Catégorie : The Pink Power Tour

14 Août

Sylvie Ptitsa, magicienne et révélatrice d’Âme connectée !

Le 26 juin 2017, j’inaugurais un nouveau format d’interview en direct sur Youtube ! Comme tu le sais ou comme tu l’apprendras si tu viens de débarquer ici, j’ai toujours eu envie de donner une dimension internationale à mon travail.

Lorsque j’ai démarre The Pink Power Tour Festival en 2014 avec le Tour de Nantes en 80 jours, je rêvais de faire le Tour du Monde à la rencontre d’Artistes inspirants.

2015 fut une année de repositionnement et de recherche intérieure…

Puis 2016 est arrivé avec un nouveau format d’interview sous forme de Podcast. J’adore ce format. Je trouve dans le Podcast une forme de liberté que j’apprécie tout particulièrement.

 

The Pink Power Tour Festival, c’est un voyage itinérant à la rencontre d’Artistes inspirants.

J’interview des personnes dont j’apprécie le travail, la démarche, le message qu’ils ont à faire passer. Je m’intéresse également au processus de création que j’adore mettre en lumière. Pour moi, être l’Artiste de sa vie, c’est explorer nos facettes dans toutes nos dimensions.

Jusqu’à lors, j’interviewais uniquement des personnes que je rencontrais dans la « vraie vie » et dont je suivais le travail depuis longtemps. Puis, intuitivement, j’ai eu envie de dépasser les frontières. C’est alors qu’est arrivée Sylvie Ptitsa sur mon chemin.

 

Sylvie m’a interviewée deux fois ici et .

Sylvie, c’est une fée sur mon chemin. J’aime beaucoup sa vision de la vie, sa manière de créer intuitivement et sa douce folie 😉

Sylvie est une Artiste française, vivant actuellement au Luxembourg.

 

Allons ensemble à la rencontre Sylvie alias Selv La Lutine !

Pour voir nos têtes sur Youtube, c’est là 🙂

Pour se connecter à nos voix uniquement, c’est là :

Et pour les grands lecteurs, ça se passe par là :

  • Mon site s’appelle la Lutinière et mon pseudo, c’est Selv la Lutine car lorsque j’étais dans son ventre, ma maman me percevait comme une petite lutine et elle pensait que j’allais arriver sur la Terre pour amener plein de joie et plein de lumière.

 

  • Je pense qu’elle avait bien perçu mon identité, mon Energie, parce qu’effectivement, dans la vie je suis quelqu’un de très joyeux.

 

  • J’ai une capacité à m’émerveiller d’à peu près tout et rien.

 

  • J’ai un peu le mental d’un petit enfant. J’ai la chance d’avoir cette capacité de trouver mon plaisir dans trois fois rien. Je fais rigoler les gens. Je m’extasie en faisant la cuisine parce que je coupe un chou rouge, je regarde les dessins à l’intérieur du chou rouge et je trouve ça complètement magique. Là, tu vois, je suis dehors, je peux rester des heures à regarder bouger les feuilles, à regarder la forme des nuages. Je suis très liée à la Nature. D’ailleurs Sylvie, ça veut dire « forêt », je pense que ce n’est pas un hasard non plus !

 

  • Donc voilà d’où vient la Lutine ! Beaucoup de gens me disent que je suis un peu comme un être magique, que j’ai une espèce de magie qui se dégage de moi. Je n’en suis pas forcément consciente mais c’est vrai que c’est quelque chose que l’on me renvoie souvent.

 

  • Comme je te l’avais dit quand on avait préparé l’émission avec toi, j’ai constaté qu’effectivement

 

j’agis souvent comme une sorte de révélateur sur les gens,

 

c’est-à-dire que je fais sortir des choses d’eux. Que ce soit des choses lourdes qu’ils ont besoin d’exprimer parce qu’ils n’ont pas eu l’occasion de le faire avant ou au contraire des rêves qu’ils ont un peu enterrés parce qu’il n’y croyait plus. Ça se fait vraiment d’une manière très naturelle et spontanée. Je converse avec eux normalement, sans chercher à faire un psychothérapie ou quoi que ce soit, et il y a des vérités qui sortent. Ça peut parfois être assez surprenant et spectaculaire, même pour moi, mais effectivement, avec le temps j’ai constaté que j’ai cet effet là sur les gens sans vraiment savoir pourquoi.

J’adore !!!

Sylvie est une vraie magicienne ! Une magicienne de la Vie, une magicienne de l’Univers.

Tu connectes des choses sans vraiment le savoir … Ça a toujours été le cas ?

  • Je pense que nous sommes tous des magiciens sauf que nous n’avons pas tous la même façon d’exprimer notre magie.

  • C’est un peu comme dans Harry Potter, nous sommes tous des magiciens mais on a pas tous la même baguette 😉 A chacun de trouver la baguette qui lui correspond et qui va lui permettre de magnifier le mieux sa magie. C’est vrai que pour moi, une de ces baguettes, c’est l’Art, mais ce n’est pas la seule. Après… est-ce que ça a toujours été, je ne sais pas. J’en suis plus consciente depuis que je suis adulte. Enfant, je ne peux pas dire si j’avais déjà cette capacité ou pas. Ce qui est sûr, c’est que je n’ai pas grandi dans un milieu qui était spécialement ouvert à ça. On m’a jamais parlé du petit peuple, du monde élémentaire. Par contre, ma maman me lisait beaucoup de contes et je pense que ça été ma façon de garder contact avec tous ces univers que je sentais très réels. Ce n’est pas un hasard si plus tard, en tant qu’écrivain, les premières histoires que j’ai écrites étaient des contes. Encore aujourd’hui, c’est le genre dans lequel je suis le plus à l’aise et dans lequel je préfère m’exprimer. Je travaille beaucoup avec les enfants et je pense que ce n’est pas un hasard non plus.

Artiste, écrivain, peintre … Sylvie crée beaucoup, va vers ce qui l’inspire et s’exprime dans toutes ses dimensions !!! Quel bel exemple pour l’être humain. J’aime !

Avant tu avais un métier plus « classique »… Comment s’est passée la transition pour toi ?

  • J’ai 44 ans et je dis toujours que dans cette vie, j’ai déjà eu plusieurs vies. Au moins professionnellement parlant, sans parler du reste. Les 10 premières années de ma vie professionnelle, j’ai travaillé comme enseignante dans un établissement d’éducation spécialisé. J’avais une formation de documentaliste, ce qui me permettait de travailler en collège ou en lycée. Et la vie ou les beaux hasards de la vie, pour ceux qui croient au hasard, a fait que je me suis retrouvée dans cet établissement spécialisé pour les enfants « difficiles », ceux dont on ne voulaient plus dans les collèges ou les lycées parce qu’ils posaient trop de problèmes. Ce fut un très grand défi, parce que tout ce qu’on m’avait appris ne pouvait pas s’appliquer avec ces enfants là, et une grande chance car ils ont été des maitres de vie, extraordinaires. J’ai aussi eu la chance de tomber dans une équipe formidable, qui m’a appris beaucoup de choses en terme d’humain. Je suis restée 10 ans dans cette école parce que je m’épanouissais vraiment.

Ma créativité a trouvé là un premier terrain. Il y a avait tout à inventer.

  • Que ce soit dans les méthodes, dans la structuration de la bibliothèque qu’il fallait mettre à la portée de ces enfants Certains ne savaient pas lire du tout. Ce fut un grand champ d’expérimentation et j’aimais ce côté « forêt vierge » même si à certains moments, il fallait y aller au « coupe-coupe ». Je pense que j’ai un côté aventurier ! Aventurier de la pédagogie en tout cas, et ça m’a permis de l’exprimer. Je suis restée jusqu’à mon congé maternité.

 

  • L’année où j’ai été enceinte, a ré émergé en moi, en même temps que cet enfant qui poussait en moi, mon rêve premier, mon rêve d’enfant, qui était d’écrire.

 

  • C’est vraiment quelque chose que je portais en moi depuis toute petite. Quand on me demande depuis quand j’écris, je dis que j’écrivais avant même de savoir écrire techniquement parlant, puisque j’ai toujours inventé des histoires dans ma tête. Je faisais ça le soir dans mon lit pour m’endormir. J’en inventais aussi beaucoup avec mon frère. J’avais un frère qui était plus jeune et on jouait des heures et des heures. J’ai commencé comme ça et puis c’est vrai qu’un peu comme toi, je suis une Artiste avec une créativité en étoile, c’est-à-dire que je ne m’exprime pas dans un seul genre. Mon vecteur premier, c’est l’écriture. J’aime aussi faire des photos. Je travaille avec le collage, la peinture. J’ai animé des ateliers d’expression par la peinture pour les adultes et pour les enfants. Je suis musicienne. J’ai touché à pas mal de choses et il y a plusieurs domaines où je me sens à l’aise sans être spécialiste. Le seul domaine dans lequel j’ai une vraie formation académique, c’est la littérature. Après, tout ce que je fais, que ce soit en terme de peinture, de photographie …

 

je suis plutôt du genre « autodidacte » qui apprend en faisant.

Sylvie est une artiste intuitive. Elle a envie de créer quelque chose, hop ! Elle s’y met ! Merci du fond du cœur de me rappeler que c’est aussi simple que Cela. Je trouve que l’humain a souvent tendance à se mettre des barrières pour créer.

  • Si je reprends l’exemple de la musique, comme quelqu’un qui a commencé par apprendre à faire ses gammes et qui dès qu’il a fini d’apprendre les bases, a très envie de s’approprier l’outil à sa façon. Il y a beaucoup de choses qui ont évolué ainsi dans ma façon d’enseigner. Au début, j’arrivais avec des cours bien préparés, bien léchés. Puis, au fur et à mesure des années, il y avait de moins en moins de choses écrites sur mes feuilles. Et à la fin, je n’avais carrément plus de feuilles ! C’était vraiment du total feeling ! Quand j’avais des feuilles, c’était vraiment pour les inspectrices ou pour mes collègues qui avaient encore besoin de supports écrits.

 

  • Ces 10 années de documentaliste, je pense qu’elles m’ont été utiles dans le sens où ça m’a vraiment permis de développer en moi une structure, un sens de l’ordre, qui maintenant est tellement intégré que je n’ai plus besoin de l’écrire mais qui est en moi. A la fois, je suis quelqu’un de très intuitif mais en même temps, mon intuition ne part pas n’importe où. J’ai gardé aussi ce côté archiviste. Beaucoup des choses que je fais, je les relate dans des articles qui sont stockés sur mon site. Ce qui me permet d’avoir une sorte de mémoire de ce que j’ai fait. C’est très fou-fou ! Et en même temps, derrière cette « foufouterie » apparente, il y a quand même une structure, un ordre.

Je trouve cela fascinant ! Sylvie écrit même plusieurs livres en même temps avec une facilité déconcertante ! Comme cela s’organise dans son processus de création ? Quand tout arrive en même temps dans notre tête, ce n’est pas toujours évident !

  • Avant je travaillais avec des plannings. J’avais encore bien mon côté « documentaliste ». J’avais un planning avec des ordres de priorités et je savais que pour telle date, je voulais avoir fini tel projet. J’essayais de me discipliner à travailler de sorte d’arriver aux échéances dans les délais que je m’étais fixés.

 

  • Maintenant, ça se fait vraiment d’une manière totalement intuitive. Je suis un peu comme une cuisinière qui a plusieurs casseroles sur le feu.

 

  • Il y a des casseroles où je sais que c’est urgent, parce que j’ai des timings à respecter. Dans ces cas-là, je fais en sorte, du mieux que je peux, de respecter les timings qui souvent ne sont pas de mon fait : si je participe à un concours, si je me suis engagée auprès de quelqu’un à participer à une manifestation … Là, il faut que je sois prête dans les temps.

 

  • Après, si ça ne tient vraiment qu’à moi, je travaille vraiment d’une manière totalement intuitive. C’est-à-dire que les choses se font quand elles doivent se faire.

 

  • Pour celles qui ont l’expérience d’une grossesse, c’est un peu comme faire un bébé. Je sais que tout va se faire au moment où ça doit se faire, que ça va se déclencher au moment où ça doit se déclencher. Il n’y a rien à forcer. Il n’y a pas à décréter à l’avance quand est ce que ça doit se faire. J’émets l’intention et après les idées m’arrivent comme elles doivent arriver. Effectivement, ça arrive parfois que j’ai trop d’idées par rapport au temps que j’ai pour les matérialiser mais ce n’est pas grave. Je me dit que si je ne les matérialise pas, c’est que ce n’est pas le moment. Elles vont me revenir plus tard peut-être sous une forme plus mûres, plus approfondies. Et si elles ne reviennent pas, c’est qu’elles n’avaient pas à être matérialisées, elles devaient juste rester au stade d’idées. Je me suis complètement déculpabilisée par rapport à cette histoire de ne pas tout matérialiser, de ne pas tout aboutir. Il y a des livres ou des tableaux que je peux réaliser très rapidement et d’autres qui prennent beaucoup plus de temps. Je pense que c’est comme dans la vie. On dit qu’il faut de tout pour faire un monde. Dans ma créativité, c’est un peu pareil. Il y a des projets qui sont très lents et d’autres qui peuvent être très fulgurants. En 1h ou en ½ journée ça peut être bouclé !

J’adore !!! Je trouve ça génial ! Moi-même, je me suis mise des dead-lines pour des projets sur lesquels j’ai fini par me lâcher la grappe (l’écriture de mon livre, par exemple !). Je me rends compte que l’exemple de Sylvie est super inspirant pour plein de gens. Je trouve que nous sommes dans une société où l’on doit avoir des objectifs SMART, on doit finir à telle date, etc… Nous avons tous la capacité d’avoir des projets fulgurants (je l’ai vécu pendant le Tour de Nantes en 80 jours) autant que nous pouvons aussi accepter parfois que la lenteur, c’est ok. Accepter la lenteur, c’est un beau message également. Nous ne sommes pas tout le temps obligés d’être méga performants !

Sylvie ne nous dit pas de faire, elle nous inspire à être tels que nous sommes dans toutes nos dimensions.

  • Si je devais passer un message, ce serait simplement : « Ecoutez-vous ! »

 

  • Je suis quelqu’un qui s’écoute beaucoup. Ça n’a pas toujours été le cas. J’ai eu une éducation où l’on ne m’a pas beaucoup appris à m’écouter. J’ai donc dû réapprendre. Et plus je m’écoute, plus je me rends compte de cette espèce de sagesse inhérente à la vie, à notre corps, qui à chaque moment, sait ce qui doit être fait et comment ça doit être fait. Il sait quand il a besoin de dormir, quand il besoin de manger, quand il a besoin de créer, de s’aérer.

 

  • Il n’y a pas besoin de forcer, de décréter, de s’imposer un timing ou un culte de la performance. Je pense que si nous sommes alignés avec notre Vérité Intérieure, ce qui doit être fait va s’accomplir de toute façon.

 

  • J’avais raconté dans une de mes émissions de télé, cette expérience que j’avais faite un week-end. J’avais plein de choses à faire et j’avais décidé que je ne les ferais pas de la méthode habituelle. La méthode habituelle aurait été à la militaire. J’aurais fait un listing de ce que j’avais à faire. J’aurais fait dans l’ordre tout ce qu’il y avait sur mon listing et me serait reposée après. Ce week-end là, j’ai vraiment décidé de n’écouter que mes envies et non le diktat de ce que je pensais devoir faire. A ma grande surprise, quand je suis arrivée à la fin du week-end, je me suis rendue compte que j’avais accompli tout ce qu’il y aurait eu sur ce fameux listing. Sauf qu’au lieu de le faire dans le stress et dans une espèce de culpabilité ou de forcing, je l’avais fait dans la joie, la détente, dans un état d’esprit beaucoup plus agréable et aussi beaucoup plus efficace.

 

  • J’ai remarqué ça : si je me force, comme je vais à contrario de mon énergie, ce que je vais faire va me prendre du temps. Ça va être laborieux ! Alors que si je le fais vraiment dans l’élan où je sens que c’est le bon moment, ça va se faire dans le fluidité. Du coup, je vais mettre cinq minutes à le faire au lieu de une demie-heure ou peut-être une heure.

 

  • Il faut jongler. C’est là aussi que dans la vie il faut être créatif. Il y a des choses avec lesquelles on ne peut pas négocier. Si j’ai rendez-vous chez le dentiste, je peux pas faire comme je veux. Il y a des impératifs qui font qu’on a des cadres horaires. Pour l’instant, on en a encore. Même pour moi, je pense que c’est bien d’en avoir gardé quelques-uns parce que ça m’évite d’être complètement en roue libre et déconnectée du monde qui a encore besoin de ça. Après, tous les cadres qui me semblent superflus et que je peux éviter de m’imposer, ceux-là, je les laisse de côté.

Merciii d’inspirer le monde de la sorte !!!

  • En plus, tu vois, au moment où je dis ça, il y a un grand vent qui souffle et qui soulève mes cheveux, comme pour dire « Allez ! Donnez-vous du vent !».

Dans ta créativité, quels sont tes moments préférés ?

  • Si je suis très honnête, je te dirais que ce sont les moments où je ne fais rien.

 

  • En tout cas, en apparence, je ne fais rien. Je suis quelqu’un qui a besoin de beaucoup de temps libre, de liberté, de silence, de solitude. Et en fait, ces moments où j’ai l’air de ne rien faire, où je ne suis pas en train de matérialiser, je ne suis pas en train d’écrire, je ne suis pas en train de tourner mes émissions de télé, je ne suis pas en train de peindre ou à la limite, je n’ai rien dans les mains, je sais que ce sont les moments où se fait en moi le travail le plus important et le plus profond.

 

  • Je ne peux pas vraiment expliquer comment. Je peux peut-être redonner l’exemple de la grossesse. Avant le moment où le bébé naît dans sa forme incarnée, il y a ces 9 mois où il est dans le ventre de la mère. Il y a plein de choses qui se font dans une espèce de secret. Même encore maintenant, on n’a pas encore tellement de regard là-dessus. Voilà, je sens que ce sont juste des moments où j’ai besoin, comme une eau très tranquille, qui reste le plus tranquille possible, pour être transparente, pour se laisser infuser par la lumière.

 

  • Je sens que ce que j’ai à faire de plus important est de cultiver cet état de réceptivité, de transparence, de calme et de sérénité la plus grande possible. Si j’arrive à maintenir cet état là, c’est comme préparer le terrain pour une action qui va se matérialiser de la manière la plus fluide et la plus efficace possible.

 

  • Ce qui va m’éviter de ramer et d’avoir à concrétiser, matérialiser dans l’effort. Je ne veux pas en faire une généralité. C’est ma façon de fonctionner à moi. Comme je l’ai expliqué, ça n’a pas toujours été le cas. Je comprends très bien que pour d’autres gens, il peut encore y avoir besoin d’un cadre, d’une structure, d’une discipline, de se dire « tous les jours de telle heure à telle heure, je fais mes gammes ou je fais mon heure d’écriture… ». C’est mon parcours à moi qui est ce qu’il est et qui doit pas non plus devenir un nouveau cadre.

 

  • Le grand conseil que je donnerais aux artistes et aux gens en général, c’est « Ecoutez-vous ! Faites confiance à cette sagesse intuitive qui est en vous. ». Je pense que lorsque l’on fait ça … Pour moi ça s’est vraiment vérifié ! si on se fait confiance, si on se donne cette liberté, il y a beaucoup de blocages qui sautent. Que ce soit les blocages intérieurs ou les blocages extérieurs.

A ce stade de l’interview, j’ai la sensation que Sylvie est en train de me délivrer un message, me faire un rappel pour moi-même.

  • C’est mon côté révélateur, sûrement ! :p

Je me rends compte que dans la créativité, ces moments-là sont très importants pour moi. Les moments de calme, les moments où je ne fais rien. Je sais que pendant ce temps là, ça se range dans ma tête et après quand ça doit sortir, ça va super vite ! Mais … par moment, j’ai tendance à l’oublier, donc : MERCI Sylvie ! Merci pour ce message fort car souvent, les moments où l’on se fait rien en apparence amène de la culpabilité chez beaucoup de personnes. Souvent, c’est très lié au regard des autres …

  • Oui, c’est ça.

 

  • Il y a un truc que j’appelle « l’oreillette du cœur ». Je me pose une question, je vais dans mon cœur. Je pose la question à mon cœur et mon cœur me donne la réponse : sous forme d’images, de mots …

 

  • En fait, nous avons été éduqué dans notre famille, dans la société occidentale, à se remplir tout le temps de choses extérieures : à se remplir de conseils, de méthodes, de façon dont on doit faire, d’informations… Nous sommes invités à remplir nos journées avec des activités … du coup, c’est vrai que lorsque nous faisons le choix de la vacuité, il y a un moment, en particulier les premiers temps … C’est un peu comme un sevrage quand on arrête un truc toxique, il y a un moment où l’on est déstabilisé et où ça fait peur. Il manque cette fausse plénitude, ce faux plein, qui nous a rempli pendant tellement d’années.

 

  • Pour moi, ça s’est produit au moment où j’ai arrêté de travailler, l’année où j’étais enceinte. A la fois, j’avais cette ivresse de la page blanche, d’avoir ces journées entières devant moi, où j’étais complètement libre de mon temps, et en même temps les premiers jours, je me souviens que j’avais une sorte d’angoisse de me dire : « han ! il n’y a plus de cadre, plus d’horaires, plus de calendrier… ».

 

  • En plus, quand on est enseignant, on a tout le temps à peu près les mêmes horaires et le même emploi du temps avec les mêmes vacances. Il y a cette régularité, cette routine. Et tout à coup, je n’avais plus ça. J’étais vraiment comme quelqu’un qui n’avait plus de structure externe et ça m’a obligée à me trouver une structure interne. Et quitte à m’en recréer une, je me suis dit que j’allais la créer beaucoup plus souple. Effectivement, je pense que les premiers temps où l’on s’accorde ce droit, avant même que ça devienne un plaisir, ça peut être déstabilisant. Mais ça ne veut pas dire pour autant que l’on doive s’en priver. Là encore je dirais « Ecoutez-vous ».

 

  • Moi, je sentais que j’avais vraiment ce besoin. Je suis très proche de la nature donc je fonctionne beaucoup avec les saisons. A l’hiver en particulier, je ressens, comme la nature, le moment de me retirer encore plus en moi et de passer encore plus de temps en moi. L’été, je vais être très active, je vais faire plus d’ateliers, plus de choses dans la matière, dans le concret et l’hiver je vais passer plus de temps en méditation, à rêver ou même carrément à dormir. Parce que je travaille beaucoup en dormant aussi !

 

  • Les premières années où je ressentais ce besoin, c’était presque irrépressible ! Même si j’essayais de me forcer à travailler, je sentais comme si j’étais en train de rouler avec ma voiture avec le frein à main. J’étais dans une espèce de lourdeur désagréable, ce qui faisait qu’à un moment, je m’asseyais et j’arrêtais de faire quoi que ce soit. Au bout d’un moment, la culpabilité revenait au galop : « non, mais Sylvie tu as ça à faire ! T’as le ménage, les courses, tu as ceci, tu as cela ». Et en moi il y avait ce truc qui disait : « Non, j’ai besoin d’encore plus de détente, j’ai besoin d’encore plus de repos. ». C’est vraiment un équilibre à trouver entre les impératifs de la vie quotidienne et des choses que l’on ne peut pas négocier et les petites parenthèses de temps que l’on peut s’accorder.

 

  • Si l’on ne peut que s’accorder 10 minutes par jour, on peut commencer par là. Mais en fait, j’ai l’impression que si on commence à se l’accorder, justement, comme la vie répond, elle va nous donner l’occasion de s’en accorder de plus en plus. J’ai commencé à m’accorder mes 10 minutes ou mon quart d’heure, le matin avant de me mettre aux tâches de la journée. Et après il se trouvait que dans la journée, j’avais des rendez-vous qui sautaient, je devais emmener mon fils quelque part et puis c’était la maman d’un copain qui se proposait de le faire.

 

  • Finalement, d’ ¼ d’h, j’arrivais à grignoter de plus en plus de ces petits moments savoureux. C’était comme des friandises au début, parce que je n’en avais pas encore beaucoup. J’étais en cœur à cœur avec ma fameuse oreillette. Après c’était tellement bon que je ressentais le besoin d’y être de plus en plus. Ce qui est génial, c’est que maintenant, je n’ai plus forcément besoin de solitude. Si j’ai besoin de me connecter à mon monde intérieur, c’est comme un muscle qui est entrainé. Même si je suis au milieu du bruit, si je suis dans les embouteillages ou autre, je peux le faire à peu près partout. Sauf si je suis dans un état de stress avancé… Je n’ai plus besoin de cette solitude ou ce silence dont j’avais besoin au début, parce que c’est une capacité que j’ai tellement développée qu’à tout moment, quand j’ai besoin d’un conseil, d’une réponse, c’est spontané !

 

  • Je vais à l’intérieur de moi, je pose ma question et « Bling ! », la réponse arrive. Ou si elle n’arrive pas dans l’instant, elle va arriver dans la journée ou au moment où ça doit venir. J’ai un total lâcher prise maintenant par rapport à ça. Je sais que la réponse va arriver comme par la Poste, quand ça sera le moment !

Génial ! C’est super pratique d’être à l’écoute de soi en fait !

 

  • Ce n’est pas la peine de se ruer sur le facteur en lui criant « mais tu ne m’as pas amener ma lettre !!! ». Je fais confiance au facteur et je sais que lorsque la réponse doit m’arriver, elle va arriver sous la forme où elle doit m’arriver.

Le temps passe super vite quand je discute avec Sylvie ! Et franchement, ce n’est pas une belle leçon de lâcher prise ça ? Qu’en penses-tu cher lecteur ?

Aussi, à ce stade, je me demande bien quel serait le plus grand rêve de Sylvie, parce que j’ai la sensation qu’elle le vit déjà…

  • Mon rêve pour moi-même, comme tu dis, je le vis déjà. Je crois que mon rêve, c’était tout simplement d’être heureuse et de vivre en accord avec ce que je suis. Et ça, c’est ce que je vis et de plus en plus. C’est que du bonheur !

 

  • Et si j’avais un rêve plus vaste, plus collectif, ce serait que l’on arrive enfin à avoir la paix sur Terre.

 

  • Je suis quelqu’un de profondément non violent. Je suis Lorraine donc j’ai grandi dans une région qui est très marquée par la guerre. Il y a des mémoires de guerre dans ma famille. C’est quelque chose qui m’afflige beaucoup, de voir à quel point la violence est encore présente partout, dans notre société, que ça soit la violence verbale … ou justement aussi cette violence que l’on a envers soi. C’est de là que tout part : cette façon de ne pas s’écouter, de s’imposer sans cesse des choses, de ne pas se respecter.

 

  • Donc voilà ! Si ma baguette magique réussissait à être encore plus puissante, je crois que je ferais ça. Je ferais quelque chose pour la paix sur la Terre.

Je me souviens d’une personne que Sylvie a interviewé dans une de ses émissions. Elle parlait de la Vague de Paix. Je te mets le lien ici, si ça t’intéresse de rejoindre le mouvement 😉

  • Je pense que les rêves sont faits pour être réalisés. Sinon, ça reste juste des idées un peu désespérantes…

 

  • Je pense que les rêves sont comme des graines qu’on porte en soi pour les mettre en terre et que ça devienne quelque chose. Si c’est juste avoir un rêve pour un rêve, qui nous fait rêver mais qui en même temps nous rend triste, parce qu’on se dit « ce n’est qu’un rêve et ça se réalisera jamais », pour moi ce n’est pas un bon rêve.

 

  • J’ai plutôt envie de cultiver les rêves que je crois possible, réalisable. De toute façon, je pars du principe qu’ils le sont tous ! Après, mon travail, bien que je ne le conçoive pas vraiment comme un travail… mon travail de magicienne, c’est de faire en sorte que mes rêves deviennent réalité sur la Terre. Mon rêve de Paix par exemple, je l’ai en partie réalisé en faisant cette émission et en soutenant ces gens qui étaient dans la Vague de Paix. Là encore, je n’ai rien fait de spécial, puisque ce sont eux qui sont venus me trouver avec ce projet en me demandant simplement s’ils pouvaient faire une émission sur ma chaîne.

  • Moi, j’avais appelé la paix dans mon cœur et la vie m’a envoyé ces gens qui étaient des promoteurs de paix dans le concret.

  • Après, je fais aussi des choses dans le concret. Je suis en train de préparer un kit éducatif pour promouvoir la non-violence à l’école. Je fais des choses dans le concret mais je sais que pour moi, ce n’est pas la partie la plus importante de mon travail.

 

  • La vraie puissance de mon travail est en amont dans cette partie un peu mystérieuse qui se fait dans le silence, dans l’invisible …

 

J’adore cette interview !!! Je les adore toutes de toute façon. A chaque fois, j’ai la sensation de recevoir un message, un mot, une phrase, pour moi. Quelque chose qui résonne pour moi, pour mon travail, pour ma vie. Ici, « l’oreillette du cœur » de Sylvie m’inspire énormément, et son message : « Ecoutez-vous ».

 

C’est tellement UnPortant !!!

Pour tout ceux qui ont envie de suivre les émissions de Sylvie. Elle a deux chaines Youtube :

Sylvie travaille bénévolement, en alternance sur les deux chaines, où tu pourras découvrir de jolies pépites 🙂

En tant qu’Artiste, Sylvie prépare son fameux kit pédagogique qu’elle prend le temps de mûrir. Il est actuellement en test dans une école en Moselle. Il sortira probablement à la rentrée.

  • C’est un kit qui d’appellera : « Le Fantôme à lunettes », une histoire inspirée de faits réels, de faits vécus, de violence scolaire. Il y a des chansons, des jeux … L’idée c’est vraiment de donner toute une batterie d’outils aux gens qui voudraient promouvoir la non-violence à l’école. Que chacun choisisse dans le kit, les outils qui lui correspond.

Sylvie a deux autres livres qui attendent d’être édité :

  1. l’un est un récit initiatique, qui comme la plupart des contes de Sylvie, s’adresse à des enfants, mais peut très bien être lu par des adultes, car elle a toujours une dimension un peu philosophique dans ses contes.

  2. l’autre, ce sont une quarantaine de textes écrit par Sylvie, à partir des créations graphiques d’autres créateurs. L’idée est de mettre en miroir un texte de Sylvie et les œuvres de créateurs dont elle aime le travail (photographes, peintres, infographistes … beaucoup de gens qui travaillent avec l’image, mais pas que… Il y a des gens qui font des créations en laine, en tissu … des couturiers, des pâtissiers…)

  • Comme toi Marie, dans la vie, je suis quelqu’un qui aime créer des ponts, créer du lien.

 

  • Ce projet de livre est à la fois une façon de mettre en avant mon talent et leur talent. Ce qui a été vraiment intéressant, c’est que ça ne s’est pas toujours fait de la même façon. Nous parlions tout à l’heure du processus créatif… ça ne s’est pas toujours fait de la même manière. Il y a certaines fois où le texte a pré-exister et quand j’ai vu l’œuvre de la personne, je lui ai demandé de la mettre en regard. A l’inverse, il y a certains textes que j’ai écrit parce que je trouvais l’œuvre de quelqu’un inspirante, donc là, le texte a jailli en voyant la création de la personne. Puis, il y en a où l’on a carrément créer ensemble, c’était comme créer des jumeaux, on se répondait l’un l’autre, jusqu’à ce que l’on arrive ensemble à une création où l’on sentait que c’était harmonisé. Il y a des artistes de tout âge. Le plus jeune à 5 ans, le plus vieux en a 85. Ils sont un peu de tous les pays. Il y en a en Espagne, au Québec, en France, au Luxembourg … L’idée de ce livre, c’est de faire un gros paquet cadeau qui mette en avant le travail de tous ces gens. Ce livre là s’appellera « Arrêt sur images ».

 

  • Je l’ai commencé l’année de mes 40 ans. Je pensais le sortir l’année de mes 40 ans. J’en ai 44, il n’est toujours pas fini et je lui laisse vraiment le temps de mûrir. Là aussi la vie fait bien les choses, puisqu’à 40 ans, j’étais beaucoup moins connu que je ne le suis maintenant. Du coup, je trouve que pour ces Artistes qui tous ont acceptés bénévolement de participer au livre au moment où je n’étais personne, c’est beaucoup plus valorisant que le livre sorte maintenant, où il sera vu par beaucoup plus de gens. Quelque part, je trouve qu’ils sont aussi récompensés de la confiance qu’ils m’ont faite. Je suis très contente de ça pour eux. Peut-être une création de Marie dans le futur « Arrêt sur images »? On en a pas parlé encore … Comme il est encore en cours de création, je vais aller fouiller dans ses photos et voir si j’ai un texte qui sort d’une de ses photos.

Tout est possible ! Tout est réalisable !

« Il ne savait pas que c’était impossible alors ils l’ont fait » – Mark Twain

  • Un des autres credo que je partage avec Marie, c’est que dans la vie, rien n’est impossible.

 

  • On se crée les possibles que l’on pense à notre mesure. A nous de créer les possibles que l’on se souhaite.

Ça, c’est un super mot de la fin !

J’ai adoré ce moment et en plus, j’ai transcendé ma peur de réaliser des interviews en direct ! Si bien que je recommence jeudi 17 août 2017 à 15H30, de l’autre côté de l’Océan, aux Etats-Unis, à la découverte de l’univers de Gwenn Seemel. Abonne-toi à ma chaîne Youtube pour être notifié 😉

En attendant, retrouve Sylvie sur ses deux chaines Youtube « Ailes & Luit TV » et « De Terre et d’étoiles » et sur son site web : www.lalutiniere.com.

16 Avr

Julien, créateur de Y.O.U. à Nantes !

Le voyage du Pink Power Tour Festival continue !

Aujourd’hui, je t’emmène à Nantes !

Je suis complètement sortie de ma zone de confort pour cette nouvelle interview ! Dès que j’ai rencontré Julien, j’ai senti qu’il avait un message fort à faire passer. Je sentais que c’était important. Alors je me suis lancée et il a dit OUI 🙂

 

 

Aujourd’hui, je te présente Julien alias « Juju la Patate » ! Ça te donne une petite idée du personnage ! Je commence par THE grande question qui tue en lui demandant qui il est. Au delà de son prénom, qui est Julien, vraiment ?

  • Un Être Humain avec les pieds sur la Terre, mais un esprit qui veut aller un peu ailleurs…

Mais où ça ailleurs ?

  • Dans l’avenir. Dans un Avenir Meilleur. 

Mais comment ???

Julien a créé l’établissement Y.O.U. à Nantes dont le concept est de vendre du bio, du local, de l’équitable, mais aussi de partager du savoir, du savoir-faire différent, du savoir-vivre différent …

  • Changer le monde en changeant notre mode de consommation. C’est l’argent qui dirige  le monde. Comme je dis toujours : « Voter ça sert à rien, notre meilleur bulletin de vote est dans notre porte-monnaie ».

 

  • Suivant comment on consomme, on a ce pouvoir là. Si on arrête tous de consommer du Coca, du MacDo, des produits industriels, des produits de grandes marques de multinationales, un jour, ils disparaitront.

 

  • Et quand les grands auront disparus, tous les petits reviendront !

J’imagine que c’est un chemin pour en arriver là. A ce stade, je comprends pourquoi je suis en train de parler avec Julien. Je crois tellement que nous pouvons tous être acteurs de changement positif dans ce monde.

Julien a commencé par la restauration. Il a travaillé un peu partout dans le monde. Sa première entreprise s’appelait « Juju la Patate », d’où le surnom 😉

  • Je faisais des frites fraiches avec des patates de Noirmoutier, puisque j’étais sur Noirmoutier. Je préfèrerais vendre ça que des surgelées. Je faisais aussi des burgers et des sandwichs, mais un peu plus qualitatif. J’utilisais du pain précuit par le boulanger … Je vendais de la qualité.

Julien a ensuite vendu cette entreprise pour en créer une autre, toujours axée sur la qualité mais plutôt grand standing avec à la carte de la Côte de Bœuf, du foie gras, du champagne, des cocktails.

  • C’était une grosse brasserie qui rentrait beaucoup d’argent. Mais plus tu as un gros truc, plus tu travailles. Plus tu travailles, plus tu es fatigué… Et à un moment, en fait, j’étais vraiment fatigué donc j’en ai eu marre ! Et la santé m’a rattrapée aussi ! Elle m’a dit : « Ouh ouh ! C’est bien de travailler de 9h du matin à 3h du matin tous les jours mais on n’est pas fait pour ! » J’ai tout vendu et j’ai tout arrêté !

A ce moment là, Julien est retourné à ses premiers amours : le savoir. A la base, c’est un « scientifique dans l’Âme ». Il a étudié la biochimie et les sciences et techniques de laboratoire à l’école, jusqu’à ce qu’on lui fasse gentiment comprendre qu’il était nul en orthographe et en grammaire …

 

  • Tout ce qui était autre que la science, c’était pas ça ! Du coup on m’a dit que je n’aurais jamais mon bac. En gros, ça servait à rien de continuer. Donc je suis parti ! C’est pour ça que j’ai atterri dans la restauration.

Après la vente de sa dernière entreprise, Julien est retourné s’instruire.

  • Avec Internet maintenant, on peut avoir à peu près toutes les infos, même s’il faut toujours garder son libre arbitre, parce qu’il n’y a pas que des vraies infos.

 

  • Ça a commencé avec les pyramides d’Égypte. J’ai appris que si tu fabriquais une pyramide qui était à la taille de celle de Gizeh (dans les proportions) et que tu mettais un morceau de viande au niveau de la chambre du roi, ton morceau de viande ne pourrissait pas, il se momifiait. Je me suis dit tiens : « c’est bizarre, c’est scientifiquement prouvé ».

 

  • Enfin … prouvé … On voit que c’est ce qui se passe, mais on ne sait pas comment l’expliquer. De fil en aiguille, tu apprends qu’il y a d’autres pyramides un peu partout sur un axe bien particulier qui fait un genre d’équateur, mais qui est désaxé par rapport à l’actuel.

 

  • Après, tu essaies de comprendre. Une chose en amenant une autre, tu arrives à la physique quantique. C’est la physique qui explique le côté spirituel, qui touche à l’énergie. C’est vrai qu’au final, on est 99,99999 % de vide et l’autre partie, c’est de l’énergie.

 

  • En fait, on pense exister mais on n’existe pas vraiment. C’est comme on pense nous voir pendant cette interview alors qu’au final, on voit juste des électrons qui frappent notre peau, qui passe à travers notre œil, notre nerf optique, et qui sont analysés par notre cerveau. Donc, on voit une interprétation de ce qu’on pense voir.

Bon, là, Julien me laisse sans voix. Je ne sais plus quoi dire. Cette situation existe-t-elle alors ?

  • Énergétiquement, on va dire qu’elle existe ! Après ce qu’on voit tous les deux, enfin tous les trois puisqu’on est trois (spéciale dédicace à ma petite sœur qui était présente lors de cette interview. C’est grâce à elle que j’ai découvert Y.O.U. d’ailleurs), c’est une interprétation.

Je demande à Julien s’il a dû dépasser des croyances « limitantes » pour en arriver là.

  • J’ai toujours cru ce que je voyais. J’étais très cartésien, scientifique.

 

  • Je lisais des choses sur les secrets de l’Aura, sur plein de choses, sur la philosophie bouddhiste … et j’ai vu des choses qui ne pouvaient pas s’expliquer scientifiquement. C’est comme ça que la physique quantique est arrivé …

 

  • Je ne vais pas dire « par hasard », parce qu’au final on apprend qu’il n’y a pas de hasards. Je me posais des questions donc les réponses sont arrivées par des reportages, des gens que j’ai rencontrés, des livres. Euh … c’était quoi la question ?

As-tu eu des blocages/des limites à dépasser ?

  • Au départ quand on est petit, on nous dit rien, on nous laisse vivre. Si je lis un bouquin qui me dit que je peux voir l’aura des gens, et bien je vais y croire, parce qu’on ne m’interdit pas d’y croire. C’est en grandissant que tout se referme et qu’on te dit « mais non, ça ce sont des bouquins, des histoires… ». Alors qu’au final non, ce ne sont pas des histoires. Enfin… c’est DE l’histoire, qui a été racontée par des gens. Il y en a qui y croit. Il y en d’autres qui n’y croient pas. Moi j’y croyais. J’en ai fait l’expérience.

 

  • J’ai fait des expériences sur moi-même, qui touchent à la physique quantique sur le fait de transformer son corps par la pensée. C’est-à-dire : se répéter plein de fois la même chose ou quelque chose. En l’occurrence, moi c’était « Je veux être plus fort et plus intelligent », « je veux être plus fort et plus intelligent », parce qu’à l’école je n’étais pas forcément fort ni intelligent. Enfin, les professeurs disaient que je n’étais pas intelligent, vu que je n’étais pas très bon en orthographe et en grammaire. Comme c’est l’école, il y a les autres qui te charrient. Et comme tu es non-violent, tu te dis : « ce n’est pas grave, je vais me transformer, je vais devenir plus fort et plus intelligent ». On m’embêtait même sur la couleur de mes yeux. J’avais les yeux marrons donc on me disait : « oh la la ! Les yeux marron, les yeux de cochon ! ». Alors qu’en fait 60 à 70% des gens ont les yeux marron. Mais ça ne me plaisait pas non plus donc je me suis aussi répété tous les jours :  « je veux avoir les yeux clairs », « je veux avoir les yeux clairs », « je veux avoir les yeux clairs » …

A ce moment de l’interview, je bloque carrément sur Julien ! Étant donné que nous sommes l’un en face de l’autre, difficile de rater qu’il a les yeux clairs :O

  • Oui, ça je l’ai compris longtemps après en regardant un reportage sur la guérison quantique. Des gens qui avaient perdus l’usage des jambes ou même qui étaient hémiplégiques, à qui on a dit qu’ils ne pourraient plus jamais remarcher.

 

  • Et eux disaient : « OK, mais moi j’y crois pas ! ». Ils imaginaient leurs nerfs repousser ou des petits vaisseaux qui étaient en train de travailler sur leurs jambes et sur leurs nerfs. Ils se concentraient parce qu’ils n’avaient que ça à faire. Ils se concentraient sur leur corps pour qu’il refonctionne. Ils ont commencé à sentir des picotements. Peu à peu, sont venues de vraies sensations. Ils se sont mis à bouger. Il y a de nombreux cas qu’on appelle « miraculeux ». Mais en fait ce n’est pas miraculeux, c’est juste le pouvoir de la pensée.

 

  • Quand j’ai vu ce reportage je me suis souvenu de cette histoire à l’école où je me répétais sans cesse : « je veux avoir les yeux plus clairs », « je veux avoir les yeux plus clairs » et « je veux être plus fort et plus intelligent » … Au final, je fais 1,84m, 80 kilos. Je suis plutôt bien bâti. Je pense avoir un cerveau qui ne fonctionne pas trop mal et maintenant j’ai les yeux verts ! J’avais demandé à ma mère si j’avais bien les yeux marron jusqu’à l’âge de 7-8 ans. Elle m’a dit : « bah oui, mais c’est vrai qu’après ils se sont éclaircis ». On a regardé sur les photos et c’est vrai que j’avais les yeux bien marron, les mêmes que ma mère et après ils sont devenus verts.

« Ta pensée créé ta réalité ».

 

 

Je demande à Julien s’il a utilisé ce même principe pour la création de son restaurant !

  • Pas pour la création, mais c’est vrai que pour toute entreprise … J’aime bien cité ce bouquin : « La Loi de l’Attraction », qui dit que si tu te concentres, que tu visualises bien chaque détails, ça arrive ! Ça, je m’en suis rendue compte aussi sur les deux premières entreprises. J’avais rien à la base. J’ai racheté un magasin qui vendait du textile. Et là, tu casses tout, tu imagines, tu fais des plans, tu imagines la déco, tu imagines aussi comment tu vas faire tes frites, tu imagines qu’il va y avoir du monde, plein de monde, que ça va être plein que devant chez toi. En pensant et en imaginant ça, tu crées ce futur là. C’est ce qu’on apprend dans « Le Pouvoir de l’intention », « Le Secret », « La Loi de l’Attraction ».

Oui mais concrètement, il faut faire des actions ! Si tu attends sans rien faire, ça m’étonnerait que ça fonctionne !

 

  • Oui, c’est ce qu’ils disent d’ailleurs dans le livre. Il faut aussi se donner les moyens de le faire, se bouger un peu les fesses pour faire les choses !

 

  • Ici, à la base, je voulais refaire un snack. Avant même de découvrir cet endroit ! C’est quand j’ai découvert l’endroit, que je me suis dit « non ! ça va pas faire un snack, ça va devenir un resto ».

 

  • Je voulais axer sur le côté qualitatif comme j’ai toujours fait, mais aussi le côté éthique. Quand tu travailles avec des produits du marché et que tu te rends compte que les produits du marché, c’est de la merde qui pousse industriellement en Espagne sous les serres, ça n’a pas grand intérêt.

(interlude client) -> si tu écoutes l’audio tu comprendras :p

  • Donc je me suis dit « tant qu’à faire quitte à travailler du frais autant travailler du frais et du bio qui vient d’à côté ! » et comme j’étais déjà dans une AMAP, un an avant, je leur ai demandé s’ils étaient intéressés pour produire un peu plus et me livrer en tant que restaurant. Ils ont dit « d’accord ! » et voilà !

C’est parti pour l’Aventure !!! Je suppose que cela ne s’est pas fait sans difficultés …

  • De toute façon, dans la Vie, quand tu crées quelque chose, il y a toujours des difficultés. Il faut se dire qu’il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des SOLUTIONS !

 

  • A la base, je devais avoir une chef de cuisine qui a disparu un mois avant l’ouverture. Ça ne m’a pas inquiété. L’ouverture était en janvier-février. Ce n’était pas forcément la période où ça bosse le plus. Si ça se trouve, ça m’aurait mis dedans ou peut-être qu’elle n’aurait pas été à la hauteur.

 

  • Entre temps, un ami d’ami est venu et m’a aidé à lancer. Il est resté 1 an. Maintenant, j’ai embauché une femme végétarienne qui est chef de cuisine et qui fait des trucs super ! Donc tout va toujours de mieux en mieux parce que ça sert à rien de s’inquiéter, au contraire !

 

  • Il faut visualiser ce côté positif qui va arriver et tout arrive !

Julien organise dans son restaurant :

« Les Jeudis de la Physique Quantique et de la Spiritualité ».

  • D’habitude, y’a les jeudis où les gens se défoncent la gueule, les étudiants … Alors j’ai voulu faire les jeudis où les gens se remplissent l’esprit. Partager mes connaissances sur le lien entre la physique et la spiritualité : « La Physique Quantique ».

La première soirée que Julien a organisé, il a diffusé le film « Le Secret » qui parle de la loi de l’attraction.

  • Par contre c’est un peu américanisé du genre « on va gagner plein d’argent, une Porsche, des belles voitures », alors qu’en fait non, le but de la vie c’est pas ça. Ça c’est du matériel. J’avais déjà testé ! Pour en revenir à l’autre entreprise que j’avais créée avant. J’ai gagné plein d’argent, j’avais une Porsche, mais tout ça c’était de la futilité. Quand tu arrives à ce niveau là, tu te dis : « Bon, j’ai tout ça ! Est-ce que je suis heureux ? » Non ! C’est pas ça qui va me rendre heureux en tout cas, parce que de toute façon tu n’as pas le temps, quand tu travailles trop et que tu as plein d’argent. D’ailleurs, je crois que plus t’as de l’argent, moins t’as de temps et moins t’as d’humain …

Durant les premiers « Jeudis de la Physique Quantique et de la Spiritualité », Julien passait des vidéos, suivies d’un débat avec les personnes présentes.

  • Il y avait des gens plus axés « scientifique » plus intéressés par la physique quantique et des gens plutôt spirituels, plus intéressés par le magnétisme, etc… Ce qui était super intéressant c’est que je pouvais faire le lien en leur expliquant que l’esprit influence sur la matière. C’est comme ça que l’on peut guérir les gens. Il y a deux petites expériences dont je parle à chaque fois :

  • « L’expérience du poussin et du robot ».

 

  • C’est une expérience que quelqu’un a faite sur des poussins. Si tu prends un poussin, que tu le retires de sa mère et que tu passes une heure par jour avec lui pendant 7 jours, au bout du 8ème jour, ce petit poussin va te prendre pour sa mère. Du coup, il va s’accrocher à toi. Même si quelqu’un prend ton jean ou tes chaussures, il fera la différence.

L’homme qui a fait ce test a fabriqué un petit robot qui ne fait que de l’aléatoire. C’est un robot qui tourne dans un sens ou dans l’autre et qui avance ou recule. Il est équipé d’un boitier qui génère aléatoirement des chiffres. Ce robot se ballade dans tous les sens de manière très anarchique parce qu’il n’a pas de cerveau, pas de caméra … Il a été mis en contact avec un petit poussin fraichement retiré de sa mère.

  • Une heure par jour … Il s’accroche à ce petit robot. Au bout du huitième jour, le poussin a été enfermé dans une cage transparente dans un coin de la pièce. Le poussin voit le robot. Le robot, lui, il s’en fout parce qu’il ne le voit pas. Mais le poussin, il est attaché au robot. Il pense que c’est sa mère. Il n’a que de l’amour. Il l’appelle sans arrêt. Et qu’est-ce qu’il fait le robot ? Il répond à l’appel du poussin. C’est-à-dire que le côté « aléatoire » est brisé par l’attraction, l’amour qu’à le poussin pour le robot.

C’est juste énorme !!!

  • Ça fait comprendre que l’esprit n’est pas cantonné qu’à notre cerveau, mais déborde aussi. Ça montre plein de choses. Quand on voit ce qu’un petit poussin qui vient de naître peut faire, on peut facilement imaginer ce qu’un enfant humain peut faire, voire un adulte si on lui disait qu’en fait, c’est possible. Et si plusieurs être humains ensemble envoyaient des pensées positives, ce que ça pourrait faire aussi.

Ouiii !!! Ça revient au fait de ne pas répondre à la violence par la violence. C’est un peu la même chose…

  • De toute façon, la violence n’a jamais rien résolu. Tu vois, j’ai 40 ans. J’ai bossé pendant 25 ans dans des bars de nuit, des discothèques, des restos… le monde de la nuit, où il y a un peu de violence. Je n’ai jamais levé la main sur quelqu’un. C’est peut-être aussi l’intention que j’émets : « de toute façon avec moi ça sert à rien puisque je ne vais pas répondre. » Donc, tout le monde se calme.

Dans ta créativité et les projets que tu mets en place, quels sont tes moments préférés ?

  • J’aime tout dans la vie. Me lever le matin, même si j’ai dormi 4 heures. Si c’est pour venir travailler au soleil avec des clients sympas, ça me plait. Les dimanches parfois, à ne rien faire, quand je ne travaille pas, ça me plait aussi. Je pense qu’il faut apprécier chaque moment de la vie. Déjà, ça aide à avoir une belle vie.

Tu te vois où dans 3 à 5 ans ?

  • Je serais sûrement ici. Avec plein de monde, une bonne clientèle. Peut-être que ça sera ouvert le soir, que je pourrais embaucher un peu de monde aussi. Ce qui serait bien, ça serait d’avoir plus de monde à travailler, partager cet argent. Peut-être qu’au lieu de vivre dans mon camping-car dans un hangar, ça sera transformé en maison. Peut-être que ça cartonnera parce que dans 3 ans, les gens auront encore plus compris l’importance de consommer différemment. Peut-être qu’il y aura une chaîne de bar-resto Y.O.U. et qu’on conquerra la planète !

YESSS !!! Allez Go ! Visualisation ! Visualisation !!!

  • Enfin, j’en veux pas plein. Même si à chaque entreprise que j’ai crée les gens m’ont dit : « mais ça, il faut en faire une chaîne, parce que le nom, la déco, le concept, si t’en fais plein, ça marchera ». En faire plein, ça veut dire faire du commerce et du business. Au final, ce n’est pas forcément ce qui m’intéresse.

  • Ou alors, j’offrirais le concept à qui en voudra, en disant : « créez un Y.O.U. si vous voulez, mais suivez le concept et les valeurs que je transmets ».

 

  • D’ailleurs, je me demande si ça ne serait pas mieux comme ça, plutôt que de faire une franchise qui rapporte de l’argent. Avoir plein de petits Y.O.U. partout, où les gens consommeront du bio et du local et que ça ne sera pas trop cher.

 

  • On combattra MacDo, Starbucks …

Pour conclure l’interview, je demande à Julien ce qu’il conseillerait aux personnes qui ne sont pas dans la démarche du « Tout est Possible ». Même si je trouve que l’interview en elle-même peut déjà créer un déclic. Un message à faire passer, Julien ?

  • Qu’il ne faut pas oublier que l’évolution de la Terre, et même de l’Univers, elle se fait exponentiellement, ce qui veut dire : de plus en plus vite !

 

  • Il y a 9 milliards d’années, c’était la création de l’Univers. Il y a quelques centaines de millions d’années : la Vie sur Terre. Nous, l’Être Humain, il a 40000 ans. La communication, l’écriture, ça a 2000 ans. Les téléphones portables, les lasers … : quelques décennies.

 

  • Et l’évolution du coup, de notre façon de penser … Il y a plein de gens qui disent : « c’est pas demain la veille qu’on mangera tous bio et qu’on aura des pensées positives. » Bah si, parce qu’au final, vu que tout va de plus en plus vite !!!

 

  • Nous, là, nous sommes déjà en train d’en parler. Après, nous allons en parler à d’autres et ainsi de suite. Et le monde entier devrait normalement, aussi, se réveiller !

 

  • Et là je cite Darwin qui avait fait l’expérience du centième singe. Il avait observé une race de singes sur une petite île. C’était un archipel où il y avait plein d’autres singes qui ne pouvaient pas communiquer entre eux. Il a passé du temps avec eux. Il a vu qu’ils mangeaient des patates douces avec du sable dessus. Il a mimé de manger des patates douces, en les trempant dans l’eau pour les laver avant. Du coup, les singes ont observé cela. Il y en a un, puis 2, puis 4 qui se sont mis à faire pareil. A la fin, toute l’ile s’est mis à laver les patates. Ce qui est intéressant, c’est que sur les autres îles qui n’avaient aucun moyen de communication, les autres singes de la même race, machinalement, ce sont mis eux aussi à nettoyer les patates douces dans l’eau. Donc, dans la logique, si nous sommes suffisamment nombreux à ouvrir notre esprit et à se dire qu’on peut réussir, que les pensées positives ça marche, que notre esprit a un pouvoir sur tout, naturellement, le reste de l’humanité s’ouvrira l’esprit comme ça.

J’A-DO-RE !!!

C’est comme une onde.

Comme quand tu mets un caillou dans l’eau et que ça se propage.

  • C’est ça. Les pensées ne sont pas cantonnées dans notre esprit, on peut se concentrer. Comme quand on prie. Quand je « prie » pour l’Univers, je prie pour la Terre entière en me disant que la terre ouvre les yeux et qu’Ils arrêtent d’écouter la télé et de penser qu’il faut se battre contre son prochain.

 

  • D’ailleurs il faudrait que tout le monde arrête de regarder la télé tout simplement.

Oui !!! Ça fait des années que je ne regarde plus la télé et je suis très d’accord avec ça !

  • Surtout qu’on a la chance d’avoir Internet, où l’on peut choisir ce que l’on veut voir. Alors que quand tu regardes la télé, ce sont eux qui te montrent ce qu’ils ont envie de te faire voir et c’est pas forcément ce qui est le plus intéressant pour l’humanité, mais plutôt ce qui est plus intéressant pour leurs finances.

  • Aussi, arrêtez avec les cartes bleues ! Boycottez les banques ! Boycottez les multinationales ! Tout ce qui est « grandes marques » … C’est comme ça qu’on arrivera à faire changer les choses aussi. Comme je disais tout à l’heure : « notre meilleur bulletin de vote est dans notre porte-monnaie ».

Je suis persuadée que si chacun agit à son échelle, si chacun fait sa part, on peut changer le monde !

  • C’est ça ! On a tous un petit pouvoir. Nous sommes les 99%, donc on peut renverser facilement les 1% qui nous gouvernent et à qui appartiennent toutes les richesses. Comme j’aime bien dire aussi : si on abolie l’argent, le pouvoir, la possession, les religions, on n’a plus de problèmes. Les religions ont été crées pour maintenir les masses, un peu comme la télé et tout le reste malheureusement.

 

  • Il y a juste le bouddhisme, pour moi, qui n’est pas une religion mais plutôt une philosophie de vie.

Merciii Julien !!! Ça c’est du message qui dépote !!!

 

C’est un grand bonheur de partager avec toi le message et la vision de Julien.

Parce que je crois au pouvoir de l’Être Humain.

Parce que je crois que tout est possible.

Parce que l’Amour est plus fort que la peur.

Si ce message résonne en toi, partage-le au plus grand nombre.

Et si tu passes par Nantes arrête-toi chez Y.O.U. 🙂 Julien et son équipe t’accueilleront avec le sourire, dans la joie et la bonne humeur ! Et en plus tu y mangeras super bien ! J’ai testé et j’approuve à 2000% !!!

Le site web de Y.O.U.

La page Facebook de Y.O.U.

 

12 Fév

Louise Belpalme, en harmonie avec la Terre

Marie Guibouin / Artiste, Blog, Interview, portraits d'artistes, The Pink Power Tour / / 1 Commentaire

Aujourd’hui je t’emmène au coin du feu, dans un univers chaleureux, inspirant, en harmonie avec La Terre. J’ai rencontré Louise au dojo Arkhelios. Nous pratiquons le Kung-Fu Bagua Zhang ensemble et un jour je l’ai vu arrivé avec des beaux légumes. Je me suis dit que c’était sans doute une magicienne de la terre …

Louise est maraichère. A mon sens, c’est une véritable Artiste qui communique avec la terre pour nourrir le monde et je suis « very happy » de te la présenter !!!

Louise aime profondément la Nature et c’est avec beaucoup de joie, de passion et d’authenticité qu’elle le partage.

  • Je n’ai pas vraiment grandi en immersion dans la Nature, mais à un moment donné dans ma vie, c’est devenu super important de retourner vers elle, me retrouver grâce à elle. Aujourd’hui, dans ce nouveau métier, ça m’apporte un bel équilibre. Je suis vraiment Amoureuse de la Nature.

Louise est allée à la fac, puis a fait du bénévolat dans différentes associations. Un besoin de contribuer dans le social qui l’a amené à se former au métier d’éducatrice spécialisée.

 

  • Au début, j’étais super motivée de donner aux autres à travers un métier qui a du sens, des valeurs humaines.

  • Pour travailler, j’ai vraiment besoin qu’il y ait du sens dans ce que je fais.

  • Finalement au travers de différentes expériences, j’étais assez déçue de ce milieu. L’institution qui devient de plus en plus rentable… J’étais dans une colère de voir comment les choses se passaient. Finalement, je ne m’y retrouvais pas tant que ça.

  • Il y a eu une période où j’étais assez perdue. C’est à ce moment là que je suis partie m’immerger dans la Nature et que l’Aventure a commencé !

Il y a 4 ans, Louise est partie faire du woofing avec une grande envie d’apprendre un savoir-faire et faire quelque chose de ses mains !

 

  • J’ai fait un peu d’études et finalement avec mes 10 doigts, je ne me trouvais pas assez créative. Je suis partie travailler avec les paysans au Burkina Faso. C’était un voyage de quelques mois qui m’a permis de me ressourcer.

  • Après, je me suis retrouvée dans une ferme en Espagne, où j’ai vraiment expérimenter le mode de vie paysan avec le potager, les chèvres, les fleurs … Tout était harmonieux. Je trouvais ça fascinant de simplicité.

  • Je suis rentrée de ce voyage et je me suis dit : « Bon, je vais apprendre à faire des légumes ! ».

Au départ, Louise n’était pas partie pour devenir maraichère. Elle voulait apprendre à produire ses légumes pour sa consommation personnelle. Elle n’y connaissait rien du tout et ne savait pas trop par quel bout commencer …

  • J’ai cherché du woofing dans le Nord-Pas-de Calais. J’ai trouvé un maraîcher qui en faisant. On a discuté. Il m’a parlé des formations qu’il était possible de faire. De fil en aiguille, je me suis pointée au lycée horticole de Lomme, parce qu’il propose une formation en maraichage bio.

  • Au début c’était un peu compliqué parce que je n’avais pas un profil qui correspondait à leurs attentes.

  • J’étais motivée donc finalement ils ont accepté de me prendre. J’ai même trouvé un financement. 5 mois de formation ! Plein de rencontres dans le réseau des maraichers bio de la région. Nous ne sommes pas très nombreux. C’était très intéressant de voir les différents systèmes agricoles, comment chacun voit le métier.

Louise a fait son stage chez Laurent Desbuisson à Bois-Grenier, à la Ferme de l’Aubépine.

  • C’est un peu comme mon Maitre Jedi du maraichage.

  • Quelqu’un qui m’a vraiment poussé, qui m’a transmis les bonnes choses du métier, le goût d’apprendre, de persévérer. J’ai pris confiance là-bas. Grâce à lui, j’ai pu être ouvrière pour continuer d’apprendre. Parce que 5 mois de formation, ce n’est qu’une introduction au métier de maraicher. On apprend sur le terrain. De cette manière là, j’ai pu continuer d’avoir les mains dans la terre et poursuivre ma route.

Ce qui a amené Louise a rencontré Jean-Pierre Lauwerie, qui a créé l’association « Weppes en Bio » à Ennetières-en-Weppes. Ce monsieur, maraicher depuis 40 ans, venait de prendre sa retraite. L’idée de l’association est de permettre à des jeunes qui ne sont pas issues d’une famille agricole, d’avoir l’occasion de vivre une expérience, le temps d’une saison avec un outil grandeur réelle. Ils ont le choix des cultures et sont libres de prendre des décisions. L’idée est de s’adapter aux difficultés et tout gérer de A à Z.

 

  • Alors, moi j’étais peu expérimentée. Quand je me suis pointée là-bas pour dire : « Hey ! Je veux en être ! » (rires) … Finalement, ils ont accepté de me choisir ! La saison 2015, c’était à « Weppes en Bio ». Cette année-là, j’ai rencontré Elise Canion qui a aussi fait partie de l’Aventure ! On a cultivé et relevé le défi toutes les deux.

  • Humainement, c’était très enrichissant, autant pour Jean-Pierre avec son savoir-faire de 40 ans de métier, que pour nous, avec un regard nouveau, un regard de femmes, un regard de personnes qui ne sont pas issues du milieu paysan, avec d’autres repères, d’autres envies, d’autres manières de concevoir la vie … C’était assez fort, humainement !

Louise est entrée dans cette Aventure avec des questions en suspens : « est-ce que je suis capable de faire ce métier ? », « est-ce que c’est vraiment ça que je veux faire ? », « est-ce que je me suis tapée un délire ou est-ce que je continue dans cette voie ? »

  • La réponse est OUI ! Oui, je suis capable et oui, ce mode de vie me plait !

  • Voir les gens manger mes légumes, avoir un retour, voir les enfants redécouvrir le goût, c’est très stimulant.

  • Ça a beaucoup de sens, parce que pour moi, ça veut dire aussi : agir à la base d’une alternative par rapport au modèle agricole qu’on nous propose, au modèle de commercialisation dominant.

  • Je produis une nourriture saine. Pour moi, c’est un cadeau pour les gens. Manger c’est une base. Tout le monde mange. Et manger sain, c’est la première médecine.

  • Je m’y retrouve dans l’alternative et dans le fait d’agir avec la Nature. C’est très complet en plus, c’est un métier physique, c’est un métier où il faut réfléchir. Ça demande d’être polyvalent. Il y a quelque chose d’infini aussi, dans le sens où l’on n’a jamais fini d’apprendre ! Une saison n’est jamais pareille d’une année sur l’autre. Il y a toujours quelque chose de nouveau ! Bon, ça peut être fatiguant des fois, mais la plupart du temps, c’est quand même plein de leçons intéressantes ! Ça, ça me plait aussi beaucoup !

Waouh ! C’est passionnant ! Un parcours de « ouf » ! Encore une énième preuve que tout est possible, même quand on n’est pas issue de ce milieu, même quand on est une femme… Quand la passion et l’envie du cœur sont là, les portes s’ouvrent. C’est fabuleux.

Je demande à Louise si elle aurait quelques conseils à donner à des gens qui auraient envie de contribuer à leur échelle. Faire leur jardin eux-mêmes par exemple …

 

  • Ça demande beaucoup d’observation. Voir comment la nature fonctionne déjà : de quoi une plante a besoin ? si elle a une maladie ? pas de maladie ? Ça demande d’aller tout le temps observer les cultures à tous les stades. L’observation, c’est important ! Et je pense qu’il n’y en jamais trop. Ça demande de se pencher, de mettre le nez par terre, d’aller mettre les mains dedans, de sentir … C’est le conseil qu’on m’a donnée et que je trouve important.

  • Après, il faut aimer ce qu’on fait. Travailler la terre avec douceur, il y un certain respect à avoir avec la terre, tout ce qu’elle donne, toute cette générosité.

  • Du coup, la nourrir avec du fumier, du compost … J’utilise aussi en biodynamie, certaines préparations pour stimuler la vie d’un point de vue subtil, dans la terre. Il y a aussi les purins. Je trouve ça sain de soigner des plantes avec des plantes.

 

En parlant de plantes, il me vient à l’esprit que Louise est tisanière et je ne connais pas du tout ce métier, alors j’ai envie qu’elle m’en dise un peu plus !

 

  • Là, je me lance dans un truc ! Je n’ai pas vraiment de formation là-dedans ! C’est juste que j’aime les plantes, j’aime les fleurs et ça me plait de contribuer à ma santé avec des plantes. L’année dernière, chez Jean-Pierre, j’ai cultivé mes premières plantes médicinales. Après, je les ai séchées de manière très artisanale. Ce n’était pas un séchoir pro mais ça viendra. Ensuite, je les ai assemblées un peu comme ça, au feeling, pour faire des tisanes. J’ai proposé 3 tisanes différentes mais j’avais quand même une quinzaine de plantes. Pour la saison 2017, je vais avoir un jardin d’environ 1000m2, alors j’ai envie de développer les tisanes.

Quels sont tes moments préférés dans ce que ta création avec la Terre ?

 

  • J’aime bien les moments où je suis lancée. Par exemple : « allez, j’ai mes 200 plants à planter ! », et là, je me concentre vraiment et hop ! C’est parti !!! J’aime ces moments où je suis hyper concentrée.

  • Après, il y a des moments de contemplation aussi, dans la journée, avec le soleil qui se lève, qui se couche. Il y a des moments de grâce, où je suis là et j’me dis : « c’est quand même génial, j’suis là, j’fait un peu ce que je veux, c’est beau … ».

  • Et puis, avec Elise, quand on travaille à deux, on chante, c’est hyper joyeux ! Et des fois, on se dit : « bon, ça, ça va pas être facile, allez ! On y va ! » En mode viking !

  • Ce que j’aime par-dessus tout, c’est qu’il n’y a pas une journée qui se ressemble. Dans ma journée, je ne fais pas une seule chose. Ça me plait d’avoir de la diversité.

C’est génial ! Je vois les images pendant que Louise me raconte ! Je lui demande comment elle se voit d’ici 3 à 5 ans.

 

  • Dans 3 à 5 ans … Je m’imagine … Avec Elise, on est installé, on a notre champ, nos hangars. Il y a des ruches, un super jardin de plantes médicinales. Je pense qu’on sera en train de retaper un petit gîte. On aura un lieu où l’on pourra accueillir toute sorte d’artistes qui pourraient venir exposer. On aimerait bien créer un lieu qui soit agriculturel : mélanger l’agriculture et la culture !

J’adore ! Ça me fait des frissons quand j’entends Louise. J’aime sa vision. C’est beau !

Le plus grand rêve de Louise :

  • Ce contact là avec la Nature, je le rêve aussi à grande échelle. Que tout le monde puisse retrouver ce lien à elle. Je trouve que c’est hyper apaisant. Ça fait du bien !

  • Qu’on arrête de détruire. Avoir un autre regard sur l’agriculture, qu’on arrête les produits chimiques.

  • Une Nature qui soit respectée, qui fasse partie de nous, qu’il y ait un vrai lien.

J’adore ! J’adhère ! J’adore !!!

Qu’est-ce qui te plus dans l’Aventure du Pink Power Tour ?

  • Ce que j’aime c’est le côté hyper positif, rencontrer plein de gens qui sont dans des alternatives ou dans des parcours, où il y a ce truc : « Bah si ! C’est possible ! ». Ce côté un peu décalé me plait beaucoup ! Par rapport à ce à quoi j’aspire dans cette idée de projet agriculturel, c’est vraiment de créer un lieu avec des alternatives, que plein de gens puissent se rencontrer. Je trouve que c’est exactement ce que tu fais là maintenant, donc c’est hyper inspirant ! Merci à toi Marie !

  • Le truc positif, que ce soit joyeux ! Je l’ai été avant avec ce sentiment d’impuissance « on va jamais y arriver ! », mais en fait ça sert à rien, il faut regarder ce qui est positif et faire les choses !

 

Merci Louise pour ce moment pétillant et inspirant au coin du feu !

Quant à toi cher lecteur, je t’invite à diffuser le message. Partage cette interview au plus grand nombre si tu en as l’élan. Contribuons à cette reconnexion à la Terre <3 <3 <3

A très bientôt pour la suite de l’Aventure !!!

22 Jan

Julien Delanssays et la Dame à la Licorne !

Marie Guibouin / Artiste, Blog, Interview, portraits d'artistes, The Pink Power Tour / / 0 Commentaire

Un jour, j’ai croisé Julien au dojo Arkhelios, lors d’une soirée artistique. Nous n’avions pas tellement eu l’occasion d’échanger. Quelques mois plus tard, je me suis rendue au vernissage d’une Artiste à la New Art Gallery à Lille. Julien était là. Et pour cause, c’est lui et sa compagne qui ont créé ce lieu magique. Nous avons discuté un moment. Là, j’ai su que l’on se reverrait et que nous avions certainement des choses à partager. A quelle occasion ? Je n’en savais rien.

Puis un jour, j’ai poussé la porte de l’Atelier d’Art Nouveau, bien déterminée à ENFIN prendre des cours de dessin. Et devine avec qui je prends des cours de dessin ?

Julien Delanssays 🙂

 

Julien est artiste peintre et professeur d’Arts plastiques.

Il a senti très tôt que l’Art, c’était sa vie. A l’école, il n’y avait que ça qui l’intéressait. Après une filière artistique jusqu’au Bac, Julien est entré à l’école des Beaux-Arts de Valenciennes (59).

  • J’avais envie très tôt, d’associer l’Art à plein de choses. Après les Beaux-Arts, j’ai fait des études de psychologie. Ensuite, je suis entrée dans toute une démarche par rapport au commerce. Je pense que tout ça, ça m’a aidé à créer l’Atelier, que nous avons fondé avec ma compagne, il y a quelques années.

La création de l’Atelier d’Arts Nouveaux a été un véritable aboutissement pour Anne et Julien.

 

  • La première grande étape a été d’entrer dans cette école artistique. C’était un rêve qui devenait réalité pour moi. J’ai toujours voulu intégrer un atelier de la Renaissance.

Julien a toujours été fasciné par la Renaissance Italienne, les ateliers de Verrocchio, Leonard de Vinci … tous ces grands Artistes qui ont créé des œuvres d’art qui resteront à tout jamais dans l’humanité.

  • Il y avait une émulation à cette époque, un apprentissage incroyable, qui permettait à tous ces jeunes élèves de 12-14 ans de devenir les artistes qu’ils avaient envie de devenir.

Quand Julien est entré aux Beaux-Arts, il avait un peu cette attente là. Ça ne s’est pas exactement passé comme ça, puisque maintenant, dans ces écoles, c’est plutôt l’Art conceptuel qui est abordé.

  • Mais j’ai eu la chance de pouvoir apprendre plein de choses, plein de techniques et de pratiques différentes. Notamment la gravure qui fait partie intégrante de ma pratique artistique aujourd’hui. Et puis la photo, la sculpture … Pendant une année, j’ai reçu les enseignements d’un professeur qui a eu un Prix de Rome. Il y a quand même eu des choses qui m’ont énormément apporté dans ce genre d’école.

En sortant de là, le but de Julien était de trouver qui il était en tant qu’Artiste.

  • Je me suis rendu compte que je n’avais pas envie d’être un Artiste contemporain tel qu’on l’imagine aujourd’hui. Je voulais puiser dans ce foisonnement de la Renaissance et créer des choses à partir de là. Il y avait aussi l’aspect spirituel qui était très important, qui pour moi est le fondement de l’Art.

Léonard de Vinci et Gustave Moreau ont énormément inspiré Julien dans sa quête artistique.

  • Léonard a écrit énormément de choses, que ce soit au niveau scientifique, anatomique, géographique … mais aussi, il y a une dimension très spirituelle dans les écrits de Léonard, dont on parle moins, mais qui est présente. Gustave Moreau, lui, donnait une grande part à la spiritualité. Pour lui l’inspiration venait d’en haut, l’Art devait évoquer de grandes valeurs, de grandes images, qu’il associait beaucoup à la mythologie, aux légendes. C’est à travers ces maîtres là que j’ai essayé de me réaliser.

Julien a expérimenté plusieurs domaines en sortant des Beaux-Arts, notamment la psychologie.

  • Je me suis dit : « pourquoi pas devenir art-thérapeute ? » : associer l’Art et une sorte de bien-être, de réalignement, de guérison… Je n’ai pas trouvé ce que je cherchais, dans cette voie de l’art-thérapie, même si c’est une voie tout à fait honorable et passionnante.

Puis un jour … Julien a eu la chance de rencontrer Pierre Lassalle qui lui a proposé, ainsi qu’à plusieurs artistes, un projet incroyable sur « La Dame à la Licorne », dont le but était d’en retranscrire les tapisseries médiévales.

  • On pourrait dire que ce sont les tapisseries les plus connues au Monde et l’œuvre de tenture la plus aboutie que je connaisse. L’œuvre est représentée sur différents panneaux. Sur ces panneaux, il y a toujours une dame, un lion et une licorne. C’est toute une histoire, tout un cheminement initiatique qui est composé d’étapes, de stations, de pauses à travers les sens et au-delà.

Actuellement au Musée de Cluny, six tapisseries sont exposées, mais à l’origine elles étaient huit.

  • On pourrait dire que le chemin n’est pas terminé, alors qu’à l’origine, il était complet. Le projet de cet écrivain, c’était que nous puissions recréer le chemin dans toute sa globalité, en revenant à la Source de la Dame à la Licorne, une source très spirituelle, très profonde, qui participait et qui expliquait la maitrise des sens, le chemin vers l’Amour, très relié à l’amour courtois et à l’élévation vers l’Esprit.

 

  • Pierre nous a proposé cet aventure incroyable qui associait l’Art et la méditation, l’Art et la Spiritualité, que lui appelle : l’Art imaginatif. Ça a été quelque chose d’incroyable à vivre au niveau humain et artistique.

 

  • Pour la première fois, j’arrivais à vivre cette association de la méditation et de l’Art.

 

  • Aller chercher les ressources, l’inspiration en soi et au-delà de soi, pour pouvoir la faire couler, la retranscrire à travers mes mains, à travers nos relations, dans des œuvres d’art.

     

    La Dame à la Licorne – 8ème panneau : La Dame illuminée

     

    C’est avec des étoiles plein les yeux, que Julien me partage cette expérience. A ce stade, j’ai envie d’entrer encore plus dans son processus de création. Je comprends que la méditation tient une place très importante. Pratiquant cet Art depuis peu, je me questionne. Est-ce que ça prend du temps ? Comment la médiation et la création de l’œuvre entre en connexion ? Bref, j’ai envie d’en savoir plus. On est là pour ça, n’est-ce pas ? 😉

  • Je pense que ça dépend de chacun. Par contre, c’est vrai que sur ce projet, Pierre a créé tout un processus. On peut lire « Les Mystères de la Dame à la Licorne », il y a tout dedans. Il explique ça très bien. Après, je pense que chacun va vivre le processus de manière différente, puisqu’on est tous différent. On a tous des natures différentes, une sensibilité différente.

 

  • Je pense que l’important, c’est de se sentir aligné avec soi-même, son rythme et sa pratique. Le point de départ, c’est le choix du cœur. C’est quelque chose qu’on a envie de créer profondément, qui nous appelle et qui nous transcende. On sent qu’à travers cette œuvre ou à travers ce projet, on va découvrir une partie de soi-même et plus. Quelque chose qui va transcender notre vie.

 

  • Après, il y a l’aspect méditatif avec la méditation créatrice. Dans tous ces aspects méditatifs, il se passe plein de choses à l’intérieur. Dans mon expérience, il y a ce répondant avec notre vie. Plus j’entre dans mon sujet, plus je le travaille, plus il se passe des choses dans ma vie en correspondance avec ça. Il y a ce va et vient entre l’intérieur et l’extérieur, qui après, se développe, se déploie, à travers la pratique artistique. Quand je me sens prêt à commencer à travailler, à peindre, le fait de dessiner, de chercher les formes, les visages, les couleurs, ça fait écho avec ce qui se passe à l’intérieur de moi. C’est comme un rythme qui s’installe, une sorte de plongée dans un chemin de création.

 

  • Dans mon expérience, pour moi, le défi, c’est de toujours rester en équilibre entre l’intérieur et l’extérieur, entre le fait de travailler et le fait de nourrir ces images, ces symboles, par la pratique spirituelle, et leur donner vie en moi. Tenir bon, jusqu’à la mise en œuvre complète et finalisée de ce qu’on a voulu créer. Dans ce « tenir bon », dans « tenir le rythme », il se passe plein de choses en soi, une certaine forme de remise en question, d’épreuve, qui vient pour nous aider à aller jusqu’au bout de la création.

 

  • A des moments, quand on est artiste-peintre, on sent que ça bloque, l’inspiration n’est pas toujours là, on n’arrive pas à faire ce qu’on veut. Ce qui est génial dans ce processus, c’est que ça nous aide énormément à aller beaucoup plus loin, à se dépasser en tant qu’Artiste et en tant que personne. Tout ce que j’ai traversé, vécu, créé, ça rejaillit dans mes relations, dans ma manière de peindre, d’enseigner, dans ma manière de considérer les gens aussi.

 

  • Je pense que c’est cette Aventure Artistique « La Dame à la Licorne » qui a quand même duré plus de quatre ans, qui m’a motivé à aller plus loin par rapport à moi-même, et donc à créer l’Atelier. Je pense qu’une vraie démarche artistique où il y a tous ces ingrédients là, on en ressort différent. Moi, j’en suis ressorti différent. J’ai énormément de gratitude envers Pierre Lassalle. Ça m’a ouvert énormément de choses. Je peux dire qu’avant ça, je vivotais au niveau artistique et qu’après j’ai vécu une émergence de plein d’envies, d’inspirations. Je me voyais pouvoir créer plein de thèmes artistiques. Ça devenait possible ! Je me suis senti la capacité à créer avec Anne, l’Atelier, la Galerie, et aller encore beaucoup plus loin par rapport à moi-même et l’Art.

Wow ! La ! La ! Julien m’embarque dans une Aventure de Fouuu rien qu’en me parlant 😮 (je te conseille vraiment d’écouter l’audio, c’est vraiment wahou !!!

La quête de Julien et Anne en créant la Galerie et l’Atelier, c’était de vivre en tant qu’Artiste.

  • Et comme je t’ai dit tout à l’heure, c’était le Rêve de l’Atelier Renaissance. J’ai beaucoup regretté de ne pas avoir rencontré Léonard de Vinci. En créant cet Atelier, c’était un rêve qui devenait réalité : pouvoir partager la pratique artistique.

 

  • Dans la conception moderne de l’Art, la pratique n’a plus sa place. Je n’étais pas en accord avec ça. Pour moi, l’Art doit être porteur d’une certaine pratique qui permette l’émerveillement : une certaine forme de beauté, de réussite technique, même si le sujet doit être intéressant, profond ou merveilleux. Pour moi, c’était l’envie de transmettre ces pratiques, de les apprendre aux autres, d’aller vers les gens pour partager.

 

  • Moi, je m’occupe plus de l’aspect dessin et peinture. Anne, c’est plus l’aspect calligraphie chinoise et peinture chinoise, puisqu’elle est d’origine asiatique. C’est cette rencontre possible entre l’Orient et l’Occident, entre moi et Anne, entre les pratiques que l’on propose, entre nous et les autres. Et puis, montrer à chacun, qu’avec les bonnes techniques, les bonnes pratiques, tout le monde peut commencer à créer des choses très intéressantes et qui l’émerveille. Chacun porte des choses très fortes en soi. C’est pas simplement en projetant de la couleur – même si c’est très ludique et j’adore faire ça – qu’on y arrive, mais on peut faire sortir de belles formes de soi-même.

 

  • Cet apprentissage, cette transmission de la pratique artistique, que ce soit par la gravure, par le dessin, par l’anatomie, par des formes plus modernes comme la colorisation numérique, pour moi, c’est très important.

Et ça se voit ! Julien transmet son Art avec passion ! Je peux te l’assurer ! J’en suis la preuve vivante :O Quand je suis arrivée pour la première fois à son cours de dessin, j’étais terrorisée par la feuille blanche et je me croyais complètement nulle !!! Et il m’a démontrée tout le contraire ! Je t’assure que c’est bluffant !

 

Quels sont les projets à venir pour la Galerie, l’Atelier, pour toi en tant qu’Artiste ?

  • On a eu tout un premier pôle avec la Galerie, où l’on a essayé de découvrir plein d’Artistes différents. Maintenant, on aimerait développer les thèmes qu’on a envie d’explorer depuis longtemps, nous deux, en tant qu’Artistes. On s’est rendu compte qu’on adore enseigner, on adore découvrir d’autres personnes, mais on a aussi beaucoup de choses à dire, à exprimer. Donc, on voulait aussi développer cet aspect là dans les prochaines années.

 

  • J’adore cet aspect mythes et légendes. Pour moi, ce sont des sources d’inspiration. J’ai toujours été émerveillé par ça. Quand j’étais jeune, je lisais plein de livres d’héroïc-fantasy, de science-fiction, de mythes, même des textes anciens. Le livre qui est le plus resté gravé dans ma mémoire et dans mon cœur, c’est « L’Odyssée » de Homère. Ce livre, j’ai toujours rêvé d’en faire quelque chose. En 2012, j’ai créé une exposition, à partir du livre : une série de seize tableaux. Ça été un gros défi pour moi, qui venait après « La Dame à la Licorne ». Depuis, je me suis dit : « ah ouais ! C’est génial ! J’adore ! ».

 

  • J’adore puiser dans ces légendes, énormément de thèmes. Après, j’ai réalisé une exposition sur le thème de l’Ange, tout le monde angélique, la mythologie angélique. Ce monde très inspirant qui est réel pour moi. Là, j’ai d’autres projets artistiques que je souhaite créer, toujours par rapport aux légendes, à Homère, à l’Iliade, par rapport à certains mythes comme Perséphone… C’est vrai que j’aime beaucoup les mythes grecs, je les trouve très parlant. Et aussi avec tous ces mythes nordiques, avec Odin, tous ces dieux … Il y a une telle richesse de scènes, d’expériences, de rencontres, dans ces textes. Dès que je commence à ouvrir un livre comme ça, j’ai une foison d’image qui vient à moi. J’ai tout de suite envie d’en faire quelque chose.

Han ! J’adoooreee !!! Mais comment tu fais pour canaliser tout ça ???

  • … C’est très dur … (rires). Effectivement, il faut arriver à se concentrer. Ce qui m’aide, c’est de créer des carnets. J’ai pas mal de carnets. A chaque fois que j’ai une idée qui vient, je m’achète un carnet. Je dessine énormément dedans, je prends des notes, j’en fais un carnet d’Artiste, un carnet de projet. Je colle des photos, je griffonne, je rassemble des idées. Ça dure à peu près trois semaines-1 mois. A la fin de ce temps, le carnet est rempli. Tout ce qui me vient par rapport au projet est mis dedans. Même si je n’ai pas le temps de commencer les tableaux tout de suite, tout est là. Je peux aisément y revenir. Ça peut être très précis. Je peux avoir le nombre de tableaux, la dimension, le matériel qu’il me faut. Pendant cette période, je peux aller acheter le matériel. Je prépare mes fonds pour que tout ce qui prend du temps ait été fait avant. Quand c’est le moment, je rouvre mon carnet et c’est parti ! Tout est prêt ! Je n’ai plus qu’à !

Quand Julien est en pleine création, il lui faut un temps où il ne pense plus qu’à ça. Ça peut être une semaine, deux semaines … Un mois, c’est plus rare.

  • C’est tout le défi de rester concentré. En tant qu’Artiste, mon défi c’est ça ! Je suis très sollicité par l’Atelier, par la Galerie. A un moment donné, il faut que j’arrive à me déconnecter pour rassembler mes forces. Quand je créé, j’ai l’impression d’entrer dans un monde. Je continue cette dimension méditative, c’est quelque chose qui appartient à ma pratique maintenant. C’est rentrer dans un monde à l’intérieur, mais aussi, quand on peint, c’est être immerger dans ces images, ce sujet et penser presque exclusivement qu’à ça. J’ai besoin de me concentrer vraiment dessus et de ne pas courir à droite et à gauche.

Je trouve ça délicieusement magique d’être à fond dans sa création. Pour l’avoir déjà vécu, je trouve ça vraiment grandiose ! Je me demande comment Julien gère le retour à la réalité …

  • Souvent, je suis très heureux d’avoir terminé. Pour moi, c’est comme une sorte de défi sportif. C’est un défi artistique, d’arriver à faire, par exemple, huit, dix, quinze, seize tableaux, qui me semblent aboutis, qui semblent porteurs de quelque chose de particulier, de valeur réelle, de qualité soit artistique, esthétique ou spirituelle. C’est quand même un défi énorme ! Et moi, je suis super heureux quand j’ai terminé. Je pense qu’après, il y a tout le défi de ne pas juger ce qu’on a fait, de dénigrer, de l’amoindrir. J’ai ce défi là ! J’ai un élan de joie et après j’ai des doutes qui apparaissent. Ensuite, j’ai l’envie de le partager avec les autres !

Où partages-tu cela ? J’ai eu beaucoup de mal à trouver tes œuvres sur la toile.

  • Il y a eu toute une période de maturation. On a fait plusieurs expos. Ces dernières années, j’avais beaucoup tourné dans la région, dans différents lieux d’exposition. Après, nous nous sommes consacrés à la Galerie d’Art. On exposait dans notre galerie. Ça nous a permis de vivre une expérience super intéressante avec Anne. Nous avons collaboré à deux pour créer des tableaux ensemble. Ça été super passionnant !

 

  • Ces derniers temps, nous avons eu un autre projet, nous voulions créer une Galerie d’Art en ligne. Les tableaux n’étaient pas visibles parce que la galerie en ligne était en cours de création. Et là, elle vient d’ouvrir ! Elle s’appelle Legendart : legendart.fr. C’est un projet qui nous tenait à cœur depuis longtemps, de créer une plate-forme de présentation d’œuvres d’art. Il y a nous et aussi plein d’autres artistes qu’on aime bien, dont on trouve le travail fabuleux.

 

  • Je suis émerveillé de tout ce que ces gens peuvent créer, tout ce qu’on peut créer. Cette diversité ! Il y a tellement de choses à faire, à montrer, à partager. La galerie Legendart est disponible en une dizaine de langues. Notre but, c’est que ça puisse être visible un peu partout dans le monde.

Les images de « Dame à la licorne » sont visibles sur le site. Vous pourrez découvrir la beauté de ces images qui sont très inspirantes.

  • Je dirais nourrissantes pour le cœur et l’Esprit.

Le plus grand rêve de Julien :

  • Je pense qu’il y a plein de rêves possibles pour soi-même, pour les autres, même pour différents aspects de soi-même.

 

  • Le rêve qui me tient à cœur aujourd’hui, c’est que le maximum de gens découvre les tableaux de la licorne. Ils sont tellement riches, tellement porteurs de valeurs importantes. On peut y puiser tellement de choses pour soi-même, pour sa vie. Ils ont un message tellement beau par rapport aux relations, par rapport à l’évolution spirituelle, à la réalisation de soi-même, au partage et au chemin vers plus de don, plus de sincérité, plus d’amour. Je pense qu’ils gagnent vraiment à être connus du plus grand nombre. Ça serait le rêve, que les licornes se déploient un peu partout.

Qu’est-ce qui te plait le plus dans l’Aventure du Pink Power Tour ?

  • Qu’est-ce qui me plait le plus dans cette Aventure ? Je pense que c’est ce jeu de découverte des gens. Pour moi, ce que tu fais, c’est vraiment t’intéresser aux autres en entrant dans leur univers. Tu montres que chacun a une partie de lui super riche. C’est comme si ça allumait des petites lumières chez les gens. Ça montre que tous, on porte quelque chose de super beau en soi et qu’il y a plus qu’à !

Waouh ! Quelle Aventure ! Je n’ai pas vu le temps passer ! J’espère que tu as pris autant de plaisir que moi, cher lecteur ! 🙂 Tu sais ce qui serait génial ? Ça serait de partager cette interview au plus grand nombre ! Alors si tu en as l’élan, fais-toi plaisir ! Si tu ne le fais pas pour toi, fais le au moins pour la préservation des licornes dans le monde <3 <3 <3

 

Merci Julien, ça valait le coup de se courir après pour cet interview !

Pour rencontrer Julien, ça se passe par là :

New Art Gallery

Atelier d’Art Nouveaux

Legendart


Site internet de Pierre LassalleRenaissance de l’art

08 Jan

Barbara de Ma Bulle Déco ressuscite les meubles !

Marie Guibouin / Artiste, portraits d'artistes, The Pink Power Tour / / 0 Commentaire

C’est en 2014 que j’ai rencontré Barbara pour la première fois, lors de la première édition de l’Upcycling Market à la Condition Publique à Roubaix (59) !

Ah tiens, c’est rigolo, je viens juste de faire la connexion dans mon cerveau, j’avais aussi rencontré Orel, ce jour là !

Deux univers qui portent les mêmes valeurs, chacune dans un style très différent. C’est qui fait la beauté de la création et de l’artisanat.

Notre rencontre était particulière, car en 2014, je travaillais encore en tant que coiffeuse-maquilleuse pour les studios photo, et Barbara travaillait dans un studio à l’époque. Nous avions donc eu l’occasion de travailler en commun sur un projet publicitaire.

Je remarque que nous avons évolué chacune de notre côté avec un but commun : celui de se rapprocher des valeurs que l’on porte dans notre cœur pour créer une entreprise qui nous ressemble.

C’est avec beaucoup de joie que je me suis rendue à son atelier-boutique situé au n°19 du Village des métiers d’art du Septentrion à Marcq-en-Baroeul.

Je suis très heureuse de te présenter Barbara et son fabuleux parcours <3 <3 <3

 

Barbara est une passionnée ET une grande communicante ! Les deux rassemblés font ce qu’elle est aujourd’hui. Barbara restaure des meubles anciens et leur donne une seconde vie. Elle communique tout ça sur son blog à travers des tutoriels.

  • J’aime partager ma passion ! C’est ce qui me motive aujourd’hui. C’est mon moteur ! Faire du neuf avec du vieux, ma passion pour les meubles anciens, et la communiquer à toutes les personnes qui peuvent être intéressées par ça.

Barbara est passionnée par les vieux meubles depuis qu’elle est toute petite.

Comment ça a démarré l’Aventure « Ma Bulle » ?

 

  • Dès que je visitais une vieille maison, un vieux château, j’étais comme transportée dans un univers magique. Les vieux meubles et les brocantes, ça a toujours été mon truc ! Donc, quand je me suis meublée, j’ai décidée d’acheter des vieux meubles et de les retaper moi-même.

  • J’ai créé un blog pour partager toutes mes trouvailles et mes réalisations et je me suis aperçue que ça intéressait les gens. C’est comme ça que le blog « Ma Bulle » est né ! De fil en aiguille, j’ai souhaité consacrer plus de temps à ce qui me plaisait …

Barbara a travaillé dans la communication pendant 15 ans.

A un moment donné, elle s’est posée la question :

« est-ce que c’est réellement cette vie là que je veux continuer à vivre, ou est-ce que je ne pourrais pas aller un peu plus loin dans ma passion ? » 

  • J’ai décidé de franchir le pas. J’ai créé mon entreprise « Ma Bulle Deco.com« . J’ai créé un site plus commercial, marchand, avec mes réalisations à vendre, la possibilité pour les gens de demander un devis, de s’inscrire à mes ateliers… Donc, le blog continue, mais maintenant il y a aussi cette partie commerciale que j’essaie de développer.

Barbara a démissionné de son ancien boulot il y a maintenant 3 ans, pour se consacrer totalement à son activité ! Quel bel exemple de reconversion !

  • Même si ce n’est pas facile tous les jours, je suis contente, je ne regrette en aucun cas mon choix. Ce sont des gros risques à prendre, notamment sur le plan financier. Mais que du bonheur ! De belles rencontres … Vivre de sa passion, c’est quand même super ! C’est un sentiment de Liberté terrible (dans le bon sens du terme bien sûr) ! Ne pas savoir de quoi le lendemain sera fait … Parfois avec des craintes au niveau financier évidemment mais je me dis que  Tout est Possible, tout est ouvert. Chaque semaine est différente et c’est une Aventure de plus qui commence !

J’adore ! J’adhère ! J’adore !!! Si tu commences à me connaitre, tu te doutes bien que les propos de Barbara résonne énormément en moi. Je rencontre chaque jour plein de gens qui aimerait franchir ce cap, se lancer aussi. Je demande à Barbara quel conseil elle aurait à apporter pour passer à l’action 😉

  • S’écouter et surtout si on a des doutes, c’est qu’on est pas prêt. J’ai eu aucun doute quand je l’ai fait. Je savais que c’était vraiment ça que je devais faire. Je me suis écoutée. Il faut savoir écouter la petite voix et d’un autre côté, s’il y a trop de choses qui basculent sur l’inquiétude, il ne faut pas le faire. Il faut être un petit peu inconscient, j’avoue ! (rires)

Retrouve ton Âme d’enfant et hop ! Franchis le cap ! Tu peux le faire si tu en as l’élan !

  • Je conseille toujours aux gens qui ne sont pas tellement heureux dans leur boulot et qui ont des passions créatives ou autres, je leur conseille toujours de se demander : « Qu’est-ce que tu aimais faire quand tu étais petit ? T’aimais dessiner, écouter de la musique, créer de tes mains … ? » Souvent, ces gens là me racontent plein de choses et je leur dit : « Bah alors, qu’est-ce que t’attend pour revenir à tes premières passions ? » Ils me disent : « Oui, mais y’a les enfants, la maison, la famille… » Oui, certes, et alors ? Qu’est-ce que tu risques ? De toute façon, dans la société dans laquelle on vit aujourd’hui, il y a toujours moyen de rebondir ! Il faut Oser !

Quel beau message ! Si ce message peut inspirer ne serait-ce qu’une personne sur Terre a franchir ce cap, je suis la plus heureuse de la planète !

Et le processus de création de Barbara dans tout ça ?

  • Au départ, beaucoup de récup, notamment avec les encombrants, quand les gens mettaient leurs meubles sur les trottoirs. Chose qui n’existe plus aujourd’hui, parce que c’est devenu interdit. Malheureusement, il y a beaucoup de beaux meubles qui partent en déchetterie. J’essaie de les capter avant cette étape là. Maintenant, les gens commencent à savoir ce que je fais donc il me donne des meubles. Sinon, il y a toujours les vides-grenier, Emmaüs … qui sont là pour me fournir en vieux meubles.

  • Une fois que j’ai le vieux meuble, il peut dormir très longtemps dans mon garage, parfois 3 ans, parfois même plus, comme il peut être fait dès le lendemain. Ça dépend vraiment des envies qui me passent par la tête. Il y a des choses qui m’inspirent, certaines qui ne m’inspirent pas et d’autres qui m’inspirent très tardivement. Il n’y a pas de règles.

Barbara fait aussi de la brocante où elle vend des meubles dans l’état pour alléger son stock, mais ce n’est pas son but premier.

  • Mon but, c’est vraiment de les réveiller, leur donner une seconde vie. J’aime bien leur apporter un petit quelque chose en plus, qui crée un petit effet « Waw! ». Les gens qui viennent dans ma boutique ou qui vont sur mon site, sont souvent surpris de ce qu’on peut faire avec ce genre de vieux meubles dont personne ne veut. L’effet Waw ! L’effet Avant/Après !

Je suis très touchée par la démarche de Barbara, d’autant plus que l’économie durable est un sujet « planétaire » !

  • L’économie durable est quelque chose qui me tient très à cœur. Dans mon métier d’avant, ce qui me gênait, c’était de participer à un système auquel je n’adhérais plus. Cette fabrication à outrance où l’on incite les gens à acheter du jetable, ça me gênait. Participer à toute cette économie à laquelle je ne croyais plus du tout, d’ailleurs je pense qu’elle est nocive.

Je vois que nous avons quitté le monde de la publicité pour des raisons similaires …

  • C’est ma façon à moi de faire quelque chose pour l’environnement. Ça me donne aussi, quelque part, bonne conscience. Quand je vois tout ces meubles qui étaient censés être jetés et qui sont revisités, restaurés et qui repartent pour une nouvelle vie chez les gens, avec en plus un côté original, unique et personnel, ça me fait plaisir ! C’est ma façon d’apporter ma contribution même si elle est toute petite, à quelque chose de nouveau, à cette économie durable qu’on commence à voir arriver. Il y a du boulot, je ne sais même pas si on va y arriver, il y a tellement à faire.

A mon sens, je pense que le principal, c’est de faire sa part. Barbara fait la sienne et je pense qu’on peut tous apporter notre contribution de la manière la plus juste pour chacun. L’Être Humain est bourré de ressources et est capable d’accomplir de grandes choses, rien qu’en contribuant avec les moyens qu’il a, même si ce n’est qu’un tout petit peu tous les jours.

  • Si chacun apporte un peu de soi et de sa bonne volonté, je pense qu’on va y arriver. Malheureusement, les problèmes écologiques sont quand même là. Il est quand même grand temps de faire quelque chose de beaucoup plus impactant, ça ce n’est pas au niveau des petits entrepreneurs comme nous que ça se passe. C’est au niveau de la grande industrie…

  • Si déjà on arrive à inciter les gens à acheter chez nous plutôt que chez Ikea, c’est pas mal ! Tout meuble acheté chez moi est un meuble récupéré et non fabriqué en Chine, c’est déjà ça. Mon but, c’est de rendre abordable les meubles. C’est pour ça que je ne fais pas des prix trop trop chers. Je m’aligne un peu sur des prix de grandes enseignes. Finalement, je préfère que les gens aient le choix et qu’ils se disent : « Tiens, je vais prendre une pièce unique, fabriquée à la main, plutôt que d’aller acheter ce que tout le monde a. » C’est difficile de faire comprendre ça aux gens, parce que les gens sont un peu des moutons aussi … Ils aiment bien avoir les mêmes choses que tout le monde malgré tout, malgré ce qu’on pourrait penser. Il faut aussi les éduquer.

Moi j’y crois, j’ai bon espoir ! Ça va venir. Les choses sont en train de changer déjà, même si on en mesure pas l’impact maintenant. A ce propos, où se voit Barbara d’ici 3 à 5 ans ?

  • Je me vois toujours ici. Dans 3 à 5 ans, dans mon rêve le plus fou, ça serait d’avoir une équipe avec moi, que Ma Bulle soit une vraie entreprise avec un local beaucoup plus grand, où je pourrais avoir à la fois une boutique qui tourne et mettre en place plus d’ateliers. Aujourd’hui, je ne peux faire que deux séances par mois, étant donné le peu de place que j’ai. J’ai envie de créer une émulation autour de ça. Grandir. Mais y’a du boulot !

Tant mieux, j’ai envie de dire ! C’est qu’il y a encore plein de choses à mettre en place, qui sont réalisables en plus. J’encourage vivement Barbara dans sa démarche. Et quand tout ça se sera concrétisé, son Rêve Ultime ?

  • Je serais déjà contente d’arriver là. J’aimerais donner envie aux gens de faire pareil. Et aux jeunes aussi ! Pouvoir éduquer les jeunes dans ce sens là, les sensibiliser. J’essaie de le faire par des tutos que je publie sur mon blog. Je sais que les jeunes sont plus sensibles à ça que les gens plus âgés. C’est déjà un bon signe, ça va dans le bon sens. Ils sont moins formatés que l’on croit, les jeunes. Ils ont plus le réflexe « Do It Yourself » – faire soi-même – que la génération « je vais en magasin, en centre commercial et je consomme ». Les jeunes sont beaucoup plus débrouillards, je dirais. Parce qu’ils sont aussi de la génération d’internet, donc ils se documentent beaucoup sur comment faire les choses … C’est un bon signe pour l’Avenir. J’encourage la jeune génération à aller dans ce sens.

  • Il se passe des choses aussi au niveau de la collaboration entre chacun : le co-working, le co-voiturage, le co-… On a du « co » partout ! Les jeunes ont ce réflexe là, ils ont le réflexe de partager une voiture pour payer moins cher par exemple, et en même temps, ça crée du lien. Toutes ces choses là, c’est chouette !

Créer du lien, voilà une Valeur qui me porte et me tient énormément à cœur.

  • Participer à un atelier créatif, c’est aussi créer du lien. Il faut aussi arrêter de dénigrer toutes ces formations manuelles. Je trouve qu’on les a beaucoup trop dénigrer pendant très longtemps. Qu’est-ce qu’on serait sans ça ? C’est la base de tout. Tout ce qu’on utilise aujourd’hui, était au départ, issu d’une fabrication manuelle. Il y a des mains derrière, qui ont fait des choses. Et ça, on l’oublie. On oublie parce qu’on nous balance à grand coup de marketing que ce n’est pas ça qui est important, c’est du prix, de la possession, … bref, on rentre dans un grand débat ! 

Que nous n’avons pas poursuivit lors de cette interview… Je pense que Barbara sait de quoi elle parle pour avoir côtoyé ce monde quelques années tout de même. Je n’ai pas réussi à tenir aussi longtemps … C’est normal d’être révoltée parce que l’on a pu observé dans ce monde de la consommation à tout prix !

Pour finir sur note un peu plus douce, je lui demande ce qui lui plait le plus dans l’Aventure du Pink Power Tour ?

  • Ce qui m’intéresse dans ce que tu fais, c’est que tu vas à la rencontre des gens qui ont une vision différente. Et moi j’aime bien les gens qui pensent différemment, qui voient les choses d’une autre façon, qui osent, qui risquent, qui écoutent leurs passions. J’adhère complètement à ça et c’est pour ça que je trouve ça chouette. C’est super, il faut continuer ! Pink Power !!!

Merci à Barbara pour ce super moment que nous avons partagé ensemble, c’est plus qu’encourageant et terriblement inspirant. 

Je t’invite à aller à sa rencontre dans son atelier boutique à Marcq en Baroeul (59) au n°19 du Village des métiers d’art du Septentrion.

Son site internet : Ma Bulle Déco.com « Réveillez vos meubles ! »

Et sur Facebook : @mabulledeco

Instagram : ma_bulle_deco

Le blog du Pink Power Tour vient de fusionner sur mon site web ! Je vais bientôt créer un onglet dans le menu à gauche où je t’expliquerais tout bien comme il faut sur la naissance du Pink Power Tour. Step by step ! Ça arrive 🙂

Tu peux t’abonner à la newsletter mensuelle si ça te chante, j’en parlerais sûrement dans la prochaine. Et la bonne nouvelle, c’est qu’à la fin de l’année, on va tous se retrouver en vrai pour créer ensemble dans un lieu atypique et magique. Parce que passer du virtuel au réel pour rassembler, créer du lien humain et artistique et partager, est quelque chose qui me tient vraiment à cœur. 

Partage cette interview et inspire le monde à ton tour si le cœur t’en dit !

A très bientôt pour de nouvelles Aventures !!!

18 Déc

Mimi the Clown et si on riait un peu ?

Marie Guibouin / Artiste, Interview, portraits d'artistes, The Pink Power Tour / / 1 Commentaire

J’avais déjà repéré le travail de Mimi depuis quelques temps. Disons qu’il est assez reconnaissable 😉

Jusqu’au jour où je suis tombée par hasard … ou pas … sur une de ses créations lors d’une ballade en nature en juillet  dernier -> j’en parle ici. C’est à ce moment là que je suis entrée en contact avec lui. Quelques mois plus tard, je l’ai rencontré en vrai de vrai lors des portes ouvertes des ateliers d’Artistes. Il se trouve que son atelier n’est pas si loin de chez moi en plus ! Comme quoi, on a souvent des pépites près de chez soi, dont on a même pas conscience. La rencontre avec Miguel et Mimi The Clown a été déterminante. J’ai été touchée par sa générosité et sa sensibilité. C’est donc tout naturellement que je suis revenue vers lui pour t’offrir une parenthèse inattendue, à travers son regard d’Artiste. 

 

 

Il était une fois Miguel Donvez, qui un jour, est devenu Mimi The Clown.

  • Je voulais prendre un nom qui était simple à retenir, pour éviter les noms de taggueurs du style « Z327-12 » qu’on ne retiendra jamais.

Mimi était un surnom qu’on lui donnait souvent étant enfant, alors c’est tout naturellement que c’est devenu son nom d’artiste.

Alors pourquoi le clown ? (je sais que Miguel déteste cette question … mais il m’a quand même répondu, Merci <3 )

  • Il me fallait un personnage et je trouvais que le clown représentait le mieux notre époque.

Mimi fait passer un message fort à travers ses tableaux. J’y vois un « pied de nez » à ce monde qui se décrit d’une façon si sombre à travers les médias. En quelque sorte une ironie face à cette grande mascarade qu’on nous sert au quotidien !

  • Picasso disait qu’on peignait toute notre vie la même chose. Évidemment que j’ai un message et que j’essaie de m’approcher au plus près du message voulu.

  • Je pense que mes tableaux sont assez explicites…

Oui ! Le message est très clair ! Rions un peu dans ce monde de brutes ! J’ai envie de dire aux gens : « ne vous laissez pas dominer par la peur dans laquelle la société voudrait nous maintenir ». Je trouve que les œuvres de Mimi amène de la joie dans notre quotidien. C’est en ce sens que sa démarche m’a interpellé au premier coup d’œil.

  • Complètement ! On a plusieurs possibilités. On peut s’effondrer ou en rigoler. J’ai choisi d’en rire.

  • Évidemment, personnellement, je n’en ris pas toujours, mais je fais tout un travail pour aller au-delà. Sinon, on ne ferait plus rien. Il faut prendre conscience que nous ne sommes pas là pour longtemps. Et dans ce cas-là, autant en profiter !

Je trouve que c’est un message fabuleux que l’on peut tous appliquer dans nos vies de tous les jours.

Que choisis-t-on de regarder ? Sur quelle facette décidons-nous de porter notre attention ?

C’est un travail de chaque instant que Mimi retranscrit formidablement bien à travers ses œuvres.

 

A ce stade de l’interview, je m’intéresse de plus près au processus de création de Mimi. De l’idée à la réalisation, ça se passe comment ?

  • Comme beaucoup d’artistes, j’ai un cahier à idées, que je ballade tout le temps avec moi.

  • L’idée peut venir en marchant, en faisant caca ou en discutant autour d’une bière.

  • L’idée ne prévient pas quand elle arrive.

  • J’accumule des idées et parfois je suis pressé d’en réaliser une. D’autres restent à l’état d’idée dans le cahier, et je peux les ressortir 6 mois, 1 an, 2 ans après. Je la note, parce que souvent, une idée c’est très fugitif, et si on l’attrape pas … Elle peut revenir, si l’idée se transforme en obsession.

  • Un moment, il y avait une pub SNCF où l’on voyait un petit bonhomme qui grandissait, qui grandissait, au fur et à mesure des discussions. En fait, ça symbolisait l’idée. Je trouvais que ça représentait bien ce processus là.

  • Une idée, il faut la travailler aussi.

  • Il y a des idées qu’un ami peintre appelle « Un meurtre parfait » ! C’est-à-dire : l’idée est là et Boum ! On la jette sur la toile ! Et ça y est c’est terminé ! Et on n’y touche plus. Mais c’est assez rare …

  • Souvent, je les note et je les travaille en lisant, en discutant, en faisant des recherches, en voyageant. Si l’idée reste au fond de ma tête et que j’y repense plusieurs fois dans la journée ou plusieurs fois dans la semaine, souvent… Ah ! Et si elle me fait rigoler aussi ! C’est le facteur déterminant. Si je souris intérieurement, si je me dis « Putain, Miguel t’es grave ! », celle-ci, elle est bonne.

Excellent ! Ça se ressent énormément dans le travail de Mimi. Quand tu vois ces œuvres, tu te dis : « non, mais il a dû trop se fendre la gueule à créer ! »

  • Au pochoir, c’est le résultat final en fait ! On se fait un peu mal parce qu’on a le résultat à la fin. Maintenant, avec l’expérience, je sais si ça va être bon ou pas.

  • Quand je termine une toile et qu’elle est bonne, je rentre chez moi, j’ai le smile !

  • J’ai réussi quelque chose.

  • Il faut que je me surprenne moi-même ! J’ai besoin d’être surpris !

  • Souvent en vieillissant, on se surprend moi, on a moins de surprises des choses qui peuvent nous arriver dans la vie. Moi, je les recherche encore, un peu comme un gamin qui veut ses cadeaux. Je veux mes cadeaux aussi !

Et quand on a plus d’idées, comment ça se passe ? Comment Miguel et Mimi The Clown traversent ce genre de phase ?

  • J’ai confiance en moi. Il faut avoir confiance en soi. Dans ces moments-là, je regarde dans le temps, ce que j’ai réussi à faire. Je me dis que si j’ai réussi à faire ça, à cette époque là, aujourd’hui, où j’ai plus d’expérience, pourquoi je n’y arriverais pas ?

  • J’ai un truc particulier, j’ai appris à parler italien. Quand j’ai commencé, je ne savais pas parlé un mot. Aujourd’hui, je sais le parler et je peux tenir une conversation facilement. Ça veut dire que j’ai réussi à acquérir quelque chose, une valise, une connaissance bien précise. L’Art, c’est quand même plus abstrait, plus compliqué à définir. Une langue, c’est « on sait ou on sait pas ». Si j’ai réussi à faire ça pourquoi je ne réussirais pas autre chose.

  • Il faut avoir confiance en soi, sinon à l’époque à laquelle on vit, on peut vite être abattu. Quand j’étais plus jeune, je faisais de l’endurance. Mon père me disait : « tu sais, tu en chies mais les autres qui sont à côté de toi, ils ne te le disent pas, mais ils en chient autant que toi ! » Et c’est vrai !

  • Je vois ça comme une course d’endurance aussi. Il faut tenir très longtemps et je suis assez endurant.

  • Faut avoir les nerfs aussi !

Work in progress …


Le témoignage de Miguel m’a touché en plein cœur car je les ai connu ces phases d’artiste où ton esprit est embrouillé, et je les connaitrais sans doute encore. C’est une très bonne piqûre de rappel. Se souvenir de tout ce qu’on a été capable d’accomplir. Tellement vrai. Tellement simple. Si simple, qu’on a parfois tendance à oublier tout ce dont on a été capable, les projets que nous avons réalisé, les choses que nous avons crée, accompli … MERCI <3

Tout est possible alors ?

  • Tout est possible. Après je me mets tout le temps des limites. Il faut être raisonnable. Je ne suis pas au niveau de Picasso. Il y a des stades qui sont trop hauts. Peu importe, il y a des stades inférieurs qui sont déjà pas mal. Je suis satisfait.

Je pense qu’on n’a pas à se comparer, même si c’est plus facile à dire qu’à faire. Chacun a sa propre façon de faire …

  • J’aime bien prendre des étoiles. Je sais que je n’arriverais pas à les attraper, mais je saute haut.

Yes ! Ça donne l’élan de se dépasser ! Mimi collectionne les citations de grands artistes, des reproductions de grands peintres. Ce n’est pas forcément par envie de faire la même chose mais ça le guide.

  • L’Être Humain arrive à certains sommets, pourquoi pas moi ?

  • Enfin, pas des sommets, ça serait présomptueux… comment dire … Mimmo Rotella a dit avant sa mort : « je n’ai pas peur de mourir parce que, dans ma vie d’artiste, j’ai eu l’occasion à certain moment de parler avec Dieu ». Évidemment, ce n’est pas Jésus-Christ ou une religion en particulier. C’est qu’il s’est élevé.

  • C’est ça que je cherche : c’est m’élever !

  • Pas de parler avec Jésus … (rires)

Le moment préféré de Mimi quand il crée, c’est la Réussite. Quand il passe à autre chose, qu’il signe la toile et qu’il repart !

Là, il se dit  » ça y est ! J’ai fait mon meurtre ! »

  • C’est le travail accompli. Je mets la toile de côté. Parfois, je l’enlève et je la mets dans le stock pour ne pas m’influencer, pour aller encore plus loin, prendre un autre chemin. Pour explorer encore quelque chose.

  • Ce n’est pas vrai pour toutes. Certaines toiles qui ont au moins une partie que je considère réussie, que j’aimerais réinterpréter sur une autre, je m’en ressers. Je la mets en sursis. Je la laisse encore à côté de moi.

  • Quand je veux vraiment passer à autre chose, je la mets de côté et « Next » !

  • Il faut apprendre à tourner la page.

  • Il y certains artistes qui vont repeindre, repeindre et repeindre par dessus, sans jamais passer à autre chose. Je sais poser la toile et complètement passer à autre chose.

 

 

 

Des fois on se focalise sur des détails, on y arrive pas, on recommence, on s’acharne à vouloir que tout soit parfait, alors qu’on ferait mieux de lâcher prise un moment et de revenir plus tard…

  • Tout à fait ! Et tout d’un coup, on va revenir deux jours après. Le fameux geste parce qu’on était fatigué ou qu’on avait une sale idée qui nous tracassait, comme par hasard là, on y arrive du premier coup. C’est particulièrement valable en informatique. C’est complètement aléatoire. Tu ne vas pas réussir à installer un programme. Tu laisses, tu reviens le lendemain et bing ! il s’installe tout seul.

  • C’est marrant parce qu’en lisant des autobiographies de n’importe quel artiste, on retrouve ces processus qui sont très particuliers, que seuls les artistes peuvent connaître.

  • Souvent, ça me rassure de voir que des grands peintres se sont frottés aux mêmes problèmes.

  • Je lisais récemment des paroles de Cy Twombly et de Dubuffet. Alors eux, tout seuls dans leur atelier, maintenant décédés. Et moi, tout seul dans mon atelier … On dit que l’Art résiste à la mort et c’est particulièrement vrai pour ça. Même Léonard de Vinci est tombé sur les mêmes problèmes que moi. Sans me comparer du tout ! Parfois je suis un peu fou mais bon … ce sont des problèmes de peintre …

En ce moment, Mimi reprend des œuvres de grands maîtres et les retravaille. Parfois il en est proche, parfois il s’en éloigne beaucoup.

  • A vrai dire, je ne regarde pas l’œuvre originale quand je le fais. J’ai une vague idée et ça me suffit. Je réalise une vingtaine de toiles nouvelles. Après, j’ai d’autres choses en cours mais c’est encore trop tôt pour en parler.

Le plus grand rêve de Mimi The Clown :

  • Peindre longtemps. Travailler longtemps. Ne pas mourir tout de suite.

  • Après … j’aime voyager, j’aime peindre et je fais les deux.

Miguel vit son rêve tous les jours et je trouve ça terriblement inspirant.

  • Aujourd’hui, on est lundi et je suis content ! Une journée de travail en plus. Je me lève, je sais ce que j’ai à faire. Je suis ici, je mets la musique, je fume ma clope et je peins. Que demander de mieux ? Je fais vraiment ce que je veux. Je mets la musique à fond. J’ai la chance de vivre de ma peinture. Je ne suis pas le peintre qui vend le plus mais je vends suffisamment pour en vivre. Ça va quoi !

Merciii Mimiiiii !!!

Qu’est-ce qui te plait le plus dans l’Aventure du Pink Power Tour ?

  • Je sais pas … On avait discuté ensemble et tes questions différaient quelque peu des interviews habituelles, où l’on me demandait : « combien coûte tes œuvres ? ». On s’en fout de ça ! La partie économique est importante, mais n’a rien à voir avec l’Art. Moi, ce qui m’intéresse, c’est l’Art. Et le processus de création. J’avais été interviewé, je ne sais plus par quel magazine… Ils me posaient les mêmes questions, des questions de prix, d’expositions, comment on fait pour démarcher … C’est important mais je m’en fou ! J’aurais préféré qu’on me dise : « Et le vert ? c’est pas trop compliqué le vert à travailler ? », ces obsessions là … Ou alors : « le violet ? t’as déjà essayé de travailler du violet ? ». Bah, non, c’est compliqué…

On aurait encore pu parler pendant des heures je crois. On fait une seconde interview pour parler des couleurs et de multiples terrains d’exploration ???

 

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Laisse-toi porter, laisse-toi inspirer et inspire à ton tour cher co-cocréateur 😉

A partir de janvier 2017, le site du Pink Power Tour va fusionner avec mon site web professionnel : www.marieguibouin.com.

Plus j’avance et plus je prends conscience que tout est lié, d’où le besoin d’unifier. L’univers des Artistes, des créateurs, des porteurs de projets, une vision nouvelle, un autre regard sur la Beauté d’un monde à multiples facettes, mettre en lumière les Êtres, grâce à une approche unique et multiple, c’est ce qui me fait sauter du lit le matin ! Alors je continue ! Quoi qu’il arrive, je m’engage à faire ma part chaque jour.

A très bientôt pour une nouvelle interview pétillante !!! La suite au prochain épisode 😉

19 Juin

Valérie Telesca en connexion avec le Monde …

C’est parti pour la 5ème interview Portrait d’Artiste ! Je suis très touchée par les connexions qui se créent déjà via cette Aventure palpitante, et ce n’est que le début !!! Waouh !!!
Aujourd’hui, rendez-vous dans l’univers de Valérie Telesca. Nous avons un peu perdu la notion du temps, mais il nous semblerait que ça fait environ 3 ans que l’on se connaît avec Valérie 😉 (sans compter les vies antérieures n’est-ce pas :p)
Valérie est artiste plasticienne, exploratrice de matières et grande observatrice du Monde qui l’entoure. C’est parti, je lui laisse la parole !
Valérie, quel a été ton parcours pour arriver là où tu en es aujourd’hui ?
A la fois, une succession de hasard, des opportunités de la vie… Artistiquement parlant je suis autodidacte. Je ne suis pas passée par une école ou un cursus qui me prédestinais à ce genre d’activité, puisque j’ai plutôt une formation littéraire. Je ne fais pas partie de ceux qui sont tombés dedans quand ils étaient petits et qui se sont trouvés une vocation dès le berceau. Ça a été au contraire, assez par hasard.
J’ai commencé par la photographie, au cours de ma formation en communication. De la photographie, je suis arrivée progressivement au traitement de la surface un peu plus matiériste, à travers d’abord, de la décoration, de l’encadrement… Et après, donc des toiles jusqu’à des choses telles que je le fais aujourd’hui.
Mais la photo a été vraiment un point de départ. J’ai souvent tendance à dire que la photo a été vraiment un calibrage de l’œil et des sens, à l’esthétique et à la vie. Et ça c’est hyper important parce que je me rends compte qu’encore aujourd’hui dans mon travail de plasticienne, je reste une photographe.
Je comprends Valérie à 2000% parce qu’en photo je suis une ultra « obsédée » des détails !!! Et lorsque je regarde les toiles de Valérie, ça me renvoie à énormément de détails du quotidien tels que des écorces d’arbres, des toiles d’araignée, tout un tas de pépites qui nous entoure et que nous ne prenons pas toujours le temps de regarder.
Comment tu décrirais ton univers artistique à l’heure actuelle ?
Elles sont compliquées tes questions !!! (rires)
Mon univers … Le premier mot qui me vient à l’esprit, c’est la matière, parce qu’elle est quand même omniprésente, mais la couleur également. A mon avis c’est une connexion au Monde, tout simplement, c’est comme ça que je le ressens. Plus que m’insérer dans les petites cases « peintre », « photographe » ou autre chose. Je pense que l’on peut être un petit peu de tout et on se sert de toutes ses compétences et ses passions pour créer des œuvres multi-formes, qui permettent d’être connecté vraiment à ce que le Monde nous offre, de lignes, de couleurs, d’abstractions …
Du coup, tout peux t’inspirer ?
Oui, c’est d’ailleurs assez embêtant parfois !!! (rires)
Effectivement, le regard porté sur les choses… avant d’être sur une toile, il y a d’abord tout ce que l’on fait en amont. A mon sens, la sensibilité, c’est ça. C’est vraiment être connecté en permanence à ce qui nous entoure, de façon à pouvoir après, l’exprimer et le retranscrire. Exprimer ces émotions par rapport à ce Monde qui nous a touché.
– Je suis très dans l’observation aussi alors je comprends tout à fait ta démarche !
Oui je crois que tu le comprends, parce que c’est ce qui est vraiment propre au photographe. C’est d’abord de l’observation. On est obligé d’être connecté à ce qui nous entoure, pour faire de la photographie. C’est quand même la Base !
– Ça c’est clair !!! On peut avoir un matériel dernier cri, mais si on ne sait pas regarder, ça sert à rien.
Oui, ce fameux regard ! Ce fameux regard sur les choses pour les reproduire éventuellement, mais aussi pour s’en inspirer et en construire d’autres.
Tu utilises des matériaux du quotidien également. Comment ça se passe dans ta pratique ?
Oui, alors c’est vrai, toujours dans cette connexion au Monde, j’aime utiliser des choses à portée de main. Garder cette connexion, dans l’utilisation de matériaux qui sont des choses de la vie, des choses en général qui sont destinées à être jetées, puisqu’on considère qu’elles n’ont pas beaucoup de valeur. Et c’est là, toute la Magie de l’Art,  justement. C’est de transcender et de les transformer en quelque chose d’autre, en leur donnant une seconde vie. Ça c’est vraiment le cœur de ma démarche et c’est ce qui me passionne le plus.
A travers ton Art, as-tu à cœur de transmettre un message particulier aux gens qui regardent tes œuvres ?
J’ai à cœur mais en même temps j’aime que ça soit fait de façon naturelle. Je n’aime pas forcer les choses, je n’aime pas enrober un travail d’un discours trop encombrant ou trop ésotérique. J’aime bien que les choses se fassent naturellement, que les gens comprennent instinctivement quelque chose en regardant mon travail. C’est une volonté mais plus inconsciente que structurée. Ce qui me plait c’est de voir que même les enfants, par exemple, comprennent instinctivement qu’effectivement, quand on travaille des chiquettes de papiers ou un bout de carton, qu’on y met de la couleur et que ça devient quelque chose, spontanément, ils expriment cette découverte de cet aspect magique des choses : la capacité de transformer les choses !
D’ailleurs, si je poursuis un peu… Pour moi c’est une belle allégorie de la Vie. Tout ce que l’on fait en Arts Plastiques, c’est également ce que l’on fait dans la Vie. Avoir cette capacité en tant qu’humain, de pouvoir transformer les choses, ne pas s’arrêter à quelque chose de fini. Tout peut se transformer. Ce qui aujourd’hui EST, peut être complètement l’inverse DEMAIN. Donc, ça marche également pour tout ce que la Vie fait de nous.
Tout se transforme. Les choses ne sont pas perdues, elles sont simplement transformées.
C’est la Magie de la Vie.
Lorsque tu peins, tu crées une Toile ou autre, quel est ton processus de création ? Tu sais déjà à l’avance ce que tu vas créer ? Ou tu es plus dans la dynamique de te laisser guider ?
C’est toujours un peu difficile à expliquer. Dans mon cas, il y a un peu les deux. Après ça dépend des travaux … Pour certains travaux, j’aime avoir une espèce de protocole mental. C’est-à-dire que j’aime bien imaginer une toile et essayer de la construire dans ma tête, avant de la réaliser. C’est quelque chose qui peut être très jouissif parce que justement, c’est une façon aussi de s’imprégner d’une création et de trouver l’inspiration, en sachant un peu où l’on veut aller.
C’est un peu comme quand on prépare un voyage. On consulte les catalogues, on imagine sa chambre d’hôtel, ou bien son trajet, ça fait partie du fantasme et du plaisir qu’on aura dans la réalisation de ce voyage. Mais en même temps, quand on arrive sur place, on se laisse aller aussi à l’improvisation et l’on est très heureux de faire des choses complètement spontanées que nous n’avions pas du tout prévu de faire !
C’est exactement la même chose pour un travail artistique. A mon sens, quand on démarre un travail, il faut quand même qu’il y ait une partie complètement spontanée, non dirigée où c’est le geste qui parlera et non pas la tête. C’est important. Ça me paraît indispensable.
Donc c’est compliqué à définir, ce n’est jamais tout l’un ou tout l’autre. Dans mon cas, il y a une espèce d’équilibre entre les deux. On est toujours un peu sur le fil du contrôle et de la spontanéité.
J’aime cette idée, d’être dans une espèce de spontanéité contrôlée. J’aime bien cette expression qui ne veut rien dire mais tout à la fois, pour un artiste en tout cas.
Tu te sens comment avec le terme « Artiste » ?
J’ai pas trop de problème avec le terme « Artiste ». Je l’assume assez bien. Je ne peux pas me définir autrement, en tout cas aujourd’hui, puisque je le suis. Parce que je pense qu’être Artiste, c’est aussi l’être dans la vie du quotidien. On est pas juste Artiste sur une toile. On est Artiste dans sa tête, dans sa façon de voir les choses et dans sa façon de ressentir le manque de la création quand on ne l’a pas. J’pense que c’est ça en fait qui définit aussi, l’Artiste. Maintenant, ça me fait toujours un peu rire, parce que c’est vrai que je me rends compte que y’a tellement de fantasmes et de clichés autour de l’Artiste. Je pense que beaucoup de gens se font une idée de la vie d’Artiste, de ce qu’est un Artiste. C’est très drôle et en même temps ce qui me fait plaisir, c’est que ça leur fasse du bien. Imaginer cette espèce de vie d’Artiste qui serait ponctuée de folies en permanence !!! (rires) C’est amusant ! En tout cas, je sens que ça fascine les gens.
Oui ça fait rêver aussi quelquepart :
« J’aurais vouluuuuu Être un Artiiiisteeeee !!! »
Je pense qu’on est resté sur les clichés que le cinéma, la littérature a toujours véhiculé : l’Artiste de siècle précédent, l’Artiste qui était soit maudit, soit complètement en décalage avec la société. Ce n’est pas que ce n’est plus le cas aujourd’hui, mais je pense que la personnalité de l’Artiste aujourd’hui a beaucoup évolué. Mais beaucoup de gens sont restés là-dessus et c’est toujours assez amusant.
Et c’est une très grande Liberté que de s’assumer Artiste. Puisque ça nous permet également d’Oser des choses, que d’autres ne pourraient pas se permettre de faire. Genre : mal s’habiller, avoir les ongles sales, et se présenter comme ça en société, sans que personne ne bronche parce qu’on est Artiste ! Et donc, on nous excuse :p
(rires +++) J’avoue que quelquefois, j’en profite un peu … 😉
Dans ta démarche tu transmets également. Tu fais des Ateliers. Tu veux en parler un peu ?
Oui, je transmets. C’est assez récent. Enfin, officiellement récent parce que je suis toujours intervenue dans le cadre d’ateliers en marge d’expositions par exemple. Souvent, lorsqu’on expose, on nous demande d’animer des Ateliers, donc ça je le fais depuis assez longtemps. Par contre, dans mon propre atelier, tel que je le fais depuis 2 ans, effectivement, c’est une nouveauté pour moi. Et je découvre cette forme d’activité qui est très très enrichissante, en tout cas pour moi. J’espère en tout cas, pour les autres aussi !
Oui oui ouiiii !!! Valériiiiie !!! Je confirme ! (c’est avec Valérie que j’ai osé remettre les mains dans la peinture pour la première fois. Et aussi transcender cette espèce de peur de mal faire …, le manque de confiance en soi…)
Je n’aime pas le terme « cours », parce que j’anime des ateliers qui peuvent prendre différentes formes. Il y a plusieurs choses dans ce que je propose, mais je place toujours l’humain avant tout. Alors oui, il y a la transmission d’une technique, c’est sûr, mais ce qui est plus intéressant, c’est de voir comment on peut travailler sur des énergies créatives, et travailler surtout sur la personnalité. Sans vouloir du tout … parce que d’autres le font très bien et mieux, sans vouloir rentrer dans des domaines qui se rapprocheraient de l’Art-Thérapie ou des choses comme ça. Moi, c’est pas du tout mon propos.
Mais on peut quand même à travers l’Art, et ça tout le monde le sait… On peut arriver décoincer quand même certains blocages en offrant tout simplement aux gens, des espaces de liberté, mais aussi de connivence et de bienveillance surtout, qui je crois, les aident beaucoup à traverser soit des épreuves de la Vie ou la Vie tout court, en se lâchant, en osant enfin faire des choses, parfois pour la première fois. C’est vrai que dans mes ateliers, souvent, j’ai plutôt des gens qui ne sont pas en quête de performances techniques mais qui ont juste envie d’être eux-mêmes et d’oser faire des choses en étant un peu dirigé, accompagné en tout cas.
– Je reviendrais bientôt !
Oui, tu dois toujours finir un tableau je pense !
– Arf la la, je ne l’ai toujours pas terminé…
 Valérie me déculpabilise et me dit que ça fait aussi partie des choses et qu’il faut savoir aussi de temps en temps ne pas aller jusqu’au bout. « C’est pas grave, on est pas obligé … Faut pas être dans la contrainte. Si tu n’es pas allée jusqu’au bout, c’est que quelque part, son destin de tableau était de rester là en plan et voilà ! »
Du Grand Art ! « L’œuvre inachevée de Marie » !
Quel serait ton plus grand rêve ?
Mon plus grand rêve …
J’adorerais créer un espace un peu atypique où se mélangerait plein de choses de type : échanges humains, travail créatif, espaces d’exposition pour les gens qui fréquenteraient ce lieu… avec une interaction d’Artistes, de disciplines … Tout ça dans un esprit un peu « non conventionnel », avec des publics peut-être, qu’on laisse un peu de côté. Voilà, c’est juste un rêve comme ça, qui est très très flou … Et tout ça évidemment dans un espace agréable, en pleine Nature ! On pourrait travailler justement sur ces connexions entre l’humain, la Nature, ses énergies.
– Hey ! Great ! Je kiffe ton rêve !!!
Voilà, c’est un rêve, mais qui peut être partagé donc Bienvenue …
– Yesss !!! En plus ce n’est pas irréalisable !
Ah oui, et avec une notion en plus, internationale ! Parce que, tu le sais, je suis très sensible à la notion de multicultures … Donc, voilà … cette espace, je le verrais plutôt, soit nomade, ou alors des échanges … Plusieurs espaces qui existeraient dans plusieurs pays ou régions, je pense qu’il y a quelque chose qui pourrait se faire …
Ça me plait bien tout ça ! Ça se rapproche pas mal de mon rêve auprès duquel je me rapproche chaque jour, en lien avec ces interviews et la connexion entre les Artistes et le plus grand nombre d’êtres humains sur cette Planète :p
Qu’est-ce qui te plait le plus dans l’Aventure du Pink Power Tour ?
Sa fraîcheur !
Sa fraîcheur et le fait que tu oses. Le fait que tu restes toi-même, que tu nous balances tes rêves et tes envies, et que tu nous les fasses partager ! Je trouve que c’est quelque chose qui est très captivant ! Vraiment !
– Merci Valérie ! Je suis super contente d’avoir partagé ce moment avec toi ! Il y en aura d’autres hein :p
On a pas tout dit là, on a rien dit du tout !
– On pourrait parler pendant des heures c’est clair …
As-tu envie d’ajouter un petit mot de la fin ?
Oui, à la fois, on ne veut pas parler de soi à l’infini … mais en même temps, on a tellement envie de saisir justement ces opportunités que tu nous offres, de partage avec autrui …
Le petit mot de la fin, ça serait de dire : Rendez-vous pour de prochaines Aventures, de près ou de loin, en tout cas, lancez-vous dans vos propres aventures ! Croyez en vous ! Et exprimez tout ce que vous avez envie d’exprimer !!!
YES ! ça c’est une belle fin !!! Merci Valérie !!!
Pour entrer en immersion dans l’Univers de Valérie Telesca, tu peux te rendre sur son site internet
Et aussi sur Facebook : Valérie Telesca Art & Ateliers créatifs Valérie Telesca (d’ailleurs à ce sujet si tu es dans le coin le week-end du 25/26 juin 2016, ce sera l’expo-portes ouvertes des travaux d’élèves : 6 rue Denis Papin 59260 Hellemmes)
Si tu as aimé cet article, tu peux laisser un commentaire dans cet espace qui t’es réservé. Tu peux aussi le partager avec tout tes amis et/ou faire un don pour soutenir le projet et que je puisse aller interviewer encore + + + d’Artistes et mener à bien ce projet de rassembler tout ce petit monde autour d’une expo, fin 2017 ! 
Laisse-toi porter, laisse-toi inspirer et inspire à ton tour cher co-cocréateur 😉
RDV le 26 juin 2016 à 19H pour une prochaine interview Portrait d’Artiste que j’ai hâte de partager avec toi 🙂

 

 

13 Juin

Entrevue by Aude Leguével

Marie Guibouin / Artiste, Interview, Non classé, PRESSE, The Pink Power Tour / / 0 Commentaire

Je t’avais promis une petite surprise avant la prochaine interview Portrait d’Artiste qui sera en ligne dimanche soir à 19H 😉

En fait, je dirais plutôt que c’est une grande surprise. En tout cas, ça l’a été pour moi lorsqu’Aude m’a contacté pour m’interviewer (euh… Ah bon ? Mais qu’est-ce que je vais raconter ? – ça intéresse vraiment des gens ce que je raconte ???)

Autant dire que ce n’est pas un exercice facile car j’ai plutôt l’habitude d’être cachée derrière l’objectif … Mais, j’ai décidé de me prêter au jeu ! D’autant plus, que je suis le travail d’Aude Leguével depuis un bon bout de temps et que j’adhère totalement à son univers ! Alors à force de se chercher mutuellement, on finit par se trouver n’est-ce pas 😉 

Et pour cause ! Ça nous a valu 5 heures de papotage :O Enfin … Rassure-toi, pas de long métrage à l’horizon (pas pour cette fois en tout cas), je te laisse découvrir cette entrevue où je (me) dévoile … un peu.

Bienvenue dans les coulisses du Pink Power Tour ! 

Capture d’écran 2016-06-13 à 13.58.56

Aude LG sur Facebook !

 

05 Juin

Caroline Hofman guide les Âmes à travers l’Art …

C’est avec beaucoup de joie et de chaleur dans mon cœur que je suis allée à la rencontre de Caroline Hofman. Je connais Caroline depuis 3 ans. Il y a 10 mois, nous avions partagé une interview vidéo ensemble. Aujourd’hui, j’ai envie d’échanger encore plus sur la démarche de Caroline car je trouve qu’elle a beaucoup de choses à transmettre.
J’ai l’intime conviction que son parcours peut inspirer plein de gens !!!
C’est autour d’un délicieux thé japonais au riz soufflé que nous démarrons cet interview 🙂 

 

 

 

 

Tu es qui Caroline ?
Qui je suis ? … C’est pas évident d’y trouver une réponse, mais c’est pour ça qu’on est là, pour savoir qui on est.
… Je suis une jeune femme de 30 ans et je suis Artiste. Depuis que je suis toute petite, je dessine, je gribouille, je peins, je suis très curieuse. Très tôt, j’ai su que je voulais faire ça de ma vie. J’avais pas envie de faire un métier dans une entreprise, d’avoir un plan de carrière. J’avais vraiment envie d’explorer cette partie là de moi, cette partie très créative. Depuis l’âge de 9 ans, je sais que je veux faire ça et je continue.
Avant de faire des études d’Art, j’ai fait des études de stylisme, parce que j’aime bien le textile. Le tissu c’est quelque chose de très sensitif. On est tous connectés au tissu. Tous les peuples, toutes les histoires … Il y a vraiment de très belles histoires dans le textile. Donc, je me suis aventurée dans ce milieu là.
Après, je me suis rendue compte, que je n’avais pas très envie d’être styliste à proprement parler. Par contre, j’ai utilisé le textile dans mon travail artistique et j’ai refait un cursus aux Beaux-Arts.
Aujourd’hui, j’ai mon atelier à Roubaix. Je suis très contente de vivre et de travailler dans cette ville très dynamique, porteuse de sens et de projets. Une ville vraiment communautaire et artistique. Une très jolie ville qui a plein de belles choses à nous montrer, donc je vous invite à venir à Roubaix.
Dans ma pratique artistique, je fais de la peinture, du dessin, de la performance.
La performance, ça se traduit par des moments où je réunis des gens autour de moi et je créé des décors. Depuis maintenant 3-4 ans, je créé des îles. Ce sont des îles qui sont soit faites de vêtements assemblés en textile, des choses tricotées, crochetées. Dernièrement, c’était une île en carton, un rocher en carton. A chaque fois, ça raconte une histoire à partir d’objets du quotidien qui ne sont pas toujours valorisés. A partir de là, il y a des textes, des chants, qui racontent toujours une histoire. C’est un voyage en fait.
Comment décrirais-tu ton univers artistique ?
Mon univers c’est trouver l’extra-ordinaire dans l’ordinaire. C’est retrouver la Magie qu’est la Vie. La Vie c’est quand même un phénomène extraordinaire qui laisse encore perplexe. On a tellement de choses encore à apprendre de la Vie.
C’est un univers qui est lié à l’intime aussi, à la relation à soi, à la relation aux autres, à la Nature.
Je suis très sensible à la Nature. C’est à dire que les choses que je dessine, peins, brode, rappellent des choses qu’on peut retrouver dans la Nature. Ça peut être des motifs de géométrie fractale, des végétaux ou des cartographies. Je suis très intriguée par la question de la cartographie aussi.
Mon univers se situe dans le sensible et dans l’esthétique. Ça part du quotidien et de comment prendre du recul sur le quotidien, l’observer et à la fois s’en extraire, pour mieux entrer en soi. Il y a une dynamique entre l’intérieur et l’extérieur : notre environnement extérieur et nos mondes intérieurs. J’essaie dans ce que je fais, de manière plus ou moins directe, d’ouvrir des portes, pour que les gens puissent avoir accès à leur monde intérieur et à la Magie qui est très présente autour de nous.
Sans aucun folklore, c’est très factuel, c’est très concret. On pense que tout ce qui est de l’ordre du spirituel est quelque chose de très éthéré. Au contraire non, c’est dans la matière, dans la Vie, dans la Nature, dans le corps et dans ce qu’on est.
L’univers de Caroline m’inspire vraiment beaucoup.
Je suis très sensible au retour à soi, à la découverte ou redécouverte de notre Nature Véritable. 
Ce moment d’échange avec Caroline est magique et précieux pour moi.
As-tu des messages et/ou des émotions particulières que tu as envie de faire passer dans ta création ?
OUI ! D’ailleurs, j’en discutais avec un ami artiste récemment, sur la question de la transmission. Ce que j’essaie de transmettre, ça passe dans des émotions, un panel, une couleur, une palette d’émotions que les gens sont prêts à accueillir ou pas, que les gens possèdent ou pas. On a tous notre propre palette de couleurs, et moi j’essaie de transmettre mes couleurs… Et le messages que j’ai à cœur à transmettre, c’est de se reconnecter les Uns aux Autres. Parce qu’on est dans un monde, paradoxalement, qui est hyper connecté.
Et dans cet hyper connexion numérique, on s’est perdu les uns aux autres. Donc mon objectif, c’est de créer du lien, un Véritable Lien, pas un lien de façade, de surface… Etre plus dans l’authenticité, dans la sincérité. Ce sont des valeurs que je porte. De toute façon, je ne peux pas faire autrement, je n’y arrive pas … (rires)
Quand ça va, ça se voit et quand ça ne va pas, ça se voit aussi !
La relation à l’enfant aussi. J’ai beaucoup de respect pour les enfants. Je travaille beaucoup avec eux. La spontanéité mais dans un discernement. C’est-à-dire : retrouver une joie, une connexion aux autres et Etre Responsable (…)
S’aimer, transmettre de la joie, de l’Amour et des choses positives. Aussi : ne pas oublier. Alors, ne pas oublier quoi ? Je ne peux pas te l’expliquer, mais c’est une mémoire que je transporte et qui veut se réveiller pour réactiver la mémoire des gens. Au delà d’un souvenir générationnel, ça va bien au-delà de ça.
Pour synthétiser c’est : faire preuve de discernement, faire attention à la Planète parce qu’elle a besoin de nous et retrouver une Véritable Authenticité Humaine.
Oh ouiiii !!! Ça fait du biiiiennnn dans ce Monde !!!
Quel est ton processus créatif pour transmettre tout cela ?
Pour les performances par exemple, il y a un cadre esthétique qui est posé. C’est-à-dire que je pose des objets, des installations. Et à partir de là, ça va tout seul… Ce sont des chants qui viennent, des paroles qui viennent. Par contre, ce que moi je tiens de façon plus pratique, ce sont des interactions avec le public. Ça va être leur faire passer des objets, créer du lien avec du tissu entre les personnes. Alors je ne les attache pas hein ! (rires) On peut tenir ensemble un ruban… Symboliquement. C’est beaucoup de symboliques à travers des objets.
Et pour ce qui est de la peinture, j’ai une pratique de peinture intuitive. Je fais passer des choses. Je pense à la personne. Je me mets en relation avec elle, qu’elle soit présente ou pas. Et il y a des choses qui se passent. C’est-à-dire que ça peut passer dans une action directe : la transmission avec moi, ma présence, mon corps, ma voix. Et ça peut aussi passer par une présence indirecte de ce que mes peintures ou mes broderies vont évoquer chez les gens.
Il y a aussi dans la dimension relationnelle, un projet qui me tient beaucoup à cœur, qui s’appelle Horus, que je mène depuis 3 ans. Je demande aux personnes de m’envoyer une photo de leur iris, assez nette en haute définition, pour qu’on voit bien toutes les variations de couleurs. Et je brode les yeux des gens. Il y a vraiment une tentative de rassembler, de cartographier. Parce que l’œil, la symbolique de l’œil, c’est fascinant ! C’est l’identité, l’unicité, et à la fois, une carte, un reflet de la personne. Ça c’est une manière assez forte et intéressante pour moi de créer du lien et de générer quelque chose.

Tout a un sens … Tout a vraiment un sens …
Qu’est-ce qui te fait le plus vibrer dans ta création à l’heure actuelle ? Qu’est-ce qui t’anime le plus ?
Il y a la peinture ! En fait, quand j’étais petite, je faisais de la peinture, etc… puis j’ai fait des études de stylisme et je suis allée aux Beaux-Arts. Et quand je suis entrée aux Beaux-Arts, j’ai eu ce que j’appelle, le complexe académique, qui fait que je me suis bloquée à la peinture. Je n’ai plus réussi à peindre car je me trouvais mauvaise technicienne. Du coup j’ai arrêté et je me suis mise à faire du textile. Le textile pour moi, c’était une manière de peindre, sans peindre … Au jour d’aujourd’hui c’est clairement la peinture. Quand je peins, je ne pense plus, je suis. Quand je peins, je suis vraiment.
Il y a le chant. Quand je me sens vraiment très bien et que je chante, ça me transporte. Ça peut être entendre des gens chanter ou moi-même chanter.
Et la 3ème chose c’est la danse. Dans la danse, j’exprime des choses que je n’arrive pas à exprimer avec la parole, comme la peinture. La danse, c’est très puissant pour moi.
Peinture, chant et danse, essentiellement, ce sont ces 3 axes là qui me font vraiment vibrer.
A ce moment là de l’interview, j’ai comme un « flash » ! Je vois Caroline dans une pièce gigantesque en train de danser, chanter et peindre en même temps sur une immense toile. C’est juste waouhhh !!! L’avenir nous dira ce qu’il en est. En tout cas, c’est possible. Ça peut potentiellement se réaliser … A suivre 😉
Tout à l’heure, tu disais que lorsque tu peins tu te connectes à la personne. Donc tu peins pour les gens ?
Oui, j’ai entamé depuis quelques mois des peintures intuitives pour mes proches. Pour l’instant, ça reste dans le cercle d’amis et ça me va très bien comme ça. C’est un grand plaisir que de faire plaisir, sans aucune attente, sans aucun enjeu. J’ai à cœur de développer cette pratique là, en dehors de mon cercle intime justement.
Tu lui as donné un nom à cette pratique …
Oui ! Alors pour l’instant c’est peinture à Vi-e-brer. Je vais aussi parler de peinture de développement personnel. Parce que peinture à vi-e-brer, il y a une licence poétique qui est présente mais pour communiquer peinture et développement personnel ou peinture intuitive, ça parle plus.
Moi j’aime bien Peinture à Vi-e-brer ! Parce que ça me fait vibrer aussi ☺
Aujourd’hui, on a un retour de cette recherche du bien-être, mais avec plus de discernement, plus de présence. Donc c’est pour ça que je pense que dans mon cheminement de peinture, c’est arrivé. C’est à dire que je suis sortie de l’Atelier, je suis sortie de l’expression de mes émotions pour aller vers les autres. La peinture est pour moi une manière d’entamer une relation avec une personne autrement, et de façon la plus directe et sincère possible.
On le sent vraiment, parce que les peintures de Caroline ne se ressemblent pas…
Chaque peinture est unique, il n’y a pas la même énergie dedans. On sent que c’est vraiment fait pour la personne. Je trouve cela fabuleux !
C’est vraiment fait pour la personne, pour l’aider à comprendre qui elle est, à voir des parts d’elle, à recevoir des messages peut-être… Vous la posez chez vous et elle est présente et ça a une influence … Positive je l’espère, sur l’environnement direct de la maison ou sur la personne.
Oui oui ! Positive, je confirme !!! J’ai une peinture de Caroline chez moi et quand je la regarde je me reconnecte à ma joie intérieure et ma pétillance ! J’y vois de la joie et de la danse, comme si quelque chose en moi demandait à se révéler encore … J’avais donné le mot « surprise » à Caroline et aujourd’hui, je me surprends un peu plus chaque jour en me révélant telle que je suis vraiment. Merci Caroline <3
J’ai une amie, sa peinture est posée dans sa chambre et ça l’apaise, ça la recentre, ça lui fait du bien ☺
Mon objectif, c’est d’aider les gens, à travers la peinture et d’autres formes.
Tu as aussi à cœur de transmettre ça, puisque tu organises des ateliers… Peux-tu en parler un peu ?
Oui, bien sûr ! Et tu pourras en parler aussi parce que tu l’as vécu 😉
Les ateliers, pour l’instant, c’est une formule qui dure tout un après-midi. Généralement, on est 5-6, parce que j’aime bien instaurer une intimité et pouvoir être pleinement présente pour chaque personne. Donc, quand on est peu nombreux, c’est parfait.
Les gens arrivent … on commence par se présenter, discuter un peu. Ensuite on se pose, on s’installe dans le moment de l’atelier. On laisse derrière la porte les problèmes, les soucis, les questions, le bruit … On laisse sa vie extérieure de côté et on va entrer dans sa vie intérieure.
Ça commence par une série de petits exercices liés à la respiration, au souffle et au corps. Des exercices liés au tracé, au trait avec le souffle, avec les yeux ouverts, avec les yeux fermés. Et vous allez sentir des variations déjà … c’est comme si vous alliez à tatons, vous êtes dans le noir, vous allez à tatons en vous, quelquepart. Puis, plus on avance, plus les choses prennent forme. On va entrer dans des dessins d’observation, puis des dessins relationnels. Si vous venez à l’atelier, vous comprendrez. Et tout ça, met les gens dans un état d’esprit de calme, d’ouverture et ils se sentent bien.
Suite à cette série où l’on a installé les choses comme ça tranquillement et sereinement… parce que souvent les gens quand je leur parle des ateliers, c’est : « han ! Je ne sais pas peindre, je ne sais pas dessiner ! Non je peux pas faire ça ! ça ne m’intéresse pas. » Il n’y a pas besoin de savoir, il y a juste besoin d’avoir une présence, d’Etre là. Et de Vouloir Etre là. C’est un contrat qu’on passe avec soi-même, c’est pas avec moi.
Moi je suis juste là pour accompagner les gens et leur donner un cadre.
Suite à ça, on fait une pause. On goûte. Du fait-maison, des jus frais, parce que c’est agréable, c’est vivant.
Ensuite, la deuxième partie de l’atelier, je laisse à disposition du matériel : des toiles, de la peinture, des encres, des craies. Et les gens prennent, vont vers ce qui leur parle, et ils s’expriment.
Il y a des gens, ça passe tout de suite ! Il y a des gens, ils sont un p’tit peu plus tatillons, ils n’ont jamais fait ça, ils bloquent … Et je suis là pour les guider, les accompagner.
J’ai le souvenir d’une jeune femme qui est venue. Elle était très stressée. Elle dessinait dans son coin. Elle cachait ses dessins. Elle était très mal à l’aise avec elle-même. Et à un moment donné, elle a eu un déclic ! Elle s’est amusée ! Elle n’a plus pensé au résultat. Elle était pleinement là. Et elle a sourit. Quand elle est sortie de l’atelier, elle était contente. Elle avait vraiment le visage transformé ! Elle m’a dit : « merci, maintenant je sais que je peux peindre et j’ai envie. » Et ça, c’est un cadeau. Ça me touche. C’est un très beau moment. Est-ce que tu as envie de partager ton expérience du stage ?
Oui… parce qu’au début, on est un peu timide en fait ! On pense trop au résultat : « mais ça va donner quoi ? Et si c’est moche … Si c’est mal fait … » En fait, y’a même pas de question d’être bien fait ou mal fait, ça n’a rien à voir. Je trouve ça super bien les exercices que tu instaures avec la respiration et le centrage. Après c’est vrai que naturellement, même si au début on peut être parasité par l’extérieur, on oublie. Moi, ce qui m’avait frappé, c’est qu’on avait tous le même matériel à disposition, mais personne n’a fait la même chose. Je me souviens très bien de la toile que j’ai fait. Et je me suis dit : « han ! ça c’est moi :O » J’ai senti que c’était moi. En tout cas, à ce moment là de ma vie, c’était vraiment moi ! Je vais revenir à un de tes stages, je pense que je ne peindrais pas la même chose.
Alors, ce qu’il y a d’intéressant, effectivement dans les stages, c’est qu’on peut faire un « one shot », mais on peut aussi s’accompagner soi-même dans son chemin et voir son évolution. Effectivement si tu fais une peinture, un an après, quelle peinture vas-tu créer ?
Justement, j’ai envie de revenir pour voir. Je sais que j’ai beaucoup évolué depuis l’année dernière, sur plein de choses, sur moi, etc … Du coup, je serais curieuse de voir ce que ça va donner, cette nouvelle peinture …
Oui, il y a vraiment une dimension d’accompagnement dans l’artistique. Alors, je tiens à préciser que je ne fais pas d’Art-Thérapie. Je ne m’estime pas thérapeuthe, je suis juste Artiste et je vous prends par la main, je vous emmène, si vous choisissez de venir déjà. C’est un choix personnel, ça doit venir de vous. C’est une envie, quelquechose qui vous appelle. Je vous emmène avec moi et je vous guide. Mais je ne fais pas d’Art-thérapie. Mon objectif premier, c’est juste d’emmener les gens vers eux-même et de les aider à aller vers eux-même.
Je peux vous dire qu’elle le fait super bien !!! ☺ ☺ ☺
Du coup tes prochaines dates c’est ça, ce sont les ateliers ?
Oui, alors les ateliers c’est très bientôt. Ce sont des samedi après-midi. Et le samedi j’me dis : « ça me dit bien ». Ce sont les samedi 11 et 25 juin de 14H à 18H, et au mois de juillet, les samedi 2 et 9 juillet de 14H à 18H.

 

Pour plus d’infos et réservations, contacte Caroline par mail : ch.hofmancaroline@gmail.com
Suite aux ateliers, je retourne dans mon atelier et je vais peindre tout l’été ! je vais m’exprimer dans la peinture et broder aussi, continuer le projet Horus.
Là, je fais des peintures pour mes amis, pour mes proches, souvent à la date de leur anniversaire, parce que c’est un moment, l’anniversaire c’est pas juste « on fait une fête », c’est le moment de votre venue, de votre arrivée sur Terre, c’est un moment de joie et de célébration particulier. Et j’ouvrirais, je pense très prochainement à élargir le cercle : réaliser des commandes pour les gens. Je fais des peintures pour les gens, et je peux aussi faire des peintures pour les lieux. En relation avec la maison, pour l’harmoniser, pour la protéger …
J’adore ! J’adore ! J’adore !!! Ça me plait ça !
Quel serait ton plus grand rêve Caroline ?
Mon plus grand rêve … Alors … A l’échelle de l’individu, ce serait de ne faire que peindre. Peindre, danser, chanter, que faire ça. Guider, accompagner beaucoup de gens, être dans l’abondance par rapport à ça. Et voyager, découvrir d’autres pays, rencontrer des gens, que mes peintures voyagent dans le Monde entier pour aider énormément de gens, énormément, énormément de gens… à une échelle… waw … mondiale, humaine…
Au delà de l’individu, si on parle de Monde et d’humains, mon plus beau rêve, ça serait que les hommes s’aiment enfin les uns, les autres …
A ce stade de l’interview, nous avions toutes les deux envie de pleurer.
Ce moment a été super fort, et l’est encore à l’heure où j’écris ces lignes.
Ça serait très beau que les Hommes ouvrent enfin leur cœur et leur conscience. On va y arriver petit à petit …
On le sent que des choses bougent en ce moment … Et ça fait du bien !!!
Ma petite question fatidique avant de conclure : qu’est-ce qui te plait le plus dans l’Aventure du Pink Power Tour ?
C’est l’Aventure ! La réponse est déjà dans la question. En fait, c’est toute l’énergie que tu as et que tu déploies pour connecter les gens les uns aux autres. Je trouve ça très beau. Et ce que tu véhicules. Je pense qu’on véhicule la même chose en fait. C’est juste qu’on est 2 personnes, on a 2 couleurs, on a même plusieurs couleurs. On a chacune nos palettes. C’est ça qui me touche.
C’est que je pense que toi aussi, tu as cette envie d’aider les gens. D’aider les gens à éclore. Voilà … C’est ça qui me plait dans le Pink Power Tour !
Et la réponse est aussi dans la question, dans l’Aventure, il y a l’aventure et il y a le Power. C’est-à-dire que c’est un pouvoir que tu donnes aux autres. Le pouvoir de s’exprimer, d’aller de l’avant et de grandir.
Et Pink, c’est rose et c’est toi. Enfin, moi je te connais depuis quelques temps et voilà … Quand je vois quelquechose de rose kawaï, j’me dis : « c’est Mariiie !!! » Bref, c’est ça qui me plait !
Et continue, vraiment, lâche pas, poursuit, parce que tu as ta place là-dedans. Même si ça ne s’est pas manifesté socialement comme tu l’aurais voulu ou compris dans ton cheminement, tu es une Artiste, tu es une Créatrice de ta Vie.
Donc, continue sur ce chemin là … Et je te remercie de me re-interviewer et de me permettre d’assumer cette part là de moi, parce que si je peux me permettre de faire une disgression …
Oui Caroline, vas-y !!! Fais une disgression, j’aime çaaaa !!!
Je suis ce qu’on appelle communément Artiste Plasticienne. Alors plasticien, qu’est-ce que ça veut dire ? c’est qu’on utilise plusieurs médiums dans l’Art Contemporain. Et là je suis à un carrefour dans ma vie où j’ai toujours voulu être reconnue dans le milieu de l’Art.
Et en fait j’me dis au final est-ce que c’est ça l’important ? Est-ce que c’est ça l’Essentiel ? Est-ce que je devrais pas plutôt faire ce que j’ai à faire, plutôt que de vouloir plaire à quelquechose qui me semble de plus en plus étranger, étrange …
Et cette interview, ça me touche parce que ça me permet d’assumer.
You ouuuhhhh !!! Je suis super heureuse !!!
Oui !!! Tu as rempli ton contrat « Pink Power Tour » ! C’est-à-dire que tout ce que je viens de dire par rapport à ton projet, c’est ce qu’on est en train de vivre actuellement. C’est ce que tu me fais vivre et je t’en remercie.

 

Merci Caroline pour ce moment, j’ai vraiment adoré !!! J’ai kiffé, comme diraient les d’jeun’s !
Pour entrer en immersion dans l’univers de Caroline, tu peux suivre son travail sur sa page Facebook : Hofman Caroline : plasticienne
Et si ça t’appelle, tu peux aussi rejoindre la page :  Peinture à Vi-e-brer.
Pour participer au projet Horus, tu peux envoyer une photo de ton iris, dans la meilleure définition possible à : ch.hofmancaroline@gmail.com
Pour participer aux ateliers de Caroline et/ou avoir plus d’infos, tu peux aussi la contacter par mail 😉
Si tu as aimé cet article, tu peux laisser un commentaire dans cet espace qui t’es réservé. Tu peux aussi le partager avec tout tes amis et/ou faire un don pour soutenir le projet et que je puisse aller interviewer encore + + + d’Artistes 😀 😀 😀
Laisse-toi porter, laisse-toi inspirer et inspire à ton tour cher co-cocréateur 😉
RDV le 19 juin 2016 à 19H pour la prochaine interview Portrait d’Artiste.
Avant ça, une petite surprise arrivera sur le blog, alors … Stay tuned :p
27 Mai

#Objet d’Artistes #2 / Nuit des Arts 2016

Marie Guibouin / Non classé, The Pink Power Tour / / 2 Commentaires

Que de rebondissements !!! 

Retour sur le week-end dernier : THE week-end de la Nuit des Arts 2016 à Roubaix.

Samedi matin 9H30 : brunch avec Chloé qui se reconnaitra <3 <3 <3 Nous avons vraiment passé un super moment de partage & je suis fière de nos évolutions respectives 🙂

Rien de tel pour bien démarrer la journée !!! 

Samedi midi. Je pars de Lille direction Roubaix pour ce week-end de folie qui promet d’être riche de rencontres inspirantes, pétillantes & créatives ! 

Samedi. Début d’après-midi. Je débarque sur Roubaix avec une seule idée en tête : me rendre au Grand Bassin en premier, avant de continuer mon périple dans d’autres lieux. (cf. mon dernier article : La Nuit des Arts 2016 !)

J’arrive sur place et me voilà tout de suite en immersion.

Dominique Rogliano est dans la place, avec ses dessins, ses aquarelles, ses sculptures et autres curiosités inspirés de sa vie, ses voyages et de l’attitude des gens.

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Photo du 28 mars 2015 – Photo : Marie Guibouin – Artiste en création : Dominique Rogliano.

Puis arrive Marion, alias Bleeken, qui a ouvert le bal de mes interviews Portraits d’Artistes, le 1er mai 2016. Si tu as raté ça, je t’offre une séance de rattrapage par ici : Marion alias Bleeken.

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1er mai 2016 – Artiste en création : Bleeken – Photographie : Marie Guibouin

Au gré de discussions dans la joie, la bonne humeur et le partage, arrive Loïc Trinel (alias Monsieur You ! Je viens juste de te démasquer Loïc ! Tu m’avais caché ça :p ), lui-même artiste-artisan-créateur & organisateur de l’évènement. En 2 temps – 3 mouvements, comme un miracle tombé du ciel, j’ai l’opportunité d’exposer mon travail photographique. Tu trouveras quelques images de ce revirement de situation sur la page Facebook du Pink Power Tour !

J’ai rencontré des gens formidables lors de ce week-end de foliiiie !!!

Ça nous réserve de bien jolies surprises pour la suite :p

Aujourd’hui, j’ai envie de dire Merci. Merci à toutes les personnes que je rencontre sur mon chemin. Merci à toi, Merci à Vous qui suivez mes Aventures sur ce blog ou via d’autres médias. Merci à toi qui est en train de lire ces lignes. Tout simplement MERCI. 

On se retrouve dimanche 5 juin 2016 à 19H pour une nouvelle interview Portrait d’Artiste, dans un univers inspirant, spirituel, intuitif, rempli de douceur et de jolies couleurs 🙂