Catégorie : Interview

16 Jan

Dans le laboratoire expérimental d’Isabelle Lagneau

Marie Guibouin / Artiste, Blog, Interview, portraits d'artistes, The Pink Power Tour / / 0 Commentaire

C’était ce lundi en direct sur ma chaine Youtube. J’ai accueilli Isabelle pour une nouvelle interview d’Artiste, dans le cadre du Pink Power Tour Festival !   Nous nous sommes lancées en mode complètement « freestyle » pour cette première interview de 2018 ! Mode « lâcher prise » activée !

Avec Isabelle, nous nous suivons mutuellement via nos blogs respectifs. Ces derniers temps, beaucoup de choses résonnaient chez l’une et l’autre. J’ai eu envie de connaître qui se cachait derrière l’écran et de le partager avec toi. Alors, c’est parti pour l’Aventure !

Bonjour Isabelle !

  • Bonjour ! Merci Marie pour cette invitation ! Ça me fait très plaisir de pouvoir échanger avec toi, autrement que via des commentaires…

Je tiens à féliciter Isabelle d’avoir répondu présente parce que ce n’est pas quelque chose de facile pour elle de s’exprimer publiquement. En plus, je commence avec une question pas forcément évidente :

Qui es-tu Isabelle ?

 

  • C’est toujours difficile de se présenter … Je suis Artiste. J’ai créé le site experimentons.fr et mon credo dans la vie, c’est d’expérimenter 😉 C’est confronter ses envies avec son intuition, avec son élan … Aller là où on a envie d’aller. Parfois, on va quelque part et puis ce n’était pas ça finalement. On revient, on refait des tests … C’est ça qui me plait !

 

Qu’expérimentes-tu en ce moment ?

 

  • J’expérimente en ce moment, d’utiliser mon médium de prédilection qu’est la peinture de façon de plus en plus intuitive, de plus en plus spontanément. J’avais envie de faire des ballons mais je ne sais même pas pourquoi … J’ai pris ma peinture et hop ! En quelques minutes, des ballons !!! C’est venu comme ça.

 

Isabelle, je te remercie pour ce que tu viens de dire, parce qu’en ce moment j’ai très envie de dessiner, de peindre, d’expérimenter des choses justement, mais j’ai le syndrome de la peur de la feuille blanche. J’ai tellement envie de faire trop de choses que je ne fais rien. Est-ce que ça t’arrive aussi ?

 

  • Ah oui ! Ça arrive très souvent. Ce que je fais, pour essayer de contourner ça, c’est de gribouiller, de ne rien attendre … Juste faire quelque chose qui n’a pas forcément de sens, qui ressemble à rien. Juste pour se détendre, faire des hachures par exemple… Et toujours, dans 100% des cas, il y a quelque chose qui sort. Je ne sais pas comment, pourquoi … C’est magique. Je ne sais pas si c’est quelque chose que toi, tu as testé ?

En écriture, j’y arrive très bien. En écriture, je commence et tout sort tout seul. En photo, si je pars me promener, en faisant n’importe quoi, sans attentes particulières … Je me rends compte que finalement, ce n’est pas n’importe quoi 😉 Par contre le dessin et la peinture, alors que ça m’attire vraiment, je n’ai pas systématiquement ce lâcher prise … L’année dernière, j’ai pris des cours de dessin, ça m’a beaucoup aidé à dépasser cette peur de la feuille blanche. Ça a été super bénéfique ! Là, ça fait plusieurs mois que je n’ai pas repris de cours et je ne me suis pas mise à créer seule. Dans cette partie là en tout cas : le dessin et la peinture que j’adore !!! Je pense que j’ai aussi le syndrome de vouloir avoir un résultat concret tout de suite. Ça demande beaucoup de lâcher prise et de patience, à mon sens.

  • De mon point de vue, il y a plusieurs façons de faire. Effectivement, quand on se lance dans une grande tâche, un tableau par exemple. On réfléchit, on fait des croquis … Là ça demande vraiment beaucoup de patience, de concentration, de persévérance.

 

  • Mais pour moi, il y a une autre façon de faire qui est plus « facile », plus spontanée, c’est d’y aller ! Peu importe, si c’est juste un train jaune sur un bout de feuille blanche. On peut en rajouter un autre, d’une autre couleur. On peut s’amuser avec les mediums. J’aime beaucoup prendre des encres et m’amuser à les mélanger comme ça sur une feuille. Tu t’en fou de ce que ça fait. Rien que le fait de voir les encres se mélanger, c’est surkiffant !

Ça me rappelle une expérience que j’avais faite avec des peintures réactives. Quand on les mélange ensemble, ça rend des choses un peu « cheloues » mais ça fait super beau ! Je me souviens quand je m’étais mis dans cet état que tu décris, c’était hyper apaisant. Je n’étais pas en train de me demander si c’était beau ou pas. On est vraiment dans le thème du lâcher prise !

  • Ça ressemble à de la méditation presque ! Moi ça m’apaise beaucoup. Quand je suis stressée, je sors mes peintures. Je fais n’importe quoi, je m’en fiche. Après c’est waw ! Je suis sur un petit nuage.

 

A quel moment l’Art est entrée dans ta vie ?

 

  • J’ai toujours eu un attrait pour tout ce qui est manuel. J’ai fait pas mal de choses. J’ai fait du modelage et ce qu’on appelait du bricolage quand j’étais plus jeune, mais maintenant on dit du « Do It Yourself ».

 

  • Et la peinture, c’est quelque chose qui est très portable. On peut l’emmener n’importe où. C’est ça qui me plait aussi ! Sortir les pinceaux comme ça et hop hop hop ! J’ai toujours créé plus ou moins intensément. Du coup, je suis autodidacte. C’est aussi une grande liberté. Aller chercher ce qui me plait. Puis ça change … un coup c’est de l’anatomie, après c’est autre chose. En ce moment, je suis à fond dans les encres à alcool.

 

Quel est ton moment préféré quand tu crées ?

 

  • Mon moment préféré, c’est quand ça devient vraiment le bazar et que j’arrive à « switcher ».

 

  • Il y a un moment de bascule où ça passe de « bazar » à un signification, à quelque chose qui est structuré. Ce moment là est magique. C’est le bazar ! C’est le chaos ! Et là hop ! Mais en fait, c’est ça que j’ai fait ! Mais en fait c’est trop beau !!! C’est comme s’il y a avait une sorte de pression, puis elle redescend … C’est trop trop bon !

 

L’Âme agit qui opère …

 

  • Je me demande toujours si c’est vraiment moi. Il y a quelque chose d’un peu … paranormal. Il y a quelque chose de plus grand que l’expérience du moment. Et ça, c’est beau aussi.

 

Tu es plutôt solitaire dans ta création ou tu partages beaucoup avec les autres ?

 

  • Je suis plutôt solitaire. Via le blog, j’essaie de partager une partie de ce que je fais. C’est quelque chose qui n’est pas facile pour moi. C’est pour ça que j’ai créé ce blog aussi, pour essayer de partager un peu tout ça. Si ça peut être utile à d’autres qui aimeraient se lancer, avoir des idées.

 

Qu’est-ce qui t’a donné le déclic de créer ton blog ?

 

  • Ce n’était pas vraiment un déclic. Ça faisait des mois et des mois que j’y pensais.

 

  • Je me disais : « ça serait bien si j’avais quelque chose … ». J’avais déjà un autre blog en fait. Ça fait 11 ans que je l’ai, mais il s’essouffle. J’me disais : « j’aime bien partager ce que je fais mais il manque quelque chose… ». Je voulais mettre du texte aussi, faire quelque chose d’un peu plus construit que mon ancien blog.

 

  • Je voulais raconter mon histoire. J’ai vécu des choses pas terribles on va dire … et je m’en suis sortie, entre autre, grâce à l’Art. C’est ça au départ, qui m’a motivée à le faire. Je me suis dit que ça pouvait aider d’autres personnes, qui n’arrivaient pas à voir le bout du tunnel… Il est là le bout du tunnel ! Après, ça a dévié un petit peu. Je ne sais pas trop où ça va aller.

De toute façon, c’est « expérimentons » ! Donc, on expérimente 😉

  • Oui, c’est ça ! C’est tout à fait ça !

 

Dans ton idéal, si tout était possible, s’il n’y avait plus de freins, plus de barrières, que c’était la liberté totale, tu ferais quoi ? Tu ferais ce que tu fais déjà, ou tu ferais d’autres choses en plus ?

 

  • J’aime beaucoup la musique et j’aime toutes les activités qui sont à la fois créatives et à la fois vitales, comme manger, cuisiner … ce genre de choses. J’aimerais bien créer quelque chose qui regroupe un peu tout ça. Ça me frustre parce que je n’arrive pas à relier tout ça. Pourtant, tout fait appel à la créativité, à l’expression, aux interactions avec le monde … Dans mon idéal, il y aurait quelque chose de plus vaste.

Il faut que tu connectes avec Christelle, ma petite sœur. Je pense à elle, là, d’un coup ! Elle est très pour le lien entre la musique, l’alimentation, le corps, la danse … toi, la peinture … Peut-être qu’en partageant avec des personnes qui ont envie de connecter les mêmes choses que toi, il y a des choses qui peuvent émerger dans la co-création. C’est ce qui me vient là tout de suite maintenant. J’étais très solitaire aussi avant, mais j’ai la sensation que cette année nous demande de ne plus rester tout seul, de co-créer avec les autres.

  • En tant qu’artiste, j’ai énormément besoin d’être seule !

Je te comprends, j’adore être seule !

  • L’équilibre n’est pas forcément évident à trouver. En tant qu’Artiste, on a besoin d’introspection, de se connaître soi. On a besoin d’être bien dans ses baskets, d’être bien ancré, dans notre petite bulle. J’ai beaucoup de mal à équilibrer ça avec la co-création.

Ce n’est pas facile. Je suis au tout début de mon chemin, de ce côté là. Par exemple, si on me demande de m’associer avec quelqu’un, ça me fait flipper ! Actuellement, j’expérimente. Je fais partie d’un Cercle. C’est un Cercle de pratiquants d’Arts Martiaux. Je vois que nous pouvons être chacun dans notre individualité, même en créant des choses ensemble. Avant, je séparais ça. Je me disais que si je créais avec des gens, je me perdais moi même. J’avais cette croyance là. Je ne sais pas si tu l’as aussi …

  • Ah oui complètement …

Après, il faut expérimenter pour savoir … alors expérimentons ! Tu l’as vraiment bien choisi le nom de ton site ! Experimentons.fr ! Ça veut dire que tu as tous les droits. C’est génial !

  • Oui, j’avais pas vu ça comme ça. Mais oui !

Tu peux tout faire. Demain, tu peux expérimenter de sauter en parachute et puis après-demain, finalement, je n’ai plus du tout envie de ça, maintenant, je veux faire de la guitare ! Je dis n’importe quoi mais tu vois, expérimentons, ça ouvre un champ des possibles immense !

  • Ça peut même faire peur tout ce plein de choix !

Ce sont des superbes opportunités !

  • C’est l’Abondance de choix.

 

Quel serait ton plus grand rêve ?

 

  • Ce n’est pas facile ça. Des petits rêves, j’en ai plein ! Mais des grands rêves … C’est quelque chose d’assez général mais tout ce qui concerne la paix, l’harmonie dans le monde, ça me tient vraiment à cœur. Après, c’est assez vague …

 

Comment tu pourrais contribuer à Cela avec ton Art par exemple ?

 

  • C’est l’aspect thérapeutique qui m’avait motivé initialement, mais je crois que c’est encore plus grand que ça. C’est aussi communiquer des choses militantes, pacifistes … C’est infini en fait, l’Art … Je peux faire plein de choses. C’est abondant.

Si tu avais un message à faire passer au monde, tu dirais quoi ?

  • Expérimentez !

 

  • Expérimentez ce qui est bon pour vous. Vous savez déjà ce qui est bon pour vous.

 

  • Si c’est bon pour vous, c’est bon pour les autres. C’est là qu’est le chemin le plus approprié pour tout le monde. On sait déjà. On sait déjà tout.

 

  • Il faut se donner le droit de savoir, d’y aller et d’expérimenter !

 

Le mot phare : expérimenter !

 

  • Je ne pensais pas que ça me collerait autant.

 

Quand tu l’as choisis, c’est venu assez naturellement ou tu l’as cherché ?

 

  • Je l’ai cherché pendant des mois en fait. Je ne trouvais pas. J’étais même étonnée qu’il ne soit pas déjà pris. Quand j’ai trouvé, j’ai pensé « ça doit exister, c’est sûr … ». Et non !

Il t’attendait ! Quand est-ce qu’elle va arriver ? J’en ai ras-le-bol ! J’ai envie de sortir de terre !

Quelle sera ta prochaine expérimentation ?

 

  • Ça fait un petit moment que j’ai envie de faire des vidéos sur plein de choses. J’ai commencé à en faire mais je ne suis pas hyper contente de ce que j’ai fait. En tout cas, je vais continuer pour que ce soit de mieux en mieux.

 

Il faut que tu les montres à des gens tes vidéos. Où sont-elles ?

 

  • Sur un disque dur quelque part … C’est prévu !

 

Quand est-ce que tu vas publier ta première vidéo ?

 

  • Dans les 15 jours qui arrivent, maximum …

Je note ! Avant la fin du mois. Surveillons le blog d’Isabelle. Le compte à rebours a commencé !

Comment tu fais pour dépasser le syndrome de la perfection ?

 

  • C’est hyper vaste comme sujet. J’aime bien faire un peu exprès de faire n’importe quoi. Comme ça, en provoquant l’imperfection, le « n’importe quoi », on s’attend tellement à ce que ce soit n’importe quoi, que souvent, il y a des choses bien qui émergent de ça. C’est waw !

 

  • Je trouve que c’est super important dans la pratique artistique, d’avoir comme un genre de « bac à sable » et de s’autoriser à ça. Ça fait partie du processus et c’est aussi important que les finitions, les retouches … Même physiquement. C’est comme un échauffement au sport.

Quand tu parles de « bac à sable », ça me fait penser à « retrouver son Âme d’enfant ». Parce qu’en fait les enfants, ils s’en fichent complètement. Ils sont en mode « free style » complet tout le temps !

  • Mais pourquoi nous, on n’est pas capable ? C’est tout à fait ça. L’Âme d’enfant, c’est un travail de tous les jours …

Je crois que tu as quelque chose sur ton site, que les gens peuvent télécharger, pour les aider dans leur créativité. Ça consiste en quoi ?

  • C’est un petit livret avec des exercices à la fois assez larges et assez contraignants, pour créer. Ça s’adresse plutôt à des personnes qui ne sont pas hyper sûres d’elle au niveau créatif, mais qui sont quand même curieuses d’aller explorer ça. C’est aussi une sorte de voyage à l’intérieur de soi. Ça touche à des sujets assez personnels que l’on peut traiter comme on veut. C’est libre. Si on veut rester superficiel, on reste superficiel. C’est libre !

 

Où est-ce qu’on peut retrouver tes œuvres ?

 

  • Elles sont sur RedBubble mais je pense que je vais fermer la boutique pour faire autre chose. Ce n’est pas aligné en fait, ça ne va pas. Je vais plutôt essayer de vendre ce que je fais, mais pas des reproductions. Je voudrais vendre les originaux. C’est sur ma liste des expérimentations de l’année ! Mais là je n’ai pas de dates !

 

Quels sont tes projets 2018 ?

 

  • J’ai la liste sous les yeux …

 

  • Globalement, je voudrais laisser plus de place à mon Art en fait. Que j’ose faire des choses que pour l’instant, je n’ose pas faire. Suivre ça ! Suivre le mouvement, se laisser porter …

Je vois que nous avons un objectif en commun 😉 Faire plus de place à notre Art.

  • Art, c’est un mot qui peut englober beaucoup de choses. C’est laisser plus de place à soi finalement.

C’est quelque chose que tu vas expérimenter autant dans la solitude que dans le partage ? Comment tu vois ça ?

  • Ce serait les deux… C’est cet équilibre qu’il faut que j’expérimente. Effectivement, je vois plus de partenariats ou de co-créations pour cette année. Mais, comment ? Ça viendra au moment voulu …

En expérimentant, ça se présentera, je pense …   En tout cas, j’invite tout le monde à commenter le blog d’Isabelle pour l’encourager, lui demander ce qu’elle expérimente en ce moment. Ça va la booster un peu ! Elle en a besoin ! Alors Go ! Lâchez-vous ! Encouragez-la dans sa démarche expérimentale 😉   Maintenant qu’elle a osé se montrer en vidéo ! Attention ! Moi j’attends la vidéo sur sa chaine Youtube avant la fin du mois 😀

  • En plus, les vidéos que j’ai prises de moi, c’était en sortant de la douche en serviette de bain …

Et bien, pourquoi pas ?   Je ne sais plus si j’en ai déjà parlé dans une interview, mais il y a quelque chose qui m’a beaucoup aidé pour cette histoire de perfection. J’étais terrorisé de la vidéo avant ! La vidéo c’était horrible pour moi. Maintenant, ça va beaucoup mieux, même si je ne suis pas 100% à l’aise. J’avais fait un défi vidéo 30 jours l’année dernière. D’ailleurs, je n’ai jamais osé re-regarder ce que j’avais fait. J’avais vu une interview d’un gars, quelques temps auparavant. C’était quelqu’un qui faisait des podcasts. Il avait décidé du jour au lendemain, de publier un podcast de 5 minutes tous les matins sur son blog. Il n’avait pas un super son. C’était loin d’être parfait. De toute façon, ça ne le sera jamais. Il y avait plein de défauts techniques. Au début, son audience se limitait à quelques amis. Ses potes se moquaient de lui parce qu’on entendait des bruits extérieurs, une chasse d’eau, etc … Il s’en fichait. Il a continué. En continuant et en partageant, même quand c’était pas parfait, au bout d’un an son audience avait augmenté et il s’était amélioré. Alors que quelqu’un, avec le même projet dans son coin, qui aurait passé son temps à recommencer plein de fois, tout seul, sans le partager. Au bout d’un an, il sort son « truc parfait » mais personne ne le connaît. Du coup, frustration extrême ! Tu te dis « j’ai travaillé sur mon projet pendant un an et au moment où je frôle presque la perfection (même si chacun a sa propre notion de la perfection), personne ne me voit parce que je n’ai pas partagé l’expérience ». Je sais que cette interview que j’ai vu je ne sais plus quand, m’avait beaucoup aidée dans mon processus d’expérimentation.   Donc, j’ai hâte de voir tes vidéos ! Maintenant que tu as osé te mettre face caméra avec moi, tu ne vas pas y échapper !

Qu’est-ce qui t’as inspiré à me dire « oui » quand je t’ai invité ?

 

  • Je sentais qu’on était sur la même longueur d’ondes depuis quelques temps. Et la deuxième chose, c’est que ça me faisait très peur. Du coup, je me suis dit « ça, c’est quand même vachement bon signe ! ».

C’est un super message ça ! « Ça me faisait très peur donc c’était vachement bon signe ! » C’est génial de partager ça comme message, je trouve.

  • C’est grâce à toi que j’ai appris ça.

 

Derrière la peur, l’Âme agit …

 

  • C’est tout à fait ça. C’est un super slogan !

Je voudrais te féliciter d’avoir osé, d’avoir franchi ce pas et d’avoir partagé ce que tu avais envie de partager. J’encourage à continuer de partager encore plus, à travers ton blog, les vidéos que tu vas partager, à travers ton Art … J’ai envie d’en voir encore plus !   Tu as dit récemment dans un article, que tu voulais faire plus de place au dessin sur ton blog.

  • Oui ! J’ai fait l’erreur d’aller chercher à l’extérieur des conseils … et c’était pas du tout aligné. Donc alignement…

 

Qu’aurais-tu envie de dire comme mot de la fin ?

 

  • Je te remercie énormément de m’avoir invitée et de m’avoir fait confiance pour ce partage.

 

  • Le mot de la fin, j’ai envie de dire : ce qui est important, c’est d’expérimenter ! (rires)

 

  • Franchement, je ne saurais pas quoi dire de plus finalement. C’est magique en fait ce qui se passe quand on se donne le droit de faire ce qu’on a envie de faire et d’y aller !

Tu es rayonnante ! J’adore !   Merci à Isabelle pour ce super moment de partage.   Je t’invite à te rendre sur son blog pour suivre ces aventures expérimentales.   Tu peux également télécharger ton cahier récréatif gratuit pour expérimenter ton côté loufoque et rallumer tes couleurs !   Retrouve également Isabelle sur sa page Facebook et bientôt sur Youtube 😉   Prochaine interview mardi 30 janvier sur ma chaine. Abonne-toi pour être informé de l’heure du direct 😉   A tout bientôt pour la suite des Aventures !!!    

08 Jan

Gwenn Seemel, inspiratrice de Joie dans le Monde …

Marie Guibouin / Blog, Interview, The Pink Power Tour / / 0 Commentaire

C’est parti pour une nouvelle interview Portrait d’Artiste de l’autre côté de l’Océan Atlantique !

La magie d’internet nous offre le privilège d’aller à la rencontre d’Artistes inspirants en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire ! Aujourd’hui, je t’emmène sur le chemin de la joie, à la rencontre de Gwenn Seemel.

 

J’ai interviewé Gwenn le 17 août 2017 en direct sur Youtube. Il est plus que temps que je partage ce moment avec toi sur le blog !

 

 

Gwenn est une Artiste franco-américaine que j’ai découverte sur Linkedin, suite à mon départ de Facebook ! Ce départ du bonhomme bleu fut vraiment très bénéfique !   Je suis vite devenue accro aux vidéos de Gwenn sur sa chaine Youtube.

J’aime beaucoup la manière dont elle partage son Art, de manière simple, authentique et chargée de sens.

Bienvenue à Gwenn dans ce voyage à la rencontre d’Artistes inspirants.

A présent, je lui laisse la parole :

 

Je commence en disant quelque chose que j’ai dit sur Framablog : « j’ai 36 ans, mais en français, j’ai l’impression d’avoir 12 ans, alors si parfois je ne trouve pas mes mots … ».  

 

Même si Gwenn a donné des conférences en France, en Suisse, en Belgique … le français reste la langue de son enfance. Elle a vécu la majorité de sa vie aux Etats-Unis et y vit encore aujourd’hui.

 

Dans le feu de l’action, je demande à Gwenn, ce qu’elle est venue faire ici sur Terre :

J’ai envie de contribuer à la Joie qui existe sur Terre et j’ai choisi de le faire avec mon Art.  

 

Gwenn Seemel Before After -2012

 

Voilà un échange qui s’annonce très prometteur ! J’A-DO-RE !!!

  • A quel moment l’Art est arrivé dans ta vie ?

J’ai un frère de 3 ans de plus que moi, qui me taquinait beaucoup quand nous étions petits. Un jour il voulait construire un vaisseau spatial. On avait ouvert le canapé-lit et mis des coussins un peu partout. Mon frère dirigeait « le vaisseau » et moi j’étais à côté. Normalement, je devais faire l’Aventure avec lui, je devais être dans le même « monde » que lui, mais j’étais en train de dessiner …   Il n’était pas très content mais il a regardé ce que je faisais. Il avait 9 ans, moi 6, et il me dit « Hum … Pas mal … ». De la part de quelqu’un qui ne me faisait pas beaucoup de compliments, j’étais contente !  

Je me rappelle vraiment de ce moment et je crois que c’est à cet instant que je me suis rendue compte que non seulement, j’étais artiste visuelle, mais aussi, une artiste qui a vraiment envie d’avoir cette connexion avec son public.  

Il y a des Artistes qui se concentrent plus sur l’expression de soi. Ils préfèrent ignorer le public, l’idée même du public. Mais pour moi, l’Art, c’est plutôt la communication. Depuis, je me suis rendue compte que j’aime vraiment avoir une conversation avec mon public.  

 

Gwenn converse très bien avec son public, notamment à travers ses vidéos Youtube, où elle partage son travail. C’est comme ça que je suis devenue accro !!!

 

Un jour, j’étais à une lecture de poésie. Des poètes lisaient leurs poèmes. Il y avait une quinzaine d’artistes. Deux ou trois parmi eux, avant de se lancer dans leur poésie, ont expliqué le contexte autour du texte qu’ils allaient lire. J’ai trouvé Cela très intéressant. Je me sentais vraiment accueillie par les artistes qui ont fait ça. Ce n’est pas que les autres étaient inintéressants. Mais ceux qui ont partagé le contexte m’ont plus touchée. Ça m’attire chez les autres donc je le fais moi aussi. Je créé ce contexte sur Youtube notamment.    

 

J’adore m’intéresser au processus de création des artistes. Je trouve que ça donne une valeur inestimable au travail de l’Artiste, le fait de voir le processus.   Il y a beaucoup d’artistes qui sont cachés, qui ne communiquent pas forcément avec le public. Du coup, tu vois une Œuvre finale mais tu ne te rends pas compte de tout le processus qu’il y a eu derrière et de toute l’histoire … C’est ça qui m’a particulièrement touchée dans le travail de Gwenn. Elle raconte une histoire, partage ses réflexions, son processus de création …  

 

Je suis militante dans plusieurs domaines.

La chose qui me touche le plus, c’est militer pour les artistes, pour que les artistes soient reconnus comme des gens qui contribuent vraiment à la société.

On a besoin d’eux pour comprendre qui nous sommes, où nous allons … Justement, montrer le processus, ça invite les gens à mieux comprendre les artistes et à les respecter. Respecter le travail qu’il faut pour être artiste.  

 

Et Cela, Gwenn le transmet super bien ! J’ai déjà entendu des remarques du genre « oui mais si je montre le processus, on va me copier … ». Je ne suis pas d’accord avec ça car je pars du principe que chacun est unique. Si tu es TOI, personne d’autre que TOI ne peur être TOI.   Gwenn a une vision particulière de cette histoire de « copie » et de « copyright ». C’est quelque chose qui m’a beaucoup interpelé quand j’ai découvert l’univers de Gwenn. Je trouve que c’est vraiment intéressant de partager Cela avec toi.

 

Si quelqu’un a peur qu’on le copie en découvrant le processus, ma question c’est :   « Vous n’êtes pas vraiment dans votre Art ? Si on peut vous copier, vous n’êtes pas assez présent dans ce que vous faites … ».  

Ce n’est pas très gentil comme manière de le dire mais je n’ai pas envie d’être gentille à propos de ça, parce que trop d’artistes sont trop fragiles sur ce sujet.   Au début de ma carrière, j’étais portraitiste, exclusivement. Je ne faisais que des portraits. Donc pour moi, dès le début, je me suis rendue compte que mon Art ne m’appartenait pas complètement. Les œuvres que je faisais, ça appartenait toujours à quelqu’un d’autre. Il y avait toujours le sujet du portrait qui sentait qu’une partie de l’œuvre lui appartenait, même s’il n’était pas fan de l’œuvre. Ça représentait quelque chose de la personne, donc ça lui appartenait aussi. C’est à cause de ça que je me suis rendue compte, que même si ce n’est pas un portrait d’une personne directement, c’est un portrait du monde.

Toutes les œuvres sont des portraits du monde.

Donc, ça appartient au monde aussi.     Mais c’est vrai que même un Artiste comme moi, qui met directement son Art dans le domaine public… C’est à dire que vous pouvez utiliser tout ce que je créé : mes œuvres, mes images, mes vidéos, etc … vous pouvez les utiliser n’importe comment. Même si je fais ça, j’ai toujours un peu de mal à lâcher complètement mes œuvres. Donc, je fais l’effort de les lancer dans le monde, mais ce paradigme du droit d’auteur et du copyright a beaucoup de puissance dans nos cerveaux. Même quelqu’un qui peut mettre son Art dans le domaine public a toujours à faire « l’effort ». Ce n’est pas facile comme manière d’être mais je crois que c’est plus honnête. Il y a trop d’influences dans ce que je créé, donc essayer de ne pas vouloir être une influence pour les autres n’a pas de sens, pour moi. En même temps, je dois dire qu’on n’est pas obligé d’être d’accord avec moi. Tout ce dont j’ai envie, c’est qu’on commence à questionner le copyright. Je crois qu’on en est là. Tout le monde peut commencer à questionner. Même si la réponse c’est « non, le copyright, ça me va très bien, merci ! » .

 

D’ailleurs, j’ai une anecdote récente à ce sujet. J’ai connu la boutique REDBUBBLE grâce à Gwenn et j’ai voulu mettre une de mes photos… C’est une photo toute froissée que j’ai prise dans une friche industrielle et sur cette photo est écrit « Miss Dior ». C’est un papier vraiment froissé, du style publicité déchirée dans un magazine. Du coup, ils m’ont supprimé ma photo parce que ça mettait en « danger » le copyright « Dior », alors que ça n’avait rien à voir avec la copie d’une publicité.

 

C’est dommage. C’est vrai que REDBUBBLE ne gère pas bien, je crois, ce côté du copyright. Moi, j’ai mis un portrait que j’avais dessiné de « David Bowie », quand il est décédé, il y a 1 an-1 an 1/2. Ils l’ont enlevé. Ils ont dit que ça allait peut-être provoquer une réponse côté « copyright » de la part des gens qui géraient son image. Ce qui m’a vraiment frustrée, c’est qu’il n’y a pas eu de processus. Ce n’est pas que quelqu’un qui s’occupe de « David Bowie » a dit quoi que ce soit. Ils ont enlevé l’image avant même d’avoir le « problème ». REDBUBBLE étant un site où il y a tellement d’art, je comprends qu’ils soient prudents, mais là ils viennent d’ajouter récemment une case que l’on est obligé de cocher, pour dire que ce que l’on met en ligne nous appartient. Ils n’avaient pas ça avant et je crois que c’est une manière de se décharger d’un problème de « copyright » éventuel. C’est une manière d’enlever leur responsabilité. On verra si ça va changer les choses …   Affaire à suivre …  

 

A mon sens, Gwenn fait passer des messages assez forts dans son Art. Je lui ai demandé de développer cet aspect là.

 

C’est intéressant que tu le décrives comme étant des messages à passer. C’est vrai que ce sont des messages. Ça fait un peu une critique de ce que je fais et ça me fait du bien. J’aurais envie qu’on décrive Cela comme étant des questions plutôt que des messages. Ce que j’essaie vraiment de faire, c’est d’ouvrir la conversation, pas de la fermer en disant « il n’y a que cette manière ! Il faut penser de cette manière ! C’est comme ça qu’il faut faire ». C’est vrai que j’ai du mal à ne pas communiquer mon opinion, le point de vue que j’ai.

Mais j’aimerais avec mon art, plutôt poser des questions,

comme par exemple avec la série que je viens de lancer. Ça s’appelle « La Magie empathique ». c’est une série de portraits de personnes peintes deux fois. Une fois comme la personne cache la chose qui la rend différente des « codes sociétaux » et une autre fois comme la personne se vente de cette chose « Je suis là. Faites avec ! Je suis comme ça ! ». Ça m’a été inspirée par plusieurs choses, mais un livre en particulier qui s’appelle « Covering ». C’est un avocat qui l’a écrit. Ça parle du fait qu’aux Etats-Unis … (le livre est sorti il y a 10 ans donc des choses ont changé, suite à ce qui vient de se passer aux Etats-Unis …), les américains en particulier, gèrent les différences entre les américains, et comment on demande souvent aux autres qui ne sont pas blancs, qui ne sont pas hommes, qui ne sont pas hétéros, de changer, de se changer, de minimiser les choses qui les rendent différents. Par exemple, c’est comme si en France, il y avait une règle qui disait que les employés n’avaient pas le droit de se faire des petites tresses dans leurs cheveux. Une règle comme ça, ça vise surtout les femmes noires. Pas les autres. Ça passe pour une règle « pour tout le monde », mais ça vise certaines personnes en particulier. Il parle de comment aux États-Unis, on a toujours du mal à vraiment laisser les gens s’exprimer complètement. C’est ça qui m’a vraiment inspirée. J’avais envie de voir et comprendre comment les gens minimisaient certains aspects de leur personnalité, de leur identité et comment, si on les encourageait à s’exprimer complètement, ce que ça donnerait !  

 

C’est top ! Je t’invite à aller voir la série « Magie Empathique » de Gwenn !

La Magie Empathique – Gwenn Seemel

 

  • Gwenn, où tu vois-tu d’ici 3 à 5 ans ?

J’ai vraiment beaucoup de mal avec cette question. Même côté personnel avec mon mari. Lui, il est plutôt dans le planning, à faire des projets… J’ai vraiment du mal à imaginer. Surtout en ce moment avec le gouvernement que l’on a aux Etats-Unis. Je le décris comme ça : je dis que c’est un peu comme si on allait au supermarché, mais quand on a faim ! Donc, on ne va pas faire de bons choix pour la nourriture.

Faire des projets quand on a Trump comme président, c’est un peu comme aller au marché quand on a faim !

(rires)     J’ai le droit de dire : je n’ai pas envie de faire de projets en ce moment. On est bien là où on est. On habite sur une île, sur la côte du New Jersey, au Sud de New York. Les gens viennent ici en vacances. On habite là pendant toute l’année. Ça fait un peu bizarre l’hiver parce qu’il n’y a pas grand monde ici. Mais on est bien ! C’est calme. Pour l’instant, c’est ça. On se concentre sur vraiment, apprécier là où l’on est.   Autrement, j’ai envie d’écrire un livre sur « La Magie Empathique ». Un livre pour raconter ce que c’était de rencontrer tous ces gens qui ont bien voulu que je peigne leur portrait. Ils ont beaucoup partagé avec moi et j’ai envie d’écrire quelque chose là dessus. J’écris souvent des livres au sujet des séries que je créé. J’ai envie de faire ça ! Il y a ça comme projet pour l’instant…

 

Je comprends Gwenn sur le fait d’avoir du mal à se projeter. Moi même, j’ai souvent du mal à me projeter sur le long terme. Ne serait-ce qu’il y a 5 ans, je ne me doutais pas une seule seconde que j’en serais là où j’en suis aujourd’hui. On peut avoir une trame, une idée, une vision, mais c’est vrai que ce n’est pas toujours évident de se projeter loin. Surtout quand on se laisse porter de manière très intuitive par la magie de la vie.

 

Je viens d’avoir un cours sur le développement professionnel pour les artistes. Un des exercices qu’ils m’ont demandé de faire et que je n’ai pas fait, c’est d’écrire une lettre à propos de ce qu’on aimerait que les gens disent de nous lorsque l’on sera décédé. C’est pour nous connecter à qui nous voulons vraiment être et ce qu’on voudrait que les gens retiennent de nous, mais ce n’est pas facile comme exercice. C’est un peu déprimant comme exercice mais je crois que c’est bien quand même ! Moi, je ne l’ai pas fait complètement, mais je vous suggère de le faire, de me dire si ça vous a aidé pour planifier vos projets 😉  

 

Il existe plein de petits exercices de ce genre qui existent : écrire à ton toi de dans 10 ans … ou écrire à la petite fille que tu étais … etc …

 

En plus de s’exprimer pleinement dans son Art, Gwenn le transmet en donnant des cours.

 

La semaine prochaine, je vais donner un cours de dessin au marqueur sur papier, directement à l’encre, pas de crayon à papier. C’est vraiment faire des marques et vivre avec. C’est dans le cadre de « Lifebook », le livre de la vie. C’est en anglais. Une trentaine d’artistes donnent des cours tout au long de l’année. Il y a un forum en ligne pour communiquer avec les artistes.  

 

Après ce petit interlude, je demande à Gwenn quel serait son plus grand rêve, en faisant abstraction du contexte actuel… Je me demande si cette question va lui plaire … Après tout, elle le vit peut-être déjà, son rêve…

 

Je ne sais pas si ça sera TOUJOURS mon plus grand rêve, donc je ne sais pas si c’est LE plus grand rêve, mais en ce moment, avec tout ce qui se passe aux Etats-Unis… Ce que j’aimerais pour le monde, ce serait que l’on reconnaisse que les humains sont fragiles, que nous sommes assez facilement manipulés, que nous sommes des « animaux » sociaux, donc on répond facilement à ce que font les autres.

J’aimerais que nous soyons tous plus conscients,

que l’on prenne le temps de questionner les paradigmes comme le droit d’auteur, mais aussi tous les autres.

Questionner comment et pourquoi on voit le monde comme on le voit.

J’aimerais habiter dans un monde où tout le monde se questionne à propos des paradigmes. Je ne sais pas comment le faire … Je le fais avec mon Art …  

 

Pour moi, je trouve que Gwenn initie vraiment bien cela avec son Art. Elle invite au changement de regard. Ce n’est pas un hasard que je me sois sentie appelée par Gwenn 😉 Merci Gwenn pour Cela. Continue !

 

  • Qu’est-ce qui t’a inspiré à participer à ce voyage magique à la rencontre d’artistes inspirants ?

Tes cheveux !!!

Quand on voit quelqu’un qui s’amuse dans son apparence, qui ne se prend pas trop au sérieux, déjà rien que ça, j’étais intéressée !

Après, j’ai regardé une autre émission que tu as faite. Qui tu es, ça m’a beaucoup plu ! Donc, j’ai voulu participer aussi !

 

Je suis super contente que Gwenn fasse partie de l’Aventure et ça me donne encore plus envie de continuer !   Je t’annonce dors et déjà que les interviews vont revenir en force en cette nouvelle année !

 

Le mot de la fin de Gwenn :

C’est la conversation qui compte. Ce n’est pas essayé de convaincre les autres. C’est d’écouter et de partager !

Gwenn Semmel - Crédit photo : Molly Ross

 

Le site web de Gwenn Seemel

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La Boutique REDBUBBLE De Gwenn

Si tu as envie de soutenir son Art, tu peux le faire Patreon ou sur Liberapay.

14 Août

Sylvie Ptitsa, magicienne et révélatrice d’Âme connectée !

Le 26 juin 2017, j’inaugurais un nouveau format d’interview en direct sur Youtube ! Comme tu le sais ou comme tu l’apprendras si tu viens de débarquer ici, j’ai toujours eu envie de donner une dimension internationale à mon travail.

Lorsque j’ai démarre The Pink Power Tour Festival en 2014 avec le Tour de Nantes en 80 jours, je rêvais de faire le Tour du Monde à la rencontre d’Artistes inspirants.

2015 fut une année de repositionnement et de recherche intérieure…

Puis 2016 est arrivé avec un nouveau format d’interview sous forme de Podcast. J’adore ce format. Je trouve dans le Podcast une forme de liberté que j’apprécie tout particulièrement.

 

The Pink Power Tour Festival, c’est un voyage itinérant à la rencontre d’Artistes inspirants.

J’interview des personnes dont j’apprécie le travail, la démarche, le message qu’ils ont à faire passer. Je m’intéresse également au processus de création que j’adore mettre en lumière. Pour moi, être l’Artiste de sa vie, c’est explorer nos facettes dans toutes nos dimensions.

Jusqu’à lors, j’interviewais uniquement des personnes que je rencontrais dans la « vraie vie » et dont je suivais le travail depuis longtemps. Puis, intuitivement, j’ai eu envie de dépasser les frontières. C’est alors qu’est arrivée Sylvie Ptitsa sur mon chemin.

 

Sylvie m’a interviewée deux fois ici et .

Sylvie, c’est une fée sur mon chemin. J’aime beaucoup sa vision de la vie, sa manière de créer intuitivement et sa douce folie 😉

Sylvie est une Artiste française, vivant actuellement au Luxembourg.

 

Allons ensemble à la rencontre Sylvie alias Selv La Lutine !

Pour voir nos têtes sur Youtube, c’est là 🙂

Et pour les grands lecteurs, ça se passe par là :

  • Mon site s’appelle la Lutinière et mon pseudo, c’est Selv la Lutine car lorsque j’étais dans son ventre, ma maman me percevait comme une petite lutine et elle pensait que j’allais arriver sur la Terre pour amener plein de joie et plein de lumière.

 

  • Je pense qu’elle avait bien perçu mon identité, mon Energie, parce qu’effectivement, dans la vie je suis quelqu’un de très joyeux.

 

  • J’ai une capacité à m’émerveiller d’à peu près tout et rien.

 

  • J’ai un peu le mental d’un petit enfant. J’ai la chance d’avoir cette capacité de trouver mon plaisir dans trois fois rien. Je fais rigoler les gens. Je m’extasie en faisant la cuisine parce que je coupe un chou rouge, je regarde les dessins à l’intérieur du chou rouge et je trouve ça complètement magique. Là, tu vois, je suis dehors, je peux rester des heures à regarder bouger les feuilles, à regarder la forme des nuages. Je suis très liée à la Nature. D’ailleurs Sylvie, ça veut dire « forêt », je pense que ce n’est pas un hasard non plus !

 

  • Donc voilà d’où vient la Lutine ! Beaucoup de gens me disent que je suis un peu comme un être magique, que j’ai une espèce de magie qui se dégage de moi. Je n’en suis pas forcément consciente mais c’est vrai que c’est quelque chose que l’on me renvoie souvent.

 

  • Comme je te l’avais dit quand on avait préparé l’émission avec toi, j’ai constaté qu’effectivement

j’agis souvent comme une sorte de révélateur sur les gens,

c’est-à-dire que je fais sortir des choses d’eux. Que ce soit des choses lourdes qu’ils ont besoin d’exprimer parce qu’ils n’ont pas eu l’occasion de le faire avant ou au contraire des rêves qu’ils ont un peu enterrés parce qu’il n’y croyait plus. Ça se fait vraiment d’une manière très naturelle et spontanée. Je converse avec eux normalement, sans chercher à faire un psychothérapie ou quoi que ce soit, et il y a des vérités qui sortent. Ça peut parfois être assez surprenant et spectaculaire, même pour moi, mais effectivement, avec le temps j’ai constaté que j’ai cet effet là sur les gens sans vraiment savoir pourquoi.

J’adore !!!

Sylvie est une vraie magicienne ! Une magicienne de la Vie, une magicienne de l’Univers.

Tu connectes des choses sans vraiment le savoir … Ça a toujours été le cas ?

  • Je pense que nous sommes tous des magiciens sauf que nous n’avons pas tous la même façon d’exprimer notre magie.

  • C’est un peu comme dans Harry Potter, nous sommes tous des magiciens mais on a pas tous la même baguette 😉 A chacun de trouver la baguette qui lui correspond et qui va lui permettre de magnifier le mieux sa magie. C’est vrai que pour moi, une de ces baguettes, c’est l’Art, mais ce n’est pas la seule. Après… est-ce que ça a toujours été, je ne sais pas. J’en suis plus consciente depuis que je suis adulte. Enfant, je ne peux pas dire si j’avais déjà cette capacité ou pas. Ce qui est sûr, c’est que je n’ai pas grandi dans un milieu qui était spécialement ouvert à ça. On m’a jamais parlé du petit peuple, du monde élémentaire. Par contre, ma maman me lisait beaucoup de contes et je pense que ça été ma façon de garder contact avec tous ces univers que je sentais très réels. Ce n’est pas un hasard si plus tard, en tant qu’écrivain, les premières histoires que j’ai écrites étaient des contes. Encore aujourd’hui, c’est le genre dans lequel je suis le plus à l’aise et dans lequel je préfère m’exprimer. Je travaille beaucoup avec les enfants et je pense que ce n’est pas un hasard non plus.

Artiste, écrivain, peintre … Sylvie crée beaucoup, va vers ce qui l’inspire et s’exprime dans toutes ses dimensions !!! Quel bel exemple pour l’être humain. J’aime !

Avant tu avais un métier plus « classique »… Comment s’est passée la transition pour toi ?

  • J’ai 44 ans et je dis toujours que dans cette vie, j’ai déjà eu plusieurs vies. Au moins professionnellement parlant, sans parler du reste. Les 10 premières années de ma vie professionnelle, j’ai travaillé comme enseignante dans un établissement d’éducation spécialisé. J’avais une formation de documentaliste, ce qui me permettait de travailler en collège ou en lycée. Et la vie ou les beaux hasards de la vie, pour ceux qui croient au hasard, a fait que je me suis retrouvée dans cet établissement spécialisé pour les enfants « difficiles », ceux dont on ne voulaient plus dans les collèges ou les lycées parce qu’ils posaient trop de problèmes. Ce fut un très grand défi, parce que tout ce qu’on m’avait appris ne pouvait pas s’appliquer avec ces enfants là, et une grande chance car ils ont été des maitres de vie, extraordinaires. J’ai aussi eu la chance de tomber dans une équipe formidable, qui m’a appris beaucoup de choses en terme d’humain. Je suis restée 10 ans dans cette école parce que je m’épanouissais vraiment.

Ma créativité a trouvé là un premier terrain. Il y a avait tout à inventer.

  • Que ce soit dans les méthodes, dans la structuration de la bibliothèque qu’il fallait mettre à la portée de ces enfants Certains ne savaient pas lire du tout. Ce fut un grand champ d’expérimentation et j’aimais ce côté « forêt vierge » même si à certains moments, il fallait y aller au « coupe-coupe ». Je pense que j’ai un côté aventurier ! Aventurier de la pédagogie en tout cas, et ça m’a permis de l’exprimer. Je suis restée jusqu’à mon congé maternité.

 

  • L’année où j’ai été enceinte, a ré émergé en moi, en même temps que cet enfant qui poussait en moi, mon rêve premier, mon rêve d’enfant, qui était d’écrire.

 

  • C’est vraiment quelque chose que je portais en moi depuis toute petite. Quand on me demande depuis quand j’écris, je dis que j’écrivais avant même de savoir écrire techniquement parlant, puisque j’ai toujours inventé des histoires dans ma tête. Je faisais ça le soir dans mon lit pour m’endormir. J’en inventais aussi beaucoup avec mon frère. J’avais un frère qui était plus jeune et on jouait des heures et des heures. J’ai commencé comme ça et puis c’est vrai qu’un peu comme toi, je suis une Artiste avec une créativité en étoile, c’est-à-dire que je ne m’exprime pas dans un seul genre. Mon vecteur premier, c’est l’écriture. J’aime aussi faire des photos. Je travaille avec le collage, la peinture. J’ai animé des ateliers d’expression par la peinture pour les adultes et pour les enfants. Je suis musicienne. J’ai touché à pas mal de choses et il y a plusieurs domaines où je me sens à l’aise sans être spécialiste. Le seul domaine dans lequel j’ai une vraie formation académique, c’est la littérature. Après, tout ce que je fais, que ce soit en terme de peinture, de photographie …

je suis plutôt du genre « autodidacte » qui apprend en faisant.

Sylvie est une artiste intuitive. Elle a envie de créer quelque chose, hop ! Elle s’y met ! Merci du fond du cœur de me rappeler que c’est aussi simple que Cela. Je trouve que l’humain a souvent tendance à se mettre des barrières pour créer.

  • Si je reprends l’exemple de la musique, comme quelqu’un qui a commencé par apprendre à faire ses gammes et qui dès qu’il a fini d’apprendre les bases, a très envie de s’approprier l’outil à sa façon. Il y a beaucoup de choses qui ont évolué ainsi dans ma façon d’enseigner. Au début, j’arrivais avec des cours bien préparés, bien léchés. Puis, au fur et à mesure des années, il y avait de moins en moins de choses écrites sur mes feuilles. Et à la fin, je n’avais carrément plus de feuilles ! C’était vraiment du total feeling ! Quand j’avais des feuilles, c’était vraiment pour les inspectrices ou pour mes collègues qui avaient encore besoin de supports écrits.

 

  • Ces 10 années de documentaliste, je pense qu’elles m’ont été utiles dans le sens où ça m’a vraiment permis de développer en moi une structure, un sens de l’ordre, qui maintenant est tellement intégré que je n’ai plus besoin de l’écrire mais qui est en moi. A la fois, je suis quelqu’un de très intuitif mais en même temps, mon intuition ne part pas n’importe où. J’ai gardé aussi ce côté archiviste. Beaucoup des choses que je fais, je les relate dans des articles qui sont stockés sur mon site. Ce qui me permet d’avoir une sorte de mémoire de ce que j’ai fait. C’est très fou-fou ! Et en même temps, derrière cette « foufouterie » apparente, il y a quand même une structure, un ordre.

Je trouve cela fascinant ! Sylvie écrit même plusieurs livres en même temps avec une facilité déconcertante !

Comme cela s’organise dans son processus de création ? Quand tout arrive en même temps dans notre tête, ce n’est pas toujours évident !

  • Avant je travaillais avec des plannings. J’avais encore bien mon côté « documentaliste ». J’avais un planning avec des ordres de priorités et je savais que pour telle date, je voulais avoir fini tel projet. J’essayais de me discipliner à travailler de sorte d’arriver aux échéances dans les délais que je m’étais fixés.

 

  • Maintenant, ça se fait vraiment d’une manière totalement intuitive. Je suis un peu comme une cuisinière qui a plusieurs casseroles sur le feu.

 

  • Il y a des casseroles où je sais que c’est urgent, parce que j’ai des timings à respecter. Dans ces cas-là, je fais en sorte, du mieux que je peux, de respecter les timings qui souvent ne sont pas de mon fait : si je participe à un concours, si je me suis engagée auprès de quelqu’un à participer à une manifestation … Là, il faut que je sois prête dans les temps.

 

  • Après, si ça ne tient vraiment qu’à moi, je travaille vraiment d’une manière totalement intuitive. C’est-à-dire que les choses se font quand elles doivent se faire.

 

  • Pour celles qui ont l’expérience d’une grossesse, c’est un peu comme faire un bébé. Je sais que tout va se faire au moment où ça doit se faire, que ça va se déclencher au moment où ça doit se déclencher. Il n’y a rien à forcer. Il n’y a pas à décréter à l’avance quand est ce que ça doit se faire. J’émets l’intention et après les idées m’arrivent comme elles doivent arriver. Effectivement, ça arrive parfois que j’ai trop d’idées par rapport au temps que j’ai pour les matérialiser mais ce n’est pas grave. Je me dit que si je ne les matérialise pas, c’est que ce n’est pas le moment. Elles vont me revenir plus tard peut-être sous une forme plus mûres, plus approfondies. Et si elles ne reviennent pas, c’est qu’elles n’avaient pas à être matérialisées, elles devaient juste rester au stade d’idées. Je me suis complètement déculpabilisée par rapport à cette histoire de ne pas tout matérialiser, de ne pas tout aboutir. Il y a des livres ou des tableaux que je peux réaliser très rapidement et d’autres qui prennent beaucoup plus de temps. Je pense que c’est comme dans la vie. On dit qu’il faut de tout pour faire un monde. Dans ma créativité, c’est un peu pareil. Il y a des projets qui sont très lents et d’autres qui peuvent être très fulgurants. En 1h ou en ½ journée ça peut être bouclé !

J’adore !!! Je trouve ça génial ! Moi-même, je me suis mise des dead-lines pour des projets sur lesquels j’ai fini par me lâcher la grappe (l’écriture de mon livre, par exemple !). Je me rends compte que l’exemple de Sylvie est super inspirant pour plein de gens. Je trouve que nous sommes dans une société où l’on doit avoir des objectifs SMART, on doit finir à telle date, etc… Nous avons tous la capacité d’avoir des projets fulgurants (je l’ai vécu pendant le Tour de Nantes en 80 jours) autant que nous pouvons aussi accepter parfois que la lenteur, c’est ok. Accepter la lenteur, c’est un beau message également. Nous ne sommes pas tout le temps obligés d’être méga performants !

Sylvie ne nous dit pas de faire, elle nous inspire à être tels que nous sommes dans toutes nos dimensions.

  • Si je devais passer un message, ce serait simplement : « Ecoutez-vous ! »

 

  • Je suis quelqu’un qui s’écoute beaucoup. Ça n’a pas toujours été le cas. J’ai eu une éducation où l’on ne m’a pas beaucoup appris à m’écouter. J’ai donc dû réapprendre. Et plus je m’écoute, plus je me rends compte de cette espèce de sagesse inhérente à la vie, à notre corps, qui à chaque moment, sait ce qui doit être fait et comment ça doit être fait. Il sait quand il a besoin de dormir, quand il besoin de manger, quand il a besoin de créer, de s’aérer.

 

  • Il n’y a pas besoin de forcer, de décréter, de s’imposer un timing ou un culte de la performance. Je pense que si nous sommes alignés avec notre Vérité Intérieure, ce qui doit être fait va s’accomplir de toute façon.

 

  • J’avais raconté dans une de mes émissions de télé, cette expérience que j’avais faite un week-end. J’avais plein de choses à faire et j’avais décidé que je ne les ferais pas de la méthode habituelle. La méthode habituelle aurait été à la militaire. J’aurais fait un listing de ce que j’avais à faire. J’aurais fait dans l’ordre tout ce qu’il y avait sur mon listing et me serait reposée après. Ce week-end là, j’ai vraiment décidé de n’écouter que mes envies et non le diktat de ce que je pensais devoir faire. A ma grande surprise, quand je suis arrivée à la fin du week-end, je me suis rendue compte que j’avais accompli tout ce qu’il y aurait eu sur ce fameux listing. Sauf qu’au lieu de le faire dans le stress et dans une espèce de culpabilité ou de forcing, je l’avais fait dans la joie, la détente, dans un état d’esprit beaucoup plus agréable et aussi beaucoup plus efficace.

 

  • J’ai remarqué ça : si je me force, comme je vais à contrario de mon énergie, ce que je vais faire va me prendre du temps. Ça va être laborieux ! Alors que si je le fais vraiment dans l’élan où je sens que c’est le bon moment, ça va se faire dans le fluidité. Du coup, je vais mettre cinq minutes à le faire au lieu de une demie-heure ou peut-être une heure.

 

  • Il faut jongler. C’est là aussi que dans la vie il faut être créatif. Il y a des choses avec lesquelles on ne peut pas négocier. Si j’ai rendez-vous chez le dentiste, je peux pas faire comme je veux. Il y a des impératifs qui font qu’on a des cadres horaires. Pour l’instant, on en a encore. Même pour moi, je pense que c’est bien d’en avoir gardé quelques-uns parce que ça m’évite d’être complètement en roue libre et déconnectée du monde qui a encore besoin de ça. Après, tous les cadres qui me semblent superflus et que je peux éviter de m’imposer, ceux-là, je les laisse de côté.

Merciii d’inspirer le monde de la sorte !!!

  • En plus, tu vois, au moment où je dis ça, il y a un grand vent qui souffle et qui soulève mes cheveux, comme pour dire « Allez ! Donnez-vous du vent !».

Dans ta créativité, quels sont tes moments préférés ?

  • Si je suis très honnête, je te dirais que ce sont les moments où je ne fais rien.

 

  • En tout cas, en apparence, je ne fais rien. Je suis quelqu’un qui a besoin de beaucoup de temps libre, de liberté, de silence, de solitude. Et en fait, ces moments où j’ai l’air de ne rien faire, où je ne suis pas en train de matérialiser, je ne suis pas en train d’écrire, je ne suis pas en train de tourner mes émissions de télé, je ne suis pas en train de peindre ou à la limite, je n’ai rien dans les mains, je sais que ce sont les moments où se fait en moi le travail le plus important et le plus profond.

 

  • Je ne peux pas vraiment expliquer comment. Je peux peut-être redonner l’exemple de la grossesse. Avant le moment où le bébé naît dans sa forme incarnée, il y a ces 9 mois où il est dans le ventre de la mère. Il y a plein de choses qui se font dans une espèce de secret. Même encore maintenant, on n’a pas encore tellement de regard là-dessus. Voilà, je sens que ce sont juste des moments où j’ai besoin, comme une eau très tranquille, qui reste le plus tranquille possible, pour être transparente, pour se laisser infuser par la lumière.

 

  • Je sens que ce que j’ai à faire de plus important est de cultiver cet état de réceptivité, de transparence, de calme et de sérénité la plus grande possible. Si j’arrive à maintenir cet état là, c’est comme préparer le terrain pour une action qui va se matérialiser de la manière la plus fluide et la plus efficace possible.

 

  • Ce qui va m’éviter de ramer et d’avoir à concrétiser, matérialiser dans l’effort. Je ne veux pas en faire une généralité. C’est ma façon de fonctionner à moi. Comme je l’ai expliqué, ça n’a pas toujours été le cas. Je comprends très bien que pour d’autres gens, il peut encore y avoir besoin d’un cadre, d’une structure, d’une discipline, de se dire « tous les jours de telle heure à telle heure, je fais mes gammes ou je fais mon heure d’écriture… ». C’est mon parcours à moi qui est ce qu’il est et qui doit pas non plus devenir un nouveau cadre.

 

  • Le grand conseil que je donnerais aux artistes et aux gens en général, c’est « Ecoutez-vous ! Faites confiance à cette sagesse intuitive qui est en vous. ». Je pense que lorsque l’on fait ça … Pour moi ça s’est vraiment vérifié ! si on se fait confiance, si on se donne cette liberté, il y a beaucoup de blocages qui sautent. Que ce soit les blocages intérieurs ou les blocages extérieurs.

A ce stade de l’interview, j’ai la sensation que Sylvie est en train de me délivrer un message, me faire un rappel pour moi-même.

  • C’est mon côté révélateur, sûrement ! :p

Je me rends compte que dans la créativité, ces moments-là sont très importants pour moi. Les moments de calme, les moments où je ne fais rien. Je sais que pendant ce temps là, ça se range dans ma tête et après quand ça doit sortir, ça va super vite ! Mais … par moment, j’ai tendance à l’oublier, donc : MERCI Sylvie ! Merci pour ce message fort car souvent, les moments où l’on se fait rien en apparence amène de la culpabilité chez beaucoup de personnes. Souvent, c’est très lié au regard des autres …

  • Oui, c’est ça.

 

  • Il y a un truc que j’appelle « l’oreillette du cœur ». Je me pose une question, je vais dans mon cœur. Je pose la question à mon cœur et mon cœur me donne la réponse : sous forme d’images, de mots …

 

  • En fait, nous avons été éduqué dans notre famille, dans la société occidentale, à se remplir tout le temps de choses extérieures : à se remplir de conseils, de méthodes, de façon dont on doit faire, d’informations… Nous sommes invités à remplir nos journées avec des activités … du coup, c’est vrai que lorsque nous faisons le choix de la vacuité, il y a un moment, en particulier les premiers temps … C’est un peu comme un sevrage quand on arrête un truc toxique, il y a un moment où l’on est déstabilisé et où ça fait peur. Il manque cette fausse plénitude, ce faux plein, qui nous a rempli pendant tellement d’années.

 

  • Pour moi, ça s’est produit au moment où j’ai arrêté de travailler, l’année où j’étais enceinte. A la fois, j’avais cette ivresse de la page blanche, d’avoir ces journées entières devant moi, où j’étais complètement libre de mon temps, et en même temps les premiers jours, je me souviens que j’avais une sorte d’angoisse de me dire : « han ! il n’y a plus de cadre, plus d’horaires, plus de calendrier… ».

 

  • En plus, quand on est enseignant, on a tout le temps à peu près les mêmes horaires et le même emploi du temps avec les mêmes vacances. Il y a cette régularité, cette routine. Et tout à coup, je n’avais plus ça. J’étais vraiment comme quelqu’un qui n’avait plus de structure externe et ça m’a obligée à me trouver une structure interne. Et quitte à m’en recréer une, je me suis dit que j’allais la créer beaucoup plus souple. Effectivement, je pense que les premiers temps où l’on s’accorde ce droit, avant même que ça devienne un plaisir, ça peut être déstabilisant. Mais ça ne veut pas dire pour autant que l’on doive s’en priver. Là encore je dirais « Ecoutez-vous ».

 

  • Moi, je sentais que j’avais vraiment ce besoin. Je suis très proche de la nature donc je fonctionne beaucoup avec les saisons. A l’hiver en particulier, je ressens, comme la nature, le moment de me retirer encore plus en moi et de passer encore plus de temps en moi. L’été, je vais être très active, je vais faire plus d’ateliers, plus de choses dans la matière, dans le concret et l’hiver je vais passer plus de temps en méditation, à rêver ou même carrément à dormir. Parce que je travaille beaucoup en dormant aussi !

 

  • Les premières années où je ressentais ce besoin, c’était presque irrépressible ! Même si j’essayais de me forcer à travailler, je sentais comme si j’étais en train de rouler avec ma voiture avec le frein à main. J’étais dans une espèce de lourdeur désagréable, ce qui faisait qu’à un moment, je m’asseyais et j’arrêtais de faire quoi que ce soit. Au bout d’un moment, la culpabilité revenait au galop : « non, mais Sylvie tu as ça à faire ! T’as le ménage, les courses, tu as ceci, tu as cela ». Et en moi il y avait ce truc qui disait : « Non, j’ai besoin d’encore plus de détente, j’ai besoin d’encore plus de repos. ». C’est vraiment un équilibre à trouver entre les impératifs de la vie quotidienne et des choses que l’on ne peut pas négocier et les petites parenthèses de temps que l’on peut s’accorder.

 

  • Si l’on ne peut que s’accorder 10 minutes par jour, on peut commencer par là. Mais en fait, j’ai l’impression que si on commence à se l’accorder, justement, comme la vie répond, elle va nous donner l’occasion de s’en accorder de plus en plus. J’ai commencé à m’accorder mes 10 minutes ou mon quart d’heure, le matin avant de me mettre aux tâches de la journée. Et après il se trouvait que dans la journée, j’avais des rendez-vous qui sautaient, je devais emmener mon fils quelque part et puis c’était la maman d’un copain qui se proposait de le faire.

 

  • Finalement, d’ ¼ d’h, j’arrivais à grignoter de plus en plus de ces petits moments savoureux. C’était comme des friandises au début, parce que je n’en avais pas encore beaucoup. J’étais en cœur à cœur avec ma fameuse oreillette. Après c’était tellement bon que je ressentais le besoin d’y être de plus en plus. Ce qui est génial, c’est que maintenant, je n’ai plus forcément besoin de solitude. Si j’ai besoin de me connecter à mon monde intérieur, c’est comme un muscle qui est entrainé. Même si je suis au milieu du bruit, si je suis dans les embouteillages ou autre, je peux le faire à peu près partout. Sauf si je suis dans un état de stress avancé… Je n’ai plus besoin de cette solitude ou ce silence dont j’avais besoin au début, parce que c’est une capacité que j’ai tellement développée qu’à tout moment, quand j’ai besoin d’un conseil, d’une réponse, c’est spontané !

 

  • Je vais à l’intérieur de moi, je pose ma question et « Bling ! », la réponse arrive. Ou si elle n’arrive pas dans l’instant, elle va arriver dans la journée ou au moment où ça doit venir. J’ai un total lâcher prise maintenant par rapport à ça. Je sais que la réponse va arriver comme par la Poste, quand ça sera le moment !

Génial ! C’est super pratique d’être à l’écoute de soi en fait !

 

  • Ce n’est pas la peine de se ruer sur le facteur en lui criant « mais tu ne m’as pas amener ma lettre !!! ». Je fais confiance au facteur et je sais que lorsque la réponse doit m’arriver, elle va arriver sous la forme où elle doit m’arriver.

Le temps passe super vite quand je discute avec Sylvie ! Et franchement, ce n’est pas une belle leçon de lâcher prise ça ? Qu’en penses-tu cher lecteur ?

Aussi, à ce stade, je me demande bien quel serait le plus grand rêve de Sylvie, parce que j’ai la sensation qu’elle le vit déjà…

  • Mon rêve pour moi-même, comme tu dis, je le vis déjà. Je crois que mon rêve, c’était tout simplement d’être heureuse et de vivre en accord avec ce que je suis. Et ça, c’est ce que je vis et de plus en plus. C’est que du bonheur !

 

  • Et si j’avais un rêve plus vaste, plus collectif, ce serait que l’on arrive enfin à avoir la paix sur Terre.

 

  • Je suis quelqu’un de profondément non violent. Je suis Lorraine donc j’ai grandi dans une région qui est très marquée par la guerre. Il y a des mémoires de guerre dans ma famille. C’est quelque chose qui m’afflige beaucoup, de voir à quel point la violence est encore présente partout, dans notre société, que ça soit la violence verbale … ou justement aussi cette violence que l’on a envers soi. C’est de là que tout part : cette façon de ne pas s’écouter, de s’imposer sans cesse des choses, de ne pas se respecter.

 

  • Donc voilà ! Si ma baguette magique réussissait à être encore plus puissante, je crois que je ferais ça. Je ferais quelque chose pour la paix sur la Terre.

Je me souviens d’une personne que Sylvie a interviewé dans une de ses émissions. Elle parlait de la Vague de Paix. Je te mets le lien ici, si ça t’intéresse de rejoindre le mouvement 😉

  • Je pense que les rêves sont faits pour être réalisés. Sinon, ça reste juste des idées un peu désespérantes…

 

  • Je pense que les rêves sont comme des graines qu’on porte en soi pour les mettre en terre et que ça devienne quelque chose. Si c’est juste avoir un rêve pour un rêve, qui nous fait rêver mais qui en même temps nous rend triste, parce qu’on se dit « ce n’est qu’un rêve et ça se réalisera jamais », pour moi ce n’est pas un bon rêve.

 

  • J’ai plutôt envie de cultiver les rêves que je crois possible, réalisable. De toute façon, je pars du principe qu’ils le sont tous ! Après, mon travail, bien que je ne le conçoive pas vraiment comme un travail… mon travail de magicienne, c’est de faire en sorte que mes rêves deviennent réalité sur la Terre. Mon rêve de Paix par exemple, je l’ai en partie réalisé en faisant cette émission et en soutenant ces gens qui étaient dans la Vague de Paix. Là encore, je n’ai rien fait de spécial, puisque ce sont eux qui sont venus me trouver avec ce projet en me demandant simplement s’ils pouvaient faire une émission sur ma chaîne.

  • Moi, j’avais appelé la paix dans mon cœur et la vie m’a envoyé ces gens qui étaient des promoteurs de paix dans le concret.

  • Après, je fais aussi des choses dans le concret. Je suis en train de préparer un kit éducatif pour promouvoir la non-violence à l’école. Je fais des choses dans le concret mais je sais que pour moi, ce n’est pas la partie la plus importante de mon travail.

 

  • La vraie puissance de mon travail est en amont dans cette partie un peu mystérieuse qui se fait dans le silence, dans l’invisible …

 

J’adore cette interview !!! Je les adore toutes de toute façon. A chaque fois, j’ai la sensation de recevoir un message, un mot, une phrase, pour moi. Quelque chose qui résonne pour moi, pour mon travail, pour ma vie. Ici, « l’oreillette du cœur » de Sylvie m’inspire énormément, et son message : « Ecoutez-vous ».

 

C’est tellement UnPortant !!!

Pour tout ceux qui ont envie de suivre les émissions de Sylvie. Elle a deux chaines Youtube :

Sylvie travaille bénévolement, en alternance sur les deux chaines, où tu pourras découvrir de jolies pépites 🙂

 

En tant qu’Artiste, Sylvie prépare son fameux kit pédagogique qu’elle prend le temps de mûrir. Il est actuellement en test dans une école en Moselle. Il sortira probablement à la rentrée.

  • C’est un kit qui d’appellera : « Le Fantôme à lunettes », une histoire inspirée de faits réels, de faits vécus, de violence scolaire. Il y a des chansons, des jeux … L’idée c’est vraiment de donner toute une batterie d’outils aux gens qui voudraient promouvoir la non-violence à l’école. Que chacun choisisse dans le kit, les outils qui lui correspond.

Sylvie a deux autres livres qui attendent d’être édité :

  1. l’un est un récit initiatique, qui comme la plupart des contes de Sylvie, s’adresse à des enfants, mais peut très bien être lu par des adultes, car elle a toujours une dimension un peu philosophique dans ses contes.
  2. l’autre, ce sont une quarantaine de textes écrit par Sylvie, à partir des créations graphiques d’autres créateurs. L’idée est de mettre en miroir un texte de Sylvie et les œuvres de créateurs dont elle aime le travail (photographes, peintres, infographistes … beaucoup de gens qui travaillent avec l’image, mais pas que… Il y a des gens qui font des créations en laine, en tissu … des couturiers, des pâtissiers…)

  • Comme toi Marie, dans la vie, je suis quelqu’un qui aime créer des ponts, créer du lien.

 

  • Ce projet de livre est à la fois une façon de mettre en avant mon talent et leur talent. Ce qui a été vraiment intéressant, c’est que ça ne s’est pas toujours fait de la même façon. Nous parlions tout à l’heure du processus créatif… ça ne s’est pas toujours fait de la même manière. Il y a certaines fois où le texte a pré-exister et quand j’ai vu l’œuvre de la personne, je lui ai demandé de la mettre en regard. A l’inverse, il y a certains textes que j’ai écrit parce que je trouvais l’œuvre de quelqu’un inspirante, donc là, le texte a jailli en voyant la création de la personne. Puis, il y en a où l’on a carrément créer ensemble, c’était comme créer des jumeaux, on se répondait l’un l’autre, jusqu’à ce que l’on arrive ensemble à une création où l’on sentait que c’était harmonisé. Il y a des artistes de tout âge. Le plus jeune à 5 ans, le plus vieux en a 85. Ils sont un peu de tous les pays. Il y en a en Espagne, au Québec, en France, au Luxembourg … L’idée de ce livre, c’est de faire un gros paquet cadeau qui mette en avant le travail de tous ces gens. Ce livre là s’appellera « Arrêt sur images ».

 

  • Je l’ai commencé l’année de mes 40 ans. Je pensais le sortir l’année de mes 40 ans. J’en ai 44, il n’est toujours pas fini et je lui laisse vraiment le temps de mûrir. Là aussi la vie fait bien les choses, puisqu’à 40 ans, j’étais beaucoup moins connu que je ne le suis maintenant. Du coup, je trouve que pour ces Artistes qui tous ont acceptés bénévolement de participer au livre au moment où je n’étais personne, c’est beaucoup plus valorisant que le livre sorte maintenant, où il sera vu par beaucoup plus de gens. Quelque part, je trouve qu’ils sont aussi récompensés de la confiance qu’ils m’ont faite. Je suis très contente de ça pour eux. Peut-être une création de Marie dans le futur « Arrêt sur images »? On en a pas parlé encore … Comme il est encore en cours de création, je vais aller fouiller dans ses photos et voir si j’ai un texte qui sort d’une de ses photos.

Tout est possible ! Tout est réalisable !

« Il ne savait pas que c’était impossible alors ils l’ont fait » – Mark Twain

  • Un des autres credo que je partage avec Marie, c’est que dans la vie, rien n’est impossible.

 

  • On se crée les possibles que l’on pense à notre mesure. A nous de créer les possibles que l’on se souhaite.

Ça, c’est un super mot de la fin !

J’ai adoré ce moment et en plus, j’ai transcendé ma peur de réaliser des interviews en direct ! Si bien que je recommence jeudi 17 août 2017 à 15H30, de l’autre côté de l’Océan, aux Etats-Unis, à la découverte de l’univers de Gwenn Seemel. Abonne-toi à ma chaîne Youtube pour être notifié 😉

En attendant, retrouve Sylvie sur ses deux chaines Youtube « Ailes & Luit TV » et « De Terre et d’étoiles » et sur son site web : www.lalutiniere.com.

EDIT DU 12/11/2017 : retrouve l’univers pétillant de Sylvie et des co-créateurs assez fous pour la suivre, sur Jamais d’eux sans Toi !

Et Bonne Nouvelle, Sylvie sera en direct demain, lundi 13 novembre 2017 à 20H sur la chaîne de Jérôme RodAnge « Guidance TV » sur la thématique « Faire de sa vie un jeu d’enfant«  ! Si tu arrives après la bataille, tu pourras toujours regarder le Replay 😉

A bientôt pour de nouvelles Aventures !!!

16 Avr

Julien, créateur de Y.O.U. à Nantes !

Le voyage du Pink Power Tour Festival continue !

Aujourd’hui, je t’emmène à Nantes !

Je suis complètement sortie de ma zone de confort pour cette nouvelle interview ! Dès que j’ai rencontré Julien, j’ai senti qu’il avait un message fort à faire passer. Je sentais que c’était important. Alors je me suis lancée et il a dit OUI 🙂

 

 

Aujourd’hui, je te présente Julien alias « Juju la Patate » ! Ça te donne une petite idée du personnage ! Je commence par THE grande question qui tue en lui demandant qui il est. Au delà de son prénom, qui est Julien, vraiment ?

  • Un Être Humain avec les pieds sur la Terre, mais un esprit qui veut aller un peu ailleurs…

Mais où ça ailleurs ?

  • Dans l’avenir. Dans un Avenir Meilleur. 

Mais comment ???

Julien a créé l’établissement Y.O.U. à Nantes dont le concept est de vendre du bio, du local, de l’équitable, mais aussi de partager du savoir, du savoir-faire différent, du savoir-vivre différent …

  • Changer le monde en changeant notre mode de consommation. C’est l’argent qui dirige  le monde. Comme je dis toujours : « Voter ça sert à rien, notre meilleur bulletin de vote est dans notre porte-monnaie ».

 

  • Suivant comment on consomme, on a ce pouvoir là. Si on arrête tous de consommer du Coca, du MacDo, des produits industriels, des produits de grandes marques de multinationales, un jour, ils disparaitront.

 

  • Et quand les grands auront disparus, tous les petits reviendront !

J’imagine que c’est un chemin pour en arriver là. A ce stade, je comprends pourquoi je suis en train de parler avec Julien. Je crois tellement que nous pouvons tous être acteurs de changement positif dans ce monde.

Julien a commencé par la restauration. Il a travaillé un peu partout dans le monde. Sa première entreprise s’appelait « Juju la Patate », d’où le surnom 😉

  • Je faisais des frites fraiches avec des patates de Noirmoutier, puisque j’étais sur Noirmoutier. Je préfèrerais vendre ça que des surgelées. Je faisais aussi des burgers et des sandwichs, mais un peu plus qualitatif. J’utilisais du pain précuit par le boulanger … Je vendais de la qualité.

Julien a ensuite vendu cette entreprise pour en créer une autre, toujours axée sur la qualité mais plutôt grand standing avec à la carte de la Côte de Bœuf, du foie gras, du champagne, des cocktails.

  • C’était une grosse brasserie qui rentrait beaucoup d’argent. Mais plus tu as un gros truc, plus tu travailles. Plus tu travailles, plus tu es fatigué… Et à un moment, en fait, j’étais vraiment fatigué donc j’en ai eu marre ! Et la santé m’a rattrapée aussi ! Elle m’a dit : « Ouh ouh ! C’est bien de travailler de 9h du matin à 3h du matin tous les jours mais on n’est pas fait pour ! » J’ai tout vendu et j’ai tout arrêté !

A ce moment là, Julien est retourné à ses premiers amours : le savoir. A la base, c’est un « scientifique dans l’Âme ». Il a étudié la biochimie et les sciences et techniques de laboratoire à l’école, jusqu’à ce qu’on lui fasse gentiment comprendre qu’il était nul en orthographe et en grammaire …

 

  • Tout ce qui était autre que la science, c’était pas ça ! Du coup on m’a dit que je n’aurais jamais mon bac. En gros, ça servait à rien de continuer. Donc je suis parti ! C’est pour ça que j’ai atterri dans la restauration.

Après la vente de sa dernière entreprise, Julien est retourné s’instruire.

  • Avec Internet maintenant, on peut avoir à peu près toutes les infos, même s’il faut toujours garder son libre arbitre, parce qu’il n’y a pas que des vraies infos.

 

  • Ça a commencé avec les pyramides d’Égypte. J’ai appris que si tu fabriquais une pyramide qui était à la taille de celle de Gizeh (dans les proportions) et que tu mettais un morceau de viande au niveau de la chambre du roi, ton morceau de viande ne pourrissait pas, il se momifiait. Je me suis dit tiens : « c’est bizarre, c’est scientifiquement prouvé ».

 

  • Enfin … prouvé … On voit que c’est ce qui se passe, mais on ne sait pas comment l’expliquer. De fil en aiguille, tu apprends qu’il y a d’autres pyramides un peu partout sur un axe bien particulier qui fait un genre d’équateur, mais qui est désaxé par rapport à l’actuel.

 

  • Après, tu essaies de comprendre. Une chose en amenant une autre, tu arrives à la physique quantique. C’est la physique qui explique le côté spirituel, qui touche à l’énergie. C’est vrai qu’au final, on est 99,99999 % de vide et l’autre partie, c’est de l’énergie.

 

  • En fait, on pense exister mais on n’existe pas vraiment. C’est comme on pense nous voir pendant cette interview alors qu’au final, on voit juste des électrons qui frappent notre peau, qui passe à travers notre œil, notre nerf optique, et qui sont analysés par notre cerveau. Donc, on voit une interprétation de ce qu’on pense voir.

Bon, là, Julien me laisse sans voix. Je ne sais plus quoi dire. Cette situation existe-t-elle alors ?

  • Énergétiquement, on va dire qu’elle existe ! Après ce qu’on voit tous les deux, enfin tous les trois puisqu’on est trois (spéciale dédicace à ma petite sœur qui était présente lors de cette interview. C’est grâce à elle que j’ai découvert Y.O.U. d’ailleurs), c’est une interprétation.

Je demande à Julien s’il a dû dépasser des croyances « limitantes » pour en arriver là.

  • J’ai toujours cru ce que je voyais. J’étais très cartésien, scientifique.

 

  • Je lisais des choses sur les secrets de l’Aura, sur plein de choses, sur la philosophie bouddhiste … et j’ai vu des choses qui ne pouvaient pas s’expliquer scientifiquement. C’est comme ça que la physique quantique est arrivé …

 

  • Je ne vais pas dire « par hasard », parce qu’au final on apprend qu’il n’y a pas de hasards. Je me posais des questions donc les réponses sont arrivées par des reportages, des gens que j’ai rencontrés, des livres. Euh … c’était quoi la question ?

As-tu eu des blocages/des limites à dépasser ?

  • Au départ quand on est petit, on nous dit rien, on nous laisse vivre. Si je lis un bouquin qui me dit que je peux voir l’aura des gens, et bien je vais y croire, parce qu’on ne m’interdit pas d’y croire. C’est en grandissant que tout se referme et qu’on te dit « mais non, ça ce sont des bouquins, des histoires… ». Alors qu’au final non, ce ne sont pas des histoires. Enfin… c’est DE l’histoire, qui a été racontée par des gens. Il y en a qui y croit. Il y en d’autres qui n’y croient pas. Moi j’y croyais. J’en ai fait l’expérience.

 

  • J’ai fait des expériences sur moi-même, qui touchent à la physique quantique sur le fait de transformer son corps par la pensée. C’est-à-dire : se répéter plein de fois la même chose ou quelque chose. En l’occurrence, moi c’était « Je veux être plus fort et plus intelligent », « je veux être plus fort et plus intelligent », parce qu’à l’école je n’étais pas forcément fort ni intelligent. Enfin, les professeurs disaient que je n’étais pas intelligent, vu que je n’étais pas très bon en orthographe et en grammaire. Comme c’est l’école, il y a les autres qui te charrient. Et comme tu es non-violent, tu te dis : « ce n’est pas grave, je vais me transformer, je vais devenir plus fort et plus intelligent ». On m’embêtait même sur la couleur de mes yeux. J’avais les yeux marrons donc on me disait : « oh la la ! Les yeux marron, les yeux de cochon ! ». Alors qu’en fait 60 à 70% des gens ont les yeux marron. Mais ça ne me plaisait pas non plus donc je me suis aussi répété tous les jours :  « je veux avoir les yeux clairs », « je veux avoir les yeux clairs », « je veux avoir les yeux clairs » …

A ce moment de l’interview, je bloque carrément sur Julien ! Étant donné que nous sommes l’un en face de l’autre, difficile de rater qu’il a les yeux clairs :O

  • Oui, ça je l’ai compris longtemps après en regardant un reportage sur la guérison quantique. Des gens qui avaient perdus l’usage des jambes ou même qui étaient hémiplégiques, à qui on a dit qu’ils ne pourraient plus jamais remarcher.

 

  • Et eux disaient : « OK, mais moi j’y crois pas ! ». Ils imaginaient leurs nerfs repousser ou des petits vaisseaux qui étaient en train de travailler sur leurs jambes et sur leurs nerfs. Ils se concentraient parce qu’ils n’avaient que ça à faire. Ils se concentraient sur leur corps pour qu’il refonctionne. Ils ont commencé à sentir des picotements. Peu à peu, sont venues de vraies sensations. Ils se sont mis à bouger. Il y a de nombreux cas qu’on appelle « miraculeux ». Mais en fait ce n’est pas miraculeux, c’est juste le pouvoir de la pensée.

 

  • Quand j’ai vu ce reportage je me suis souvenu de cette histoire à l’école où je me répétais sans cesse : « je veux avoir les yeux plus clairs », « je veux avoir les yeux plus clairs » et « je veux être plus fort et plus intelligent » … Au final, je fais 1,84m, 80 kilos. Je suis plutôt bien bâti. Je pense avoir un cerveau qui ne fonctionne pas trop mal et maintenant j’ai les yeux verts ! J’avais demandé à ma mère si j’avais bien les yeux marron jusqu’à l’âge de 7-8 ans. Elle m’a dit : « bah oui, mais c’est vrai qu’après ils se sont éclaircis ». On a regardé sur les photos et c’est vrai que j’avais les yeux bien marron, les mêmes que ma mère et après ils sont devenus verts.

« Ta pensée créé ta réalité ».

 

 

Je demande à Julien s’il a utilisé ce même principe pour la création de son restaurant !

  • Pas pour la création, mais c’est vrai que pour toute entreprise … J’aime bien cité ce bouquin : « La Loi de l’Attraction », qui dit que si tu te concentres, que tu visualises bien chaque détails, ça arrive ! Ça, je m’en suis rendue compte aussi sur les deux premières entreprises. J’avais rien à la base. J’ai racheté un magasin qui vendait du textile. Et là, tu casses tout, tu imagines, tu fais des plans, tu imagines la déco, tu imagines aussi comment tu vas faire tes frites, tu imagines qu’il va y avoir du monde, plein de monde, que ça va être plein que devant chez toi. En pensant et en imaginant ça, tu crées ce futur là. C’est ce qu’on apprend dans « Le Pouvoir de l’intention », « Le Secret », « La Loi de l’Attraction ».

Oui mais concrètement, il faut faire des actions ! Si tu attends sans rien faire, ça m’étonnerait que ça fonctionne !

 

  • Oui, c’est ce qu’ils disent d’ailleurs dans le livre. Il faut aussi se donner les moyens de le faire, se bouger un peu les fesses pour faire les choses !

 

  • Ici, à la base, je voulais refaire un snack. Avant même de découvrir cet endroit ! C’est quand j’ai découvert l’endroit, que je me suis dit « non ! ça va pas faire un snack, ça va devenir un resto ».

 

  • Je voulais axer sur le côté qualitatif comme j’ai toujours fait, mais aussi le côté éthique. Quand tu travailles avec des produits du marché et que tu te rends compte que les produits du marché, c’est de la merde qui pousse industriellement en Espagne sous les serres, ça n’a pas grand intérêt.

(interlude client) -> si tu écoutes l’audio tu comprendras :p

  • Donc je me suis dit « tant qu’à faire quitte à travailler du frais autant travailler du frais et du bio qui vient d’à côté ! » et comme j’étais déjà dans une AMAP, un an avant, je leur ai demandé s’ils étaient intéressés pour produire un peu plus et me livrer en tant que restaurant. Ils ont dit « d’accord ! » et voilà !

C’est parti pour l’Aventure !!! Je suppose que cela ne s’est pas fait sans difficultés …

  • De toute façon, dans la Vie, quand tu crées quelque chose, il y a toujours des difficultés. Il faut se dire qu’il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des SOLUTIONS !

 

  • A la base, je devais avoir une chef de cuisine qui a disparu un mois avant l’ouverture. Ça ne m’a pas inquiété. L’ouverture était en janvier-février. Ce n’était pas forcément la période où ça bosse le plus. Si ça se trouve, ça m’aurait mis dedans ou peut-être qu’elle n’aurait pas été à la hauteur.

 

  • Entre temps, un ami d’ami est venu et m’a aidé à lancer. Il est resté 1 an. Maintenant, j’ai embauché une femme végétarienne qui est chef de cuisine et qui fait des trucs super ! Donc tout va toujours de mieux en mieux parce que ça sert à rien de s’inquiéter, au contraire !

 

  • Il faut visualiser ce côté positif qui va arriver et tout arrive !

Julien organise dans son restaurant :

« Les Jeudis de la Physique Quantique et de la Spiritualité ».

  • D’habitude, y’a les jeudis où les gens se défoncent la gueule, les étudiants … Alors j’ai voulu faire les jeudis où les gens se remplissent l’esprit. Partager mes connaissances sur le lien entre la physique et la spiritualité : « La Physique Quantique ».

La première soirée que Julien a organisé, il a diffusé le film « Le Secret » qui parle de la loi de l’attraction.

  • Par contre c’est un peu américanisé du genre « on va gagner plein d’argent, une Porsche, des belles voitures », alors qu’en fait non, le but de la vie c’est pas ça. Ça c’est du matériel. J’avais déjà testé ! Pour en revenir à l’autre entreprise que j’avais créée avant. J’ai gagné plein d’argent, j’avais une Porsche, mais tout ça c’était de la futilité. Quand tu arrives à ce niveau là, tu te dis : « Bon, j’ai tout ça ! Est-ce que je suis heureux ? » Non ! C’est pas ça qui va me rendre heureux en tout cas, parce que de toute façon tu n’as pas le temps, quand tu travailles trop et que tu as plein d’argent. D’ailleurs, je crois que plus t’as de l’argent, moins t’as de temps et moins t’as d’humain …

Durant les premiers « Jeudis de la Physique Quantique et de la Spiritualité », Julien passait des vidéos, suivies d’un débat avec les personnes présentes.

  • Il y avait des gens plus axés « scientifique » plus intéressés par la physique quantique et des gens plutôt spirituels, plus intéressés par le magnétisme, etc… Ce qui était super intéressant c’est que je pouvais faire le lien en leur expliquant que l’esprit influence sur la matière. C’est comme ça que l’on peut guérir les gens. Il y a deux petites expériences dont je parle à chaque fois :

  • « L’expérience du poussin et du robot ».

 

  • C’est une expérience que quelqu’un a faite sur des poussins. Si tu prends un poussin, que tu le retires de sa mère et que tu passes une heure par jour avec lui pendant 7 jours, au bout du 8ème jour, ce petit poussin va te prendre pour sa mère. Du coup, il va s’accrocher à toi. Même si quelqu’un prend ton jean ou tes chaussures, il fera la différence.

L’homme qui a fait ce test a fabriqué un petit robot qui ne fait que de l’aléatoire. C’est un robot qui tourne dans un sens ou dans l’autre et qui avance ou recule. Il est équipé d’un boitier qui génère aléatoirement des chiffres. Ce robot se ballade dans tous les sens de manière très anarchique parce qu’il n’a pas de cerveau, pas de caméra … Il a été mis en contact avec un petit poussin fraichement retiré de sa mère.

  • Une heure par jour … Il s’accroche à ce petit robot. Au bout du huitième jour, le poussin a été enfermé dans une cage transparente dans un coin de la pièce. Le poussin voit le robot. Le robot, lui, il s’en fout parce qu’il ne le voit pas. Mais le poussin, il est attaché au robot. Il pense que c’est sa mère. Il n’a que de l’amour. Il l’appelle sans arrêt. Et qu’est-ce qu’il fait le robot ? Il répond à l’appel du poussin. C’est-à-dire que le côté « aléatoire » est brisé par l’attraction, l’amour qu’à le poussin pour le robot.

C’est juste énorme !!!

  • Ça fait comprendre que l’esprit n’est pas cantonné qu’à notre cerveau, mais déborde aussi. Ça montre plein de choses. Quand on voit ce qu’un petit poussin qui vient de naître peut faire, on peut facilement imaginer ce qu’un enfant humain peut faire, voire un adulte si on lui disait qu’en fait, c’est possible. Et si plusieurs être humains ensemble envoyaient des pensées positives, ce que ça pourrait faire aussi.

Ouiii !!! Ça revient au fait de ne pas répondre à la violence par la violence. C’est un peu la même chose…

  • De toute façon, la violence n’a jamais rien résolu. Tu vois, j’ai 40 ans. J’ai bossé pendant 25 ans dans des bars de nuit, des discothèques, des restos… le monde de la nuit, où il y a un peu de violence. Je n’ai jamais levé la main sur quelqu’un. C’est peut-être aussi l’intention que j’émets : « de toute façon avec moi ça sert à rien puisque je ne vais pas répondre. » Donc, tout le monde se calme.

Dans ta créativité et les projets que tu mets en place, quels sont tes moments préférés ?

  • J’aime tout dans la vie. Me lever le matin, même si j’ai dormi 4 heures. Si c’est pour venir travailler au soleil avec des clients sympas, ça me plait. Les dimanches parfois, à ne rien faire, quand je ne travaille pas, ça me plait aussi. Je pense qu’il faut apprécier chaque moment de la vie. Déjà, ça aide à avoir une belle vie.

Tu te vois où dans 3 à 5 ans ?

  • Je serais sûrement ici. Avec plein de monde, une bonne clientèle. Peut-être que ça sera ouvert le soir, que je pourrais embaucher un peu de monde aussi. Ce qui serait bien, ça serait d’avoir plus de monde à travailler, partager cet argent. Peut-être qu’au lieu de vivre dans mon camping-car dans un hangar, ça sera transformé en maison. Peut-être que ça cartonnera parce que dans 3 ans, les gens auront encore plus compris l’importance de consommer différemment. Peut-être qu’il y aura une chaîne de bar-resto Y.O.U. et qu’on conquerra la planète !

YESSS !!! Allez Go ! Visualisation ! Visualisation !!!

  • Enfin, j’en veux pas plein. Même si à chaque entreprise que j’ai crée les gens m’ont dit : « mais ça, il faut en faire une chaîne, parce que le nom, la déco, le concept, si t’en fais plein, ça marchera ». En faire plein, ça veut dire faire du commerce et du business. Au final, ce n’est pas forcément ce qui m’intéresse.

  • Ou alors, j’offrirais le concept à qui en voudra, en disant : « créez un Y.O.U. si vous voulez, mais suivez le concept et les valeurs que je transmets ».

 

  • D’ailleurs, je me demande si ça ne serait pas mieux comme ça, plutôt que de faire une franchise qui rapporte de l’argent. Avoir plein de petits Y.O.U. partout, où les gens consommeront du bio et du local et que ça ne sera pas trop cher.

 

  • On combattra MacDo, Starbucks …

Pour conclure l’interview, je demande à Julien ce qu’il conseillerait aux personnes qui ne sont pas dans la démarche du « Tout est Possible ». Même si je trouve que l’interview en elle-même peut déjà créer un déclic. Un message à faire passer, Julien ?

  • Qu’il ne faut pas oublier que l’évolution de la Terre, et même de l’Univers, elle se fait exponentiellement, ce qui veut dire : de plus en plus vite !

 

  • Il y a 9 milliards d’années, c’était la création de l’Univers. Il y a quelques centaines de millions d’années : la Vie sur Terre. Nous, l’Être Humain, il a 40000 ans. La communication, l’écriture, ça a 2000 ans. Les téléphones portables, les lasers … : quelques décennies.

 

  • Et l’évolution du coup, de notre façon de penser … Il y a plein de gens qui disent : « c’est pas demain la veille qu’on mangera tous bio et qu’on aura des pensées positives. » Bah si, parce qu’au final, vu que tout va de plus en plus vite !!!

 

  • Nous, là, nous sommes déjà en train d’en parler. Après, nous allons en parler à d’autres et ainsi de suite. Et le monde entier devrait normalement, aussi, se réveiller !

 

  • Et là je cite Darwin qui avait fait l’expérience du centième singe. Il avait observé une race de singes sur une petite île. C’était un archipel où il y avait plein d’autres singes qui ne pouvaient pas communiquer entre eux. Il a passé du temps avec eux. Il a vu qu’ils mangeaient des patates douces avec du sable dessus. Il a mimé de manger des patates douces, en les trempant dans l’eau pour les laver avant. Du coup, les singes ont observé cela. Il y en a un, puis 2, puis 4 qui se sont mis à faire pareil. A la fin, toute l’ile s’est mis à laver les patates. Ce qui est intéressant, c’est que sur les autres îles qui n’avaient aucun moyen de communication, les autres singes de la même race, machinalement, ce sont mis eux aussi à nettoyer les patates douces dans l’eau. Donc, dans la logique, si nous sommes suffisamment nombreux à ouvrir notre esprit et à se dire qu’on peut réussir, que les pensées positives ça marche, que notre esprit a un pouvoir sur tout, naturellement, le reste de l’humanité s’ouvrira l’esprit comme ça.

J’A-DO-RE !!!

C’est comme une onde.

Comme quand tu mets un caillou dans l’eau et que ça se propage.

  • C’est ça. Les pensées ne sont pas cantonnées dans notre esprit, on peut se concentrer. Comme quand on prie. Quand je « prie » pour l’Univers, je prie pour la Terre entière en me disant que la terre ouvre les yeux et qu’Ils arrêtent d’écouter la télé et de penser qu’il faut se battre contre son prochain.

 

  • D’ailleurs il faudrait que tout le monde arrête de regarder la télé tout simplement.

Oui !!! Ça fait des années que je ne regarde plus la télé et je suis très d’accord avec ça !

  • Surtout qu’on a la chance d’avoir Internet, où l’on peut choisir ce que l’on veut voir. Alors que quand tu regardes la télé, ce sont eux qui te montrent ce qu’ils ont envie de te faire voir et c’est pas forcément ce qui est le plus intéressant pour l’humanité, mais plutôt ce qui est plus intéressant pour leurs finances.

  • Aussi, arrêtez avec les cartes bleues ! Boycottez les banques ! Boycottez les multinationales ! Tout ce qui est « grandes marques » … C’est comme ça qu’on arrivera à faire changer les choses aussi. Comme je disais tout à l’heure : « notre meilleur bulletin de vote est dans notre porte-monnaie ».

Je suis persuadée que si chacun agit à son échelle, si chacun fait sa part, on peut changer le monde !

  • C’est ça ! On a tous un petit pouvoir. Nous sommes les 99%, donc on peut renverser facilement les 1% qui nous gouvernent et à qui appartiennent toutes les richesses. Comme j’aime bien dire aussi : si on abolie l’argent, le pouvoir, la possession, les religions, on n’a plus de problèmes. Les religions ont été crées pour maintenir les masses, un peu comme la télé et tout le reste malheureusement.

 

  • Il y a juste le bouddhisme, pour moi, qui n’est pas une religion mais plutôt une philosophie de vie.

Merciii Julien !!! Ça c’est du message qui dépote !!!

 

C’est un grand bonheur de partager avec toi le message et la vision de Julien.

Parce que je crois au pouvoir de l’Être Humain.

Parce que je crois que tout est possible.

Parce que l’Amour est plus fort que la peur.

Si ce message résonne en toi, partage-le au plus grand nombre.

Et si tu passes par Nantes arrête-toi chez Y.O.U. 🙂 Julien et son équipe t’accueilleront avec le sourire, dans la joie et la bonne humeur ! Et en plus tu y mangeras super bien ! J’ai testé et j’approuve à 2000% !!!

Le site web de Y.O.U.

La page Facebook de Y.O.U.

 

12 Fév

Louise Belpalme, en harmonie avec la Terre

Marie Guibouin / Artiste, Blog, Interview, portraits d'artistes, The Pink Power Tour / / 1 Commentaire

Aujourd’hui je t’emmène au coin du feu, dans un univers chaleureux, inspirant, en harmonie avec La Terre. J’ai rencontré Louise au dojo Arkhelios. Nous pratiquons le Kung-Fu Bagua Zhang ensemble et un jour je l’ai vu arrivé avec des beaux légumes. Je me suis dit que c’était sans doute une magicienne de la terre …

Louise est maraichère. A mon sens, c’est une véritable Artiste qui communique avec la terre pour nourrir le monde et je suis « very happy » de te la présenter !!!

Louise aime profondément la Nature et c’est avec beaucoup de joie, de passion et d’authenticité qu’elle le partage.

  • Je n’ai pas vraiment grandi en immersion dans la Nature, mais à un moment donné dans ma vie, c’est devenu super important de retourner vers elle, me retrouver grâce à elle. Aujourd’hui, dans ce nouveau métier, ça m’apporte un bel équilibre. Je suis vraiment Amoureuse de la Nature.

Louise est allée à la fac, puis a fait du bénévolat dans différentes associations. Un besoin de contribuer dans le social qui l’a amené à se former au métier d’éducatrice spécialisée.

 

  • Au début, j’étais super motivée de donner aux autres à travers un métier qui a du sens, des valeurs humaines.

  • Pour travailler, j’ai vraiment besoin qu’il y ait du sens dans ce que je fais.

  • Finalement au travers de différentes expériences, j’étais assez déçue de ce milieu. L’institution qui devient de plus en plus rentable… J’étais dans une colère de voir comment les choses se passaient. Finalement, je ne m’y retrouvais pas tant que ça.

  • Il y a eu une période où j’étais assez perdue. C’est à ce moment là que je suis partie m’immerger dans la Nature et que l’Aventure a commencé !

Il y a 4 ans, Louise est partie faire du woofing avec une grande envie d’apprendre un savoir-faire et faire quelque chose de ses mains !

 

  • J’ai fait un peu d’études et finalement avec mes 10 doigts, je ne me trouvais pas assez créative. Je suis partie travailler avec les paysans au Burkina Faso. C’était un voyage de quelques mois qui m’a permis de me ressourcer.

  • Après, je me suis retrouvée dans une ferme en Espagne, où j’ai vraiment expérimenter le mode de vie paysan avec le potager, les chèvres, les fleurs … Tout était harmonieux. Je trouvais ça fascinant de simplicité.

  • Je suis rentrée de ce voyage et je me suis dit : « Bon, je vais apprendre à faire des légumes ! ».

Au départ, Louise n’était pas partie pour devenir maraichère. Elle voulait apprendre à produire ses légumes pour sa consommation personnelle. Elle n’y connaissait rien du tout et ne savait pas trop par quel bout commencer …

  • J’ai cherché du woofing dans le Nord-Pas-de Calais. J’ai trouvé un maraîcher qui en faisant. On a discuté. Il m’a parlé des formations qu’il était possible de faire. De fil en aiguille, je me suis pointée au lycée horticole de Lomme, parce qu’il propose une formation en maraichage bio.

  • Au début c’était un peu compliqué parce que je n’avais pas un profil qui correspondait à leurs attentes.

  • J’étais motivée donc finalement ils ont accepté de me prendre. J’ai même trouvé un financement. 5 mois de formation ! Plein de rencontres dans le réseau des maraichers bio de la région. Nous ne sommes pas très nombreux. C’était très intéressant de voir les différents systèmes agricoles, comment chacun voit le métier.

Louise a fait son stage chez Laurent Desbuisson à Bois-Grenier, à la Ferme de l’Aubépine.

  • C’est un peu comme mon Maitre Jedi du maraichage.

  • Quelqu’un qui m’a vraiment poussé, qui m’a transmis les bonnes choses du métier, le goût d’apprendre, de persévérer. J’ai pris confiance là-bas. Grâce à lui, j’ai pu être ouvrière pour continuer d’apprendre. Parce que 5 mois de formation, ce n’est qu’une introduction au métier de maraicher. On apprend sur le terrain. De cette manière là, j’ai pu continuer d’avoir les mains dans la terre et poursuivre ma route.

Ce qui a amené Louise a rencontré Jean-Pierre Lauwerie, qui a créé l’association « Weppes en Bio » à Ennetières-en-Weppes. Ce monsieur, maraicher depuis 40 ans, venait de prendre sa retraite. L’idée de l’association est de permettre à des jeunes qui ne sont pas issues d’une famille agricole, d’avoir l’occasion de vivre une expérience, le temps d’une saison avec un outil grandeur réelle. Ils ont le choix des cultures et sont libres de prendre des décisions. L’idée est de s’adapter aux difficultés et tout gérer de A à Z.

 

  • Alors, moi j’étais peu expérimentée. Quand je me suis pointée là-bas pour dire : « Hey ! Je veux en être ! » (rires) … Finalement, ils ont accepté de me choisir ! La saison 2015, c’était à « Weppes en Bio ». Cette année-là, j’ai rencontré Elise Canion qui a aussi fait partie de l’Aventure ! On a cultivé et relevé le défi toutes les deux.

  • Humainement, c’était très enrichissant, autant pour Jean-Pierre avec son savoir-faire de 40 ans de métier, que pour nous, avec un regard nouveau, un regard de femmes, un regard de personnes qui ne sont pas issues du milieu paysan, avec d’autres repères, d’autres envies, d’autres manières de concevoir la vie … C’était assez fort, humainement !

Louise est entrée dans cette Aventure avec des questions en suspens : « est-ce que je suis capable de faire ce métier ? », « est-ce que c’est vraiment ça que je veux faire ? », « est-ce que je me suis tapée un délire ou est-ce que je continue dans cette voie ? »

  • La réponse est OUI ! Oui, je suis capable et oui, ce mode de vie me plait !

  • Voir les gens manger mes légumes, avoir un retour, voir les enfants redécouvrir le goût, c’est très stimulant.

  • Ça a beaucoup de sens, parce que pour moi, ça veut dire aussi : agir à la base d’une alternative par rapport au modèle agricole qu’on nous propose, au modèle de commercialisation dominant.

  • Je produis une nourriture saine. Pour moi, c’est un cadeau pour les gens. Manger c’est une base. Tout le monde mange. Et manger sain, c’est la première médecine.

  • Je m’y retrouve dans l’alternative et dans le fait d’agir avec la Nature. C’est très complet en plus, c’est un métier physique, c’est un métier où il faut réfléchir. Ça demande d’être polyvalent. Il y a quelque chose d’infini aussi, dans le sens où l’on n’a jamais fini d’apprendre ! Une saison n’est jamais pareille d’une année sur l’autre. Il y a toujours quelque chose de nouveau ! Bon, ça peut être fatiguant des fois, mais la plupart du temps, c’est quand même plein de leçons intéressantes ! Ça, ça me plait aussi beaucoup !

Waouh ! C’est passionnant ! Un parcours de « ouf » ! Encore une énième preuve que tout est possible, même quand on n’est pas issue de ce milieu, même quand on est une femme… Quand la passion et l’envie du cœur sont là, les portes s’ouvrent. C’est fabuleux.

Je demande à Louise si elle aurait quelques conseils à donner à des gens qui auraient envie de contribuer à leur échelle. Faire leur jardin eux-mêmes par exemple …

 

  • Ça demande beaucoup d’observation. Voir comment la nature fonctionne déjà : de quoi une plante a besoin ? si elle a une maladie ? pas de maladie ? Ça demande d’aller tout le temps observer les cultures à tous les stades. L’observation, c’est important ! Et je pense qu’il n’y en jamais trop. Ça demande de se pencher, de mettre le nez par terre, d’aller mettre les mains dedans, de sentir … C’est le conseil qu’on m’a donnée et que je trouve important.

  • Après, il faut aimer ce qu’on fait. Travailler la terre avec douceur, il y un certain respect à avoir avec la terre, tout ce qu’elle donne, toute cette générosité.

  • Du coup, la nourrir avec du fumier, du compost … J’utilise aussi en biodynamie, certaines préparations pour stimuler la vie d’un point de vue subtil, dans la terre. Il y a aussi les purins. Je trouve ça sain de soigner des plantes avec des plantes.

 

En parlant de plantes, il me vient à l’esprit que Louise est tisanière et je ne connais pas du tout ce métier, alors j’ai envie qu’elle m’en dise un peu plus !

 

  • Là, je me lance dans un truc ! Je n’ai pas vraiment de formation là-dedans ! C’est juste que j’aime les plantes, j’aime les fleurs et ça me plait de contribuer à ma santé avec des plantes. L’année dernière, chez Jean-Pierre, j’ai cultivé mes premières plantes médicinales. Après, je les ai séchées de manière très artisanale. Ce n’était pas un séchoir pro mais ça viendra. Ensuite, je les ai assemblées un peu comme ça, au feeling, pour faire des tisanes. J’ai proposé 3 tisanes différentes mais j’avais quand même une quinzaine de plantes. Pour la saison 2017, je vais avoir un jardin d’environ 1000m2, alors j’ai envie de développer les tisanes.

Quels sont tes moments préférés dans ce que ta création avec la Terre ?

 

  • J’aime bien les moments où je suis lancée. Par exemple : « allez, j’ai mes 200 plants à planter ! », et là, je me concentre vraiment et hop ! C’est parti !!! J’aime ces moments où je suis hyper concentrée.

  • Après, il y a des moments de contemplation aussi, dans la journée, avec le soleil qui se lève, qui se couche. Il y a des moments de grâce, où je suis là et j’me dis : « c’est quand même génial, j’suis là, j’fait un peu ce que je veux, c’est beau … ».

  • Et puis, avec Elise, quand on travaille à deux, on chante, c’est hyper joyeux ! Et des fois, on se dit : « bon, ça, ça va pas être facile, allez ! On y va ! » En mode viking !

  • Ce que j’aime par-dessus tout, c’est qu’il n’y a pas une journée qui se ressemble. Dans ma journée, je ne fais pas une seule chose. Ça me plait d’avoir de la diversité.

C’est génial ! Je vois les images pendant que Louise me raconte ! Je lui demande comment elle se voit d’ici 3 à 5 ans.

 

  • Dans 3 à 5 ans … Je m’imagine … Avec Elise, on est installé, on a notre champ, nos hangars. Il y a des ruches, un super jardin de plantes médicinales. Je pense qu’on sera en train de retaper un petit gîte. On aura un lieu où l’on pourra accueillir toute sorte d’artistes qui pourraient venir exposer. On aimerait bien créer un lieu qui soit agriculturel : mélanger l’agriculture et la culture !

J’adore ! Ça me fait des frissons quand j’entends Louise. J’aime sa vision. C’est beau !

Le plus grand rêve de Louise :

  • Ce contact là avec la Nature, je le rêve aussi à grande échelle. Que tout le monde puisse retrouver ce lien à elle. Je trouve que c’est hyper apaisant. Ça fait du bien !

  • Qu’on arrête de détruire. Avoir un autre regard sur l’agriculture, qu’on arrête les produits chimiques.

  • Une Nature qui soit respectée, qui fasse partie de nous, qu’il y ait un vrai lien.

J’adore ! J’adhère ! J’adore !!!

Qu’est-ce qui te plus dans l’Aventure du Pink Power Tour ?

  • Ce que j’aime c’est le côté hyper positif, rencontrer plein de gens qui sont dans des alternatives ou dans des parcours, où il y a ce truc : « Bah si ! C’est possible ! ». Ce côté un peu décalé me plait beaucoup ! Par rapport à ce à quoi j’aspire dans cette idée de projet agriculturel, c’est vraiment de créer un lieu avec des alternatives, que plein de gens puissent se rencontrer. Je trouve que c’est exactement ce que tu fais là maintenant, donc c’est hyper inspirant ! Merci à toi Marie !

  • Le truc positif, que ce soit joyeux ! Je l’ai été avant avec ce sentiment d’impuissance « on va jamais y arriver ! », mais en fait ça sert à rien, il faut regarder ce qui est positif et faire les choses !

 

Merci Louise pour ce moment pétillant et inspirant au coin du feu !

Quant à toi cher lecteur, je t’invite à diffuser le message. Partage cette interview au plus grand nombre si tu en as l’élan. Contribuons à cette reconnexion à la Terre <3 <3 <3

A très bientôt pour la suite de l’Aventure !!!

22 Jan

Julien Delanssays et la Dame à la Licorne !

Marie Guibouin / Artiste, Blog, Interview, portraits d'artistes, The Pink Power Tour / / 1 Commentaire

Un jour, j’ai croisé Julien au dojo Arkhelios, lors d’une soirée artistique. Nous n’avions pas tellement eu l’occasion d’échanger. Quelques mois plus tard, je me suis rendue au vernissage d’une Artiste à la New Art Gallery à Lille. Julien était là. Et pour cause, c’est lui et sa compagne qui ont créé ce lieu magique. Nous avons discuté un moment. Là, j’ai su que l’on se reverrait et que nous avions certainement des choses à partager. A quelle occasion ? Je n’en savais rien.

Puis un jour, j’ai poussé la porte de l’Atelier d’Art Nouveau, bien déterminée à ENFIN prendre des cours de dessin. Et devine avec qui je prends des cours de dessin ?

Julien Delanssays 🙂

 

Julien est artiste peintre et professeur d’Arts plastiques.

Il a senti très tôt que l’Art, c’était sa vie. A l’école, il n’y avait que ça qui l’intéressait. Après une filière artistique jusqu’au Bac, Julien est entré à l’école des Beaux-Arts de Valenciennes (59).

  • J’avais envie très tôt, d’associer l’Art à plein de choses. Après les Beaux-Arts, j’ai fait des études de psychologie. Ensuite, je suis entrée dans toute une démarche par rapport au commerce. Je pense que tout ça, ça m’a aidé à créer l’Atelier, que nous avons fondé avec ma compagne, il y a quelques années.

La création de l’Atelier d’Arts Nouveaux a été un véritable aboutissement pour Anne et Julien.

 

  • La première grande étape a été d’entrer dans cette école artistique. C’était un rêve qui devenait réalité pour moi. J’ai toujours voulu intégrer un atelier de la Renaissance.

Julien a toujours été fasciné par la Renaissance Italienne, les ateliers de Verrocchio, Leonard de Vinci … tous ces grands Artistes qui ont créé des œuvres d’art qui resteront à tout jamais dans l’humanité.

  • Il y avait une émulation à cette époque, un apprentissage incroyable, qui permettait à tous ces jeunes élèves de 12-14 ans de devenir les artistes qu’ils avaient envie de devenir.

Quand Julien est entré aux Beaux-Arts, il avait un peu cette attente là. Ça ne s’est pas exactement passé comme ça, puisque maintenant, dans ces écoles, c’est plutôt l’Art conceptuel qui est abordé.

  • Mais j’ai eu la chance de pouvoir apprendre plein de choses, plein de techniques et de pratiques différentes. Notamment la gravure qui fait partie intégrante de ma pratique artistique aujourd’hui. Et puis la photo, la sculpture … Pendant une année, j’ai reçu les enseignements d’un professeur qui a eu un Prix de Rome. Il y a quand même eu des choses qui m’ont énormément apporté dans ce genre d’école.

En sortant de là, le but de Julien était de trouver qui il était en tant qu’Artiste.

  • Je me suis rendu compte que je n’avais pas envie d’être un Artiste contemporain tel qu’on l’imagine aujourd’hui. Je voulais puiser dans ce foisonnement de la Renaissance et créer des choses à partir de là. Il y avait aussi l’aspect spirituel qui était très important, qui pour moi est le fondement de l’Art.

Léonard de Vinci et Gustave Moreau ont énormément inspiré Julien dans sa quête artistique.

  • Léonard a écrit énormément de choses, que ce soit au niveau scientifique, anatomique, géographique … mais aussi, il y a une dimension très spirituelle dans les écrits de Léonard, dont on parle moins, mais qui est présente. Gustave Moreau, lui, donnait une grande part à la spiritualité. Pour lui l’inspiration venait d’en haut, l’Art devait évoquer de grandes valeurs, de grandes images, qu’il associait beaucoup à la mythologie, aux légendes. C’est à travers ces maîtres là que j’ai essayé de me réaliser.

Julien a expérimenté plusieurs domaines en sortant des Beaux-Arts, notamment la psychologie.

  • Je me suis dit : « pourquoi pas devenir art-thérapeute ? » : associer l’Art et une sorte de bien-être, de réalignement, de guérison… Je n’ai pas trouvé ce que je cherchais, dans cette voie de l’art-thérapie, même si c’est une voie tout à fait honorable et passionnante.

Puis un jour … Julien a eu la chance de rencontrer Pierre Lassalle qui lui a proposé, ainsi qu’à plusieurs artistes, un projet incroyable sur « La Dame à la Licorne », dont le but était d’en retranscrire les tapisseries médiévales.

  • On pourrait dire que ce sont les tapisseries les plus connues au Monde et l’œuvre de tenture la plus aboutie que je connaisse. L’œuvre est représentée sur différents panneaux. Sur ces panneaux, il y a toujours une dame, un lion et une licorne. C’est toute une histoire, tout un cheminement initiatique qui est composé d’étapes, de stations, de pauses à travers les sens et au-delà.

Actuellement au Musée de Cluny, six tapisseries sont exposées, mais à l’origine elles étaient huit.

  • On pourrait dire que le chemin n’est pas terminé, alors qu’à l’origine, il était complet. Le projet de cet écrivain, c’était que nous puissions recréer le chemin dans toute sa globalité, en revenant à la Source de la Dame à la Licorne, une source très spirituelle, très profonde, qui participait et qui expliquait la maitrise des sens, le chemin vers l’Amour, très relié à l’amour courtois et à l’élévation vers l’Esprit.

 

  • Pierre nous a proposé cet aventure incroyable qui associait l’Art et la méditation, l’Art et la Spiritualité, que lui appelle : l’Art imaginatif. Ça a été quelque chose d’incroyable à vivre au niveau humain et artistique.

 

  • Pour la première fois, j’arrivais à vivre cette association de la méditation et de l’Art.

 

  • Aller chercher les ressources, l’inspiration en soi et au-delà de soi, pour pouvoir la faire couler, la retranscrire à travers mes mains, à travers nos relations, dans des œuvres d’art.

     

    La Dame à la Licorne – 8ème panneau : La Dame illuminée

     

    C’est avec des étoiles plein les yeux, que Julien me partage cette expérience. A ce stade, j’ai envie d’entrer encore plus dans son processus de création. Je comprends que la méditation tient une place très importante. Pratiquant cet Art depuis peu, je me questionne. Est-ce que ça prend du temps ? Comment la médiation et la création de l’œuvre entre en connexion ? Bref, j’ai envie d’en savoir plus. On est là pour ça, n’est-ce pas ? 😉

  • Je pense que ça dépend de chacun. Par contre, c’est vrai que sur ce projet, Pierre a créé tout un processus. On peut lire « Les Mystères de la Dame à la Licorne », il y a tout dedans. Il explique ça très bien. Après, je pense que chacun va vivre le processus de manière différente, puisqu’on est tous différent. On a tous des natures différentes, une sensibilité différente.

 

  • Je pense que l’important, c’est de se sentir aligné avec soi-même, son rythme et sa pratique. Le point de départ, c’est le choix du cœur. C’est quelque chose qu’on a envie de créer profondément, qui nous appelle et qui nous transcende. On sent qu’à travers cette œuvre ou à travers ce projet, on va découvrir une partie de soi-même et plus. Quelque chose qui va transcender notre vie.

 

  • Après, il y a l’aspect méditatif avec la méditation créatrice. Dans tous ces aspects méditatifs, il se passe plein de choses à l’intérieur. Dans mon expérience, il y a ce répondant avec notre vie. Plus j’entre dans mon sujet, plus je le travaille, plus il se passe des choses dans ma vie en correspondance avec ça. Il y a ce va et vient entre l’intérieur et l’extérieur, qui après, se développe, se déploie, à travers la pratique artistique. Quand je me sens prêt à commencer à travailler, à peindre, le fait de dessiner, de chercher les formes, les visages, les couleurs, ça fait écho avec ce qui se passe à l’intérieur de moi. C’est comme un rythme qui s’installe, une sorte de plongée dans un chemin de création.

 

  • Dans mon expérience, pour moi, le défi, c’est de toujours rester en équilibre entre l’intérieur et l’extérieur, entre le fait de travailler et le fait de nourrir ces images, ces symboles, par la pratique spirituelle, et leur donner vie en moi. Tenir bon, jusqu’à la mise en œuvre complète et finalisée de ce qu’on a voulu créer. Dans ce « tenir bon », dans « tenir le rythme », il se passe plein de choses en soi, une certaine forme de remise en question, d’épreuve, qui vient pour nous aider à aller jusqu’au bout de la création.

 

  • A des moments, quand on est artiste-peintre, on sent que ça bloque, l’inspiration n’est pas toujours là, on n’arrive pas à faire ce qu’on veut. Ce qui est génial dans ce processus, c’est que ça nous aide énormément à aller beaucoup plus loin, à se dépasser en tant qu’Artiste et en tant que personne. Tout ce que j’ai traversé, vécu, créé, ça rejaillit dans mes relations, dans ma manière de peindre, d’enseigner, dans ma manière de considérer les gens aussi.

 

  • Je pense que c’est cette Aventure Artistique « La Dame à la Licorne » qui a quand même duré plus de quatre ans, qui m’a motivé à aller plus loin par rapport à moi-même, et donc à créer l’Atelier. Je pense qu’une vraie démarche artistique où il y a tous ces ingrédients là, on en ressort différent. Moi, j’en suis ressorti différent. J’ai énormément de gratitude envers Pierre Lassalle. Ça m’a ouvert énormément de choses. Je peux dire qu’avant ça, je vivotais au niveau artistique et qu’après j’ai vécu une émergence de plein d’envies, d’inspirations. Je me voyais pouvoir créer plein de thèmes artistiques. Ça devenait possible ! Je me suis senti la capacité à créer avec Anne, l’Atelier, la Galerie, et aller encore beaucoup plus loin par rapport à moi-même et l’Art.

Wow ! La ! La ! Julien m’embarque dans une Aventure de Fouuu rien qu’en me parlant 😮 (je te conseille vraiment d’écouter l’audio, c’est vraiment wahou !!!

La quête de Julien et Anne en créant la Galerie et l’Atelier, c’était de vivre en tant qu’Artiste.

  • Et comme je t’ai dit tout à l’heure, c’était le Rêve de l’Atelier Renaissance. J’ai beaucoup regretté de ne pas avoir rencontré Léonard de Vinci. En créant cet Atelier, c’était un rêve qui devenait réalité : pouvoir partager la pratique artistique.

 

  • Dans la conception moderne de l’Art, la pratique n’a plus sa place. Je n’étais pas en accord avec ça. Pour moi, l’Art doit être porteur d’une certaine pratique qui permette l’émerveillement : une certaine forme de beauté, de réussite technique, même si le sujet doit être intéressant, profond ou merveilleux. Pour moi, c’était l’envie de transmettre ces pratiques, de les apprendre aux autres, d’aller vers les gens pour partager.

 

  • Moi, je m’occupe plus de l’aspect dessin et peinture. Anne, c’est plus l’aspect calligraphie chinoise et peinture chinoise, puisqu’elle est d’origine asiatique. C’est cette rencontre possible entre l’Orient et l’Occident, entre moi et Anne, entre les pratiques que l’on propose, entre nous et les autres. Et puis, montrer à chacun, qu’avec les bonnes techniques, les bonnes pratiques, tout le monde peut commencer à créer des choses très intéressantes et qui l’émerveille. Chacun porte des choses très fortes en soi. C’est pas simplement en projetant de la couleur – même si c’est très ludique et j’adore faire ça – qu’on y arrive, mais on peut faire sortir de belles formes de soi-même.

 

  • Cet apprentissage, cette transmission de la pratique artistique, que ce soit par la gravure, par le dessin, par l’anatomie, par des formes plus modernes comme la colorisation numérique, pour moi, c’est très important.

Et ça se voit ! Julien transmet son Art avec passion ! Je peux te l’assurer ! J’en suis la preuve vivante :O Quand je suis arrivée pour la première fois à son cours de dessin, j’étais terrorisée par la feuille blanche et je me croyais complètement nulle !!! Et il m’a démontrée tout le contraire ! Je t’assure que c’est bluffant !

 

Quels sont les projets à venir pour la Galerie, l’Atelier, pour toi en tant qu’Artiste ?

  • On a eu tout un premier pôle avec la Galerie, où l’on a essayé de découvrir plein d’Artistes différents. Maintenant, on aimerait développer les thèmes qu’on a envie d’explorer depuis longtemps, nous deux, en tant qu’Artistes. On s’est rendu compte qu’on adore enseigner, on adore découvrir d’autres personnes, mais on a aussi beaucoup de choses à dire, à exprimer. Donc, on voulait aussi développer cet aspect là dans les prochaines années.

 

  • J’adore cet aspect mythes et légendes. Pour moi, ce sont des sources d’inspiration. J’ai toujours été émerveillé par ça. Quand j’étais jeune, je lisais plein de livres d’héroïc-fantasy, de science-fiction, de mythes, même des textes anciens. Le livre qui est le plus resté gravé dans ma mémoire et dans mon cœur, c’est « L’Odyssée » de Homère. Ce livre, j’ai toujours rêvé d’en faire quelque chose. En 2012, j’ai créé une exposition, à partir du livre : une série de seize tableaux. Ça été un gros défi pour moi, qui venait après « La Dame à la Licorne ». Depuis, je me suis dit : « ah ouais ! C’est génial ! J’adore ! ».

 

  • J’adore puiser dans ces légendes, énormément de thèmes. Après, j’ai réalisé une exposition sur le thème de l’Ange, tout le monde angélique, la mythologie angélique. Ce monde très inspirant qui est réel pour moi. Là, j’ai d’autres projets artistiques que je souhaite créer, toujours par rapport aux légendes, à Homère, à l’Iliade, par rapport à certains mythes comme Perséphone… C’est vrai que j’aime beaucoup les mythes grecs, je les trouve très parlant. Et aussi avec tous ces mythes nordiques, avec Odin, tous ces dieux … Il y a une telle richesse de scènes, d’expériences, de rencontres, dans ces textes. Dès que je commence à ouvrir un livre comme ça, j’ai une foison d’image qui vient à moi. J’ai tout de suite envie d’en faire quelque chose.

Han ! J’adoooreee !!! Mais comment tu fais pour canaliser tout ça ???

  • … C’est très dur … (rires). Effectivement, il faut arriver à se concentrer. Ce qui m’aide, c’est de créer des carnets. J’ai pas mal de carnets. A chaque fois que j’ai une idée qui vient, je m’achète un carnet. Je dessine énormément dedans, je prends des notes, j’en fais un carnet d’Artiste, un carnet de projet. Je colle des photos, je griffonne, je rassemble des idées. Ça dure à peu près trois semaines-1 mois. A la fin de ce temps, le carnet est rempli. Tout ce qui me vient par rapport au projet est mis dedans. Même si je n’ai pas le temps de commencer les tableaux tout de suite, tout est là. Je peux aisément y revenir. Ça peut être très précis. Je peux avoir le nombre de tableaux, la dimension, le matériel qu’il me faut. Pendant cette période, je peux aller acheter le matériel. Je prépare mes fonds pour que tout ce qui prend du temps ait été fait avant. Quand c’est le moment, je rouvre mon carnet et c’est parti ! Tout est prêt ! Je n’ai plus qu’à !

Quand Julien est en pleine création, il lui faut un temps où il ne pense plus qu’à ça. Ça peut être une semaine, deux semaines … Un mois, c’est plus rare.

  • C’est tout le défi de rester concentré. En tant qu’Artiste, mon défi c’est ça ! Je suis très sollicité par l’Atelier, par la Galerie. A un moment donné, il faut que j’arrive à me déconnecter pour rassembler mes forces. Quand je créé, j’ai l’impression d’entrer dans un monde. Je continue cette dimension méditative, c’est quelque chose qui appartient à ma pratique maintenant. C’est rentrer dans un monde à l’intérieur, mais aussi, quand on peint, c’est être immerger dans ces images, ce sujet et penser presque exclusivement qu’à ça. J’ai besoin de me concentrer vraiment dessus et de ne pas courir à droite et à gauche.

Je trouve ça délicieusement magique d’être à fond dans sa création. Pour l’avoir déjà vécu, je trouve ça vraiment grandiose ! Je me demande comment Julien gère le retour à la réalité …

  • Souvent, je suis très heureux d’avoir terminé. Pour moi, c’est comme une sorte de défi sportif. C’est un défi artistique, d’arriver à faire, par exemple, huit, dix, quinze, seize tableaux, qui me semblent aboutis, qui semblent porteurs de quelque chose de particulier, de valeur réelle, de qualité soit artistique, esthétique ou spirituelle. C’est quand même un défi énorme ! Et moi, je suis super heureux quand j’ai terminé. Je pense qu’après, il y a tout le défi de ne pas juger ce qu’on a fait, de dénigrer, de l’amoindrir. J’ai ce défi là ! J’ai un élan de joie et après j’ai des doutes qui apparaissent. Ensuite, j’ai l’envie de le partager avec les autres !

Où partages-tu cela ? J’ai eu beaucoup de mal à trouver tes œuvres sur la toile.

  • Il y a eu toute une période de maturation. On a fait plusieurs expos. Ces dernières années, j’avais beaucoup tourné dans la région, dans différents lieux d’exposition. Après, nous nous sommes consacrés à la Galerie d’Art. On exposait dans notre galerie. Ça nous a permis de vivre une expérience super intéressante avec Anne. Nous avons collaboré à deux pour créer des tableaux ensemble. Ça été super passionnant !

 

  • Ces derniers temps, nous avons eu un autre projet, nous voulions créer une Galerie d’Art en ligne. Les tableaux n’étaient pas visibles parce que la galerie en ligne était en cours de création. Et là, elle vient d’ouvrir ! Elle s’appelle Legendart : legendart.fr. C’est un projet qui nous tenait à cœur depuis longtemps, de créer une plate-forme de présentation d’œuvres d’art. Il y a nous et aussi plein d’autres artistes qu’on aime bien, dont on trouve le travail fabuleux.

 

  • Je suis émerveillé de tout ce que ces gens peuvent créer, tout ce qu’on peut créer. Cette diversité ! Il y a tellement de choses à faire, à montrer, à partager. La galerie Legendart est disponible en une dizaine de langues. Notre but, c’est que ça puisse être visible un peu partout dans le monde.

Les images de « Dame à la licorne » sont visibles sur le site. Vous pourrez découvrir la beauté de ces images qui sont très inspirantes.

  • Je dirais nourrissantes pour le cœur et l’Esprit.

Le plus grand rêve de Julien :

  • Je pense qu’il y a plein de rêves possibles pour soi-même, pour les autres, même pour différents aspects de soi-même.

 

  • Le rêve qui me tient à cœur aujourd’hui, c’est que le maximum de gens découvre les tableaux de la licorne. Ils sont tellement riches, tellement porteurs de valeurs importantes. On peut y puiser tellement de choses pour soi-même, pour sa vie. Ils ont un message tellement beau par rapport aux relations, par rapport à l’évolution spirituelle, à la réalisation de soi-même, au partage et au chemin vers plus de don, plus de sincérité, plus d’amour. Je pense qu’ils gagnent vraiment à être connus du plus grand nombre. Ça serait le rêve, que les licornes se déploient un peu partout.

Qu’est-ce qui te plait le plus dans l’Aventure du Pink Power Tour ?

  • Qu’est-ce qui me plait le plus dans cette Aventure ? Je pense que c’est ce jeu de découverte des gens. Pour moi, ce que tu fais, c’est vraiment t’intéresser aux autres en entrant dans leur univers. Tu montres que chacun a une partie de lui super riche. C’est comme si ça allumait des petites lumières chez les gens. Ça montre que tous, on porte quelque chose de super beau en soi et qu’il y a plus qu’à !

Waouh ! Quelle Aventure ! Je n’ai pas vu le temps passer ! J’espère que tu as pris autant de plaisir que moi, cher lecteur ! 🙂 Tu sais ce qui serait génial ? Ça serait de partager cette interview au plus grand nombre ! Alors si tu en as l’élan, fais-toi plaisir ! Si tu ne le fais pas pour toi, fais le au moins pour la préservation des licornes dans le monde <3 <3 <3

 

Merci Julien, ça valait le coup de se courir après pour cet interview !

Pour rencontrer Julien, ça se passe par là :

New Art Gallery

Atelier d’Art Nouveaux

Legendart


Site internet de Pierre LassalleRenaissance de l’art

18 Déc

Mimi the Clown et si on riait un peu ?

Marie Guibouin / Artiste, Interview, portraits d'artistes, The Pink Power Tour / / 1 Commentaire

J’avais déjà repéré le travail de Mimi depuis quelques temps. Disons qu’il est assez reconnaissable 😉

Jusqu’au jour où je suis tombée par hasard … ou pas … sur une de ses créations lors d’une ballade en nature en juillet  dernier -> j’en parle ici. C’est à ce moment là que je suis entrée en contact avec lui. Quelques mois plus tard, je l’ai rencontré en vrai de vrai lors des portes ouvertes des ateliers d’Artistes. Il se trouve que son atelier n’est pas si loin de chez moi en plus ! Comme quoi, on a souvent des pépites près de chez soi, dont on a même pas conscience. La rencontre avec Miguel et Mimi The Clown a été déterminante. J’ai été touchée par sa générosité et sa sensibilité. C’est donc tout naturellement que je suis revenue vers lui pour t’offrir une parenthèse inattendue, à travers son regard d’Artiste. 

 

 

Il était une fois Miguel Donvez, qui un jour, est devenu Mimi The Clown.

  • Je voulais prendre un nom qui était simple à retenir, pour éviter les noms de taggueurs du style « Z327-12 » qu’on ne retiendra jamais.

Mimi était un surnom qu’on lui donnait souvent étant enfant, alors c’est tout naturellement que c’est devenu son nom d’artiste.

Alors pourquoi le clown ? (je sais que Miguel déteste cette question … mais il m’a quand même répondu, Merci <3 )

  • Il me fallait un personnage et je trouvais que le clown représentait le mieux notre époque.

Mimi fait passer un message fort à travers ses tableaux. J’y vois un « pied de nez » à ce monde qui se décrit d’une façon si sombre à travers les médias. En quelque sorte une ironie face à cette grande mascarade qu’on nous sert au quotidien !

  • Picasso disait qu’on peignait toute notre vie la même chose. Évidemment que j’ai un message et que j’essaie de m’approcher au plus près du message voulu.

  • Je pense que mes tableaux sont assez explicites…

Oui ! Le message est très clair ! Rions un peu dans ce monde de brutes ! J’ai envie de dire aux gens : « ne vous laissez pas dominer par la peur dans laquelle la société voudrait nous maintenir ». Je trouve que les œuvres de Mimi amène de la joie dans notre quotidien. C’est en ce sens que sa démarche m’a interpellé au premier coup d’œil.

  • Complètement ! On a plusieurs possibilités. On peut s’effondrer ou en rigoler. J’ai choisi d’en rire.

  • Évidemment, personnellement, je n’en ris pas toujours, mais je fais tout un travail pour aller au-delà. Sinon, on ne ferait plus rien. Il faut prendre conscience que nous ne sommes pas là pour longtemps. Et dans ce cas-là, autant en profiter !

Je trouve que c’est un message fabuleux que l’on peut tous appliquer dans nos vies de tous les jours.

Que choisis-t-on de regarder ? Sur quelle facette décidons-nous de porter notre attention ?

C’est un travail de chaque instant que Mimi retranscrit formidablement bien à travers ses œuvres.

 

A ce stade de l’interview, je m’intéresse de plus près au processus de création de Mimi. De l’idée à la réalisation, ça se passe comment ?

  • Comme beaucoup d’artistes, j’ai un cahier à idées, que je ballade tout le temps avec moi.

  • L’idée peut venir en marchant, en faisant caca ou en discutant autour d’une bière.

  • L’idée ne prévient pas quand elle arrive.

  • J’accumule des idées et parfois je suis pressé d’en réaliser une. D’autres restent à l’état d’idée dans le cahier, et je peux les ressortir 6 mois, 1 an, 2 ans après. Je la note, parce que souvent, une idée c’est très fugitif, et si on l’attrape pas … Elle peut revenir, si l’idée se transforme en obsession.

  • Un moment, il y avait une pub SNCF où l’on voyait un petit bonhomme qui grandissait, qui grandissait, au fur et à mesure des discussions. En fait, ça symbolisait l’idée. Je trouvais que ça représentait bien ce processus là.

  • Une idée, il faut la travailler aussi.

  • Il y a des idées qu’un ami peintre appelle « Un meurtre parfait » ! C’est-à-dire : l’idée est là et Boum ! On la jette sur la toile ! Et ça y est c’est terminé ! Et on n’y touche plus. Mais c’est assez rare …

  • Souvent, je les note et je les travaille en lisant, en discutant, en faisant des recherches, en voyageant. Si l’idée reste au fond de ma tête et que j’y repense plusieurs fois dans la journée ou plusieurs fois dans la semaine, souvent… Ah ! Et si elle me fait rigoler aussi ! C’est le facteur déterminant. Si je souris intérieurement, si je me dis « Putain, Miguel t’es grave ! », celle-ci, elle est bonne.

Excellent ! Ça se ressent énormément dans le travail de Mimi. Quand tu vois ces œuvres, tu te dis : « non, mais il a dû trop se fendre la gueule à créer ! »

  • Au pochoir, c’est le résultat final en fait ! On se fait un peu mal parce qu’on a le résultat à la fin. Maintenant, avec l’expérience, je sais si ça va être bon ou pas.

  • Quand je termine une toile et qu’elle est bonne, je rentre chez moi, j’ai le smile !

  • J’ai réussi quelque chose.

  • Il faut que je me surprenne moi-même ! J’ai besoin d’être surpris !

  • Souvent en vieillissant, on se surprend moi, on a moins de surprises des choses qui peuvent nous arriver dans la vie. Moi, je les recherche encore, un peu comme un gamin qui veut ses cadeaux. Je veux mes cadeaux aussi !

Et quand on a plus d’idées, comment ça se passe ? Comment Miguel et Mimi The Clown traversent ce genre de phase ?

  • J’ai confiance en moi. Il faut avoir confiance en soi. Dans ces moments-là, je regarde dans le temps, ce que j’ai réussi à faire. Je me dis que si j’ai réussi à faire ça, à cette époque là, aujourd’hui, où j’ai plus d’expérience, pourquoi je n’y arriverais pas ?

  • J’ai un truc particulier, j’ai appris à parler italien. Quand j’ai commencé, je ne savais pas parlé un mot. Aujourd’hui, je sais le parler et je peux tenir une conversation facilement. Ça veut dire que j’ai réussi à acquérir quelque chose, une valise, une connaissance bien précise. L’Art, c’est quand même plus abstrait, plus compliqué à définir. Une langue, c’est « on sait ou on sait pas ». Si j’ai réussi à faire ça pourquoi je ne réussirais pas autre chose.

  • Il faut avoir confiance en soi, sinon à l’époque à laquelle on vit, on peut vite être abattu. Quand j’étais plus jeune, je faisais de l’endurance. Mon père me disait : « tu sais, tu en chies mais les autres qui sont à côté de toi, ils ne te le disent pas, mais ils en chient autant que toi ! » Et c’est vrai !

  • Je vois ça comme une course d’endurance aussi. Il faut tenir très longtemps et je suis assez endurant.

  • Faut avoir les nerfs aussi !

Work in progress …


Le témoignage de Miguel m’a touché en plein cœur car je les ai connu ces phases d’artiste où ton esprit est embrouillé, et je les connaitrais sans doute encore. C’est une très bonne piqûre de rappel. Se souvenir de tout ce qu’on a été capable d’accomplir. Tellement vrai. Tellement simple. Si simple, qu’on a parfois tendance à oublier tout ce dont on a été capable, les projets que nous avons réalisé, les choses que nous avons crée, accompli … MERCI <3

Tout est possible alors ?

  • Tout est possible. Après je me mets tout le temps des limites. Il faut être raisonnable. Je ne suis pas au niveau de Picasso. Il y a des stades qui sont trop hauts. Peu importe, il y a des stades inférieurs qui sont déjà pas mal. Je suis satisfait.

Je pense qu’on n’a pas à se comparer, même si c’est plus facile à dire qu’à faire. Chacun a sa propre façon de faire …

  • J’aime bien prendre des étoiles. Je sais que je n’arriverais pas à les attraper, mais je saute haut.

Yes ! Ça donne l’élan de se dépasser ! Mimi collectionne les citations de grands artistes, des reproductions de grands peintres. Ce n’est pas forcément par envie de faire la même chose mais ça le guide.

  • L’Être Humain arrive à certains sommets, pourquoi pas moi ?

  • Enfin, pas des sommets, ça serait présomptueux… comment dire … Mimmo Rotella a dit avant sa mort : « je n’ai pas peur de mourir parce que, dans ma vie d’artiste, j’ai eu l’occasion à certain moment de parler avec Dieu ». Évidemment, ce n’est pas Jésus-Christ ou une religion en particulier. C’est qu’il s’est élevé.

  • C’est ça que je cherche : c’est m’élever !

  • Pas de parler avec Jésus … (rires)

Le moment préféré de Mimi quand il crée, c’est la Réussite. Quand il passe à autre chose, qu’il signe la toile et qu’il repart !

Là, il se dit  » ça y est ! J’ai fait mon meurtre ! »

  • C’est le travail accompli. Je mets la toile de côté. Parfois, je l’enlève et je la mets dans le stock pour ne pas m’influencer, pour aller encore plus loin, prendre un autre chemin. Pour explorer encore quelque chose.

  • Ce n’est pas vrai pour toutes. Certaines toiles qui ont au moins une partie que je considère réussie, que j’aimerais réinterpréter sur une autre, je m’en ressers. Je la mets en sursis. Je la laisse encore à côté de moi.

  • Quand je veux vraiment passer à autre chose, je la mets de côté et « Next » !

  • Il faut apprendre à tourner la page.

  • Il y certains artistes qui vont repeindre, repeindre et repeindre par dessus, sans jamais passer à autre chose. Je sais poser la toile et complètement passer à autre chose.

 

 

 

Des fois on se focalise sur des détails, on y arrive pas, on recommence, on s’acharne à vouloir que tout soit parfait, alors qu’on ferait mieux de lâcher prise un moment et de revenir plus tard…

  • Tout à fait ! Et tout d’un coup, on va revenir deux jours après. Le fameux geste parce qu’on était fatigué ou qu’on avait une sale idée qui nous tracassait, comme par hasard là, on y arrive du premier coup. C’est particulièrement valable en informatique. C’est complètement aléatoire. Tu ne vas pas réussir à installer un programme. Tu laisses, tu reviens le lendemain et bing ! il s’installe tout seul.

  • C’est marrant parce qu’en lisant des autobiographies de n’importe quel artiste, on retrouve ces processus qui sont très particuliers, que seuls les artistes peuvent connaître.

  • Souvent, ça me rassure de voir que des grands peintres se sont frottés aux mêmes problèmes.

  • Je lisais récemment des paroles de Cy Twombly et de Dubuffet. Alors eux, tout seuls dans leur atelier, maintenant décédés. Et moi, tout seul dans mon atelier … On dit que l’Art résiste à la mort et c’est particulièrement vrai pour ça. Même Léonard de Vinci est tombé sur les mêmes problèmes que moi. Sans me comparer du tout ! Parfois je suis un peu fou mais bon … ce sont des problèmes de peintre …

En ce moment, Mimi reprend des œuvres de grands maîtres et les retravaille. Parfois il en est proche, parfois il s’en éloigne beaucoup.

  • A vrai dire, je ne regarde pas l’œuvre originale quand je le fais. J’ai une vague idée et ça me suffit. Je réalise une vingtaine de toiles nouvelles. Après, j’ai d’autres choses en cours mais c’est encore trop tôt pour en parler.

Le plus grand rêve de Mimi The Clown :

  • Peindre longtemps. Travailler longtemps. Ne pas mourir tout de suite.

  • Après … j’aime voyager, j’aime peindre et je fais les deux.

Miguel vit son rêve tous les jours et je trouve ça terriblement inspirant.

  • Aujourd’hui, on est lundi et je suis content ! Une journée de travail en plus. Je me lève, je sais ce que j’ai à faire. Je suis ici, je mets la musique, je fume ma clope et je peins. Que demander de mieux ? Je fais vraiment ce que je veux. Je mets la musique à fond. J’ai la chance de vivre de ma peinture. Je ne suis pas le peintre qui vend le plus mais je vends suffisamment pour en vivre. Ça va quoi !

Merciii Mimiiiii !!!

Qu’est-ce qui te plait le plus dans l’Aventure du Pink Power Tour ?

  • Je sais pas … On avait discuté ensemble et tes questions différaient quelque peu des interviews habituelles, où l’on me demandait : « combien coûte tes œuvres ? ». On s’en fout de ça ! La partie économique est importante, mais n’a rien à voir avec l’Art. Moi, ce qui m’intéresse, c’est l’Art. Et le processus de création. J’avais été interviewé, je ne sais plus par quel magazine… Ils me posaient les mêmes questions, des questions de prix, d’expositions, comment on fait pour démarcher … C’est important mais je m’en fou ! J’aurais préféré qu’on me dise : « Et le vert ? c’est pas trop compliqué le vert à travailler ? », ces obsessions là … Ou alors : « le violet ? t’as déjà essayé de travailler du violet ? ». Bah, non, c’est compliqué…

On aurait encore pu parler pendant des heures je crois. On fait une seconde interview pour parler des couleurs et de multiples terrains d’exploration ???

 

Si tu as aimé cet article, tu peux laisser un commentaire dans cet espace qui t’es réservé. Tu peux aussi le partager avec tout tes amis et/ou faire un don pour soutenir le projet et que je puisse aller interviewer encore + + + d’Artistes et mener à bien ce projet de festival co-créatif qui germe dans ma tête :p
Laisse-toi porter, laisse-toi inspirer et inspire à ton tour cher co-cocréateur 😉

A partir de janvier 2017, le site du Pink Power Tour va fusionner avec mon site web professionnel : www.marieguibouin.com.

Plus j’avance et plus je prends conscience que tout est lié, d’où le besoin d’unifier. L’univers des Artistes, des créateurs, des porteurs de projets, une vision nouvelle, un autre regard sur la Beauté d’un monde à multiples facettes, mettre en lumière les Êtres, grâce à une approche unique et multiple, c’est ce qui me fait sauter du lit le matin ! Alors je continue ! Quoi qu’il arrive, je m’engage à faire ma part chaque jour.

A très bientôt pour une nouvelle interview pétillante !!! La suite au prochain épisode 😉

06 Nov

Nikita connecte les gens dans un univers « Trait Sensible » multidimensionnel

Marie Guibouin / Artiste, Interview, portraits d'artistes / / 1 Commentaire

Aujourd’hui je t’emmène en plein cœur de l’univers « Trait Sensible » de Nikita Beaud. Un univers tellement vaste que je me demande bien par quel bout je vais commencer. L’interview commence avec beaucoup de rires dans tous les sens.

Je me jette quand même à l’eau en lui demandant :

 

  • Qui es-tu ? D’où viens-tu ?

Je viens d’un peu de partout. Je viens de Haute-Savoie. Je viens du Sud. Je viens du Nord. Je ne viens pas d’un lieu à proprement parler. Qui je suis ? … Je suis Nikita. J’ai une sœur jumelle. J’ai 27 ans, bientôt 28 🙂 Je suis créative et je pars dans tous les sens.

  • Tu as donc rassemblé tout ça dans un univers « Trait Sensible » … dans tous les sens du terme !

Le fameux site ! Donc oui, j’étais graphiste au tout début. C’était mon métier. Je faisais des sites internet, des flyers, des affiches… C’était intéressant mais c’est un monde qui est assez fermé finalement pour un créatif.

Faire des heures et des heures, enfermée autour d’un bureau. Ce besoin de retourner un peu au dessin et à la créativité. L’envie de dessiner avec tout le monde, de faire des dessins partagés.

Ça a commencé avec une feuille, un stylo.

Je demandais aux invités de faire un point sur la feuille. Au fur et à mesure, je faisais tourner le cahier, ça faisait des dessins partagés avec des personnes qui n’ont pas l’habitude de dessiner. Ce fut des moments vraiment très chouettes.

« Trait sensible », c’est un regroupement des mes capacités à communiquer,

parce que c’est quelque chose qui est très fort quand même, le fait de dessiner.

  • J’ai récemment testé le jeu que Nikita vient d’inventer, un jeu qui nous invite à dessiner ensemble. Il n’y avait pas l’appréhension de faire quelque chose de « moche ». Finalement tout se construit ensemble …

Il n’y a aucun jugement à la base. C’est vraiment le fait de partager le moment et de construire au fur et à mesure.

Même si ça fait « moche » au départ … Oui, on peut être surpris ! On barbouille avec de la peinture !!!

« Ouais, mais ça va être moche. – Non, mais vas-y laisse-toi aller. »

Au fur et à mesure, avec des petits guides … En fait le jeu, c’est un jeu de motifs. On va d’abord commencer à tracer un motif en grand puis de plus en plus petit, ensuite avec de la couleur, ensuite avec des contours … C’est assez guidé pour construire quelque chose, mais sans être trop forcé à suivre un truc à la lettre.

Tu as ta part de créativité qui prend le dessus.

 

 

  • C’est surprenant le résultat ! Surprenant dans le bon sens 😉 On ne se projette pas tellement à l’avance sur ce qu’on va faire. C’est hyper intuitif.

  • Comment est venue l’idée du jeu ? Comment c’est arrivé ?

J’ai fait de la peinture sur un format assimilé au « Zentangle« .

C’est du dessin par méditation, avec des motifs, des motifs et des motifs … J’avais commencé à faire ça naturellement parce que y’avait du soleil, j’avais du temps et je me suis dit « je vais prendre de la peinture ».

Je ne savais pas trop quoi dessiner, alors je suis partie dans le mouvement, dans des formes. Après je voyais une forme dedans, je commençais à dessiner un hibou par exemple, puis à reconstruire. Aussi, j’aimais bien le fait qu’il n’y avait pas de sens. J’ai fait quelques toiles. On m’a dit : « c’est super chouette ! Tu devrais exposer. »

Finalement, je suis arrivée dans un bar. J’avais une carte de visite. Je l’ai présenté à la personne qui était en train d’exposer. Et le patron m’a vu. Il m’a dit : « mais c’est chouette, tu voudrais pas exposer ici ? – Euh … Bah, écoute, ouais pourquoi pas … ».

J’ai fait ma première exposition en janvier l’année dernière. Suite à ça, une personne qui travaille à la bibliothèque d’Auchel, a vu mes créations. Elle m’a proposé de faire un atelier avec les enfants. Pour faire un atelier, comme c’est la première fois que j’encadrais, j’avais besoin d’avoir une structure derrière, avec des règles.

Voilà d’où vient la naissance du jeu et des cartes. Tout un parcours. Et là, c’est pas fini !

 

 

  • Ce n’est que le début en fait ! Tu as plein de projets en fait ! Est-ce qu’il y a des choses dont tu peux déjà parler ou pas ?

 

Avec le jeu de cartes, j’ai envie de le rendre plus autonome.

Pour qu’il n’y ait pas forcément une personne derrière qui explique le jeu. Pour qu’on puisse se dire soi-même chez soi : « Allez, je vais prendre ce jeu de cartes et je vais commencer à dessiner naturellement ». Tout un grand travail de langage, de simplification, parce que ce n’est pas forcément évident pour tout le monde. C’est vrai qu’on a des termes qui ne parlent pas à tous …

Après, refaire des ateliers parce que c’était trop chouette ! Epuisant mais très chouette !!!

Faire des ateliers aussi autour de la création de site internet, de flyers, d’affiches … mais Ensemble.

Parce que je pense que la personne qui a cette idée, cette envie, peut créer aussi. Elle a juste besoin de quelqu’un qui l’aiguille.

Trois jours non-stop ! J’aime bien quand c’est en compacté. Pour créer son bébé, son flyer, son site …

  • Ces ateliers seront en individuel ou en groupe ?

Autant, il peut y avoir des ateliers avec des enfants pour des choses plus artistiques. Mais quand on une idée derrière la tête, qui est pour communiquer quelque chose, pour moi, c’est individuel.

 

  • Je trouve que c’est génial. Ça me parle beaucoup car ça fait partie aussi de ma démarche de travailler en condensé, dans des temps très courts, où nous sommes capables de beaucoup plus que ce que l’on croit 😉
  • Qu’est-ce qui t’inspire pour créer tout cela ???

Le monde !

 

Tout m’inspire…

 

A chaque fois on me pose la question en entretien : « est-ce qu’il y a des sites internet en particulier qui t’inspirent ? »

Non, vraiment tout ! Ça peut être la coccinelle qui est partout sur ton objectif…

 

 Enfin, je ne sais pas, une lumière qui est sur la table… Je suis curieuse de vraiment plein de choses. Je suis capable de parler avec des gens, de leurs passions. Ça m’intéresse ! Pour autant, je n’ai jamais creusé l’histoire. Donc, vraiment TOUT.

 

  • Tu as un Univers illimité en fait …

Un peu 😉

J’aime pas trop quand ça se prend trop la tête. Quand il faut trop trop réfléchir.

J’aime bien le côté spontané, naturel, assez direct en fait.

Si ça devient de l’Art Contemporain, vraiment haut perché, ça ne m’intéresse pas. Donc, il y a quand même une limite. Mais oui, il y a plein de choses …

  • Vu que tu as plein d’idées à la minute, comment tu fais pour structurer ?

Ce n’est pas évident, parce qu’on a envie de partir un peu dans tous les sens.

Je prends une feuille A3, je pose qui je suis, les identités que j’ai envie d’être, le côté artistique, le côté communication, le côté : mes amis, mes réseaux, l’envie de faire de l’escalade. Plein de choses ! Tout ce qui me constitue. Je mélange tout ! En fait, il n’y a pas de division.

Et là-dessus, j’essaie de voir les objectifs dans un prochain temps, ce que j’ai vraiment envie de développer le plus.

Mes idées que j’aime bien mais qui sont au second plan, elles restent là. Peut-être qu’elles seront davantage construites dans quelques années. Pour le moment, ça reste de côté. Ça me permet comme ça, sur un plan visuel de sélectionner là où j’ai envie d’aller.

Tous les 6 mois à peu près, je fais ce petit plan.

J’avoue qu’il y a 2 ans, je ne savais pas du tout où j’allais être aujourd’hui. Ça me permet quand même d’avancer.

  • Tu vas transmettre cela aussi ? Ça m’intéresse en fait.

Je le transmets naturellement aux personnes avec qui je parle. Je leur explique. Du coup, je t’expliquerais ça. Je te ferais une démonstration ! Il faut vraiment une démonstration visuelle pour le coup.

Si tu es curieux tu peux contacter Nikita : nikita.beaud@gmail.com

  • Je trouve que c’est une super méthode ! Ça m’arrive tellement souvent de partir dans tous les sens ! C’est avec beaucoup de joie que j’ai découvert cette joyeuse pépite de Nikita en off, que je vais me hâter d’appliquer ! En plus, c’est super simple, il suffit juste de se poser et de le faire en conscience, en se connectant à qui l’on est.

C’est chouette !

Ça fait du bien en tout cas.

On voit l’avancement. On voit qu’on est connecté à plein de choses.

Ce côté connexion, c’est quelque chose dont j’ai pris conscience il y a peu de temps finalement.

Je me suis rendue compte que j’aimais bien transmettre, partager. J’avais l’impression, en faisant de la communication visuelle, d’être dans mon coin. Je faisais un support de com’ qui était envoyé à tous, mais, moi je ne transmettais rien, en particulier.

C’est ça, ce revirement un p’tit peu, avec le site « Trait Sensible ».

  • Très beau en tout cas ! Moi, ça me parle.

Le site ?

  • Le site est très beau, oui, mais la démarche l’est encore plus ! C’est une ouverture sur le Monde en fait.

Oui, c’est ça.

C’est apprendre à ne pas avoir quelque chose de vraiment construit et d’y aller au fur et à mesure que l’on avance.

Ne pas avoir peur de l’inconnu et suivre un peu son instinct.

Tu connais bien ça toi 😉 – rires –

Quand j’avais vu ton interview – c’est comme ça que je t’avais contacté la première fois. Je me suis dit : « cette personne là elle est bien ».

Petit message : « elle est top cette fille ! »

 

petit smiley qui rougit :p

 

  • Tu es une grande voyageuse … j’ai vu sur ton site, ton projet de cartographie …

« Notre Cartographie ». Oui. En gros, quand je dessine c’est pareil.

Quand je vais dans un endroit, je commence à dessiner ce que je ressens. Donc, ça peut être le son, la lumière, l’odeur, tout ce qui est autour de moi va m’inspirer sur l’instant.

Dans « Notre cartographie », j’aime bien me dire que ce n’est pas forcément que visuel : une photo, un plan, des noms de rues … mais que ça peut être aussi un ressenti. Et que tout le monde peut faire un dessin de ressenti …

Du coup on aurait un site, on aurait une sorte de cartographie de ressentis. Se dire : « ah tiens ! J’irais bien … je sais pas … je tape le mot « zen », je vois plein de mots-clés, plein de dessins qui ressortent du mot zen. Tiens, cet endroit là me plairait bien, j’irais bien là-bas. »

Peut-être redessiner également parce que ça m’inspire ou peut-être simplement décrire le lieu.

 

  • Je trouve ça géant !!!

Mais il faut que je le mette en place ! C’est un gros gros challenge ! Ça demande beaucoup de compétences, surtout le développement du site.

Le fait de motiver plein de personnes à entrer dans le projet et à vouloir dessiner, parce que c’est encore un gros frein pour plein de personnes.

C’est ce que je dis dans le site :

Quand on est gamin, le premier truc qu’on apprend, c’est à dessiner. On n’apprend pas à peindre, on apprend à dessiner. Quand on me dit : « je ne sais pas dessiner ». J’dis au gens : « Non, mais arrêtez ! Vous savez. C’est transmettre des sentiments, se laisser parler, se laisser guider. Tu as su le faire à 2 ans, 3 ans, vas-y, tu sais le faire encore aujourd’hui ! »

  • Oui, on se bloque en fait, quand on est adulte … Je prends des cours de dessin actuellement. J’ai longtemps dit : « je ne sais pas dessiner, je suis nulle ». Finalement, je ne suis pas si nulle que ça en fait …

On est jamais nul en fait. C’est une expression de soi …

  • Non, mais je suis d’accord avec toi ! J’ai changé d’avis sur la question 😉

Du coup, le jeu de motifs, c’est vraiment aussi pour pousser les gens à avoir confiance en eux. Le fait d’avoir des petites règles, ça permet de décoincer.

  • C’est bien ! Développe ça ! C’est vraiment très inspirant. Ça serait quoi ton plus grand rêve ?

 

Etrangement, je n’ai pas vraiment de rêves, parce que tout ce que j’ai envie, je le construis au fur et à mesure.

Je ne peux pas dire que j’ai des grands rêves … Si ! J’aimerais bien … C’est matérialiste hein !

J’aimerais bien avoir une maison à moi pour pouvoir faire tout un univers vraiment personnel à l’intérieur.

En location, j’ai les murs blancs. Même si on accroche des choses, ce n’est pas assez personnel. Ça, ce serait un rêve, mais en soi, ça va devenir réalité au bout d’un moment. Donc, tout va bien …

  • Tu vis tes rêves tous les jours en fait …

Je les construis au fur et à mesure pour les atteindre mais ce ne sont pas des rêves en fait. Ce sont des objectifs. Donc … Je suis bien 🙂

  • Ça c’est bon ! ça c’est inspirant ! Qu’est-ce qui te plait le plus dans l’Aventure du Pink Power Tour ?

Qu’est-ce qui me plait le plus … alors c’est surtout ton énergie !

Il y a des interviews qui sont très chouettes, il y a des personnes qui se sont réalisées aussi comme ça, qui on eu des déclics. C’est vrai que ce n’est pas parce qu’on a eu un chemin tout tracé que d’un coup, on ne peut pas changer et dire : « non, là j’ai envie de faire autre chose ».

Il y a beaucoup de personnes qui sont inspirantes pour ça, qui sont très sensibles également.

Il y a des discours qui me parlent moins, mais c’est chouette.

C’est une bonne idée d’interviewer des gens, de voir les univers de chacun et comment ils se sont construits, comment ils en sont arrivés là.

Ce n’est pas le mécanicien qui est tout le temps dans sa voiture, ça reste des parcours assez atypiques.

  • Merci Nikita pour ce partage ! Et à bientôt pour de nouvelles Aventures !!!

 

Retrouve tous les liens des univers multidimensionnels de Nikita sur la Home de son site web :

 

Trait Sensible – Pourquoi ce site ?


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Laisse-toi porter, laisse-toi inspirer et inspire à ton tour cher co-cocréateur 😉
 On se retrouve après le 20 novembre pour de nouvelles interviews portraits d’Artistes et plein de nouvelles pétillantes à partager !!! 🙂
  • 9 novembre à 18H : mise en ligne de mon site web www.marieguibouin.com
  • 20 novembre : point final de l’écriture de mon 1er livre 😉

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22 Oct

Madame ou Madame

Marie Guibouin / Artiste, Interview, Non classé, PRESSE / / 0 Commentaire

C’est avec beaucoup de joie et aussi beaucoup beaucoup d’émotion… que j’ai participé à la toute première émission « Madame ou Madame », sur Radio Campus à Lille, le 3 octobre dernier.

Madame ou Madame est une émission hebdomadaire consacrée aux droits des femmes et la place de celles-ci dans divers domaines : santé, peinture, musique, théâtre, société, entreprises, milieu associatif, sport, etc. Une émission moderne et joyeuse, teintée de musiques de tous horizons.

Tous les lundis de 17h à 18h et en podcast!

Lorsque Catherine m’a contacté pour être la première invitée de l’émission, ça m’a fait tout chaud dans mon petit cœur. Elle m’a demandé de partager mes aventures, de parler de ce mouvement fabuleux du Pink Power Tour !

Un mouvement inspirant et chargé de sens, émergeant d’un parcours persévérant et positif, porté par le credo : « TOUT EST POSSIBLE ».

Tout ça est arrivé dans une phase où je doutais un peu de moi, je me demandais si « tout ça » inspirait vraiment, … (une phase que tout porteur de projet traverse un nombre de fois incalculable…).

Bref, encore une fois, un joli signe de la Vie, du Destin, de l’Univers ou que sais-je… appelle ça comme ça te chante ! A chaque fois que je me pose des questions, que je doute sur la continuité de tel ou tel projet, il y a toujours une petite voix sur mon chemin qui me dit : « allez baisse pas les bras, continue, ça a du sens ». 

Alors merci à Catherine, Catherine, Erwan et Romain, pour leur accueil et cette belle énergie qui se crée autour de cette nouvelle émission sur les ondes de Radio Campus à Lille.

Même si je bafouille un peu et que je suis « émouvue », je partage avec toi le podcast que tu peux écouter et ré-écouter autant de fois que tu en as envie 🙂

03 Oct

Isabelle Baudelet tisse des liens entre écriture et tissu …

Marie Guibouin / Artiste, Interview, portraits d'artistes / / 0 Commentaire

Aujourd’hui je t’emmène en ballade dans l’univers d’Isabelle Baudelet…

Je te promets un rêve éveillé à la fois poétique et très concret.

J’ai rencontré Isabelle pour la première fois au Parc Barbieux.

Elle me l’a si joliment conté que je suis tombée sous le charme. 

J’ai donc eu envie d’en savoir plus sur cette Artiste au grand cœur, qui sait mettre en mot de belles histoires et tisser des liens humains, artistiques et remplis de sens.

Encore une fois, une rencontre qui n’est pas arrivé sur mon chemin par hasard 😉

Je lui laisse la parole en lui demandant de se présenter brièvement ou pas brièvement, au choix …

Comme d’hab, deux formats d’interview disponibles : à lire, à écouter, ou les deux 😉

 

Effectivement, c’est toujours difficile brièvement. Je ne peux pas afficher un métier ou une fonction en un seul mot. Puisqu’il s’agit à la fois d’un parcours de vie et d’activité économique, souvent artistique et littéraire. Néanmoins quand même économique. Alors c’est vrai que court, c’est compliqué !

 

  • Alors ne fais pas court Isabelle, exprime-toi !

 

Si je dois quand même dire d’où je viens, je peux quand même dire que je suis historienne à la base. C’est quand même de là que ça part. J’étais professeure pendant une dizaine d’années avant de vouloir faire de l’histoire autrement. Ça a commencé comme ça.

 

Et pour moi, faire de l’histoire autrement, c’était m’inscrire dans un lieu qui allait être le réceptacle de ma démarche, de mes inventions, de mes sources d’inspiration. C’est comme ça qu’ici, j’ai déjà fait démarrer des fils en quelque sorte. Dans ce lieu qui m’a inspiré, puisque cette maison abandonnée depuis 30 ans, que j’ai trouvé il y a environ 10 ans, allait pour moi être le cadre de mes explorations, inspirations. Spontanément, je dis que je vais raconter des histoires, commencer à écrire des livres et créer des tissus.

C’est ce à quoi j’ai pensé en premier lieu, sachant que j’allais y faire en parallèle, une activité de maison d’hôtes, mais qui était sous-tendue par ça. Ce projet double : histoire et tissu, écriture et tissu.

 

Je n’avais pas vraiment conscience de ce qui me venait spontanément. Ça s’est construit à partir de cette idée.

Je me suis lancée dans la création de tissu autour du meuble symbolique de la maison qui est le paravent. Et puis, à travers chaque chambre, je souhaitais vraiment offrir la possibilité d’entrer dans une histoire. L’histoire d’un personnage auquel je tenais. Il y a deux femmes et un homme. Isabeau de Roubaix, Viviane Romance et Jean-Antoine Watteau qui n’ont de liens que tout simplement, mon intérêt pour, peut-être, leur aspect méconnu.

C’est surtout vrai pour Isabeau de Roubaix et Viviane Romance. C’est un peu vrai pour Watteau, au sens où, peut-être, ne le connaît-on pas si bien que ça. Et puis, c’était partir de mes inspirations, avec souvent, un ancrage géographique, puisque, notamment pour les 2 premiers personnages, ces deux femmes sont liées avec l’endroit où je suis, c’est-à-dire Roubaix : ville du tissu.

Et je l’espère, puisque pour moi c’est logique : ville d’écriture. C’est déjà le cas. Je pense qu’il faut juste le révéler.

J’inscris simplement dans ma démarche personnelle dedans et nous verrons bien.

 

Tu vois que c’était long !!!

 

Oui, c’est très bien !!! Ça m’embarque en voyage encore une fois et j’adore ça !!!

Ça me rappelle vraiment notre ballade au parc. C’est romancé et à la fois très concret.

 

C’est une chose dont j’avais envie : passer du livre que j’ai écrit sur le parc à en faire une ballade littéraire.

Ici, dans la démarche de maison d’hôtes, il y a eu des livres qui sont sortis. Grâce à Olivier Segard, il y a eu la création d’une maison d’édition. Après un livre sur Viviane Romance, est arrivé pour moi, un livre sur le parc Barbieux. L’idée pour moi, c’est de rendre vivante l’écriture. Ce que j’ai voulu écrire, pouvoir le partager oralement dans l’espace. C’est vrai qu’une promenade littéraire, c’est quelque chose dont j’avais vraiment envie.

Et c’est arrivé vraiment par hasard, de la plus belle façon qui soit, par un simple coup de sonnette à ma porte. Comme mes hôtes sont tous les jours une surprise, cette personne vient me voir en me demandant si c’est moi qui avais écrit le livre sur le parc de Barbieux. J’étais très flattée ! Je l’ai fait rentrer, je lui ai montré le livre. Il voulait me l’acheter pour faire sa propre visite du parc.

De fil en aiguille… tu vois qu’on parle tissu tout le temps …

Donc, de fil en aiguille, j’explique ce qu’il y a dedans. Visiblement, il semblait intéressé. Il m’a dit à la fin de la conversation : « et finalement, ne la feriez-vous pas, vous-même, la visite ? »

J’ai sauté sur l’occasion, pour me mettre dans l’obligation de relever ce défi ! C’est quelque chose que je voulais faire. Mais peut-être que sans lui, je n’aurais pas osé encore. J’étais heureuse de faire cette première tentative qui a intéressé. J’ai envie d’en refaire d’autres.

 

  • Alors c’est quand ??? C’est quand ??? 🙂

 

Ça va s’inscrire dans le 1er week-end des rencontres Text’Styles, ce fameux label que je lance, qui sera au cœur des ses animations que je propose.

Il y aura donc une ballade littéraire au Parc Barbieux, le samedi 15 octobre 2016.

Prenez bien note ! Le samedi 15 octobre !!!

De fil en aiguille, on va y venir à ton projet de Label Text’Styles.

Finalement, c’est un peu ce à quoi tu aspirais en arrivant dans cette maison. Sans le savoir …

Voilà. C’est-à-dire que je n’avais pas mis de véritables mots, rassemblant tout dessus. C’est comme ça que ce mot est venu. La création de ce mot est venue dans l’idée de faire sens en rassemblant les directions dans lesquelles je m’étais inscrite dans ce projet ici. Et puis je ne me rendais pas compte, peut-être, il y a 10 ans, du lien incroyable entre les deux. C’était intuitif. Peut-être qu’il me fallait quand même du temps. Il y a eu d’abord le temps de restaurer la maison, le temps de lancer une activité. Il y a eu beaucoup de choses lancées en même temps, le tout dans l’invention complète, évidemment. Même si, l’activité de maison d’hôtes, ce n’est pas si original que ça. Disons que l’univers que je voulais créer, forcément, a demandé du temps. Quand je me suis rendue compte en voulant vraiment m’inscrire dans l’écriture, en créant cette association avec Olivier Segard, en décembre dernier, qui s’appelle « Les Sens de l’écriture ». La symbolique à la fois du sens que je cherche à retrouver, à la fois d’une forme de direction que je cherche, et puis surtout bien sûr, les 5 sens, la dimension sensitive, sensuelle, la notion de plaisir, à travers l’écriture. Et naturellement cela s’est inscrit avec la notion de tissu. Du coup, le mot Text’Styles a jailli puisque, bien sûr, il y a le jeu de mot, parce qu’ici nous sommes dans une ville de textile. Ça s’écrit Text’Styles, pour justement faire allusion à toutes les formes d’écriture et leur interaction avec le tissu.

 

  • Ça va t’emmener en voyage tout ça … 😉

 

Bah oui c’est le but. Le but est triple on va dire. Bien sûr qu’à la base il y a une forme de réflexion, de recherche culturelle, autour de ce sens : liens, tissus, textes.

Il y a l’idée de tisser des liens autour de ce thème là.

Et il y a bien sûr l’idée de se déplacer et de créer une cartographie textile, d’être en mouvement avec ça.

C’est très très vaste.

 

 

  • J’adhère totalement ! Depuis le début de toute façon.

 

Le mouvement, je pense que tu connais…

 

  • Comment tu t’y prends dans ton processus créatif ? Quand tu as eu cette idée là, tu as dû te demander par quoi tu allais commencer …`

     

Il y a forcément une intuition. Elle était là dès le départ. Ensuite, tout ça se nourrit de lectures et de rencontres. Il y a toujours une nécessité pour moi de poser des interrogations, puisqu’un historien, d’abord, soulève des questions. Parfois, il essaie de répondre mais souvent ça débouche sur d’autres questions.

On cherche d’abord. Soulever des questions, définir les choses, aller chercher des connaissances. Parce que ça me plait d’entrer en connaissance, de multiplier mes lectures, les découvertes de penseurs, philosophes, artistes, tout ce qu’on peut imaginer. J’ai quand même besoin de me nourrir tout ça.

Je parle souvent de terreau parce que, forcément, toujours, pour moi, le jardin n’est jamais loin.

Il y a cette démarche de semer des choses, d’être dans une forme de vigilance, de précaution. L’idée est que ça fasse surgir de nouvelles choses qui s’inscriront dans le temps.

Il faut prendre une pincée d’invention, une pincée de patience, une pincée de « avancer lentement ».

Toutes ces choses construisent ce fameux terreau. A partir de là, créer un repère pour développer des manifestations culturelles qui aient à la fois du sens, qui soient peut-être un petit peu nouvelles.

J’aimerais faire surgir des rencontres régulières, pas forcément complexes, mais nourrit de cet axe de réflexion. Voilà ce que je veux faire.

 

C’est super beauuuu !!!

Tu as ouvert un blog d’ailleurs pour partager le projet.

 

Oui. Forcément, qui dit démarche de ce genre … puisqu’il s’agit de tisser des liens, la toile internet s’impose.

J’ai eu la joie de m’apercevoir qu’elle était loin d’être artificielle quand on veut véritablement tisser des liens humains. On dépasse très vite l’aspect artificiel de tout ce qui est réseaux sociaux, blogs et site web. Ça a débouché très vite sur de très belles rencontres absolument enthousiasmantes !

J’ai procédé par étape. En parlant de mon projet, c’est allé assez vite au sens où la journaliste Anne-Sophie Hourdeaux de la Croix du Nord a souhaité faire un sujet. A partir du moment où il y avait cet article, j’avais du mal à laisser ça en suspens. Il fallait enchainer, selon moi, pour rendre les choses vraiment visibles et essayer de les expliquer. J’ai donc lancé une page Facebook au nom de Text’Styles.

Je suis ravie qu’elle soit déjà suivie, un peu plus d’un mois après son lancement, par plus de 260 personnes (306 à l’heure où j’écris, et sûrement plus quand tu seras allé la visiter cher lecteur). C’est quand même encourageant, même si le quantitatif n’est pas le seul repère.

La page Facebook proposant un format assez limité, il fallait quelque chose qui permette une écriture plus développée et d’autres entrées. J’ai donc œuvré à la création d’un blog. C’est plus long parce que je me débrouille aussi avec mes propres moyens et ce n’est pas toujours simple. J’étais ravie de préparer ça cet été, le lancer, voir que là aussi, apparemment, l’intérêt est au rendez-vous.

 

https://roubaixtextstyles.com/

 

 

Maintenant c’est à moi d’être au rendez-vous.

 

  • Tu es déjà au rendez-vous Isabelle ! Ton envie de tisser des liens, de rassembler est tellement forte !

 

Oui bien sûr. Après il faut quand même être convaincante au sens où j’estime que c’est très intéressant. Le problème c’est que c’est un sujet très vaste et qu’il faut avoir la patience du jardinier. C’est comme si en plantant ton jardin, tu voudrais que demain il y ait du résultat immédiat, que ce soit tout de suite un magnifique jardin avec tout en même temps, parfait ! Il faut avancer lentement, mais sûrement 😉

 

  • De toute façon, tu es tellement passionnée ! On le sent ! Depuis l’achat de cette maison, et peut-être même avant, tu es en quête … Il y a vraiment quelque chose de plus grand.

    Quel serait ton plus grand rêve ?

 

Oh la la ! T’auras pas assez de bande ! (rires)

Ça fait partie de ma vie de toute façon. Beaucoup d’Artistes extrêmement intéressants refusent de distinguer rêve et réalité. Les deux sont en interaction permanente.

Je parle souvent d’aller-retour. Que ce soit de la pensée ou de son propre corps en mouvement, l’aller-retour est pour moi le mouvement le plus magnifique qui soit.

Symbolique du voyage mais aussi des pensées qui sont sans cesse entre toutes sortes de faisceaux. C’est pour ça que le rêve m’accompagne tout le temps.

Je ne pourrais quand même pas dire non plus que j’en poursuis un seul. C’est-à-dire que ça pétrit ma démarche. Puisqu’il s’agit pour moi, de faire des choses qui peut-être à la base pourraient être qualifiées d’impensables. Ça peut être annexé d’interprétations de ce qu’est le rêve. Quelque chose d’impensable à la base alors qu’en réalité, peut-être que si. C’est tout le temps là en fait, le rêve.

Tu le poursuis en fait…

 

Oui, mais on m’appelait comme ça quand j’étais enfant. On m’appelait la Rêveuse dans la famille…

 

Je trouve qu’on s’est bien trouvé !

 

Certainement, on est nombreux tu sais 😉 Ça fait partie des premières joies immédiates. Tisser des liens sur quelque chose qui s’inscrit dans du sens.

 

On a des buts communs très forts. C’est d’ailleurs pour cela que nous continuons.

 

Oui. C’est pour ça que j’étais fière de pouvoir présenter ce que j’ai décidé d’appeler les tisseurs.

Ce sont des gens qui se retrouvent tout en étant extrêmement différents, comme tu as pu le voir. Tous en agissant de manière extrêmement individuelle et différente. En même temps, on se retrouve. C’est vrai que la métaphore du tissu là-dessus, se prolonge, puisqu’il s’agit de fils que l’on rassemble et qui ne vont pas tous dans la même direction. C’est la définition du tissu, puisqu’il y a la chaine et la trame. Elles ne vont pas dans la même direction mais elles forment quelque chose qui fait matière.

 

  • Pour conclure, qu’est-ce qui t’a inspiré à répondre à cette interview ?

Déjà quelqu’un qui vient me rencontrer pour essayer de faire connaissance avec mon univers et mes projets, c’est quand même difficile d’être indifférent et de refuser la démarche. Je pense qu’on est forcément sensible à ça. Mais il y a quand même quelque chose de supplémentaire. On en parlait tout à l’heure.

Notre promenade au parc avait tout de suite montré des affinités. C’est pour moi, comme poursuivre la conversation avec toi. En plus tu as accepté de faire partie des tisseurs. Nous tissons. Et tout ça se fait naturellement. Personne ne commande rien à personne. Il n’y a pas de plan.

Ne serait-ce que converser avec toi, même si après tu en feras ce que toi, tu souhaites avec tes projets à toi, qui vont également apparaître sur Text’ Styles.

C’est un effet miroir qui reprend cette histoire de chaine et de trame … On va pas tous dans la même direction au même moment, mais tout ça forme une matière vivante.

Ça me plait particulièrement que tu sois venue me voir.

  • Moi aussi ça plaît !

 

Alors nous sommes heureuses !

 

Tissons des liens ! Je remercie Isabelle d’avoir pris ce temps. A très bientôt pour de nouvelles aventures !!!

 

 

Bien évidemment tu peux retrouver Isabelle lors du 1er week-end des rencontres Text’Styles : Lisières #1 14-15-16 octobre 2016 ROUBAIX

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