A l’heure où l’on met un point d’honneur à impliquer le papa (dans le cas d’un couple homme-femme), mon discours va peut-être aller à contre-courant… ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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J’en reparlerais sûrement plus en détails dans d’autres articles et/ou vidéos et/ou podcasts (clin d’œil à @annesodp) mais pour faire court, lors de ma première grossesse et donc mon premier enfantement, j’ai mis un point d’honneur à impliquer le papa. Il était là à tous les rendez-vous et bien sûr, il était là le jour J. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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J’ai idéalisé ce jour J. Je l’ai imaginé être un soutien sans faille. J’ai imaginé qu’il m’encouragerait, me soutiendrait, me dirait des paroles rassurantes, me masserait et me « supporterait » tout le temps nécessaire. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Mais j’ai oublié une chose. Je n’ai pas pris en compte le tsunami émotionnel qui allait le submerger. Je n’ai pas réaliser à quel point ça serait dur pour lui de me voir « souffrir » (même si de mon point de vue, je n’ai pas souffert). ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Nous sommes partis très tôt à la maison de naissance pour le rassurer alors que je ressentais profondément qu’on avait le temps et que je serais bien restée à la maison. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Au fur et à mesure que le travail s’intensifiait, je pensais à lui, j’entendais ses inquiétudes, je sentais son stress. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Alors que pour lui, il a eu la sensation d’être là pour moi pendant 30h, moi j’ai ressenti sa présence 5 minutes. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Au lieu de plonger dans mon vortex, j’ai oscillé entre besoin de le rassurer et déception qu’il ne soit pas plus présent. Je lui ai fait porter sur les épaules, un poids qu’il n’était pas prêt à assumer, influencée pour ma part par les récits édulcorés de la présence sans faille des papas. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Alors pour cet enfantement, j’ai demandé à ce qu’il ne soit pas là avant la sortie du bébé et nous sommes en phase à ce sujet.


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