Mon premier cours de dessin

Mercredi 21 septembre 2016. 

8H30. Je grimpe dans le bus. 

Ça y est c’est le grand jour. Je me rends à mon premier cours de dessin … 

C’est peut-être un détail pour toi, mais pour moi ça veut dire beaucoup. 

La feuille blanche … Qu’est-ce qu’elle m’angoisse cette feuille blanche, toute lisse, sans relief.

Cette feuille blanche avec … Rien (je pourrais faire un débat sur qu’est-ce que le rien ou la théorie du rien, etc… mais trop philosophique pour moi aujourd’hui :D)

9H30. 

J’entre à l’Atelier d’Art Nouveau à Lille

Julien m’accueille avec un grand sourire. Peu à peu, d’autres « élèves » arrivent.  

La joie et la bonne humeur sont au rendez-vous. 

Nous sommes un petit groupe et ça c’est cool, c’est complètement dans mon énergie du moment. 

Avant d’attaquer ma grande feuille blanche qui me fait tant peur, Julien nous explique quelques « principes » d’aquarelliste avec « l’horloge de l’eau ». 

Tout le monde ne fait pas la même chose et c’est super enrichissant d’apprendre les uns des autres. 

 

Bref, me voilà devant ma feuille blanche … Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire sur une si graaaandeeee feuille ??? :O 

 

 

 En même temps, quand faut y aller, faut y aller … Je commence par un oeil. 

J’ai toujours été fasciné par le regard dans tous les sens du terme.

Le regard à travers l’objectif en photo, le regard que l’on a sur soi et le monde qui nous entoure, le regard qui transmet quelque chose, un ressenti, une émotion, un/des message(s) qui passent à travers ce regard. 

C’est très symbolique pour moi de commencer par dessiner un oeil.

Au début je prends une toute petite place sur la feuille. Julien me laisse me dépatouiller un peu toute seule, puis il revient vers moi pour m’expliquer quelques techniques. Ensuite il me trace un grand carré sur cette énoooorme feuille et ma mission est de dessiner un oeil là-dedans ! 

Je vais devoir dessiner un œil si gros que ça ??? 

C’est parti, je commence … Et il se trouve que je n’ai encore pas pris assez de place. Je gomme tout et je recommence…

 

« Marie, prend de l’ampleur dans ton dessin 

comme tu dois prendre de l’ampleur dans ta vie. »

 

Je crois qu’en dehors du fait d’apprendre à dessiner, c’est cette phrase qui a le plus marqué mon esprit durant ces 3 heures de cours. 

Aujourd’hui encore, elle résonne à l’intérieur de moi <3 <3 <3 

 

 

Oser commencer à prendre des cours de dessin est une étape très symbolique dans ma vie. 

J’ai une vie un peu à 15000 à l’heure avec des idées qui pétillent dans tous les sens. 

C’est pas toujours simple de se poser dans ses conditions. Même si aujourd’hui, je suis de plus en plus à l’écoute.

Ces trois heures de dessin et les trois heures d’arts martiaux que je pratique dans la semaine me permettent de canaliser mon énergie et de calmer mon mental.  

Etrangement, ou pas … en m’autorisant à prendre ce temps pour moi, j’ai la sensation d’avoir encore plus de temps pour développer ma créativité et mes projets.

 

Et toi ? 

Quel est ta relation au temps ? 

As-tu la sensation de courir après ? 

T’autorises-tu à prendre le temps même si tu as une vie à 100 à l’heure ?

 

3 heures plus tard, en prenant du recul, je me suis dit que c’était pas si mal pour une première. 

Moi qui croyait que j’avais le niveau d’un enfant de 2 ans. Comme quoi, il faut oser se lancer, se jeter à l’eau. 

Accepter d’être débutant, de se laisser surprendre, et de progresser pas à pas … 

 

 

La suite au prochain épisode !!! A très vite pour la suite des Aventures du Caméléon !!!

Aude Leguével, une autodidacte qui guérit les Âmes …

Aude Leguével, une autodidacte qui guérit les Âmes …

Aujourd’hui, c’est la reprise des interviews « portrait d’Artiste » après la pause estivale.
C’est avec un mélange d’excitation et d’appréhension que je suis allée à la rencontre d’Aude Leguével.

Aude est pour moi, une Artiste avec un grand A car elle danse avec ses passions et ses aspirations pour créer quelque chose d’unique et profond en accord avec qui elle est.

Elle a un peu de mal avec les cases alors ça tombe bien ! Ici on ne range pas les gens dans des cases. On les laisse exprimer leur potentiel créatif et inspirer le Monde à faire de même.

Même si je suis un peu impressionnée, tellement l’exploration promet d’être riche, je démarre l’interview avec la question piège qu’elle déteste :
  • Qui es-tu Aude ?

Je suis moi.

J’essaie d’être en accord entre ce que je ressens, ce que je pense et ce que je fais.

J’ai besoin d’être en harmonie, en liberté.

Je fais ma vie comme ça.

Je suis quelqu’un qui crée beaucoup. Je fais des passages de vie où j’accompagne les gens, en relaxation, en réflexologie plantaire, pour leur ouvrir des portes.

Je fais aussi des passages artistiques pour m’accompagner moi dans ma vie.

Aude vit sa vie pleinement en tant que femme, en tant qu’artiste … Elle est elle-même dans toutes ses dimensions.

  • Comment arrives-tu à trouver l’équilibre (ou pas…) dans tout ce que tu entreprends ?

Je ne sais pas si j’arrive à trouver un équilibre. Il y a des fois, comme tu l’as dit : « je vis pleinement ».

Vivre pleinement, ça veut dire aussi que je vis à 100 à l’heure !

Je suis quelqu’un de très occupée. J’ai ma vie de femme, ma vie « artistique » qui pourrait être une vie professionnelle pour certains. J’ai aussi une vie de famille.

J’essaie juste d’être au clair avec moi-même.

C’est-à-dire, passer du temps avec mes enfants, avec les gens que j’accompagne et aussi passer du temps pour moi, dans ma compagnie de danse, dans ce que j’écris, ce que je peins, ce que je photographie …

Quand je me sens un peu fatiguée, j’essaie d’écouter de plus en plus. Ce que je ne faisais pas à une époque.
Là, on est en septembre, je suis déjà prête à repartir en vacances !

 

Mon équilibre de vie, c’est de mettre en place mes projets à 100 à l’heure et pleinement, de septembre à juin.

 
Juillet-août, je quitte le Nord ! Je vais dans le Sud pour me ressourcer. Je vis une autre vie pendant 2 mois avec ma famille. Je pense à moi. J’essaie de souffler, de respirer, de remettre mon corps en place. Des fois je fini pas très droite ou avec des bobos de partout !!! Parce que vivre pleinement, ça demande aussi une énergie ! Et cette énergie là, comme je ne la canalise pas… Si j’ai plein d’idées, il faut que je les fasse, parce que si je ne les fais pas, je ne vais pas dormir. Je vis un peu des surexcitations, mais j’apprends avec le temps à me dire : « j’ai un projet. Au lieu de le vivre n’importe comment, j’essaie maintenant de voir vers où cette hyper activité m’emmène…  » Je mesure qu’en fait que c’est un puzzle qui se met en place. Ce sont de plus gros projets qui se mettent en place pour moi, chose que je n’avais pas su comprendre auparavant.

Au début, quand je me suis mise à écrire, je ne pensais pas que j’allais écrire tous les jours des textes de guidances ou canalisés. Je pensais faire des choses toutes simples et en fait je me rends compte que ma petite idée part sur des énormes projets. J’aimerais mettre un jour la photographie avec la peinture, avec les textes, avec mes danseuses. Je voudrais faire un mélange de tout ça avec le temps.

Maintenant quand quelque chose m’inspire, quand je me sens appelée, je me dit : « ok, va commencer à noter ton projet ». Je suis quelqu’un qui ne notait pas du tout. Je suis impulsive ! J’essaie maintenant de me dire : ok t’es appelée par quelque chose. Il faut que tu respires, que tu souffles … Parce que mon corps ne peut pas supporter autant de pression !!! Ce n’est pas une pression négative, c’est que lorsque je suis inspirée, ça part dans tous les sens. J’arrive pas trop à gérer ça. Maintenant je m’interroge beaucoup : « t’as envie de ça, mais si je regarde un peu plus loin, où est-ce que ce projet là, va m’emmener ? ». Alors ! Je ne maitrise pas tout ! J’essaie de me poser les bonnes questions : « comment tu vois cette idée là ? Comment tu peux la matérialiser ? Comment tu peux la vivre en étant moins submergée ? »
Parce que ça me prend beaucoup dans mon espace de vie, même privé, avec ma famille. Je ne peux pas écrire là où je danse, ni là où je reçois les gens en consultation. Tout ça, c’est dans mon espace très intime et familial. Mes peintures et mon écriture, c’est à la maison dans le salon, avec mes enfants autour. Eux aussi vivent ça, il faut mesurer les choses …

J’essaie de trouver un équilibre là-dedans !

C’est le bordel !!!

Mais noooon Aude, ce n’est pas le bordel !!! C’est en pleine construction, ça n’a rien à voir 😉

En fait, j’ai l’impression de vivre des renaissances toutes les semaines, tous les mois, tous les ans.

Je ne me sens jamais la même en fait.

Je pense qu’on est assez en lien. Je ne t’ai pas sollicité pour une entrevue pour rien …

 

Avec Aude, on se « surveillait » déjà depuis un bon bout de temps !

Donc c’est évident qu’il y a une réelle connexion, bien au-delà des réseaux sociaux.

Lors de l’interview, je suis intriguée par ses peintures alors je lui demande si elle peint juste pour elle ou si elle peint aussi pour les gens.

A la base, tout ce que je fais c’est un peu pour moi, parce que c’est une forme d’expression. J’ai commencé à faire des peintures en 2007.

Je ne sais pas dessiner ni peindre à la base … Je me suis mise à faire ça.

Les premières esquisses que j’ai faites sont devenues des jeux de cartes de guidance, d’accompagnement, de coaching. Tout mon univers d’écriture est né comme ça. Par le fait qu’un jour, j’ai eu envie de dessiner ! Ne viens pas me demander comment ni pourquoi :O

A cette époque là, je ne faisais plus de danse. Je pense que je n’avais plus de moyen d’expression. Je me suis dit : « allez, essaie de dessiner ! » Ça m’a démangé. Je me suis écoutée et j’y suis allée. Ça a créé mes premières illustrations qui ont été mes premiers jeux de cartes. Après, j’ai commencé assez vite à faire de la toile, à essayer de mettre ça en plus grand. Sachant que je n’ai aucune technique, il y en a eu un peu dans tous les sens !!! J’ai découvert que je mettais aussi beaucoup de couleurs.

Donc au début, ça a vraiment été quelque chose pour moi, pour me défouler. J’ai quand même aussi remarqué que c’était pour moi mais que ça allait aussi accompagner les autres. C’est devenu mon outil.

Jusqu’au jour où j’ai eu une discussion avec quelqu’un d’inspiré comme nous. Elle a commencé à me dire que dans mes toiles, elle y voyait l’Âme, l’Essence des gens … Du coup, je lui ai proposé de lui faire une toile. Je l’ai appelé « A la Source de l’Âme et à la Source de l’Être ». Pour réaliser cette toile, je me suis connectée à ses énergies. Elle m’y a autorisé. J’ai commencé à me mettre à peindre, à dessiner… et cette toile est rentrée en communication, en connexion avec elle.

Donc en fait c’est une Toile. Je pars sur l’Energie de la personne. Il faut d’abord que moi, j’arrive aussi à me connecter à la personne et qu’elle accepte que je le fasse. C’est un travail pour moi, mais ça va aussi travailler l’énergie de l’autre.

Pendant que je travaille sur la Toile, des choses changent et bougent chez l’autre. Ça travaille vraiment l’émotion aussi. Je travaille beaucoup l’émotionnel chez les gens. Je ne sais pas pourquoi ça véhicule ça.

Il y a plein de choses ! Il y a tout un univers qui va se dessiner en haut en bas. Pendant que je crée cette toile, il me vient des canalisations écrites. Des textes de guidances qui accompagnent la toile. C’est un petit livre à ouvrir au hasard. Ensuite, je photographie des détails que je fais en format carte postale et là aussi il y a des phrases qui viennent. Comme ça, la personne a sa Toile qu’elle peut mettre chez elle ou dans son lieu de travail, qui est reliée à ses énergies, qui lui apporte un bien-être, qui la travaille. Dans le bon sens, parce que c’est toujours pour guérir. C’est que de la guérison de l’Âme. Après, elle peut aussi partir avec son jeu de carte format carte postale en vacances ou autre… et elle a son message.
Sinon, il y a la variante de l’ouverture du livre au hasard. Ce sont des phrases – comme tu le sais puisque tu suis mon site et mes pages Facebook – qui parlent à la personne tout au long de l’accompagnement. Souvent, ce sont des livres de 30-40 pages.

  • Ça te prend combien de temps pour faire tout ça ???

Ça dépend… Il y a des personnes où je peux aller très très vite ! Ça dépend aussi de mon emploi du temps personnel.

Et comme c’est une connexion à l’Âme de l’autre, je ne peux pas non plus, faire ça 10 heures dans la journée parce que ça me fatigue. Ça peut prendre entre 3 et 6 mois, voire 8 mois maximum. J’essaie de ne pas être plus d’une heure par jour dessus. Comme ce sont des grandes toiles, il me faut du temps. Il y a beaucoup de petits détails qui arrivent. Je vais aussi sur les facettes de gens, leurs univers un peu féériques et magiques.

Ah ! Ça me plait bien tout ça ! Surtout que ce n’est pas quelque chose que tu mets forcément en avant sur la toile ! C’est le cas de le dire ! 😉 Et j’avais envie de savoir, de creuser le processus de création, au delà de la pratique artistique. Je suis comblée !!!

C’est comme si j’accompagnais la personne à distance, sans qu’on se parle. Après, il y a un entretien, quand je livre la toile. On se voit. Je raconte ce que j’ai vu, ce que j’ai ressenti, ce à quoi elle est reliée. Dans mes dessins, il y a des fées, des dragons, des lucioles, des choses … un peu … on sait pas d’où ça vient !

Du coup, j’explique un peu toutes les « reliances » à la personne. Elle a le droit à une petite méditation qui va se connecter au tableau.

Quand on échange, c’est assez rigolo, parce que, ce que moi j’ai ressenti et ce qui a été mis sur la toile, c’est aussi ce qui a été vécu.

C’est toujours pendant une transformation de la personne, à un moment donné de sa vie.

On ne me demande jamais ça au hasard et par hasard …

Parce que tu crois au hasard, toi ?

Même si on se dit qu’il y a toujours une raison à quelque chose, j’aime bien me dire aussi qu’on peut être surpris par la vie.

Je crois que le mot hasard vient avec la surprise, pour moi. C’est comme un cadeau qu’on va t’offrir.

Même si c’est programmé dans l’Univers ou je ne sais quoi, c’est quand même une surprise. Donc oui, il y a des hasards…

Après, je pars du principe qu’on est créateur de sa vie. On peut aussi maitriser certaines choses dans sa vie. Tout n’est pas forcément écrit, ça serait trop triste.

L’univers d’Aude me fascine tellement que je parlerais bien pendant 3 heures. J’essaie de me « raisonner » un peu, histoire de ne pas perdre la moitié de l’audience en cours de route !!! Et puis, tu auras tout le loisir, de découvrir l’univers d’Aude LG sur la toile 😉

  • Et la danse, comment c’est arrivé dans ta vie ?

J’ai commencé, je devais avoir 4-5 ans. J’étais vraiment toute petite.

Ma mère m’a vraiment fait faire beaucoup de sports. J’étais nulle !!!
 

Et la danse, je sais pas … Le hasard 😉

 
Quand je suis entrée dans l’univers de la danse, je ne sais pas si j’ai aimé au début. En tout cas, je me suis prise au jeu de la danse.
J’ai eu la chance de rencontrer des très bons profs. Je faisais beaucoup de stages. Ma mère avait une amie dont la fille avait 6 ans de plus que moi et très douée en danse. Elle allait à Paris chez des grands profs. Elle connaissait tous les stages ! Donc, très jeune, j’ai eu le droit à ça.

J’ai rencontré des bons profs qui ont repéré que j’avais quelque chose. Je ne saurais pas expliquer pourquoi je suis entrée là-dedans. Je n’ai pas le souvenir de m’être dit « c’est ma passion ».

On m’a toujours fait travailler avec des gens plus âgés que moi.

 

J’ai persévéré, j’aimais beaucoup danser, mais je ne m’en rendais pas forcément compte que j’aimais ça, que c’était vital. 

Je ne me souviens pas de mon parcours scolaire parce que je n’ai pas du tout aimé l’école. D’ailleurs je n’aime toujours pas ce côté scolaire.
Par contre, je me souviens très bien de mon parcours de danse.

A l’âge de 8 ans, je voulais être prof de danse.

J’ai bossé pour. Et à un moment de ma vie, des choses qui n’étaient pas très porteuses et très ouvertes, se sont mises en place. On m’a claqué des portes à un moment clé de ma vie. J’en ai eu marre ! J’ai vécu un choc émotionnel et j’ai décidé d’arrêter, de me punir, en fait, quelque part … Après j’ai eu des problèmes de santé qui ont fait que je n’ai pas non plus repris la danse.
Ensuite, je suis entrée dans une vie qui a fait que j’ai occulté la danse. Je me sentais de plus en plus mal dans ma vie. J’ai un peu travaillé sur moi, j’ai découvert d’autres facettes de moi.

Faire de la danse pendant des années c’était super, mais j’avais l’impression de ne rien avoir vécu d’autre que danser. En fait, j’avais l’impression que j’étais bonne à rien, en dehors de la danse. Je pense que c’est aussi pour ça que j’ai arrêté.

De se dire que la seule chose que tu sais faire dans la vie, c’est que danser.

 

Quand on sait aujourd’hui, tout ce que je fais, c’est à dire écrire, peindre, photographier … Je suis quand même quelqu’un de très autodidacte. J’ai mis des années à le découvrir.

C’est pendant toute cette période où j’ai arrêté la danse, où j’ai créé ma vie de famille que j’ai découvert que j’étais autodidacte. Je n’étais pas bonne du tout à l’école.

J’étais un cancre et je détestais l’école ! Vraiment, ça été l’horreur ! En plus, je suis fille de prof. Ma pauvre mère aurait rêvé que je fasse des études …

Elle a dû supporter une gamine qui foutait rien. Ça ne me convenait pas. Du coup, je me suis longtemps prise pour quelqu’un qui était nulle, qui ne savait rien faire. De toute façon on me voyait comme la fille physiquement bien faite, qui ne savait que danser en se regardant dans une glace. A un moment donné, quand on porte ça … C’est pas vrai parce qu’on est tous quelqu’un.

On a tous un potentiel.

Je pense qu’il fallait que je vive toutes ces périodes là pour découvrir qui je suis, mettre en place mon intuition, découvrir que je captais des choses chez les gens.

Pour me former dans la pratique de la sophrologie, de la réflexologie. Pour me lancer dans des choses que je n’avais jamais osé découvrir.
Parce que quand tu es petit, et encore maintenant, on va à l’école, on fait un sport. Qu’est-ce qu’on fait d’autre autour ?

Je trouve qu’on apprend pas aux gens à révéler leur potentiel.

Et moi j’ai vécu une partie de ma vie où j’étais pas bien dans ma peau, je n’étais pas à l’aise. D’ailleurs j’ai pris beaucoup de poids suite à des problèmes de santé. Je suis en train de le perdre maintenant, donc ça veut dire que ça va mieux aussi. Mon corps se décharge de certaines choses. Mais je remercie ce corps, cette maladie et cette période parce que ça m’a fait découvrir que je n’étais pas qu’un corps physique bien fait à une époque, qui savait juste monter la jambe et super bien danser. J’étais quelqu’un d’autre et j’ai découvert que j’étais une autodidacte.

On ne parle plus des autodidactes maintenant. On parle des gens qui ont des multi-activités, des trucs, des machins. Non ! On est autodidacte, on a un potentiel de dingue et on l’a toujours eu ! Sauf qu’on nous formate dans des diplômes, des certificats. Je le vois dans mes activités. Il y a des gens qui demandent toujours le parcours de base qu’on peut avoir. Je trouve ça un peu dommage parce qu’on peut aussi très bien s’en sortir dans sa vie, un peu autrement. J’suis un peu une baroudeuse en fait, à force …

Je trouve que c’est un super message qu’Aude transmet.

Je rencontre tous les jours des gens qui ont plein d’envies, plein de passions … et qui sont un peu perdu dans tout ça.

Je pense que le parcours d’Aude va inspirer pas mal de monde.

Si tu en fais partie ou que tu penses que ça peut inspirer quelqu’un autour de toi, diffuse cette interview autour du Monde 😉

C’est vrai que souvent, on nous dit : « tu fais quoi dans la vie ? », « t’as fait quoi comme études ? ».

Il n’y a pas obligatoirement de mal à ça, même si je trouve que c’est un peu réducteur par moment … Je trouve qu’il n’y a pas assez de la place à l’Être …

D’un autre côté il ne peut pas y avoir vraiment beaucoup de place, parce que dans la vie, tu vas à l’école. Et encore maintenant l’école, on essaie de dire aux enfants, que le sport à côté, n’est pas important.
Du coup, on rentre dans une vie pro. Comme on a mené des études et qu’on nous a fait croire qu’il fallait des Bac +25. J’exagère largement sur le nombre d’années mais on va y arriver un jour ! Si t’as pas fait ça, tu peux rien faire dans la vie et t’es rien t’es personne !

Forcément, je pense que c’est normal de croire qu’il n’y a que les études dans la vie. Une grande partie des gens vivent leur vie là-dedans. Ça ne me convient pas. Cette vie là ne me convient pas. Je ne me sens pas euphorique à me dire : « waw ! il fallait faire Bac+8 et t’aurais un super job et tu gagnerais bien ta vie ! Tu bosserais je ne sais pas combien d’heures et tu te claques un burn-out !

T’es pas là pour ta famille » Je n’avais pas envie de ça non plus. Après, je ne dis pas qu’être autodidacte et prendre le temps de se découvrir, de rentrer dans ses passions, c’est facile. Financièrement, ce n’est pas toujours simple. On a besoin d’argent pour vivre. Je le rappelle quand même ! On est face à des gens qui ont des idées reçues aussi. Chez beaucoup de personnes la réussite scolaire et la réussite professionnelle est tellement importante, que le reste on s’en fou ! Ce n’est pas la vie que j’ai choisi en tout cas.

Ce n’est pas juste le fait d’être une baroudeuse, mais j’ai besoin d’être libre. J’ai besoin de me sentir bien dans ce que je fais. Je n’ai pas envie de me sentir coincée, enfermée dans un carcan. Quand on me demande des fois ce que j’fais, c’est compliqué. Je fais beaucoup de choses. Je ne saurais pas faire qu’une seule chose. Je m’ennuierais.

Par contre, j’admire les gens qui ne savent faire qu’une seule et unique chose. C’est pas un rejet que j’ai, c’est une admiration. Mais moi, ce n’est pas mon choix.

Je pense que l’on peut créer une vie à son image et à ses envies. Et je me bats tous les jours un petit peu pour ça. Enfin … un petit peu … BEAUCOUP.

Maintenant je me bats moins, je suis moins en lutte. J’pense que je ne savais pas qui j’étais. Je ne savais pas que j’étais autodidacte. Je ne savais pas que j’étais une Artiste. Je ne savais pas que je savais accompagner les gens. Il y a plein de choses que je ne savais pas sur moi. J’ai passé beaucoup de temps, je pense, à me découvrir, à apprendre de moi-même, à savoir qui j’étais. Du coup, mon regard sur moi a changé avec le temps. J’ai fait beaucoup d’erreurs. J’en fais encore. Mais ça me permet de grandir et d’avancer. J’ai eu des échecs, beaucoup. J’ai continué malgré tout, coûte que coûte.
 

Il faut de la persévérance.

Il faut du courage.

Il faut des rêves.

Et puis … il faut un brin de folie !

 
On ne sait pas si on va y arriver. Quand on réussit à mettre en place un projet et qu’on le vit, c’est une jouissance. Il n’y a pas mieux … J’crois que tu me donnerais un chèque énorme à côté, ça ne me fera pas le même effet. Moi, ça me plait de mettre en place des chorégraphies avec ma compagnie de danse. Ça me plait d’écrire. Je n’écris pas à la perfection et je m’en fou ! J’ai décidé de ne pas être parfaite. Qu’est-ce que ça va mieux depuis ce temps là ! Je sais que je fais des fautes d’orthographe mais je l’assume. Ce qui est important, ce n’est pas la façon dont j’écris, c’est le message qui est dedans et ce que ça va faire aux gens. C’est ça ma vision. Tout le monde ne sera pas d’accord avec moi et ce n’est pas grave. Je ne serais pas forcément d’accord avec eux !
 

J’aimerais un monde où on laisse la liberté à chacun d’être qui il est !

Sans être forcément formaté.

C’est ma Quête.

Ça me fait super plaisir de découvrir Aude encore plus et de partager qui elle est ! Même si c’est compliqué de résumer en une entrevue, tellement le champ des possibles est illimité !

  • Tu aurais quoi comme conseil(s) à donner des personnes qui ont envie de faire plein de choses et qui se sentent perdus ?

Je crois qu’à un moment donné, il faut Oser sans se poser de questions ! Il faut juste Faire.

Je fais ce que je fais aujourd’hui, professionnellement, je suis Artiste et je suis aussi coach ou relaxologue, tu mets le mot que tu veux => j’accompagne les gens. J’en suis aussi arrivée là parce que j’ai eu 3 enfants. Avec un mari qui avait une activité professionnelle avec beaucoup d’absence. J’ai eu des grossesses pathologiques, où j’ai dû rester allongée, donc je ne trouvais plus de boulot.
 Donc en fait, petit à petit, j’ai créé mon job.

Il fallait que j’ose parce que si je n’y allais pas, il n’y avait pas de sous qui rentraient.

Par contre, depuis quelques années, je rencontre des gens qui voudraient faire ce qu’on fait, mais qui quitte un job où il gagne leur vie. J’ai envie de dire aux gens :

« Osez mais ne risquez pas non plus de vous retrouver à la rue. Essayez de trouver un compromis. »

Le week-end si on ne bosse pas, qu’on ose faire ce qu’on veut mettre en place. Et petit à petit on lâche le boulot alimentaire. J’ai envie aussi de passer ce message là. Parce qu’il y en a beaucoup qui arrête par ras-le-bol du travail, par burn-out, …
Il y a aussi la vie matérielle qui est importante, donc il faut peut-être s’assurer que la vie matérielle ça va à peu près. Et de faire à côté, nos propres projets, monter son entreprise … Maintenant on peut faire ça à côté. C’est possible.
Osez faire des choses. Si les gens ont peur de se lancer, le faire sur les temps libres, parce que c’est déjà ça de gagné. Et pas commencer à se dire : « oui mais, mes enfants … etc… »

Vos enfants, vous leur expliquez simplement : « Maman, si elle est épanouie, tu seras épanoui ».

J’ai vécu la galère avec mon mari. On a commencé à prendre des décisions parce que je me suis rendue compte que ça pesait beaucoup sur la vie de nos enfants. Là j’ai dit stop ! Je ne me bats pas pour les faire souffrir. Je pensais que je me battais pour leur créer un bonheur. C’est une erreur.

On se créé son propre bonheur. Dans son propre bonheur, on emmène nos familles, les gens qu’on aime, notre entourage.

Il faut oser déjà pour soi, pour se sentir bien. Il faut pas tout lâcher au niveau pro et alimentaire. Si on lâche tout au niveau alimentaire, on se rajoute une pression dans les rêves qu’on veut construire. Et là, on perd l’équilibre et l’on peut aussi aller en dépression.
Donc, je donne quand même le conseil d’y aller. Il faut y aller parce que c’est vital ! Vous allez aussi creuser en vous. Vous allez approfondir qui vous êtes. Vous allez vous découvrir. Mais à côté, ne faites pas n’importe quoi non plus !

Un côté de folie et un côté « j’ai les pieds sur Terre ». J’ai ces deux côtés là. Alors des fois, les gens ne me trouvent pas trop raccord (rires !!!).

Je suis dans des projets de dingue, mais je n’oublie pas que j’ai aussi 3 enfants sous ma responsabilité. J’ai un mari qui a un travail qui rapporte aussi de l’argent. S’il n’y avait pas ça, j’aurais quand même fait une partie de job alimentaire. Il ne faut pas dénigrer ça non plus. Il faut se trouver bien, épanoui dans sa vie, à tous les niveaux.
En off tout à l’heure quand on a discuté, tu me disais que c’est souvent quand on lâche sur quelque chose qu’on l’obtient.

Je pense que plus on va vivre ses rêves, plus on va oser, plus on va mettre les choses en application, plus on va voir que ça, plus on va gagner sa vie.

Je sais qu’il y a des gens qui vont se dire : « mais c’est pas possible, c’est de l’utopie. » Mais si, c’est vraiment quand on lâche. Quand on est vraiment à fond dans ce qu’on fait, qu’on le fasse bien ou qu’on le fasse pas bien. Si on est à fond dans ce qu’on fait, on le fait bien.

Il n’y a pas de raison, il y a de la place pour tout le monde. Il y a du rêve pour tout le monde.

Mais il ne faut pas le vivre dans la frustration. Tout ce que j’ai raconté dans mon parcours, j’ai vécu beaucoup d’années de frustration. Du coup, j’ai eu l’impression que tout ce que je mettais en place au niveau créatif, n’était pas compris aux yeux des autres. Il y a des gens qui ont pensé que je faisais ça pour exister. Je ne faisais pas ça pour exister, je faisais ça parce que c’est moi. C’est ma générosité, ma personnalité, ma créativité. Mais il fallait que je mange. Donc à un moment donné, on n’est plus heureux dans ce qu’on fait.
C’est Oser sans trop prendre de risques, en en prenant un peu ! Mais trouver son équilibre, parce que finalement c’est la question que tu m’as posé au tout début : « comment on fait pour trouver son équilibre ? »

Le conseil c’est : « pour trouver votre équilibre, prenez ce qui vous sécurise et oser faire ce qui ne vous sécurise pas ! »

C’est d’être dans les deux … Pour sauter, il faut un filet de protection. En tout cas les premières fois 😉 Après, une fois que tout est mis en place, que ça vous paraît cohérent et que vous êtes de mieux en mieux, lâchez ! On va jamais escalader une montagne du jour au lendemain sans être sécurisé, la zone de confort est quand même importante. Même si on essaie de la dépasser et qu’on essaie de sauter ! Faut pas non plus sauter n’importe où et dans n’importe quel trou !
A écouter des gens, où l’on peut penser qu’ils réussissent et qu’ils sont heureux, il faut aussi faire attention à comment nous on va se projeter.
Mais il faut oser ! Celui qui rêve de dessiner, faut arrêter de me dire qu’il faut aller prendre des cours. On prend une feuille, un crayon et on se met à dessiner. On veut faire de la photo, on n’est pas obligé de s’acheter à appareil à 4000 ou 9000€ ! On peut aussi prendre les moyens qu’on a, prendre son téléphone portable, on en a tous … Danser, et bien mettez de la musique et commencez à danser. Après j’embête un peu les gens avec le corps mais ça c’est moi. Vous rêvez de faire je sais pas quoi, faut l’faire ! Sinon, après, vous n’aurez rien fait dans votre vie. Je trouve ça triste 🙁
 
C’est un gros truc t’as vu ! Un gros pavé ! J’peux pas l’faire en 2 phrases.
 

Je comprends pourquoi on s’est trouvé!

  • Qu’est-ce qui t’a inspiré à accepter cette entrevue ?

Toi ! Déjà toi ! J’aime bien vivre dans mon univers, dans ma bulle. Ici, c’est mon atelier. C’est l’atelier qu’avait mon grand-père, un lieu familial. En fait, je me dis qu’il n’est plus là, mais il m’a transmis ma bulle où je peux m’exprimer, où je peux être moi. Mais je ne suis pas quelqu’un qui va facilement à l’extérieur. Quand tu viens à ma rencontre, ça va, je suis ouverte. Par contre, quand je vais à l’extérieur, je suis assez fermée. Je ne parle pas facilement aux gens. Je peux paraître très froide quand on ne me connaît pas. J’ai plus de mal à sortir de mon univers et aller vers les gens. Quand on me demande des entrevues – on m’en a déjà demandé – je ne me sentais pas assez à l’aise pour le faire.

Ce qui m’a juste inspiré, c’est toi, avec le feeling qu’on a. Et puis parce que j’aime ce que tu fais aussi. Je m’y retrouve, forcément.

Je suis accessible quand on vient dans mon univers. Par contre, je pense quand je suis vers l’extérieur, je le suis un peu moins, parce que je suis quelqu’un d’hyper timide, d’hyper introverti, malgré tout ce que je peux faire. Quand on regarde tout ce que je fais. Je suis plus chorégraphe avec mes élèves. Ce n’est pas souvent moi qui danse, ce sont les autres. Mes toiles, ce sont mes toiles qui sont mises en avant. Mes écrits, se sont mes écrits. C’est jamais vraiment moi. Donc pour ça, j’ai besoin d’être en confiance avec la personne qui vient vers moi. J’ai aussi ce côté assez sauvage. Après une fois que les gens viennent à moi, je m’ouvre, je raconte plein de trucs, je rigole beaucoup et je dis beaucoup de bêtises. Ou je peux être très très sérieuse 😀

 

Tu sais que tu viens de t’ouvrir au Monde là ???

Au Monde je ne sais pas ! Je viens au moins de m’ouvrir à toi. Après les gens écouteront. C’est entre eux et eux 😉

 

Tu as peut-être inspiré 1 personne, 10 personnes, 100 personnes ou plus …

On ne se sait pas. Tant que ça peut aider quelqu’un, c’est le principal.

 

Je suis très contente d’avoir partagé ce moment avec Aude. Il y aurait encore tellement à dire, à partager. Si le cœur t’en dit cher co-créateur, tu peux en découvrir un peu plus sur l’univers d’Aude sur la Toile ou la rencontrer en vrai à son Atelier 😉

Aude LG sur Facebook

 

Libérez votre créativité – « The Artist’s Way… »

Libérez votre créativité – « The Artist’s Way… »

Le 30 août 2016, 

comme je le mentionnais à la fin de mon article Défi#2 j’arrête Facebook : le Bilan !

le livre Libérez votre créativité de Julia Cameron est arrivé entre mes mains.

 

 

Le soir même, j’ai dévoré les premières pages pour savoir de quoi il en retourne, tout en me demandant à quelle sauce j’allais être mangée !

Quand tu ouvres ce livre, ce n’est pas un beau roman pour faire une belle histoire.

C’est un livre qui te demande de t’impliquer réellement. 

Tu as même un contrat a rédigé avec toi-même avant de commencer le programme !

C’est un programme en 12 semaines, un programme qui va te faire aller chercher en toi, l’Artiste que tu es. Alors parfois, ça peut te remuer, te déplaire, te secouer mais aussi te procurer de grands moments de bonheur, voir même des révélations (si si c’est pas de la rigolade !) !

Tu penses que tu n’as pas d’Artiste a l’intérieur de toi ? Détrompe-toi, tu pourrais te découvrir des talents, des envies, des passions que tu n’aurais pas osé explorer. 

Ou encore des rêves que tu avais enfouis au plus profond de toi et qui ressurgissent comme ça d’un coup tel un tsunami.

J’ai longtemps hésité avant d’écrire cet article. Je me disais « Marie, t’es déjà en train d’écrire un livre et tu veux aussi partager ton parcours de libération, d’exploration, d’expansion de ta créativité … ça va pas faire un peu beaucoup là ??? », et puis : « tu le fais pour toi, ça va intéresser qui ? »

Dimanche matin dernier, je rencontre un Artiste et je lui parle de ce programme qui vient d’entrer dans ma vie. Et là, il me dit : « Génial ! C’est mon livre de chevet ! Je rêvais de commencer le programme, mais j’avais envie de pouvoir le partager avec des gens. »

Le soir même, une amie me demande si j’ai fini ce fameux livre, car elle aimerait bien le lire. Je l’ai arrêté tout de suite ! Ce livre ne se lit pas, il se vit carrément ! (Laure, si tu passes par là et que tu as envie de partager ton ressenti, fais-toi plaisir 😉 – Julien aussi si t’es dans le coin, idem pour toi)

Bref, beaucoup trop de coïncidences parmi tant d’autres, pour que je n’en fasse rien. 

Alors je me lance, je l’écris cet article que je voulais tant écrire. Accroche-toi ! Je sens que mes mains dansent sur le clavier alors ça va peut-être être un peu long !

 

Romancière, poète, scénariste et dramaturge, Julia Cameron enseigne l’art de la créativité depuis plus de trente ans. Elle a influencé des millions de gens à travers le monde avec son livre « Libérez votre créativité », qualifié de « bible des artistes ».

 

Ce livre s’adresse à tout le monde, même si tu crois que tu n’as pas de côté « artiste » en toi. De toute façon, c’est sûr que tu en as un mais je ne vais pas épiloguer sur le sujet 😉

Avec le recul, il me semble que ce livre s’est présenté à moi plusieurs fois dans ma vie, mais je n’y avais jamais vraiment prêté attention. Il faut dire que j’ai mis un peu de temps à assumer mon côté « créative » , « artiste », dans ma vie…  

Et là, va savoir pourquoi, c’est que ça devait être le bon timing ! 

 

Alors, c’est quoi le programme ?

 

 

 

Difficile de te résumer le programme en quelques lignes. Je n’en suis qu’au début donc en pleine exploration !!!

Les exercices communs à tout le programme sont : 

 

  • Les pages du Matin

  • Le rendez-vous avec l’Artiste

Les pages du Matin, c’est le « simple » fait d’écrire 3 pages tous les matins de tout ce qui te passe par la tête, sans jamais revenir en arrière. Tu ne peux pas relire tes pages du matin. En tout cas pas avant 8 semaines 😉 

Personnellement, je les écrit dans un grand cahier A4 mais tu peux tout aussi bien les écrire sur des feuilles volantes et les enfermer dans une enveloppe avec plein de cœurs dessus ou des étoiles filantes ou rien du tout 😀 si tu penses que tu pourras pas résister à la tentation de les relire :p 

Tant que tu n’as pas écrit 3 pages, tu ne t’arrêtes pas. Il y a des jours où c’est plus fluide que d’autres. Pour le moment, ça fait 19 jours, que je suis au rendez-vous. J’ai bien l’impression que ça me libère l’esprit ! Même si ça me demande de me lever plus tôt, c’est devenu une habitude très rapidement. 

A l’heure où j’écris, j’ai l’impression que je ne pourrais plus m’en passer.

Le rendez-vous avec l’Artiste, ce sont 2 heures hebdomadaires où tu prends rendez-vous avec toi-même, avec ton Artiste, L’ARTISTE qui est en toi.

Deux heures rien qu’à toi où tu fais quelque chose que tu aimes sans obligation de résultat. Ça peut être se promener en Nature, te rendre à une expo, peindre, dessiner, lire … bref, un moment privilégié avec toi même.  

Au début je me demandais bien ce que j’allais pouvoir faire. Parce qu’aller faire des photos, me balader en Nature, lire, me rendre à une expo … Il y a pas mal de choses qui sont déjà dans mes habitudes de vie. J’avais envie de faire quelque chose que je ne fais jamais d’habitude. 

J’ai donc entrepris la chose qui m’attire de manière récurrente et que je repousse tout le temps :  

DESSINER.

Peut-être que ça te parait rien du tout, mais j’ai toujours rêvé de savoir dessiner. Cependant, à chaque fois que je tente, je me décourage super vite parce que ça ne ressemble pas du tout à ce que j’ai en tête. Je voudrais que ce soit « parfait » tout de suite. 

Parfait, n’est pas le mot exact. Je n’aime pas particulièrement ce mot, parce que la perfection n’existe pas. Disons, que j’aimerais bien que ça ressemble à quelque chose d’un peu plus poussé qu’un dessin d’enfant de 2-3 ans.

Je crois que j’idéalise un peu trop le mythe de l’Artiste qui n’a jamais pris de cours de dessin et qui fait de l’Art avec 3 traits, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

En rentrant de mon escapade en Nature, frustrée de ne pas obtenir le résultat que j’aurais souhaité (c’est l’hôpital qui se fou de la charité parce que juste au-dessus, rappelle-toi, j’étais en train de te dire que ce rendez-vous avec l’Artiste est censé être sans obligation de résultat), je croise une fille avec écrit sur son T-Shirt : 

 

« Laisse de la place à tes rêves ».

 

Amusée, j’ai ENFIN franchi le cap. Je commence les cours de dessin ce mercredi et je m’en réjouis !!! Je suis sûre que je vais me rendre compte que je suis bien trop dure avec moi-même. C’est comme si j’avais juste besoin d’un « petit coup de pied au cul » pour m’y mettre et découvrir que je ne suis pas si « nulle » en dessin que je le pense.

Voilà le bilan de mes deux premières semaines. 

La première semaine a été un peu secouante car j’ai dû aller chercher en moi d’où venaient certains blocages et/ou croyances « limitantes ».

La deuxième semaine, c’est comme un déploiement, une sorte de Magie inexpliquée qui opère et qui me surprend à chaque instant …

A l’heure où j’écris, il s’est passé tellement d’évènements positifs et pétillants ces derniers temps, que j’ai la sensation que cette étape est loin derrière moi. Même si je ne suis pas dupe, les peurs et les doutes peuvent réapparaitre à tout moment ! 

C’est un travail de chaque instant qui demande beaucoup de courage et de persévérance.

Chaque semaine, d’autres exercices s’ajoutent aux pages du matin et te permettent d’approfondir ta connaissance de toi et de ton processus de création. 

Je me rend compte que cet article est déjà très dense alors je partagerais avec toi mon ressenti au fil des semaines, quand l’envie me prendra. 

Je prolonge ma semaine 2 jusqu’à dimanche prochain, si certains d’entre vous ont l’élan de prendre le train en marche 😉 

Si toi aussi, tu es en pleine exploration et que tu as des choses à partager, sois le/la bienvenu(e) : partage ton expérience si ça te chante !

Et pour conclure, aux dernières nouvelles, le train est en marche …

 

 

Je dirais même plus … le livre est en marche … 

en cours d’écriture … 

en exploration … 

en introspection … 

Témoignage de Gabrielle

Témoignage de Gabrielle

Je suis tombée sur l’évènement de Marie par « hasard » sur mon fil d’actualité ! A un moment où j’avais décidé de renouer avec une de mes passions étant plus jeune ! La photographie ! Je faisais partie de l’atelier photographie et rédigeais des articles pour le journal du lycée ! Je voulais être reporter d’images !

Ah oui ! Faut savoir que je suis inscrite au programme « des idées à tout casser » de Lyvia Cairo ! Alors grands chamboulements ! On met ou re-met de la créativité, de la couleur dans sa vie ! La photo…ce fantôme lancinant…. ! Cette envie effrayante…

Etrangement au même moment, je venais de recevoir mon appareil photo tout neuf ! Tout beau ! financé par une cagnotte à l’occasion de mon anniversaire !

L’atelier tombait à pic ! « Photo » et « intuitif » ! Se détacher de la technique ! Oh ! sûr ! C’était pour moi ! Je suis allée voir le site de Marie, son travail et là…. Coup de Cœur ! J’achète ! Pas la Marie ! Une séance pour un atelier intuitif ! Mdr !

Pendant les quelques jours qui ont précédé l’atelier, j’ai invoqué tous les esprits pour qu’il n y ait que des personnes sympas, agréables ! pas de prise de tête ! pas de râleur ! Pour être honnête…j’ai demandé à être la seule ! Mon côté associal…

Le Jour J ! Je sors tôt le matin ! Portée par une petite brise fraîche ! J’adore le matin ! L’heure silencieuse où seuls les oiseaux sont éveillés et déjà à l’œuvre !

Le trajet en bus se passe comme dans un état second ! Je vois tout au ralenti ! Les gens et leurs gestuelles, leur calme et sérénité sont inspirants. Les idées fusent ! Je me sens déjà connectée à l’atelier ! Je prends des clichés virtuels. Les couleurs, les détails…

Je découvre le jardin des plantes ! Oh qu’il est beau ! La rosée du matin sur l’herbe, les plantes. Les enfants donnent à manger aux biquettes. Je me sens réellement hors du temps.

Marie arrive ! Elle est comme sur ses photos ! Belle ! Rose ! Et tellement « cocoon » ! Une toute petite créature se tient près d’elle ! Mon œil aiguisé détecte sa sœur…Mais c’était facile ! Elles se ressemblent !

Et commence l’atelier ! Des consignes, des bavardages, des rires ! Nous déambulons dans les allées du jardin ! C’est hyper décontracté ! Mais il faut garder l’œil ouvert !

Marie me fait entrevoir une autre façon de « voir » ! S’approcher, s’assoir, s’accroupir ! Je suis tombée tellement de fois ! Sur tous les terrains ! Dans toutes les positions ! Et qu’est ce que j’ai rigolé ! Je croyais tomber discrètement à l’abri des regards dans un buisson…Et non ! La Marie a tout vu ! Le regard s’exerce ! Je peux voir l’infiniment grand et l’infiniment petit ! Je me sens grisée par l’expérience ! J’ai un « zoom optique» ! Mon œil est un super instrument !

En même temps, l’atmosphère est tellement joyeuse (en fait nous étions des copines dans une autre vie !) et contemplative que j’ai l’impression d’être en méditation. Mes sens sont en éveil. Ce ne sont pas seulement mes yeux qui travaillent ! Oh non !

Je sens toutes les odeurs ! Le parfum des fleurs, celui de l’herbe mouillée. J’entends les oiseaux et autres canards ! J’entends les rires des enfants, les conversations. Les consignes de Marie orientent mon regard, mais en fait, il est libre. Elle me laisse libre de la suivre. Elle sait garder ses distances ou au contraire être très présente quand j’ai besoin d’aide pour une prise de vue! Son objectif est toujours aux aguets !

L’atelier permet au-delà de la prise de vue et de la méditation en pleine nature, de réfléchir à soi, sur soi. Marie lit en vous (si si !) ! Elle vous perçoit ! Ses mots sont choisis. Pourtant très naturellement, l’air de rien, vous êtes mis tout en douceur face à vos doutes, à vos forces, à vos envies assouvies ou non. Elle vous guide pour vous libérer de vos chaînes ! Elle vous fait faire des choses ahurissantes et pourtant, avec confiance, vous l’écoutez et là…Vous riez ! Vous prenez plaisir ! Vous recontactez votre enfant intérieur !

Choisir des photos était difficile !! Toutes racontent une histoire, un éclat de rire, un moment de doute, une réflexion…

Ma première photo est celle-ci :

Crédit photo : Gabrielle

Crédit photo : Gabrielle

1 /Parles à mes plumes

Je cherchais une plume et mon regard a été attiré par cette boule de plumes ! Belle (j’ai décidé que c’était une cane !), blanche et sereine au milieu d’un monde d’hommes ! Indifférente, elle assume sa différence ! Ils se tiennent à distance d’elle ! Intrigués ? Apeurés ? Suspicieux par la différence ? Ah ! le monde animal nous apprends tellement sur nous-mêmes ! Comment vivons- nous la différence ? Celle des autres ? La nôtre ? Comment la société permet elle d’intégrer la différence ? Les différences ?

2 /J’accueille la vie ! Avec confiance !

Crédit photo : Gabrielle

Crédit photo : Gabrielle

Ah ce bourgeon ! Je suis encore émue rien qu’à le revoir ! Fragilité de la vie ! La fleur toute entière tiens dans ce frêle et rose bourgeon ! Des prédateurs, elle en a ! A commencer par les gros doigts des enfants, serials arracheurs de fleurs ! Pourtant, il est là ! « Impermanent » ! Les petites feuilles s’ouvrent vers la vie, vers l’extérieur ! Accueillent le soleil et sa chaleur ! Dans ce bourgeon, le début et la fin de la fleur ! Tout est déjà programmé ! Le temps d’éclosion, le temps de la floraison et…la fin. Le bourgeon accepte avec confiance son rôle et sa finitude. Il sait qu’il cèdera la place à une chose merveilleuse ! Qui elle aussi connaît cet état temporaire ! Les bras ouverts, ils disent « OUI » avec confiance !

Avec Marie, je suis libre de partager mes pensées. Elle partage aussi les siennes. Christelle se révèle être aussi une amoureuse des mots ! Une poète dans un corps à peine sorti de l’adolescence (tu es siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii jeune !!!! hahah). Une vieille âme. J’avais demandé à l’univers des personnes inspirantes ! Ca inspire ! Ca inspire ! Clic ! Clic !

3 /Je révèle ta problématique

Crédit photo : Gabrielle

Crédit photo : Gabrielle

Cette photo se passe de tout commentaire ! Je me rappelle ma stupeur en voyant cette femme dans l’écorce ! Hors consigne ☺ Mais c’est cela aussi l’intuition ! Allez vers là où nous porte notre regard ! Acceptez de voir !

Pulpeuse ! Marquée dans l’arbre ! Gaïa ! La femme ! Le féminin sacré, les écorchures de la vie, les marques indélébiles…Tout afflue ! J’aime cette forme ! La nature est précise ! La femme dans l’arbre a même une vulve ! Vous ne pouvez pas le voir sur cette photo…Mais dans son « kiki » il y’avait un trou, des toiles d’araignées (PTDR…Pensées pour une copine !!!) et une feuille !

Ben oui ! C’est ça l’atelier ! Laissez trainer son regard !

Marie ! Marie ! Je peux mettre une photo en plus ???

Crédit photo : Gabrielle

Crédit photo : Gabrielle

4 /Multiples facettes de la femme

Crédit photo : Gabrielle

Crédit photo : Gabrielle

Cette statue a attiré mon attention ! Elle dégageait une énergie étrange…Indéfinissable ! Ni jeune femme, ni femme mûre. Elle est toutes nos facettes ! Un visage jeune et en même temps sans âge. Un sein marqué par le temps qui passe (et la gravité sans pitié !). Elle tient un bébé ! Et là mon cœur fait « oh ! ». Elle le retient avec douceur. Leurs corps imbriqués. Lui, pose sa main confiante sur la sienne. L’éternité a ce goût pour moi…

Que lui montre-elle ? Curieuse, je m’approche. A ses pieds, un petit plan d’eau. Ils admirent leurs reflets, regardent les poissons… Femme, mère, grand-mère. Porteuse de vie, initiatrice. Symbole du temps qui se fige et en même temps qui file. De la vieillesse et de la mort qui rôde.

Dans cet atelier, j’ai finalement fait le tour de moi ! Indifférente, présente, femme, enfant, épanouie, en transition, dans le doute, dans les chaînes, finie et infinie, allumée et humble ! Confiante dans Marie !

J’étais prise entre deux mondes, celui de la femme-mère, Marie, qui accompagne, entoure de son amour (si je vous assure !) et celui de l’insouciance et de la jeunesse, Christelle, pourtant si sage et déterminée! Entre rires, chutes, et réflexions philosophiques de grands moments de silence ! Des moments seule face à soi, ses pensées. Car lorsque la nature nous montre son infinie beauté, et que nous acceptons d’ouvrir notre esprit et notre cœur à cela, l’humilité et le silence s’imposent.

L’atelier ouvre l’esprit ! Permet de belles rencontres (oubliez pas l’intention à l’Univers !) et change notre perception sur nous et sur le monde , notre…angle de vue !

Merci Gabrielle pour ce roman palpitant !

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Témoignage de Christelle

Témoignage de Christelle

C’est un moment qui se traduit par l’écoute de soi. C’est ludique, et sans barrière pour les rires.

Ce moment apaise, permet de rencontrer des personnes rayonnantes et superbes et, surtout, de se reconnecter consciemment et naturellement à la nature… souvent oublié par l’Homme stressé ou/et pressé…

Avec Marie, vous avez l’occasion Vitale de relâcher tous vos nerfs et de (enfin) Vous accorder du bon temps.

Moi, j’ai participé à deux stages de Photo Intuitive et… les résultats n’en étaient alors que Surprenant !!

C’était puissant, il fallait fouiller à l’intérieur, mais, si on n’y parvenait pas, ce n’était pas grave. On trouverait peut-être plus tard.

Pour ma part, j’ai vu une splendide évolution entre le premier stage et le second. En effet, pour raconter un peu ma vie, j’étais durant le premier dans un état médiocre, un peu sombre et peut-être même j’étais dure avec moi-même. Les éléments de la Nature qui m’inspiraient n’étaient pas du tout les mêmes que lors du second stage.

Il y a cette photo, que j’admire beaucoup.Car elle représente justement l’état d’esprit dans lequel je me trouvais… une esprit un peu.. Rugueux !?

Crédit photo : Christelle Guibouin

Crédit photo : Christelle Guibouin

Sans me prendre la tête, ce stage de photos intuitives m’a permise souplement de voir l’inspiration que peut apporter la Nature.

Je ne prenais pas des photos dans l’objectif qu’elles soient belles, c’est la la vie me guidait vers quelques choses qui allaient m’inspirer de manière évidente et… je m’arrêtais à cet endroit. (on dirait que je parle de magie, …Caméléon de l’Image est magicien ? :O)

L’Arbre est inspirant.

L’Arbre est encourageant. Il génère de la vie à partir d’un nœud énorme…;-)

Il prouve bien que dans la vie, la traversée d’un passage difficile est une avancée vers du nouveau et vers de la VIE.

(Photo prise lors du second stage)

Crédit photo : Christelle Guibouin

Crédit photo : Christelle Guibouin

Et là, il devait sans doute être temps d’éveiller son enfant intérieur… 😀

Carine Dumez libère son enfant intérieur ... - Crédit photo : Christelle Guibouin

Carine Dumez libère son enfant intérieur … – Crédit photo : Christelle Guibouin

J’ai vu la Nature plus consciemment pendant les deux stages et cela s’est étendu après car… Caméléon le magicien nous suit partout !!!

C’est un moment qui, à mon avis, est à s’offrir sans limite.

Merci Marie !!!!

Merci Christelle pour ton témoignage pétillant et plein d’entrain du haut de tes 18 ans !