieurs façons de faire. Effectivement, quand on se lance dans une grande tâche, un tableau par exemple. On réfléchit, on fait des croquis … Là ça demande vraiment beaucoup de patience, de concentration, de persévérance.

 

  • Mais pour moi, il y a une autre façon de faire qui est plus « facile », plus spontanée, c’est d’y aller ! Peu importe, si c’est juste un train jaune sur un bout de feuille blanche. On peut en rajouter un autre, d’une autre couleur. On peut s’amuser avec les mediums. J’aime beaucoup prendre des encres et m’amuser à les mélanger comme ça sur une feuille. Tu t’en fou de ce que ça fait. Rien que le fait de voir les encres se mélanger, c’est surkiffant !

Ça me rappelle une expérience que j’avais faite avec des peintures réactives. Quand on les mélange ensemble, ça rend des choses un peu « cheloues » mais ça fait super beau ! Je me souviens quand je m’étais mis dans cet état que tu décris, c’était hyper apaisant. Je n’étais pas en train de me demander si c’était beau ou pas. On est vraiment dans le thème du lâcher prise !

  • Ça ressemble à de la méditation presque ! Moi ça m’apaise beaucoup. Quand je suis stressée, je sors mes peintures. Je fais n’importe quoi, je m’en fiche. Après c’est waw ! Je suis sur un petit nuage.

 

A quel moment l’Art est entrée dans ta vie ?

 

  • J’ai toujours eu un attrait pour tout ce qui est manuel. J’ai fait pas mal de choses. J’ai fait du modelage et ce qu’on appelait du bricolage quand j’étais plus jeune, mais maintenant on dit du « Do It Yourself ».

 

  • Et la peinture, c’est quelque chose qui est très portable. On peut l’emmener n’importe où. C’est ça qui me plait aussi ! Sortir les pinceaux comme ça et hop hop hop ! J’ai toujours créé plus ou moins intensément. Du coup, je suis autodidacte. C’est aussi une grande liberté. Aller chercher ce qui me plait. Puis ça change … un coup c’est de l’anatomie, après c’est autre chose. En ce moment, je suis à fond dans les encres à alcool.

 

Quel est ton moment préféré quand tu crées ?

 

  • Mon moment préféré, c’est quand ça devient vraiment le bazar et que j’arrive à « switcher ».

 

  • Il y a un moment de bascule où ça passe de « bazar » à un signification, à quelque chose qui est structuré. Ce moment là est magique. C’est le bazar ! C’est le chaos ! Et là hop ! Mais en fait, c’est ça que j’ai fait ! Mais en fait c’est trop beau !!! C’est comme s’il y a avait une sorte de pression, puis elle redescend … C’est trop trop bon !

 

L’Âme agit qui opère …

 

  • Je me demande toujours si c’est vraiment moi. Il y a quelque chose d’un peu … paranormal. Il y a quelque chose de plus grand que l’expérience du moment. Et ça, c’est beau aussi.

 

Tu es plutôt solitaire dans ta création ou tu partages beaucoup avec les autres ?

 

  • Je suis plutôt solitaire. Via le blog, j’essaie de partager une partie de ce que je fais. C’est quelque chose qui n’est pas facile pour moi. C’est pour ça que j’ai créé ce blog aussi, pour essayer de partager un peu tout ça. Si ça peut être utile à d’autres qui aimeraient se lancer, avoir des idées.

 

Qu’est-ce qui t’a donné le déclic de créer ton blog ?

 

  • Ce n’était pas vraiment un déclic. Ça faisait des mois et des mois que j’y pensais.

 

  • Je me disais : « ça serait bien si j’avais quelque chose … ». J’avais déjà un autre blog en fait. Ça fait 11 ans que je l’ai, mais il s’essouffle. J’me disais : « j’aime bien partager ce que je fais mais il manque quelque chose… ». Je voulais mettre du texte aussi, faire quelque chose d’un peu plus construit que mon ancien blog.

 

  • Je voulais raconter mon histoire. J’ai vécu des choses pas terribles on va dire … et je m’en suis sortie, entre autre, grâce à l’Art. C’est ça au départ, qui m’a motivée à le faire. Je me suis dit que ça pouvait aider d’autres personnes, qui n’arrivaient pas à voir le bout du tunnel… Il est là le bout du tunnel ! Après, ça a dévié un petit peu. Je ne sais pas trop où ça va aller.

De toute façon, c’est « expérimentons » ! Donc, on expérimente 😉

  • Oui, c’est ça ! C’est tout à fait ça !

 

Dans ton idéal, si tout était possible, s’il n’y avait plus de freins, plus de barrières, que c’était la liberté totale, tu ferais quoi ? Tu ferais ce que tu fais déjà, ou tu ferais d’autres choses en plus ?

 

  • J’aime beaucoup la musique et j’aime toutes les activités qui sont à la fois créatives et à la fois vitales, comme manger, cuisiner … ce genre de choses. J’aimerais bien créer quelque chose qui regroupe un peu tout ça. Ça me frustre parce que je n’arrive pas à relier tout ça. Pourtant, tout fait appel à la créativité, à l’expression, aux interactions avec le monde … Dans mon idéal, il y aurait quelque chose de plus vaste.

Il faut que tu connectes avec Christelle, ma petite sœur. Je pense à elle, là, d’un coup ! Elle est très pour le lien entre la musique, l’alimentation, le corps, la danse … toi, la peinture … Peut-être qu’en partageant avec des personnes qui ont envie de connecter les mêmes choses que toi, il y a des choses qui peuvent émerger dans la co-création. C’est ce qui me vient là tout de suite maintenant. J’étais très solitaire aussi avant, mais j’ai la sensation que cette année nous demande de ne plus rester tout seul, de co-créer avec les autres.

  • En tant qu’artiste, j’ai énormément besoin d’être seule !

Je te comprends, j’adore être seule !

  • L’équilibre n’est pas forcément évident à trouver. En tant qu’Artiste, on a besoin d’introspection, de se connaître soi. On a besoin d’être bien dans ses baskets, d’être bien ancré, dans notre petite bulle. J’ai beaucoup de mal à équilibrer ça avec la co-création.

Ce n’est pas facile. Je suis au tout début de mon chemin, de ce côté là. Par exemple, si on me demande de m’associer avec quelqu’un, ça me fait flipper ! Actuellement, j’expérimente. Je fais partie d’un Cercle. C’est un Cercle de pratiquants d’Arts Martiaux. Je vois que nous pouvons être chacun dans notre individualité, même en créant des choses ensemble. Avant, je séparais ça. Je me disais que si je créais avec des gens, je me perdais moi même. J’avais cette croyance là. Je ne sais pas si tu l’as aussi …

  • Ah oui complètement …

Après, il faut expérimenter pour savoir … alors expérimentons ! Tu l’as vraiment bien choisi le nom de ton site ! Experimentons.fr ! Ça veut dire que tu as tous les droits. C’est génial !

  • Oui, j’avais pas vu ça comme ça. Mais oui !

Tu peux tout faire. Demain, tu peux expérimenter de sauter en parachute et puis après-demain, finalement, je n’ai plus du tout envie de ça, maintenant, je veux faire de la guitare ! Je dis n’importe quoi mais tu vois, expérimentons, ça ouvre un champ des possibles immense !

  • Ça peut même faire peur tout ce plein de choix !

Ce sont des superbes opportunités !

  • C’est l’Abondance de choix.

 

Quel serait ton plus grand rêve ?

 

  • Ce n’est pas facile ça. Des petits rêves, j’en ai plein ! Mais des grands rêves … C’est quelque chose d’assez général mais tout ce qui concerne la paix, l’harmonie dans le monde, ça me tient vraiment à cœur. Après, c’est assez vague …

 

Comment tu pourrais contribuer à Cela avec ton Art par exemple ?

 

  • C’est l’aspect thérapeutique qui m’avait motivé initialement, mais je crois que c’est encore plus grand que ça. C’est aussi communiquer des choses militantes, pacifistes … C’est infini en fait, l’Art … Je peux faire plein de choses. C’est abondant.

Si tu avais un message à faire passer au monde, tu dirais quoi ?

  • Expérimentez !

 

  • Expérimentez ce qui est bon pour vous. Vous savez déjà ce qui est bon pour vous.

 

  • Si c’est bon pour vous, c’est bon pour les autres. C’est là qu’est le chemin le plus approprié pour tout le monde. On sait déjà. On sait déjà tout.

 

  • Il faut se donner le droit de savoir, d’y aller et d’expérimenter !

 

Le mot phare : expérimenter !

 

  • Je ne pensais pas que ça me collerait autant.

 

Quand tu l’as choisis, c’est venu assez naturellement ou tu l’as cherché ?

 

  • Je l’ai cherché pendant des mois en fait. Je ne trouvais pas. J’étais même étonnée qu’il ne soit pas déjà pris. Quand j’ai trouvé, j’ai pensé « ça doit exister, c’est sûr … ». Et non !

Il t’attendait ! Quand est-ce qu’elle va arriver ? J’en ai ras-le-bol ! J’ai envie de sortir de terre !

Quelle sera ta prochaine expérimentation ?

 

  • Ça fait un petit moment que j’ai envie de faire des vidéos sur plein de choses. J’ai commencé à en faire mais je ne suis pas hyper contente de ce que j’ai fait. En tout cas, je vais continuer pour que ce soit de mieux en mieux.

 

Il faut que tu les montres à des gens tes vidéos. Où sont-elles ?

 

  • Sur un disque dur quelque part … C’est prévu !

 

Quand est-ce que tu vas publier ta première vidéo ?

 

  • Dans les 15 jours qui arrivent, maximum …

Je note ! Avant la fin du mois. Surveillons le blog d’Isabelle. Le compte à rebours a commencé !

Comment tu fais pour dépasser le syndrome de la perfection ?

 

  • C’est hyper vaste comme sujet. J’aime bien faire un peu exprès de faire n’importe quoi. Comme ça, en provoquant l’imperfection, le « n’importe quoi », on s’attend tellement à ce que ce soit n’importe quoi, que souvent, il y a des choses bien qui émergent de ça. C’est waw !

 

  • Je trouve que c’est super important dans la pratique artistique, d’avoir comme un genre de « bac à sable » et de s’autoriser à ça. Ça fait partie du processus et c’est aussi important que les finitions, les retouches … Même physiquement. C’est comme un échauffement au sport.

Quand tu parles de « bac à sable », ça me fait penser à « retrouver son Âme d’enfant ». Parce qu’en fait les enfants, ils s’en fichent complètement. Ils sont en mode « free style » complet tout le temps !

  • Mais pourquoi nous, on n’est pas capable ? C’est tout à fait ça. L’Âme d’enfant, c’est un travail de tous les jours …

Je crois que tu as quelque chose sur ton site, que les gens peuvent télécharger, pour les aider dans leur créativité. Ça consiste en quoi ?

  • C’est un petit livret avec des exercices à la fois assez larges et assez contraignants, pour créer. Ça s’adresse plutôt à des personnes qui ne sont pas hyper sûres d’elle au niveau créatif, mais qui sont quand même curieuses d’aller explorer ça. C’est aussi une sorte de voyage à l’intérieur de soi. Ça touche à des sujets assez personnels que l’on peut traiter comme on veut. C’est libre. Si on veut rester superficiel, on reste superficiel. C’est libre !

 

Où est-ce qu’on peut retrouver tes œuvres ?

 

  • Elles sont sur RedBubble mais je pense que je vais fermer la boutique pour faire autre chose. Ce n’est pas aligné en fait, ça ne va pas. Je vais plutôt essayer de vendre ce que je fais, mais pas des reproductions. Je voudrais vendre les originaux. C’est sur ma liste des expérimentations de l’année ! Mais là je n’ai pas de dates !

 

Quels sont tes projets 2018 ?

 

  • J’ai la liste sous les yeux …

 

  • Globalement, je voudrais laisser plus de place à mon Art en fait. Que j’ose faire des choses que pour l’instant, je n’ose pas faire. Suivre ça ! Suivre le mouvement, se laisser porter …

Je vois que nous avons un objectif en commun 😉 Faire plus de place à notre Art.

  • Art, c’est un mot qui peut englober beaucoup de choses. C’est laisser plus de place à soi finalement.

C’est quelque chose que tu vas expérimenter autant dans la solitude que dans le partage ? Comment tu vois ça ?

  • Ce serait les deux… C’est cet équilibre qu’il faut que j’expérimente. Effectivement, je vois plus de partenariats ou de co-créations pour cette année. Mais, comment ? Ça viendra au moment voulu …

En expérimentant, ça se présentera, je pense …   En tout cas, j’invite tout le monde à commenter le blog d’Isabelle pour l’encourager, lui demander ce qu’elle expérimente en ce moment. Ça va la booster un peu ! Elle en a besoin ! Alors Go ! Lâchez-vous ! Encouragez-la dans sa démarche expérimentale 😉   Maintenant qu’elle a osé se montrer en vidéo ! Attention ! Moi j’attends la vidéo sur sa chaine Youtube avant la fin du mois 😀

  • En plus, les vidéos que j’ai prises de moi, c’était en sortant de la douche en serviette de bain …

Et bien, pourquoi pas ?   Je ne sais plus si j’en ai déjà parlé dans une interview, mais il y a quelque chose qui m’a beaucoup aidé pour cette histoire de perfection. J’étais terrorisé de la vidéo avant ! La vidéo c’était horrible pour moi. Maintenant, ça va beaucoup mieux, même si je ne suis pas 100% à l’aise. J’avais fait un défi vidéo 30 jours l’année dernière. D’ailleurs, je n’ai jamais osé re-regarder ce que j’avais fait. J’avais vu une interview d’un gars, quelques temps auparavant. C’était quelqu’un qui faisait des podcasts. Il avait décidé du jour au lendemain, de publier un podcast de 5 minutes tous les matins sur son blog. Il n’avait pas un super son. C’était loin d’être parfait. De toute façon, ça ne le sera jamais. Il y avait plein de défauts techniques. Au début, son audience se limitait à quelques amis. Ses potes se moquaient de lui parce qu’on entendait des bruits extérieurs, une chasse d’eau, etc … Il s’en fichait. Il a continué. En continuant et en partageant, même quand c’était pas parfait, au bout d’un an son audience avait augmenté et il s’était amélioré. Alors que quelqu’un, avec le même projet dans son coin, qui aurait passé son temps à recommencer plein de fois, tout seul, sans le partager. Au bout d’un an, il sort son « truc parfait » mais personne ne le connaît. Du coup, frustration extrême ! Tu te dis « j’ai travaillé sur mon projet pendant un an et au moment où je frôle presque la perfection (même si chacun a sa propre notion de la perfection), personne ne me voit parce que je n’ai pas partagé l’expérience ». Je sais que cette interview que j’ai vu je ne sais plus quand, m’avait beaucoup aidée dans mon processus d’expérimentation.   Donc, j’ai hâte de voir tes vidéos ! Maintenant que tu as osé te mettre face caméra avec moi, tu ne vas pas y échapper !

Qu’est-ce qui t’as inspiré à me dire « oui » quand je t’ai invité ?

 

  • Je sentais qu’on était sur la même longueur d’ondes depuis quelques temps. Et la deuxième chose, c’est que ça me faisait très peur. Du coup, je me suis dit « ça, c’est quand même vachement bon signe ! ».

C’est un super message ça ! « Ça me faisait très peur donc c’était vachement bon signe ! » C’est génial de partager ça comme message, je trouve.

  • C’est grâce à toi que j’ai appris ça.

 

Derrière la peur, l’Âme agit …

 

  • C’est tout à fait ça. C’est un super slogan !

Je voudrais te féliciter d’avoir osé, d’avoir franchi ce pas et d’avoir partagé ce que tu avais envie de partager. J’encourage à continuer de partager encore plus, à travers ton blog, les vidéos que tu vas partager, à travers ton Art … J’ai envie d’en voir encore plus !   Tu as dit récemment dans un article, que tu voulais faire plus de place au dessin sur ton blog.

  • Oui ! J’ai fait l’erreur d’aller chercher à l’extérieur des conseils … et c’était pas du tout aligné. Donc alignement…

 

Qu’aurais-tu envie de dire comme mot de la fin ?

 

  • Je te remercie énormément de m’avoir invitée et de m’avoir fait confiance pour ce partage.

 

  • Le mot de la fin, j’ai envie de dire : ce qui est important, c’est d’expérimenter ! (rires)

 

  • Franchement, je ne saurais pas quoi dire de plus finalement. C’est magique en fait ce qui se passe quand on se donne le droit de faire ce qu’on a envie de faire et d’y aller !

Tu es rayonnante ! J’adore !   Merci à Isabelle pour ce super moment de partage.

Je t’invite à te rendre sur son blog pour suivre ces aventures expérimentales.

Tu peux également télécharger ton cahier récréatif gratuit pour expérimenter ton côté loufoque et rallumer tes couleurs !

Retrouve également Isabelle sur sa page Facebook et bientôt sur Youtube 😉

Prochaine interview mardi 30 janvier sur ma chaine. Abonne-toi pour être informé de l’heure du direct 😉

A tout bientôt pour la suite des Aventures !!!

Gwenn Seemel, inspiratrice de Joie dans le Monde …

Gwenn Seemel, inspiratrice de Joie dans le Monde …

C’est parti pour une nouvelle interview Portrait d’Artiste de l’autre côté de l’Océan Atlantique !

La magie d’internet nous offre le privilège d’aller à la rencontre d’Artistes inspirants en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire ! Aujourd’hui, je t’emmène sur le chemin de la joie, à la rencontre de Gwenn Seemel.

 

J’ai interviewé Gwenn le 17 août 2017 en direct sur Youtube. Il est plus que temps que je partage ce moment avec toi sur le blog !

 

 

Gwenn est une Artiste franco-américaine que j’ai découverte sur Linkedin, suite à mon départ de Facebook ! Ce départ du bonhomme bleu fut vraiment très bénéfique !   Je suis vite devenue accro aux vidéos de Gwenn sur sa chaine Youtube.

J’aime beaucoup la manière dont elle partage son Art, de manière simple, authentique et chargée de sens.

Bienvenue à Gwenn dans ce voyage à la rencontre d’Artistes inspirants.

A présent, je lui laisse la parole :

 

Je commence en disant quelque chose que j’ai dit sur Framablog : « j’ai 36 ans, mais en français, j’ai l’impression d’avoir 12 ans, alors si parfois je ne trouve pas mes mots … ».  

 

Même si Gwenn a donné des conférences en France, en Suisse, en Belgique … le français reste la langue de son enfance. Elle a vécu la majorité de sa vie aux Etats-Unis et y vit encore aujourd’hui.

 

Dans le feu de l’action, je demande à Gwenn, ce qu’elle est venue faire ici sur Terre :

J’ai envie de contribuer à la Joie qui existe sur Terre et j’ai choisi de le faire avec mon Art.  

 

Gwenn Seemel – Before After

Voilà un échange qui s’annonce très prometteur ! J’A-DO-RE !!!

  • A quel moment l’Art est arrivé dans ta vie ?

J’ai un frère de 3 ans de plus que moi, qui me taquinait beaucoup quand nous étions petits. Un jour il voulait construire un vaisseau spatial. On avait ouvert le canapé-lit et mis des coussins un peu partout. Mon frère dirigeait « le vaisseau » et moi j’étais à côté. Normalement, je devais faire l’Aventure avec lui, je devais être dans le même « monde » que lui, mais j’étais en train de dessiner …   Il n’était pas très content mais il a regardé ce que je faisais. Il avait 9 ans, moi 6, et il me dit « Hum … Pas mal … ». De la part de quelqu’un qui ne me faisait pas beaucoup de compliments, j’étais contente !  

Je me rappelle vraiment de ce moment et je crois que c’est à cet instant que je me suis rendue compte que non seulement, j’étais artiste visuelle, mais aussi, une artiste qui a vraiment envie d’avoir cette connexion avec son public.  

Il y a des Artistes qui se concentrent plus sur l’expression de soi. Ils préfèrent ignorer le public, l’idée même du public. Mais pour moi, l’Art, c’est plutôt la communication. Depuis, je me suis rendue compte que j’aime vraiment avoir une conversation avec mon public.  

 

Gwenn converse très bien avec son public, notamment à travers ses vidéos Youtube, où elle partage son travail. C’est comme ça que je suis devenue accro !!!

 

Un jour, j’étais à une lecture de poésie. Des poètes lisaient leurs poèmes. Il y avait une quinzaine d’artistes. Deux ou trois parmi eux, avant de se lancer dans leur poésie, ont expliqué le contexte autour du texte qu’ils allaient lire. J’ai trouvé Cela très intéressant. Je me sentais vraiment accueillie par les artistes qui ont fait ça. Ce n’est pas que les autres étaient inintéressants. Mais ceux qui ont partagé le contexte m’ont plus touchée. Ça m’attire chez les autres donc je le fais moi aussi. Je créé ce contexte sur Youtube notamment.    

Gwenn Seemel, artiste Franco-Américaine

 

 

J’adore m’intéresser au processus de création des artistes. Je trouve que ça donne une valeur inestimable au travail de l’Artiste, le fait de voir le processus.   Il y a beaucoup d’artistes qui sont cachés, qui ne communiquent pas forcément avec le public. Du coup, tu vois une Œuvre finale mais tu ne te rends pas compte de tout le processus qu’il y a eu derrière et de toute l’histoire … C’est ça qui m’a particulièrement touchée dans le travail de Gwenn. Elle raconte une histoire, partage ses réflexions, son processus de création …  

 

Je suis militante dans plusieurs domaines.

La chose qui me touche le plus, c’est militer pour les artistes, pour que les artistes soient reconnus comme des gens qui contribuent vraiment à la société.

On a besoin d’eux pour comprendre qui nous sommes, où nous allons … Justement, montrer le processus, ça invite les gens à mieux comprendre les artistes et à les respecter. Respecter le travail qu’il faut pour être artiste.  

 

Et Cela, Gwenn le transmet super bien ! J’ai déjà entendu des remarques du genre « oui mais si je montre le processus, on va me copier … ». Je ne suis pas d’accord avec ça car je pars du principe que chacun est unique. Si tu es TOI, personne d’autre que TOI ne peur être TOI.   Gwenn a une vision particulière de cette histoire de « copie » et de « copyright ». C’est quelque chose qui m’a beaucoup interpelé quand j’ai découvert l’univers de Gwenn. Je trouve que c’est vraiment intéressant de partager Cela avec toi.

 

Si quelqu’un a peur qu’on le copie en découvrant le processus, ma question c’est :   « Vous n’êtes pas vraiment dans votre Art ? Si on peut vous copier, vous n’êtes pas assez présent dans ce que vous faites … ».  

Ce n’est pas très gentil comme manière de le dire mais je n’ai pas envie d’être gentille à propos de ça, parce que trop d’artistes sont trop fragiles sur ce sujet.   Au début de ma carrière, j’étais portraitiste, exclusivement. Je ne faisais que des portraits. Donc pour moi, dès le début, je me suis rendue compte que mon Art ne m’appartenait pas complètement. Les œuvres que je faisais, ça appartenait toujours à quelqu’un d’autre. Il y avait toujours le sujet du portrait qui sentait qu’une partie de l’œuvre lui appartenait, même s’il n’était pas fan de l’œuvre. Ça représentait quelque chose de la personne, donc ça lui appartenait aussi. C’est à cause de ça que je me suis rendue compte, que même si ce n’est pas un portrait d’une personne directement, c’est un portrait du monde.

Toutes les œuvres sont des portraits du monde.

Donc, ça appartient au monde aussi.     Mais c’est vrai que même un Artiste comme moi, qui met directement son Art dans le domaine public… C’est à dire que vous pouvez utiliser tout ce que je créé : mes œuvres, mes images, mes vidéos, etc … vous pouvez les utiliser n’importe comment. Même si je fais ça, j’ai toujours un peu de mal à lâcher complètement mes œuvres. Donc, je fais l’effort de les lancer dans le monde, mais ce paradigme du droit d’auteur et du copyright a beaucoup de puissance dans nos cerveaux. Même quelqu’un qui peut mettre son Art dans le domaine public a toujours à faire « l’effort ». Ce n’est pas facile comme manière d’être mais je crois que c’est plus honnête. Il y a trop d’influences dans ce que je créé, donc essayer de ne pas vouloir être une influence pour les autres n’a pas de sens, pour moi. En même temps, je dois dire qu’on n’est pas obligé d’être d’accord avec moi. Tout ce dont j’ai envie, c’est qu’on commence à questionner le copyright. Je crois qu’on en est là. Tout le monde peut commencer à questionner. Même si la réponse c’est « non, le copyright, ça me va très bien, merci ! » .

 

D’ailleurs, j’ai une anecdote récente à ce sujet. J’ai connu la boutique REDBUBBLE grâce à Gwenn et j’ai voulu mettre une de mes photos… C’est une photo toute froissée que j’ai prise dans une friche industrielle et sur cette photo est écrit « Miss Dior ». C’est un papier vraiment froissé, du style publicité déchirée dans un magazine. Du coup, ils m’ont supprimé ma photo parce que ça mettait en « danger » le copyright « Dior », alors que ça n’avait rien à voir avec la copie d’une publicité.

 

C’est dommage. C’est vrai que REDBUBBLE ne gère pas bien, je crois, ce côté du copyright. Moi, j’ai mis un portrait que j’avais dessiné de « David Bowie », quand il est décédé, il y a 1 an-1 an 1/2. Ils l’ont enlevé. Ils ont dit que ça allait peut-être provoquer une réponse côté « copyright » de la part des gens qui géraient son image. Ce qui m’a vraiment frustrée, c’est qu’il n’y a pas eu de processus. Ce n’est pas que quelqu’un qui s’occupe de « David Bowie » a dit quoi que ce soit. Ils ont enlevé l’image avant même d’avoir le « problème ». REDBUBBLE étant un site où il y a tellement d’art, je comprends qu’ils soient prudents, mais là ils viennent d’ajouter récemment une case que l’on est obligé de cocher, pour dire que ce que l’on met en ligne nous appartient. Ils n’avaient pas ça avant et je crois que c’est une manière de se décharger d’un problème de « copyright » éventuel. C’est une manière d’enlever leur responsabilité. On verra si ça va changer les choses …   Affaire à suivre …  

Portrait Gwenn Seemel, artiste

 

 

A mon sens, Gwenn fait passer des messages assez forts dans son Art. Je lui ai demandé de développer cet aspect là.

 

C’est intéressant que tu le décrives comme étant des messages à passer. C’est vrai que ce sont des messages. Ça fait un peu une critique de ce que je fais et ça me fait du bien. J’aurais envie qu’on décrive Cela comme étant des questions plutôt que des messages. Ce que j’essaie vraiment de faire, c’est d’ouvrir la conversation, pas de la fermer en disant « il n’y a que cette manière ! Il faut penser de cette manière ! C’est comme ça qu’il faut faire ». C’est vrai que j’ai du mal à ne pas communiquer mon opinion, le point de vue que j’ai.

Mais j’aimerais avec mon art, plutôt poser des questions,

comme par exemple avec la série que je viens de lancer. Ça s’appelle « La Magie empathique ». c’est une série de portraits de personnes peintes deux fois. Une fois comme la personne cache la chose qui la rend différente des « codes sociétaux » et une autre fois comme la personne se vente de cette chose « Je suis là. Faites avec ! Je suis comme ça ! ». Ça m’a été inspirée par plusieurs choses, mais un livre en particulier qui s’appelle « Covering ». C’est un avocat qui l’a écrit. Ça parle du fait qu’aux Etats-Unis … (le livre est sorti il y a 10 ans donc des choses ont changé, suite à ce qui vient de se passer aux Etats-Unis …), les américains en particulier, gèrent les différences entre les américains, et comment on demande souvent aux autres qui ne sont pas blancs, qui ne sont pas hommes, qui ne sont pas hétéros, de changer, de se changer, de minimiser les choses qui les rendent différents. Par exemple, c’est comme si en France, il y avait une règle qui disait que les employés n’avaient pas le droit de se faire des petites tresses dans leurs cheveux. Une règle comme ça, ça vise surtout les femmes noires. Pas les autres. Ça passe pour une règle « pour tout le monde », mais ça vise certaines personnes en particulier. Il parle de comment aux États-Unis, on a toujours du mal à vraiment laisser les gens s’exprimer complètement. C’est ça qui m’a vraiment inspirée. J’avais envie de voir et comprendre comment les gens minimisaient certains aspects de leur personnalité, de leur identité et comment, si on les encourageait à s’exprimer complètement, ce que ça donnerait !  

 

C’est top ! Je t’invite à aller voir la série « Magie Empathique » de Gwenn !

La Magie Empathique – Gwenn Seemel

  • Gwenn, où tu vois-tu d’ici 3 à 5 ans ?

J’ai vraiment beaucoup de mal avec cette question. Même côté personnel avec mon mari. Lui, il est plutôt dans le planning, à faire des projets… J’ai vraiment du mal à imaginer. Surtout en ce moment avec le gouvernement que l’on a aux Etats-Unis. Je le décris comme ça : je dis que c’est un peu comme si on allait au supermarché, mais quand on a faim ! Donc, on ne va pas faire de bons choix pour la nourriture.

Faire des projets quand on a Trump comme président, c’est un peu comme aller au marché quand on a faim !

(rires)     J’ai le droit de dire : je n’ai pas envie de faire de projets en ce moment. On est bien là où on est. On habite sur une île, sur la côte du New Jersey, au Sud de New York. Les gens viennent ici en vacances. On habite là pendant toute l’année. Ça fait un peu bizarre l’hiver parce qu’il n’y a pas grand monde ici. Mais on est bien ! C’est calme. Pour l’instant, c’est ça. On se concentre sur vraiment, apprécier là où l’on est.   Autrement, j’ai envie d’écrire un livre sur « La Magie Empathique ». Un livre pour raconter ce que c’était de rencontrer tous ces gens qui ont bien voulu que je peigne leur portrait. Ils ont beaucoup partagé avec moi et j’ai envie d’écrire quelque chose là dessus. J’écris souvent des livres au sujet des séries que je créé. J’ai envie de faire ça ! Il y a ça comme projet pour l’instant…

 

Je comprends Gwenn sur le fait d’avoir du mal à se projeter. Moi même, j’ai souvent du mal à me projeter sur le long terme. Ne serait-ce qu’il y a 5 ans, je ne me doutais pas une seule seconde que j’en serais là où j’en suis aujourd’hui. On peut avoir une trame, une idée, une vision, mais c’est vrai que ce n’est pas toujours évident de se projeter loin. Surtout quand on se laisse porter de manière très intuitive par la magie de la vie.

 

Je viens d’avoir un cours sur le développement professionnel pour les artistes. Un des exercices qu’ils m’ont demandé de faire et que je n’ai pas fait, c’est d’écrire une lettre à propos de ce qu’on aimerait que les gens disent de nous lorsque l’on sera décédé. C’est pour nous connecter à qui nous voulons vraiment être et ce qu’on voudrait que les gens retiennent de nous, mais ce n’est pas facile comme exercice. C’est un peu déprimant comme exercice mais je crois que c’est bien quand même ! Moi, je ne l’ai pas fait complètement, mais je vous suggère de le faire, de me dire si ça vous a aidé pour planifier vos projets 😉  

 

Il existe plein de petits exercices de ce genre qui existent : écrire à ton toi de dans 10 ans … ou écrire à la petite fille que tu étais … etc …

 

En plus de s’exprimer pleinement dans son Art, Gwenn le transmet en donnant des cours.

 

La semaine prochaine, je vais donner un cours de dessin au marqueur sur papier, directement à l’encre, pas de crayon à papier. C’est vraiment faire des marques et vivre avec. C’est dans le cadre de « Lifebook », le livre de la vie. C’est en anglais. Une trentaine d’artistes donnent des cours tout au long de l’année. Il y a un forum en ligne pour communiquer avec les artistes.  

 

Après ce petit interlude, je demande à Gwenn quel serait son plus grand rêve, en faisant abstraction du contexte actuel… Je me demande si cette question va lui plaire … Après tout, elle le vit peut-être déjà, son rêve…

 

Je ne sais pas si ça sera TOUJOURS mon plus grand rêve, donc je ne sais pas si c’est LE plus grand rêve, mais en ce moment, avec tout ce qui se passe aux Etats-Unis… Ce que j’aimerais pour le monde, ce serait que l’on reconnaisse que les humains sont fragiles, que nous sommes assez facilement manipulés, que nous sommes des « animaux » sociaux, donc on répond facilement à ce que font les autres.

J’aimerais que nous soyons tous plus conscients,

que l’on prenne le temps de questionner les paradigmes comme le droit d’auteur, mais aussi tous les autres.

Questionner comment et pourquoi on voit le monde comme on le voit.

J’aimerais habiter dans un monde où tout le monde se questionne à propos des paradigmes. Je ne sais pas comment le faire … Je le fais avec mon Art …  

 

Pour moi, je trouve que Gwenn initie vraiment bien cela avec son Art. Elle invite au changement de regard. Ce n’est pas un hasard que je me sois sentie appelée par Gwenn 😉 Merci Gwenn pour Cela. Continue !

 

  • Qu’est-ce qui t’a inspiré à participer à ce voyage magique à la rencontre d’artistes inspirants ?

Tes cheveux !!!

Quand on voit quelqu’un qui s’amuse dans son apparence, qui ne se prend pas trop au sérieux, déjà rien que ça, j’étais intéressée !

Après, j’ai regardé une autre émission que tu as faite. Qui tu es, ça m’a beaucoup plu ! Donc, j’ai voulu participer aussi !

 

Je suis super contente que Gwenn fasse partie de l’Aventure et ça me donne encore plus envie de continuer !   Je t’annonce dors et déjà que les interviews vont revenir en force en cette nouvelle année !

 

Le mot de la fin de Gwenn :

C’est la conversation qui compte. Ce n’est pas essayé de convaincre les autres. C’est d’écouter et de partager !

 

 

Le site web de Gwenn Seemel

Gwenn Seemel sur Youtube

Gwenn Seemel sur Facebook

Gwenn Seemel sur Instagram

La Boutique REDBUBBLE De Gwenn

Si tu as envie de soutenir son Art, tu peux le faire Patreon ou sur Liberapay.

Sylvie Ptitsa, magicienne et révélatrice d’Âme connectée !

Sylvie Ptitsa, magicienne et révélatrice d’Âme connectée !

Le 26 juin 2017, j’inaugurais un nouveau format d’interview en direct sur Youtube ! Comme tu le sais ou comme tu l’apprendras si tu viens de débarquer ici, j’ai toujours eu envie de donner une dimension internationale à mon travail.

Lorsque j’ai démarre The Pink Power Tour Festival en 2014 avec le Tour de Nantes en 80 jours, je rêvais de faire le Tour du Monde à la rencontre d’Artistes inspirants.

2015 fut une année de repositionnement et de recherche intérieure…

Puis 2016 est arrivé avec un nouveau format d’interview sous forme de Podcast. J’adore ce format. Je trouve dans le Podcast une forme de liberté que j’apprécie tout particulièrement.

 

The Pink Power Tour Festival, c’est un voyage itinérant à la rencontre d’Artistes inspirants.

J’interview des personnes dont j’apprécie le travail, la démarche, le message qu’ils ont à faire passer. Je m’intéresse également au processus de création que j’adore mettre en lumière. Pour moi, être l’Artiste de sa vie, c’est explorer nos facettes dans toutes nos dimensions.

Jusqu’à lors, j’interviewais uniquement des personnes que je rencontrais dans la « vraie vie » et dont je suivais le travail depuis longtemps. Puis, intuitivement, j’ai eu envie de dépasser les frontières. C’est alors qu’est arrivée Sylvie Ptitsa sur mon chemin.

 

Sylvie m’a interviewée deux fois ici et .

Sylvie, c’est une fée sur mon chemin. J’aime beaucoup sa vision de la vie, sa manière de créer intuitivement et sa douce folie 😉

Sylvie est une Artiste française, vivant actuellement au Luxembourg.

 

Allons ensemble à la rencontre Sylvie alias Selv La Lutine !

Pour voir nos têtes sur Youtube, c’est là 🙂

Et pour les grands lecteurs, ça se passe par là :

 

  • Mon site s’appelle la Lutinière et mon pseudo, c’est Selv la Lutine car lorsque j’étais dans son ventre, ma maman me percevait comme une petite lutine et elle pensait que j’allais arriver sur la Terre pour amener plein de joie et plein de lumière.

 

  • Je pense qu’elle avait bien perçu mon identité, mon Energie, parce qu’effectivement, dans la vie je suis quelqu’un de très joyeux.

 

  • J’ai une capacité à m’émerveiller d’à peu près tout et rien.

 

  • J’ai un peu le mental d’un petit enfant. J’ai la chance d’avoir cette capacité de trouver mon plaisir dans trois fois rien. Je fais rigoler les gens. Je m’extasie en faisant la cuisine parce que je coupe un chou rouge, je regarde les dessins à l’intérieur du chou rouge et je trouve ça complètement magique. Là, tu vois, je suis dehors, je peux rester des heures à regarder bouger les feuilles, à regarder la forme des nuages. Je suis très liée à la Nature. D’ailleurs Sylvie, ça veut dire « forêt », je pense que ce n’est pas un hasard non plus !

 

  • Donc voilà d’où vient la Lutine ! Beaucoup de gens me disent que je suis un peu comme un être magique, que j’ai une espèce de magie qui se dégage de moi. Je n’en suis pas forcément consciente mais c’est vrai que c’est quelque chose que l’on me renvoie souvent.

 

  • Comme je te l’avais dit quand on avait préparé l’émission avec toi, j’ai constaté qu’effectivement

j’agis souvent comme une sorte de révélateur sur les gens,

c’est-à-dire que je fais sortir des choses d’eux. Que ce soit des choses lourdes qu’ils ont besoin d’exprimer parce qu’ils n’ont pas eu l’occasion de le faire avant ou au contraire des rêves qu’ils ont un peu enterrés parce qu’il n’y croyait plus. Ça se fait vraiment d’une manière très naturelle et spontanée. Je converse avec eux normalement, sans chercher à faire un psychothérapie ou quoi que ce soit, et il y a des vérités qui sortent. Ça peut parfois être assez surprenant et spectaculaire, même pour moi, mais effectivement, avec le temps j’ai constaté que j’ai cet effet là sur les gens sans vraiment savoir pourquoi.

J’adore !!!

Sylvie est une vraie magicienne ! Une magicienne de la Vie, une magicienne de l’Univers.

Tu connectes des choses sans vraiment le savoir … Ça a toujours été le cas ?

  • Je pense que nous sommes tous des magiciens sauf que nous n’avons pas tous la même façon d’exprimer notre magie.

  • C’est un peu comme dans Harry Potter, nous sommes tous des magiciens mais on a pas tous la même baguette 😉 A chacun de trouver la baguette qui lui correspond et qui va lui permettre de magnifier le mieux sa magie. C’est vrai que pour moi, une de ces baguettes, c’est l’Art, mais ce n’est pas la seule. Après… est-ce que ça a toujours été, je ne sais pas. J’en suis plus consciente depuis que je suis adulte. Enfant, je ne peux pas dire si j’avais déjà cette capacité ou pas. Ce qui est sûr, c’est que je n’ai pas grandi dans un milieu qui était spécialement ouvert à ça. On m’a jamais parlé du petit peuple, du monde élémentaire. Par contre, ma maman me lisait beaucoup de contes et je pense que ça été ma façon de garder contact avec tous ces univers que je sentais très réels. Ce n’est pas un hasard si plus tard, en tant qu’écrivain, les premières histoires que j’ai écrites étaient des contes. Encore aujourd’hui, c’est le genre dans lequel je suis le plus à l’aise et dans lequel je préfère m’exprimer. Je travaille beaucoup avec les enfants et je pense que ce n’est pas un hasard non plus.

Artiste, écrivain, peintre … Sylvie crée beaucoup, va vers ce qui l’inspire et s’exprime dans toutes ses dimensions !!! Quel bel exemple pour l’être humain. J’aime !

Avant tu avais un métier plus « classique »… Comment s’est passée la transition pour toi ?

  • J’ai 44 ans et je dis toujours que dans cette vie, j’ai déjà eu plusieurs vies. Au moins professionnellement parlant, sans parler du reste. Les 10 premières années de ma vie professionnelle, j’ai travaillé comme enseignante dans un établissement d’éducation spécialisé. J’avais une formation de documentaliste, ce qui me permettait de travailler en collège ou en lycée. Et la vie ou les beaux hasards de la vie, pour ceux qui croient au hasard, a fait que je me suis retrouvée dans cet établissement spécialisé pour les enfants « difficiles », ceux dont on ne voulaient plus dans les collèges ou les lycées parce qu’ils posaient trop de problèmes. Ce fut un très grand défi, parce que tout ce qu’on m’avait appris ne pouvait pas s’appliquer avec ces enfants là, et une grande chance car ils ont été des maitres de vie, extraordinaires. J’ai aussi eu la chance de tomber dans une équipe formidable, qui m’a appris beaucoup de choses en terme d’humain. Je suis restée 10 ans dans cette école parce que je m’épanouissais vraiment.

Ma créativité a trouvé là un premier terrain. Il y a avait tout à inventer.

  • Que ce soit dans les méthodes, dans la structuration de la bibliothèque qu’il fallait mettre à la portée de ces enfants Certains ne savaient pas lire du tout. Ce fut un grand champ d’expérimentation et j’aimais ce côté « forêt vierge » même si à certains moments, il fallait y aller au « coupe-coupe ». Je pense que j’ai un côté aventurier ! Aventurier de la pédagogie en tout cas, et ça m’a permis de l’exprimer. Je suis restée jusqu’à mon congé maternité.

 

  • L’année où j’ai été enceinte, a ré émergé en moi, en même temps que cet enfant qui poussait en moi, mon rêve premier, mon rêve d’enfant, qui était d’écrire.

 

  • C’est vraiment quelque chose que je portais en moi depuis toute petite. Quand on me demande depuis quand j’écris, je dis que j’écrivais avant même de savoir écrire techniquement parlant, puisque j’ai toujours inventé des histoires dans ma tête. Je faisais ça le soir dans mon lit pour m’endormir. J’en inventais aussi beaucoup avec mon frère. J’avais un frère qui était plus jeune et on jouait des heures et des heures. J’ai commencé comme ça et puis c’est vrai qu’un peu comme toi, je suis une Artiste avec une créativité en étoile, c’est-à-dire que je ne m’exprime pas dans un seul genre. Mon vecteur premier, c’est l’écriture. J’aime aussi faire des photos. Je travaille avec le collage, la peinture. J’ai animé des ateliers d’expression par la peinture pour les adultes et pour les enfants. Je suis musicienne. J’ai touché à pas mal de choses et il y a plusieurs domaines où je me sens à l’aise sans être spécialiste. Le seul domaine dans lequel j’ai une vraie formation académique, c’est la littérature. Après, tout ce que je fais, que ce soit en terme de peinture, de photographie …

je suis plutôt du genre « autodidacte » qui apprend en faisant.

Sylvie est une artiste intuitive. Elle a envie de créer quelque chose, hop ! Elle s’y met ! Merci du fond du cœur de me rappeler que c’est aussi simple que Cela. Je trouve que l’humain a souvent tendance à se mettre des barrières pour créer.

  • Si je reprends l’exemple de la musique, comme quelqu’un qui a commencé par apprendre à faire ses gammes et qui dès qu’il a fini d’apprendre les bases, a très envie de s’approprier l’outil à sa façon. Il y a beaucoup de choses qui ont évolué ainsi dans ma façon d’enseigner. Au début, j’arrivais avec des cours bien préparés, bien léchés. Puis, au fur et à mesure des années, il y avait de moins en moins de choses écrites sur mes feuilles. Et à la fin, je n’avais carrément plus de feuilles ! C’était vraiment du total feeling ! Quand j’avais des feuilles, c’était vraiment pour les inspectrices ou pour mes collègues qui avaient encore besoin de supports écrits.

 

  • Ces 10 années de documentaliste, je pense qu’elles m’ont été utiles dans le sens où ça m’a vraiment permis de développer en moi une structure, un sens de l’ordre, qui maintenant est tellement intégré que je n’ai plus besoin de l’écrire mais qui est en moi. A la fois, je suis quelqu’un de très intuitif mais en même temps, mon intuition ne part pas n’importe où. J’ai gardé aussi ce côté archiviste. Beaucoup des choses que je fais, je les relate dans des articles qui sont stockés sur mon site. Ce qui me permet d’avoir une sorte de mémoire de ce que j’ai fait. C’est très fou-fou ! Et en même temps, derrière cette « foufouterie » apparente, il y a quand même une structure, un ordre.

Je trouve cela fascinant ! Sylvie écrit même plusieurs livres en même temps avec une facilité déconcertante !

Comme cela s’organise dans son processus de création ? Quand tout arrive en même temps dans notre tête, ce n’est pas toujours évident !

  • Avant je travaillais avec des plannings. J’avais encore bien mon côté « documentaliste ». J’avais un planning avec des ordres de priorités et je savais que pour telle date, je voulais avoir fini tel projet. J’essayais de me discipliner à travailler de sorte d’arriver aux échéances dans les délais que je m’étais fixés.

 

  • Maintenant, ça se fait vraiment d’une manière totalement intuitive. Je suis un peu comme une cuisinière qui a plusieurs casseroles sur le feu.

 

  • Il y a des casseroles où je sais que c’est urgent, parce que j’ai des timings à respecter. Dans ces cas-là, je fais en sorte, du mieux que je peux, de respecter les timings qui souvent ne sont pas de mon fait : si je participe à un concours, si je me suis engagée auprès de quelqu’un à participer à une manifestation … Là, il faut que je sois prête dans les temps.

 

  • Après, si ça ne tient vraiment qu’à moi, je travaille vraiment d’une manière totalement intuitive. C’est-à-dire que les choses se font quand elles doivent se faire.

 

  • Pour celles qui ont l’expérience d’une grossesse, c’est un peu comme faire un bébé. Je sais que tout va se faire au moment où ça doit se faire, que ça va se déclencher au moment où ça doit se déclencher. Il n’y a rien à forcer. Il n’y a pas à décréter à l’avance quand est ce que ça doit se faire. J’émets l’intention et après les idées m’arrivent comme elles doivent arriver. Effectivement, ça arrive parfois que j’ai trop d’idées par rapport au temps que j’ai pour les matérialiser mais ce n’est pas grave. Je me dit que si je ne les matérialise pas, c’est que ce n’est pas le moment. Elles vont me revenir plus tard peut-être sous une forme plus mûres, plus approfondies. Et si elles ne reviennent pas, c’est qu’elles n’avaient pas à être matérialisées, elles devaient juste rester au stade d’idées. Je me suis complètement déculpabilisée par rapport à cette histoire de ne pas tout matérialiser, de ne pas tout aboutir. Il y a des livres ou des tableaux que je peux réaliser très rapidement et d’autres qui prennent beaucoup plus de temps. Je pense que c’est comme dans la vie. On dit qu’il faut de tout pour faire un monde. Dans ma créativité, c’est un peu pareil. Il y a des projets qui sont très lents et d’autres qui peuvent être très fulgurants. En 1h ou en ½ journée ça peut être bouclé !

J’adore !!! Je trouve ça génial ! Moi-même, je me suis mise des dead-lines pour des projets sur lesquels j’ai fini par me lâcher la grappe (l’écriture de mon livre, par exemple !). Je me rends compte que l’exemple de Sylvie est super inspirant pour plein de gens. Je trouve que nous sommes dans une société où l’on doit avoir des objectifs SMART, on doit finir à telle date, etc… Nous avons tous la capacité d’avoir des projets fulgurants (je l’ai vécu pendant le Tour de Nantes en 80 jours) autant que nous pouvons aussi accepter parfois que la lenteur, c’est ok. Accepter la lenteur, c’est un beau message également. Nous ne sommes pas tout le temps obligés d’être méga performants !

Sylvie ne nous dit pas de faire, elle nous inspire à être tels que nous sommes dans toutes nos dimensions.

  • Si je devais passer un message, ce serait simplement : « Ecoutez-vous ! »

 

  • Je suis quelqu’un qui s’écoute beaucoup. Ça n’a pas toujours été le cas. J’ai eu une éducation où l’on ne m’a pas beaucoup appris à m’écouter. J’ai donc dû réapprendre. Et plus je m’écoute, plus je me rends compte de cette espèce de sagesse inhérente à la vie, à notre corps, qui à chaque moment, sait ce qui doit être fait et comment ça doit être fait. Il sait quand il a besoin de dormir, quand il besoin de manger, quand il a besoin de créer, de s’aérer.

 

  • Il n’y a pas besoin de forcer, de décréter, de s’imposer un timing ou un culte de la performance. Je pense que si nous sommes alignés avec notre Vérité Intérieure, ce qui doit être fait va s’accomplir de toute façon.

 

  • J’avais raconté dans une de mes émissions de télé, cette expérience que j’avais faite un week-end. J’avais plein de choses à faire et j’avais décidé que je ne les ferais pas de la méthode habituelle. La méthode habituelle aurait été à la militaire. J’aurais fait un listing de ce que j’avais à faire. J’aurais fait dans l’ordre tout ce qu’il y avait sur mon listing et me serait reposée après. Ce week-end là, j’ai vraiment décidé de n’écouter que mes envies et non le diktat de ce que je pensais devoir faire. A ma grande surprise, quand je suis arrivée à la fin du week-end, je me suis rendue compte que j’avais accompli tout ce qu’il y aurait eu sur ce fameux listing. Sauf qu’au lieu de le faire dans le stress et dans une espèce de culpabilité ou de forcing, je l’avais fait dans la joie, la détente, dans un état d’esprit beaucoup plus agréable et aussi beaucoup plus efficace.

 

  • J’ai remarqué ça : si je me force, comme je vais à contrario de mon énergie, ce que je vais faire va me prendre du temps. Ça va être laborieux ! Alors que si je le fais vraiment dans l’élan où je sens que c’est le bon moment, ça va se faire dans le fluidité. Du coup, je vais mettre cinq minutes à le faire au lieu de une demie-heure ou peut-être une heure.

 

  • Il faut jongler. C’est là aussi que dans la vie il faut être créatif. Il y a des choses avec lesquelles on ne peut pas négocier. Si j’ai rendez-vous chez le dentiste, je peux pas faire comme je veux. Il y a des impératifs qui font qu’on a des cadres horaires. Pour l’instant, on en a encore. Même pour moi, je pense que c’est bien d’en avoir gardé quelques-uns parce que ça m’évite d’être complètement en roue libre et déconnectée du monde qui a encore besoin de ça. Après, tous les cadres qui me semblent superflus et que je peux éviter de m’imposer, ceux-là, je les laisse de côté.

Merciii d’inspirer le monde de la sorte !!!

  • En plus, tu vois, au moment où je dis ça, il y a un grand vent qui souffle et qui soulève mes cheveux, comme pour dire « Allez ! Donnez-vous du vent !».

Dans ta créativité, quels sont tes moments préférés ?

  • Si je suis très honnête, je te dirais que ce sont les moments où je ne fais rien.

 

  • En tout cas, en apparence, je ne fais rien. Je suis quelqu’un qui a besoin de beaucoup de temps libre, de liberté, de silence, de solitude. Et en fait, ces moments où j’ai l’air de ne rien faire, où je ne suis pas en train de matérialiser, je ne suis pas en train d’écrire, je ne suis pas en train de tourner mes émissions de télé, je ne suis pas en train de peindre ou à la limite, je n’ai rien dans les mains, je sais que ce sont les moments où se fait en moi le travail le plus important et le plus profond.

 

  • Je ne peux pas vraiment expliquer comment. Je peux peut-être redonner l’exemple de la grossesse. Avant le moment où le bébé naît dans sa forme incarnée, il y a ces 9 mois où il est dans le ventre de la mère. Il y a plein de choses qui se font dans une espèce de secret. Même encore maintenant, on n’a pas encore tellement de regard là-dessus. Voilà, je sens que ce sont juste des moments où j’ai besoin, comme une eau très tranquille, qui reste le plus tranquille possible, pour être transparente, pour se laisser infuser par la lumière.

 

  • Je sens que ce que j’ai à faire de plus important est de cultiver cet état de réceptivité, de transparence, de calme et de sérénité la plus grande possible. Si j’arrive à maintenir cet état là, c’est comme préparer le terrain pour une action qui va se matérialiser de la manière la plus fluide et la plus efficace possible.

 

  • Ce qui va m’éviter de ramer et d’avoir à concrétiser, matérialiser dans l’effort. Je ne veux pas en faire une généralité. C’est ma façon de fonctionner à moi. Comme je l’ai expliqué, ça n’a pas toujours été le cas. Je comprends très bien que pour d’autres gens, il peut encore y avoir besoin d’un cadre, d’une structure, d’une discipline, de se dire « tous les jours de telle heure à telle heure, je fais mes gammes ou je fais mon heure d’écriture… ». C’est mon parcours à moi qui est ce qu’il est et qui doit pas non plus devenir un nouveau cadre.

 

  • Le grand conseil que je donnerais aux artistes et aux gens en général, c’est « Ecoutez-vous ! Faites confiance à cette sagesse intuitive qui est en vous. ». Je pense que lorsque l’on fait ça … Pour moi ça s’est vraiment vérifié ! si on se fait confiance, si on se donne cette liberté, il y a beaucoup de blocages qui sautent. Que ce soit les blocages intérieurs ou les blocages extérieurs.

A ce stade de l’interview, j’ai la sensation que Sylvie est en train de me délivrer un message, me faire un rappel pour moi-même.

  • C’est mon côté révélateur, sûrement ! :p

Je me rends compte que dans la créativité, ces moments-là sont très importants pour moi. Les moments de calme, les moments où je ne fais rien. Je sais que pendant ce temps là, ça se range dans ma tête et après quand ça doit sortir, ça va super vite ! Mais … par moment, j’ai tendance à l’oublier, donc : MERCI Sylvie ! Merci pour ce message fort car souvent, les moments où l’on se fait rien en apparence amène de la culpabilité chez beaucoup de personnes. Souvent, c’est très lié au regard des autres …

  • Oui, c’est ça.

 

  • Il y a un truc que j’appelle « l’oreillette du cœur ». Je me pose une question, je vais dans mon cœur. Je pose la question à mon cœur et mon cœur me donne la réponse : sous forme d’images, de mots …

 

  • En fait, nous avons été éduqué dans notre famille, dans la société occidentale, à se remplir tout le temps de choses extérieures : à se remplir de conseils, de méthodes, de façon dont on doit faire, d’informations… Nous sommes invités à remplir nos journées avec des activités … du coup, c’est vrai que lorsque nous faisons le choix de la vacuité, il y a un moment, en particulier les premiers temps … C’est un peu comme un sevrage quand on arrête un truc toxique, il y a un moment où l’on est déstabilisé et où ça fait peur. Il manque cette fausse plénitude, ce faux plein, qui nous a rempli pendant tellement d’années.

 

  • Pour moi, ça s’est produit au moment où j’ai arrêté de travailler, l’année où j’étais enceinte. A la fois, j’avais cette ivresse de la page blanche, d’avoir ces journées entières devant moi, où j’étais complètement libre de mon temps, et en même temps les premiers jours, je me souviens que j’avais une sorte d’angoisse de me dire : « han ! il n’y a plus de cadre, plus d’horaires, plus de calendrier… ».

 

  • En plus, quand on est enseignant, on a tout le temps à peu près les mêmes horaires et le même emploi du temps avec les mêmes vacances. Il y a cette régularité, cette routine. Et tout à coup, je n’avais plus ça. J’étais vraiment comme quelqu’un qui n’avait plus de structure externe et ça m’a obligée à me trouver une structure interne. Et quitte à m’en recréer une, je me suis dit que j’allais la créer beaucoup plus souple. Effectivement, je pense que les premiers temps où l’on s’accorde ce droit, avant même que ça devienne un plaisir, ça peut être déstabilisant. Mais ça ne veut pas dire pour autant que l’on doive s’en priver. Là encore je dirais « Ecoutez-vous ».

 

  • Moi, je sentais que j’avais vraiment ce besoin. Je suis très proche de la nature donc je fonctionne beaucoup avec les saisons. A l’hiver en particulier, je ressens, comme la nature, le moment de me retirer encore plus en moi et de passer encore plus de temps en moi. L’été, je vais être très active, je vais faire plus d’ateliers, plus de choses dans la matière, dans le concret et l’hiver je vais passer plus de temps en méditation, à rêver ou même carrément à dormir. Parce que je travaille beaucoup en dormant aussi !

 

  • Les premières années où je ressentais ce besoin, c’était presque irrépressible ! Même si j’essayais de me forcer à travailler, je sentais comme si j’étais en train de rouler avec ma voiture avec le frein à main. J’étais dans une espèce de lourdeur désagréable, ce qui faisait qu’à un moment, je m’asseyais et j’arrêtais de faire quoi que ce soit. Au bout d’un moment, la culpabilité revenait au galop : « non, mais Sylvie tu as ça à faire ! T’as le ménage, les courses, tu as ceci, tu as cela ». Et en moi il y avait ce truc qui disait : « Non, j’ai besoin d’encore plus de détente, j’ai besoin d’encore plus de repos. ». C’est vraiment un équilibre à trouver entre les impératifs de la vie quotidienne et des choses que l’on ne peut pas négocier et les petites parenthèses de temps que l’on peut s’accorder.

 

  • Si l’on ne peut que s’accorder 10 minutes par jour, on peut commencer par là. Mais en fait, j’ai l’impression que si on commence à se l’accorder, justement, comme la vie répond, elle va nous donner l’occasion de s’en accorder de plus en plus. J’ai commencé à m’accorder mes 10 minutes ou mon quart d’heure, le matin avant de me mettre aux tâches de la journée. Et après il se trouvait que dans la journée, j’avais des rendez-vous qui sautaient, je devais emmener mon fils quelque part et puis c’était la maman d’un copain qui se proposait de le faire.

 

  • Finalement, d’ ¼ d’h, j’arrivais à grignoter de plus en plus de ces petits moments savoureux. C’était comme des friandises au début, parce que je n’en avais pas encore beaucoup. J’étais en cœur à cœur avec ma fameuse oreillette. Après c’était tellement bon que je ressentais le besoin d’y être de plus en plus. Ce qui est génial, c’est que maintenant, je n’ai plus forcément besoin de solitude. Si j’ai besoin de me connecter à mon monde intérieur, c’est comme un muscle qui est entrainé. Même si je suis au milieu du bruit, si je suis dans les embouteillages ou autre, je peux le faire à peu près partout. Sauf si je suis dans un état de stress avancé… Je n’ai plus besoin de cette solitude ou ce silence dont j’avais besoin au début, parce que c’est une capacité que j’ai tellement développée qu’à tout moment, quand j’ai besoin d’un conseil, d’une réponse, c’est spontané !

 

  • Je vais à l’intérieur de moi, je pose ma question et « Bling ! », la réponse arrive. Ou si elle n’arrive pas dans l’instant, elle va arriver dans la journée ou au moment où ça doit venir. J’ai un total lâcher prise maintenant par rapport à ça. Je sais que la réponse va arriver comme par la Poste, quand ça sera le moment !

Génial ! C’est super pratique d’être à l’écoute de soi en fait !

 

  • Ce n’est pas la peine de se ruer sur le facteur en lui criant « mais tu ne m’as pas amener ma lettre !!! ». Je fais confiance au facteur et je sais que lorsque la réponse doit m’arriver, elle va arriver sous la forme où elle doit m’arriver.

Le temps passe super vite quand je discute avec Sylvie ! Et franchement, ce n’est pas une belle leçon de lâcher prise ça ? Qu’en penses-tu cher lecteur ?

Aussi, à ce stade, je me demande bien quel serait le plus grand rêve de Sylvie, parce que j’ai la sensation qu’elle le vit déjà…

  • Mon rêve pour moi-même, comme tu dis, je le vis déjà. Je crois que mon rêve, c’était tout simplement d’être heureuse et de vivre en accord avec ce que je suis. Et ça, c’est ce que je vis et de plus en plus. C’est que du bonheur !

 

  • Et si j’avais un rêve plus vaste, plus collectif, ce serait que l’on arrive enfin à avoir la paix sur Terre.

 

  • Je suis quelqu’un de profondément non violent. Je suis Lorraine donc j’ai grandi dans une région qui est très marquée par la guerre. Il y a des mémoires de guerre dans ma famille. C’est quelque chose qui m’afflige beaucoup, de voir à quel point la violence est encore présente partout, dans notre société, que ça soit la violence verbale … ou justement aussi cette violence que l’on a envers soi. C’est de là que tout part : cette façon de ne pas s’écouter, de s’imposer sans cesse des choses, de ne pas se respecter.

 

  • Donc voilà ! Si ma baguette magique réussissait à être encore plus puissante, je crois que je ferais ça. Je ferais quelque chose pour la paix sur la Terre.

Je me souviens d’une personne que Sylvie a interviewé dans une de ses émissions. Elle parlait de la Vague de Paix. Je te mets le lien ici, si ça t’intéresse de rejoindre le mouvement 😉

  • Je pense que les rêves sont faits pour être réalisés. Sinon, ça reste juste des idées un peu désespérantes…

 

  • Je pense que les rêves sont comme des graines qu’on porte en soi pour les mettre en terre et que ça devienne quelque chose. Si c’est juste avoir un rêve pour un rêve, qui nous fait rêver mais qui en même temps nous rend triste, parce qu’on se dit « ce n’est qu’un rêve et ça se réalisera jamais », pour moi ce n’est pas un bon rêve.

 

  • J’ai plutôt envie de cultiver les rêves que je crois possible, réalisable. De toute façon, je pars du principe qu’ils le sont tous ! Après, mon travail, bien que je ne le conçoive pas vraiment comme un travail… mon travail de magicienne, c’est de faire en sorte que mes rêves deviennent réalité sur la Terre. Mon rêve de Paix par exemple, je l’ai en partie réalisé en faisant cette émission et en soutenant ces gens qui étaient dans la Vague de Paix. Là encore, je n’ai rien fait de spécial, puisque ce sont eux qui sont venus me trouver avec ce projet en me demandant simplement s’ils pouvaient faire une émission sur ma chaîne.

  • Moi, j’avais appelé la paix dans mon cœur et la vie m’a envoyé ces gens qui étaient des promoteurs de paix dans le concret.

  • Après, je fais aussi des choses dans le concret. Je suis en train de préparer un kit éducatif pour promouvoir la non-violence à l’école. Je fais des choses dans le concret mais je sais que pour moi, ce n’est pas la partie la plus importante de mon travail.

 

  • La vraie puissance de mon travail est en amont dans cette partie un peu mystérieuse qui se fait dans le silence, dans l’invisible …

 

J’adore cette interview !!! Je les adore toutes de toute façon. A chaque fois, j’ai la sensation de recevoir un message, un mot, une phrase, pour moi. Quelque chose qui résonne pour moi, pour mon travail, pour ma vie. Ici, « l’oreillette du cœur » de Sylvie m’inspire énormément, et son message : « Ecoutez-vous ».

 

C’est tellement UnPortant !!!

Pour tout ceux qui ont envie de suivre les émissions de Sylvie. Elle a deux chaines Youtube :

Sylvie travaille bénévolement, en alternance sur les deux chaines, où tu pourras découvrir de jolies pépites 🙂

 

En tant qu’Artiste, Sylvie prépare son fameux kit pédagogique qu’elle prend le temps de mûrir. Il est actuellement en test dans une école en Moselle. Il sortira probablement à la rentrée.

  • C’est un kit qui d’appellera : « Le Fantôme à lunettes », une histoire inspirée de faits réels, de faits vécus, de violence scolaire. Il y a des chansons, des jeux … L’idée c’est vraiment de donner toute une batterie d’outils aux gens qui voudraient promouvoir la non-violence à l’école. Que chacun choisisse dans le kit, les outils qui lui correspond.

Sylvie a deux autres livres qui attendent d’être édité :

  1. l’un est un récit initiatique, qui comme la plupart des contes de Sylvie, s’adresse à des enfants, mais peut très bien être lu par des adultes, car elle a toujours une dimension un peu philosophique dans ses contes.
  2. l’autre, ce sont une quarantaine de textes écrit par Sylvie, à partir des créations graphiques d’autres créateurs. L’idée est de mettre en miroir un texte de Sylvie et les œuvres de créateurs dont elle aime le travail (photographes, peintres, infographistes … beaucoup de gens qui travaillent avec l’image, mais pas que… Il y a des gens qui font des créations en laine, en tissu … des couturiers, des pâtissiers…)

  • Comme toi Marie, dans la vie, je suis quelqu’un qui aime créer des ponts, créer du lien.

 

  • Ce projet de livre est à la fois une façon de mettre en avant mon talent et leur talent. Ce qui a été vraiment intéressant, c’est que ça ne s’est pas toujours fait de la même façon. Nous parlions tout à l’heure du processus créatif… ça ne s’est pas toujours fait de la même manière. Il y a certaines fois où le texte a pré-exister et quand j’ai vu l’œuvre de la personne, je lui ai demandé de la mettre en regard. A l’inverse, il y a certains textes que j’ai écrit parce que je trouvais l’œuvre de quelqu’un inspirante, donc là, le texte a jailli en voyant la création de la personne. Puis, il y en a où l’on a carrément créer ensemble, c’était comme créer des jumeaux, on se répondait l’un l’autre, jusqu’à ce que l’on arrive ensemble à une création où l’on sentait que c’était harmonisé. Il y a des artistes de tout âge. Le plus jeune à 5 ans, le plus vieux en a 85. Ils sont un peu de tous les pays. Il y en a en Espagne, au Québec, en France, au Luxembourg … L’idée de ce livre, c’est de faire un gros paquet cadeau qui mette en avant le travail de tous ces gens. Ce livre là s’appellera « Arrêt sur images ».

 

  • Je l’ai commencé l’année de mes 40 ans. Je pensais le sortir l’année de mes 40 ans. J’en ai 44, il n’est toujours pas fini et je lui laisse vraiment le temps de mûrir. Là aussi la vie fait bien les choses, puisqu’à 40 ans, j’étais beaucoup moins connu que je ne le suis maintenant. Du coup, je trouve que pour ces Artistes qui tous ont acceptés bénévolement de participer au livre au moment où je n’étais personne, c’est beaucoup plus valorisant que le livre sorte maintenant, où il sera vu par beaucoup plus de gens. Quelque part, je trouve qu’ils sont aussi récompensés de la confiance qu’ils m’ont faite. Je suis très contente de ça pour eux. Peut-être une création de Marie dans le futur « Arrêt sur images »? On en a pas parlé encore … Comme il est encore en cours de création, je vais aller fouiller dans ses photos et voir si j’ai un texte qui sort d’une de ses photos.

Tout est possible ! Tout est réalisable !

« Il ne savait pas que c’était impossible alors ils l’ont fait » – Mark Twain

  • Un des autres credo que je partage avec Marie, c’est que dans la vie, rien n’est impossible.

 

  • On se crée les possibles que l’on pense à notre mesure. A nous de créer les possibles que l’on se souhaite.

Ça, c’est un super mot de la fin !

J’ai adoré ce moment et en plus, j’ai transcendé ma peur de réaliser des interviews en direct ! Si bien que je recommence jeudi 17 août 2017 à 15H30, de l’autre côté de l’Océan, aux Etats-Unis, à la découverte de l’univers de Gwenn Seemel. Abonne-toi à ma chaîne Youtube pour être notifié 😉

En attendant, retrouve Sylvie sur ses deux chaines Youtube « Ailes & Luit TV » et « De Terre et d’étoiles » et sur son site web : www.lalutiniere.com.

EDIT DU 12/11/2017 : retrouve l’univers pétillant de Sylvie et des co-créateurs assez fous pour la suivre, sur Jamais d’eux sans Toi !

Et Bonne Nouvelle, Sylvie sera en direct demain, lundi 13 novembre 2017 à 20H sur la chaîne de Jérôme RodAnge « Guidance TV » sur la thématique « Faire de sa vie un jeu d’enfant«  ! Si tu arrives après la bataille, tu pourras toujours regarder le Replay 😉

A bientôt pour de nouvelles Aventures !!!