Défi #2 J’arrête Facebook !

Défi #2 J’arrête Facebook !

Bien au-delà d’un défi … un besoin de lâcher prise sur ce flot d’informations numériques qui défilent à toute vitesse.

Ce défi #Nature de juillet m’a donné un avant-goût de cette 

 

reconnexion à mon Essence-Ciel.

 

 

Aujourd’hui, je sens cette force en moi qui me demande de lâcher.

 

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Lâcher quelques temps pour mieux revenir.

Lâcher quelques temps pour me (re)-connecter à qui je suis au plus profond de moi.

 

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Je ne pense pas que la Terre va s’arrêter de tourner si je quitte l’ère numérique pendant quelques semaines. Une ère numérique que je ne renie pas pour autant.

Toute cette technologie utilisée à bon escient est un formidable outil de travail, d’apprentissage et de communication.

Grâce à internet, j’ai rencontré des gens que je n’aurais sûrement jamais rencontré autrement. Pour ça c’est vraiment le top ! Et c’est ce message là que j’ai envie de véhiculer :

 

« Restez pas derrière vos écrans bordel ! 

Rencontrez-vous en vrai ! »

 

Ceci n’est pas un message de polémique. Aujourd’hui, je pars. Je pars respirer l’air pur dans d’autres contrées. Je pars en « vacances ». 

 

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Vacances.

 

Ça fait 6 ans que ce mot a disparu de mon vocabulaire. Il m’a presque fallu me préparer psychologiquement. 

Ça veut dire quoi vacances ?

« Les vacances (au pluriel, du latin « vacare », « être sans ») sont une période pendant laquelle une personne cesse ses activités habituelles. » – Wikiwand. 

OK Wiki, on va essayer ça 😉

Je quitte la place Facebookienne pour quelques temps, testons pendant 30 jours. Je pense que je vais survivre et vous aussi :p 

Je lâche mon ordinateur pour faire honneur à mes jolis carnets et mes crayons de toutes les couleurs.

 

 

Je mets la suite Adobe en pause et je ressors mon vieux carnet à croquis 😀 

 

J’emmène des livres. Oh ouiiii !!! Des livresss !!! 

 

Je vais marcher pieds nus dans l’herbe, enfoncer mes pieds dans le sable, sentir le vent sur ma peau, partager de délicieux moments …

 

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Promis, je vais revenir. 

On se retrouve début septembre pour de nouvelles Aventures !!!

Loret Dardenne partage ses racines à travers l’Art …

Loret Dardenne partage ses racines à travers l’Art …

Aujourd’hui, je t’emmène dans le petit village de Bettrechies à 20 kilomètres de Valenciennes (59), à la rencontre de Loret Dardenne
J’ai rencontré Loret lors de la nuit des Arts en mai 2016, à Roubaix.
Nous exposions notre travail tout près l’une de l’autre lors de l’évènement #Objet d’Artiste.  Son univers et la personne qu’elle est m’ont tout de suite attirée !
J’ai senti une Âme au grand cœur avec une démarche profonde et pleine de sens, très proche de la Nature. 

  • Peux-tu nous dire qui tu es Loret ? C’est une grande question …

Oui, c’est une grande question parce que fondamentalement, je ne sais pas qui je suis … Je dirais que

je suis un esprit ouvert, une conscience, qui prend, qui absorbe, qui se nourrit du monde extérieur.

  • Ça se sent dans ton Art d’ailleurs …

Oui, je pense …

La Nature en tant que telle m’inspire.

C’est pour ça d’ailleurs que j’ai quitté la ville pour venir m’installer à la campagne. Je n’avais plus rien à faire là-bas. Mon envie était de rester moi-même et de rentrer dans mes Racines.

Mes Racines, je les ai trouvées à la campagne. Dans la forêt, la Terre, les Arbres …

  • Je ne sais pas si je l’interprète bien, mais je vois des racines partout, dans chacune de tes créations …

Tout à fait ! Après, je laisse le spectateur entrer dans les images que je créé… Souvent, oui, ça parle de racines parce que je cherche toujours … enfin … chacun cherche un peu d’où l’on vient, qui on est. D’où LA grande question ! 😉

Les Racines aussi pour moi, symbolisent le Renouveau, les projets, des choses qui sont plus fortes que tout le reste.

Souvent, je ne sais pas si vous remarquez … lorsque vous conduisez sur l’autoroute, la Nature reprend ses droits. Là, c’est un peu ça aussi.

Il y a une force derrière tout ça… indescriptible, qui est énergétique …

  • Qu’est-ce qui t’a sensibilisé à l’Art ?

L’Art a toujours été présent, depuis toute petite.

Quand j’avais 5 ans, je faisais de formidables princesses, bien habillées jusque dans les moindres détails. Elles portaient des bijoux, chaussures, vêtements pailletés, bas… dans le but, peut-être plus tard, d’être styliste.

Ce que j’aimais c’était le rapport au textile surtout.

Ensuite, j’ai commencé à travailler sur le réalisme …
Donc, ensuite, j’ai eu l’envie d’apprendre le dessin de façon plus formelle. J’ai fait l’ESAAT de Roubaix. J’ai pris des cours supplémentaires parce que j’avais envie de perfectionner le portrait. Plus tard, j’ai laissé tomber parce que je suis rentrée dans des agences de pub. J’ai plutôt travaillé dans la communication, ce qui n’était pas du tout ce que je voulais faire au départ. Ensuite, pour diverses raisons, expériences de la vie, le chemin que je devais prendre … j’ai tout laissé tomber.
J’ai laissé tomber travail, père biologique, la ville, pour me concentrer sur mes convictions. C’est comme ça que je suis arrivée ici, à la campagne. En faisant de belles rencontres … Je me suis laissée le choix. C’est important.
Là, est revenue l’envie de retravailler le textile. Ça faisait 8 ans que je cherchais un moyen de transmettre mes racines, mes troncs d’arbre à moi, mes p’tites histoires avec l’Univers, avec le Monde… De les mettre sur du textile. Avant de passer vraiment au textile, j’ai fait plein d’expériences différentes sur des choses extrêmement délicates. Par exemple, du papier de soie au stylo à bille… Le côté Yin & Yang. La fragilité et la Force. Travailler sur du carton avec un crayon bien taillé. Toujours avec une maitrise du trait sur la matière très fragile. Après j’ai travaillé sur du tissu avec de l’encre et un pinceau. Travailler la fluidité, sans mettre trop d’encre sur le pinceau pour que ça ne tâche pas le tissu.
Ensuite, prise à mon propre jeu, de trop de « maitrise », j’ai voulu faire plus de traces. D’où des tâches sur mes stores, kakémonos.

L’envie de laisser ma trace et de continuer mon chemin

en travaillant avec des matériaux qui me parlaient d’autant plus : la cendre de bois, la Terre, sur mes toiles. En campagne, ce qui est très pratique, c’est que vous pouvez encore avoir des vieux sacs de toiles de jute. Après, il faut marchander, aller voir les fermiers…  Pouvoir les racheter ou si ils s’en débarrassent, c’est d’autant mieux ! J’ai fait un peu de porte à porte, les annonces, etc … J’en ai fait tout un stock chez moi !
Aujourd’hui, selon mes envies de créer, je les prends, je les sors, je les découpe, je les lave et j’en fais des toiles carrées. Des fenêtres …
  • A travers le travail de Loret, j’y vois une Ouverture sur le Monde et la Nature 🙂 

    En même temps, c’est un peu hypnotisant …

    A chaque fois que je regarde une toile, je n’y vois pas forcément la même chose.

C’est presque obsessionnel !

Je dirais que mon travail se situe vraiment à la lisière de l’abstrait et de l’obsessionnel.

Une frénésie de construire, de produire, de profiter et de m’inventer un monde qui est le mien.

Et donner cette sérénité.
Quand on se laisse prendre à un détail, on se laisse guider par une racine. On arrive à un autre endroit qui pourrait être une écorce d’arbre. Et là, c’est un endroit serein, calme. Puis, on reprend notre chemin, et on découvre autre chose. C’est un peu codé aussi … d’ailleurs,

s’il fallait mettre un nom sur ce que je fais… une « étiquette », ce serait de l’Art Pariétal Européen.

Pariétal : dans des grottes. Européen, parce que je ne suis pas Aborigène.

On trouve beaucoup de cet Art là, dans l’Art Pariétal Aborigène Australien.

Je ne fais malheureusement pas partie de cette tribu.
Je me sens inspirée, je n’ai pas eu d’influences, dans le sens où je ne suis pas allée voir et copier. C’est venu après 8 ou 9 ans de travail.

C’était d’ailleurs très impressionnant quand une dame d’un certain âge, artiste depuis très longtemps, connue en Belgique, s’est déplacé pour ma 1ère expo dans le village. Elle m’a dit : « Loret, tu fais de l’Art Pariétal Aborigène Australien ».

Elle avait mis 4 mots !
J’étais complètement retournée !

Je me suis dit : « enfin quelqu’un qui sait de quoi je parle ! »

Je ne savais même pas moi-même de quoi je parlais.

Elle m’a ouvert les yeux.

Quelques jours après, je me souviens, j’étais en train de terminer un store à la maison. J’étais devant une émission sur Arte, qui parlait justement de l’Art Pariétal Aborigène Australien. Là, j’ai eu les poils qui ont dressé. J’ai eu beaucoup d’émotions. Là, j’ai compris, effectivement, ce que j’étais en train de faire.
Waouh ! Moment d’émotions ! Je me suis dit : « Qui suis-je ? » Pour faire ce genre de choses …
J’étais quand même très contente, parce que je suis plutôt mystique. J’ai un rapport particulier avec la nature, avec les choses que l’on ne voit pas forcément. J’ai remercié ces choses qui se passent au-dessus de moi, ces esprits, ces âmes, qui m’ont donné cette possibilité de faire ce que je fais actuellement.

Je pense que je dois être habitée par un esprit aborigène !

Je préfère dire les mots tels qu’ils sont. J’suis très contente d’ailleurs.
J’espère qu’un jour j’irais là-bas … j’aimerais bien …
  • Tout est possible !!!

Je le souhaite très fort !
Bon, il va falloir que je vende pas mal de toiles … mais je pense que oui, ça sera possible !
  • Ça va forcément se connecter un jour, c’est évident !

Oui, je pense aussi … 😉
  • Quand tu crées, tu sais déjà ce que tu vas faire ?

Ça dépend… des fois j’ai des flashs ! Des fois pas …

Des fois, je sais que je vais commencer à un endroit, je vais faire plusieurs choses … Je vois 3 troncs, 4 troncs, et après, avec mon pinceau, je me laisse guider.

C’est comme si c’était de l’écriture automatique.

Donc, ça se met en place …

Dans le travail que je fais, il y a plusieurs étapes. La première, c’est la confection du châssis. Je ne fais pas le châssis, parce que c’est un autre travail… Pour ça, je fais travailler un petit artisan en collaboration.
Après, je mets la toile sur le châssis. Ensuite, il y a un premier passage, voire deux, avec un apprêt blanc, le fond. Seulement après, je travaille la matière avec un liant. Je laisse bien sécher.
Ces peintures là ne se font que l’été ! C’est un travail saisonnier en fait ! Il faut que ce soit bien sec car je travaille avec des matières vivantes. Il faut absolument que ces matières aient le temps de bien sécher pour que je puisse dessiner dessus. Laisse un temps de séchage aussi. Et après retravailler le fond et la forme.

Si tu vois bien, les fonds sont différents, parfois je mets des pigments. Je travaille aussi avec des encres ou du brou de noix que je fais moi-même.

J’utilise aussi de la peinture à l’huile, car j’aime bien qu’il y ait de la profondeur, de la lumière, des tons sur tons … Ce sont vraiment les sols d’ici qui sont près des ruisseaux, très ferreux, donc rouges.
  • Tu crées en quelque sorte ta propre couleur, par rapport à ce que tu as dans ton environnement …

Oui, c’est ça !

Alors plus c’est chaud, plus pour moi, ça rappelle Gaïa, la Terre.

Après j’ai d’autres fonds de couleur qui naissent comme ça, au fur et à mesure.
Par exemple, il peut y avoir une quantité de cendre de bois, avec de temps en temps une pointe de pigments. Après, il y a des choses qui se font avec la matière, la chaleur… il y a vraiment une alchimie.

Quand je commence les tableaux, j’ai comme l’impression d’être en cuisine.

Forcément, je veux un beau résultat. Je le souhaite ! Mais je ne sais jamais, c’est l’Aventure !
Quoi qu’il arrive, le résultat sera beau. Je ne sais pas trop comment ce sera à la fin, mais la Toile sera là. C’est comme le gâteau, il sera là ! Après, la tête qu’il aura … (rires) ça dépendra de la cuisson, etc … C’est un peu comme de la céramique, après tu deviens experte et tu maitrises …
Je ne peux pas maitriser ce genre de choses.
  • Est-ce que tu arrives à savoir le moment où tu dois arrêter ?

Oui Et Non.

Parce qu’on peut toujours avancer, continuer une œuvre.

Sachant qu’on peut la polluer après.

Il faut s’arrêter à temps, pour ne pas polluer l’œuvre. Ça veut dire qu’après, si on perd le fil de l’histoire, on a raté.

Pour moi, c’est ça. Donc moi je sais que mes fils sont là… mes traits, que la couleur est là parce que suivant les fonds, les envies de création de ce jour là et l’inspiration… Je sais que ça va partir sur tel ou tel fond, telle et telle couleur. Après, à un moment donné, je sais qu’il faut qu’elle se termine. Des fois je m’arrête à une étape juste avant et je laisse le temps de la réflexion… Avant de me dire : « est-ce qu’elle est finie ou pas ? »

Je m’aperçois au fur et à mesure des interviews que j’aime beaucoup connaître cette étape !

Dans l’Art comme dans la Vie, tout évolue, tout se transforme, difficile parfois, de savoir quand ça se termine.

  • As-tu un moment préféré lorsque tu crées ?

Tout le processus du départ jusqu’à la fin est intéressant.

Je suis dans la matière.

Même, tu vois, le châssis que je n’ai pas fait, je le projette avec la toile de jute.
Une fois que la toile de jute est là, je me projette avec les fonds que je vais mettre.
Ça se construit au fur et à mesure. Des fois ça va même trop vite dans ma tête. Je me dis « non, il faut laisser justement, l’alchimie ».

Tout est dans l’énergie en fait. Il y a quelque chose qui vient. Très vite, derrière, il y a autre chose … Le processus de création s’emballerait presque !

Peut-être parce que j’ai un rythme comme ça aussi. Après, je laisse faire les choses…

C’est comme si je rentrais en transe.

Le problème, c’est qu’il faut savoir s’arrêter.

Il y a des fois, c’est très difficile de s’arrêter dans ce processus.

C’est même des fois frustrant de se dire : « là, aujourd’hui, il faut que je m’arrête dans ma création ». Alors que tu sais que tu as encore quelques heures à faire avec elle.
Ces courbes qui sont super bien faites là et qui vont être encore mieux après. Il y a un geste qui a été répétitif et qui va se dessiner comme un écho.
Il va y avoir vraiment des vibrations. Je parle vraiment en termes de vibrations.
C’est difficile quand je dois arrêter. Il y a l’heure qui passe (c’est trop énorme que les cloches de l’église ont sonné pile à ce moment là de l’interview, si tu as l’élan de nous écouter ça vaut le détour !), j’ai une vie de famille … L’été, ça tombe bien, je travaille ces toiles là, je sais que je suis plus tranquille, plus au calme… Même si je dois gérer les imprévus à coté …
J’ai un peu de mal à m’exprimer. Pas toujours évident de parler de soi …
  • C’est important de parler de soi, de faire connaître l’Art, le processus de création à un plus large public. Souvent les gens ne se rendent pas compte de tout le travail qu’il y a derrière.

    On s’attache souvent à un résultat final. Ce qui me plait à travers ces interviews, c’est d’aller plus loin, connaître le chemin.

    Faire connaître l’Art, les Artistes … J’attache beaucoup d’importance au processus de création et à la valorisation de l’Artiste qui se cache derrière tout ça 😉

C’est vrai que les gens ne s’imaginent pas le travail, les matières qu’il y a derrière, si on en parle pas. Après, on ne peut pas les alpaguer non plus ! Il faut que les gens viennent à nous, qu’ils soient attirés. A partir de ce moment là, le processus d’explication peut commencer.
Les gens qui viennent me voir, ils ne savent pas pourquoi ils viennent, mais ils sont attirés. Ils cherchent à savoir pourquoi dans mes explications, dans mon travail. Après, ils en déduisent des choses, des expériences, des aventures qu’ils ont connues ! Des fois ils me racontent un peu leur vie …
  • Tu vas ouvrir tes portes cette année ?

Oui, j’ouvre mes portes fin septembre ! Je serais en exposition avec 2 autres Artistes.
Un artiste qui est de mon village : Daniel Delfosse.
Un artiste qui vient de Fourmies : Jean-Marc Crinier. Son travail m’a beaucoup parlé et j’ai eu envie de le connaître.
  • C’est une super connexion car la dernière interview que j’ai publiée était celle de Jean-Marc ! Vous êtes ultra connectés !!! Je ne suis pas du tout étonnée que vous vous soyez bien entendus 😉

Rien que dans son travail, le stylo à bille me parle beaucoup parce que ça été ma première étape de recentrage. C’est passé par le stylo à bille et ces matériaux dont je te parlais tout à l’heure : papier de soie, matériaux très délicats, des papiers vraiment fins …
Ça été pour moi, une étape importante avant de passer à autre chose.
Son travail est très vibratoire, très obsessionnel. Il parle de corps, de beauté … Au-delà de ça, une forte énergie. C’est Magnétique !
Ça rejoint mon travail en fait !

Hum … ça va bien se coordonner tout ça !

 
  • Quel serait ton plus grand rêve ?

Mon plus grand rêve … J’en ai plusieurs des rêves …

Le premier c’est que mes toiles puissent rendre les gens sereins, apporter de la sérénité, des ondes positives et de l’Amour.

Ça c’est important pour moi, vu tout ce qui se passe en ce moment.

Mon deuxième rêve, ce serait que ces toiles voyagent partout et qu’elles me fassent voyager.

D’où, effectivement, le passage en Australie.

J’envisage aussi de partir dans des pays froids, un retour aux roches. J’ai besoin de toucher la roche, les cailloux, la pierre.

  • Qu’est-ce qui te plait le plus dans l’Aventure du Pink Power Tour ?

Le fait que tu sois dans une énergie positive.

Les rencontres ne se font pas par hasard.

Ce qui m’a attiré dans ce projet, c’est toi en fait.

C’est ta personne.
Après, tout ce que tu fais autour, forcément. Tout ce que tu sais faire et tout ce que tu apportes. Ça m’a mis en confiance. Je me suis dit : « Waw ! C’est une belle personne ! »
Alors, c’est facile à dire. C’est quoi ce terme « belle » ? etc… Mais bon, je me suis sentie bien. Je me suis dit : « il y a des choses forcément des choses à faire avec toi ».

Oh ! Wawww !!! Joie partagée !!! Merci !

J’ai vraiment passé un super moment avec Loret !

Si toi aussi, tu as l’envie d’entrer en immersion dans son univers, rendez-vous lors des Portes ouvertes d’Atelier d’Artistes, les 30 septembre, 1er et 2 octobre 2016.

Pour en découvrir un peu plus sur son travail, tu peux aussi te rendre sur son site web et suivre son actualité sur sa page Facebook.

 

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Laisse-toi porter, laisse-toi inspirer et inspire à ton tour cher co-créateur 😉
Défi Nature J26/27 L’Arbre de Vie

Défi Nature J26/27 L’Arbre de Vie

L’Arbre de Vie … 

C’est tout de suite ce qui m’est venu à l’esprit lorsque j’ai rencontré cette arbre à la sève débordante à deux pas de chez moi ! Je suis restée devant comme fascinée … 

 

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Avant d’arriver dans ce haut lieu de rassemblement « arbresque » où je n’ai pas croisé un seul humain … 

Guidée par une envie débordante de me rendre au Jardin des Géants à Lille/La Madeleine, me voilà hypnotisée dès mon arrivée… 

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Comment une telle beauté pourrait nous laisser indifférents ?

 

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Et pourtant … C’est bien ce qui se passait autour de moi, lorsque j’ai rencontré un troupeau d’humains accrochés à leur téléphone en train de chercher des Pokémons ! 

J’avoue que j’ai un peu flippé. Je me suis sentie en complet décalage comme sur une autre planète, et en même temps, sereine, bien ancrée dans MA réalité. 

Très vite mon attention s’est à nouveau tournée vers la Nature, faisant abstraction totale cette avancée technologique de réalité virtuelle environnante, qui m’est totalement étrangère.  

 

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Je suis heureuse d’avoir eu la chance d’admirer cette beauté, ce détail qui a attiré mon attention.

Comme si la Nature m’offrait ce cadeau à chaque instant. 

 

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Je suis fière d’avoir trouvé cette fleur pleine de douceur et de légèreté,

pendant que le monde chassait le « Pokémon ». 

 

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Nous avons le choix d’entrer dans cette cage à notre guise. Nous pouvons choisir de nous y enfermer ou d’en faire une alliée, nous poussant à admirer la beauté qui nous entoure … Nous pouvons voir au travers, 

changer notre regard, voir les choses autrement, différement. 

Porter un regard nouveau à 360° …

 

Comme cette ribambelle de cœurs qui danse harmonieusement parmi ces grandes feuilles.

 

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Comme cette tige légère qui s’agite au souffle du vent … 

 

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Comme ce monde hors du temps qui  m’emmène ici et ailleurs à la fois. 

 

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Ce monde qui m’offre le paradoxe de voir la beauté dans ce grillage qui forme un cœur (oui, je sais, je vois des cœurs partout !).

Ce monde qui me donne envie de faire voler en éclat ce grillage pour laisser la Nature s’exprimer à sa guise !!! 

Ce grillage que je remercie « quand même » puisqu’il m’a offert l’opportunité de capter cet instant. 

 

Nous pouvons choisir de regarder le monde à travers une réalité virtuelle augmentée. 

Nous pouvons choisir de regarder le monde à partir de là où nous sommes et d’Être là, pleinement présent à chaque instant.

Nous pouvons choisir de ne voir que les obstacles sur notre chemin ou de les contourner pour les transformer en opportunité.

 

Avant de rentrer chez moi, j’ai trouvé un banc en plein milieu des fleurs de ce jardin sublime. J’ai rangé mon appareil photo et j’ai ressenti ce besoin d’écrire qui survient parfois (euh …) souvent, chez moi. Et que je n’écoute pas toujours. 

Là, ça a été le flot d’inspiration de ouuuffff !!! ET l’Etincelle ! La pièce du puzzle dont j’avais besoin pour avancer dans mes différents projets ! 

C’est super puissant ! C’est vraiment Magique ! Quand tu te (re)connectes à toi, à qui tu es. Quand tu te mets à l’écoute de ta voix intérieure, que le brouhaha mental se tait pour lui laisser la place, c’est un peu comme recevoir un cadeau du Ciel. 

C’est comme ça que ça se passe chez moi en tout cas. 

Et toi ? Il se passe quoi pour toi quand tu prends un moment pour te ressourcer sans objectif particulier ? Est-ce dans ces moments-là que tes plus belles aspirations arrivent ? 

Peut-être que ça fait longtemps que tu ne t’es pas posé. Peut-être que ce n’est pas ton habitude. Si c’est le cas, essaie juste une fois, ou même plusieurs, pour l’expérience. Même si tu trouves ça bizarre au départ. 

Je trouve que ça déclenche des choses Magiques ! Mais en fait c’est juste la Vie ! Que par moment, l’on oublie, on s’oublie …

MO2 Factory & son univers hypnotique !

MO2 Factory & son univers hypnotique !

C’est en mars 2013 que j’ai découvert l’univers d’un grand fou, de son nom Jean-Marc Crinier, autrement appelé « Fou du Bic » pour les intimes, auquel il préfèrera « Fou Tout Court », plus connu sous son nom d’Artiste MO2 Factory 😉
Jean-Marc inaugure le côté masculin de ce nouveau format d’interview portrait d’Artiste qui prend son envol depuis le 1er mai 2016 🙂


 

  • Qui est Jean-Marc Crinier ?

  • Qui est MO2 Factory ?

 
Beaucoup de choses à raconter …
Alors …
 
On va y aller dans l’ordre : « qui est Jean-Marc Crinier ? »
 

Un individu lambda de 52 ans, qui a effectué pas mal de choses dans sa vie, et qui continue !

Il a une profession qui n’a rien à voir avec le côté artistique. Le côté artistique n’est absolument pas une vocation première, puisque je n’ai pas de formation dans ce domaine.

Je suis entièrement autodidacte.

Par contre, j’ai toujours été passionné du dessin. Aussi loin que je remonte,

étant môme, pour être tranquille il suffisait de me donner une feuille de papier, un crayon.

On pouvait être tranquille pendant une après-midi entière.
Je m’inventais mes histoires, je me faisais ma petite vie à moi tranquillement dans mon coin sur du papier. Et c’est resté !

Le dessin a toujours été pour le plaisir. Jamais comme profession. Purement du plaisir.

 

  • Avais-tu déjà des influences dans ta famille ?

 

Non, pas d’influences dans la famille. Je me suis vraiment débrouillé tout seul à ce niveau là.

J’ai toujours adoré tout ce qui était graphique.

Tout a commencé avec la bande-dessinée, évidemment. Les premiers émois en lisant les « Tintin », « La ligne claire » … Découverte de tout ce qui pouvait exister, d’autres formes de dessins. En grandissant les BD un peu plus science-fiction, les productions « Pilote », « Fluide Glacial », etc …
Ça a bien nourri l’imaginaire. La littérature est venue renforcer tout ça. Donc, obligatoirement, quand on est pas mal rêveur, qu’on aime bien dessiner et qu’on a pas mal de centres d’intérêts en littérature, en cinéma ou autre … Il y a un moment, on essaie de mettre tout ça sur papier.
C’est l’univers médiéval fantastique qui a été le premier tremplin pour m’amuser d’une part. Puis, je me suis rendu compte que ça plaisait autour de moi et que l’on me sollicitait pour faire des affiches, des illustrations … donc, je me suis beaucoup amusé avec ça !

J’ai toujours griffonné sans jamais me prendre au sérieux, sans jamais être pris vraiment au sérieux non plus.

Ça a duré quand même pas mal d’années … avec plein de choses en parallèle. J’ai toujours aimé bricoler de mes mains également. J’ai même fait de la fabrication de décors pour des châteaux, des animations grandeur nature, des jeux de rôles, des animations médiévales… Ça expliquera un peu le « Factory » après.

Jusqu’à, il y a bientôt 7 ans de ça, j’ai pris la décision de me créer un univers propre.

J’ai décidé de faire table rase de tout ce que j’avais pu faire auparavant et de vraiment développer quelque chose de personnel.

Et tant qu’à faire aller jusqu’au bout, le développer avec un outil qui sort de l’ordinaire. C’est presque par accident que le dévolu a été jeté sur le stylo bille. Parce que fonctionnel, parce que partout, dans tous les tiroirs et qu’à un moment précis dans ma vie, il était dans ma main.

 

 
Pourquoi le Mo2 Factory … Comme ça a pris un petit peu d’ampleur, je me suis dit : « il faut avoir une signature qui m’est propre ». Il y a Jean-Marc Crinier d’un côté, j’ai mon boulot, j’ai ma vie. Et il y a le côté artistique où je ne me prends pas au sérieux pour autant, mais tant qu’à faire autant faire un petit pied-de-nez :p

 Le MO2 Factory, c’est un surnom que je traine depuis le collège.

Pour revenir sur les origines :
-> On est au collège, j’ai 13-14 ans. Je fais ma crise de croissance. A l’heure d’aujourd’hui, je plafonne à mon mètre 95-96, qui est quand même une taille assez … honorable.

Ma crise de croissance, je me mets à dépasser tout le monde. Et malheureusement à cette époque là, passait un dessin animé à la télé qui s’appelait « Momo et Ursule ».

Seuls les plus anciens s’en souviendront … 😉

Ursule est un petit chien à casquette et Momo est un gorille géant qui dépasse de partout !!!

Il dépasse les maisons, il dépasse les gens …

Et au collège, JE dépasse. Et rapidement, le surnom m’est venu.

Il m’est tellement venu qu’il m’a suivi partout, tout au long de ma vie, carrière professionnelle ou autre. C’est-à-dire qu’il y a énormément de gens qui me connaissent sous le surnom de « Momo », mais ils ne connaissent pas mon nom. Alors que pourtant, ils me connaissent très bien. Si je leur dit « Jean-Marc Crinier », ils vont me dire « ouais, j’crois que j’connais … »

Donc, c’est tellement resté que j’en ai fait ma signature de dessin.

Si ce n’est que je l’ai un peu raccourci, sur les propos tenus par un ami, qui m’avait fait le « MO2 »(au carré). Parce que

« Mo » 2 fois c’est Mo2.

 

Et « Factory » c’est un petit clin d’œil à la Factory d’Andy Warhol.

Le côté atelier, le côté usine, que j’avais dans mon garage.

Un garage qui a servi pendant des années à fabriquer des choses, des décors … il se passait toujours quelque chose dans cet endroit là, qui était tout sauf un garage.
Donc j’ai gardé cette appellation, qui accroche l’œil en plus 😉 C’est bien, au niveau de la com’ c’est sympa :p
Ça interpelle !

 

Jean-Marc m’a déjà interpelé plusieurs fois. La 1ère c’était à Louvroil (59) !

 

Oui, résidence à Louvroil sur invitation de Franck Marco,

où un fabuleux directeur de salle nous a confié un espace magnifique pour une semaine.

On avait le droit de faire ce qu’on voulait ! Ma première expérience dans ce domaine là. Je n’avais jamais fait ça auparavant.

J’étais un néophyte total en la matière.
Ça a été un moment magnifique et merveilleux avec Thierry Robrechts, peintre belge fou furieux magnifique, Sophie Stal, photographe et aquarelliste et donc Franck Marco, musicien-batteur fabuleux qui avait décidé de réaliser le rêve de sa vie : réunir ses deux passions => la peinture et la batterie, donc lui il peignait en jouant de la batterie !

 

Ah oui ! C’était fabuleux ça aussi !

 

Oui c’était notre 1ère rencontre cette fois là, où tu t’amusais à peindre le visage d’une certaine personne … (rires !!! – classé Secret Défense), dont j’ai moi aussi conservé le souvenir.

 

  • Dans ton Univers, j’y vois un mélange de mécanique et de féminité… 

 

Oui ce sont les deux axes principaux :

 

Le corps féminin, on peut dire que c’est une passion !

J’adore les formes féminines parce que ce sont des formes qui vont être rondes, courbes, qui n’ont pas la prétention d’être musclées … C’est juste rond et généreux.

Le bio-mécanique, c’est mon petit jardin secret.

Une passion qui vient de mes antécédents Héroïc-Fantasy & co, jusqu’à la découverte d’un individu qui s’appelait Hans Ruedi Geiger, le maitre de tout ce qui a été la naissance des univers bio-mécaniques. C’est à lui qu’on doit notamment, dans les choses les plus connues, le film « Alien ». L’imaginaire, tout ce qui est représentatif au niveau du graphisme, du design, c’est Ruedi Geiger qui a tout créé. Donc, ça donne une idée du style un peu dur, mécanique, mais en même temps, vivant, agressif.
 

J’ai laissé un peu la forme agressive de côté, mais je m’amuse à mélanger de l’humain, du mécanique.

Il y a des rouages, beaucoup de rouages dedans.
Ça c’est le côté « Steam Punk » qui ressort.

Tout ça donne naissance à des choses … peut-être … surprenantes, en tout cas qui sortent de l’ordinaire, uniquement travailler au stylo à bille.

 

Une chose est sûre,

les dessins de MO2 Factory ne laissent pas indifférent !!!

 

Toujours, toujours, toujours, le stylo à bille, uniquement le stylo à bille.
Ce sont des dessins qui peuvent aller jusqu’à 40-45 heures de travail pour les formats les moins importants. Jusqu’à plus de 80 heures de travail pour les formats les plus grands.

De la patience, se redonner du temps,

réapprendre à se donner du temps et ce vider la tête.

C’est ça qui est merveilleux ! Ça vaut toutes les thérapies 🙂
 

C’est hypnotique !

 

Tu es dans mon atelier qui n’en est pas un, puisque nous sommes en plein milieu de la maison. Il y a toujours de la lumière, c’est important pour les yeux ET de la musique. Il y a toujours la musique derrière, qui va avec la création. Il y a des univers musicaux qui correspondent à tout ça. J’ai besoin de cet ensemble là pour être bien, pour me poser.

 

Un grand bonheur d’être plongée dans l’univers de Jean-Marc !!!

 

  • Comment se déroule ton processus de création, de l’idée à la réalisation ?

 

L’idée est souvent assez floue. C’est juste l’envie de me lancer un défi.

Chaque dessin est un défi !

C’est un défi dans le sens où il faut arriver à rendre quelque chose … Si je prends l’exemple du dessin sur lequel je travaille actuellement : je suis parti sur l’idée d’un corps que j’ai totalement déstructuré, puisqu’il n’est représenté que par des traits, des courbes… c’est difficile à expliquer comme ça, juste avec des mots.
L’idée, c’est d’arriver à rendre un corps, uniquement avec un stylo à bille, tout en amenant dans le dessin des nuances, qui vont permettre de voir des volumes. Voilà le défi de base !

 

Ensuite, ce qui est intéressant, c’est de se dire qu’avec un seul stylo à bille noir, on peut arriver à avoir plein de ton de gris différents, selon comment nous allons utiliser le stylo. On arrive à avoir des effets de profondeur, de superposition, alors que c’est toujours le même stylo qui fait le boulot. On peut aller d’un noir profond, à partir du moment on l’on va charger en encre, sans jamais écraser le papier, ne surtout pas marquer le papier. Ça veut dire plusieurs passages, d’où le temps que ça prend. Ou alors des techniques de hachurrage ou de pointillisme, qui vont permettre d’amener des nuances, des ombrés …
 

Le défi c’est : Un Seul Objet, celui que j’ai dans les mains.

Un bon vieux stylo, dont je ne citerais pas la marque, mais le plus connu de tous. Noir. J’aime bien travaillé aussi avec le bleu indigo. J’ai déjà travaillé avec le rouge. J’ai encore jamais travaillé avec le vert, un jour ça viendra. Ce sont les 4 couleurs de base de cette marque bien connue.

 

Le 1er défi c’est ça : « tiens, j’ai envie de faire un corps, qui n’est pas vraiment dessiné comme un corps ». Il n’y a pas de traits définis qui dessinent le galbe de la hanche, la courbe d’un rein, etc …

Ce sont juste des formes qui vont donner à l’œil, l’idée que c’est un corps. Après, c’est une interprétation personnelle.

Je prends un bon vieux criterium pour définir les formes extérieures. Par contre, à l’intérieur, comment ça va se découper, se construire, je n’en sais rien au départ. Ça va se nourrir au fur et à mesure que j’avance dans le dessin.
Il est accroché là, devant moi, il est au mur. Je vois des choses dedans, j’arrive à visualiser des idées. Mais une fois que je l’ai sous la main, c’est le crayon qui part en roue libre. Il n’y a pas vraiment de construction autre que ça.
Si c’est un bio-mécanique, je sais que je vais faire un cadre. J’ai toujours un cadre autour qui maintient les éléments.

Si je suis sur un visage dans lequel viennent se greffer des pièces mécaniques, je suis incapable de dire, quand je commence le dessin, à quoi il va ressembler à la fin.

J’ai une idée vague de ce que j’aimerais essayer de faire. Je dis bien « essayer ».
Ensuite, je me laisse porter en fonction des traits. C’est compliqué à expliquer.

J’arrive à voir en 3 dimensions. J’arrive à voir à quel moment je dois arrêter un trait, parce qu’il y en a un autre qui va le croiser à cet endroit.

Je le sens !

C’est facile à dire comme ça, c’est très compliqué à expliquer le processus qu’il y a derrière. C’est instinctif, je sais pas … mais ça se fait, ça se fait naturellement. Le dessin évolue au fur et à mesure et je ne sais pas du tout vers quoi je vais. Il y a un moment où je me dis : « là, stop, il faut que j’arrête ! ». Il y en a assez, ce n’est pas la peine d’en rajouter, sinon ça va être de trop ! C’est le plus dur à faire, ça ! Savoir à quel moment le dessin est terminé … parce qu’il n’y a pas de limites justement. Sauf que si on va trop loin, ça va être trop chargé et il n’y a plus cet effet de profondeur, ces formes, …
 

Le plus dur n’est pas de le commencer, c’est de l’arrêter !

 

Comme c’est hypnotique justement, il faut s’avoir s’arrêter, prendre du recul, l’accrocher au mur, le regarder de loin.

 
Voilà le processus … Est-ce que ça en est vraiment un ? Je ne sais pas …

 

C’est un processus intuitif en fait !

Qui entre parenthèse fait totalement écho à ma démarche photographique !

 

Oui, c’est totalement intuitif !

Sauf quand je me lance des petits défis techniques. J’ai fait une série avec des instruments, des dessins plus réalistes. Là, on est dans le défi technique qui était destiné à apprendre à travailler le trait, à le maitriser. J’avais essayer des choses sur du bio-mécanique… je me rendais compte que ce n’était pas assez clair pour moi. Donc, ces défis, comme cette guitare qui est accroché au mur, un petit clin d’œil à des amis musiciens 😉
Là, je suis partie d’une photo, où j’ai essayé de reproduire. Chose que j’évite de faire au maximum, parce que je n’aime pas « reproduire ».
On me dit souvent : « est-ce que tu ferais des portraits ? ». Non. Je n’ai pas envie. Ça m’amène à être enfermé dans une boite, d’où je ne peux pas sortir. Il faut faire le portrait, représenter la personne … C’est trop contraignant pour moi. J’ai besoin de laisser le crayon partir. Si à un moment, dans le visage, il y a une ouverture qui se crée, des câbles qui arrivent …

 

  • Où alors, il faudrait que ce soit un portrait où l’on te donne la personnalité de quelqu’un, en te donnant carte blanche ?

 

Là, c’est envisageable. Et qu’on me dise : « fais ce que tu veux avec ». Là, c’est différent.
 
J’avais eu une demande, à partir d’une photo, de deux sœurs qui étaient côte à côte. On m’avait demandé si c’était possible … J’ai commencé à expliquer que non, je ne faisais pas … SAUF si on me laisse faire comme j’ai envie. Et là, j’ai regardé cette photo et j’ai découpé pour ne garder qu’un œil de chacune cote à côte. Deux morceaux de visage avec juste les yeux. Un œil de chacune. C’est une forme de visage déstructuré et là je me suis amusé à partir de ça, en essayant d’être le plus réaliste possible. MAIS en découpant, en transformant la photo d’origine.
 

Il faut que j’ai cet espace de liberté, sinon je m’ennuie. C’est une passion, c’est vraiment par plaisir. Il faut qu’il y ait du plaisir. S’il n’y a pas de plaisir, je ne vois pas l’intérêt.

 

  • C’est quoi ton moment préféré, quand tu crées ?

 

Le soir.

La nuit.

J’ai un métier où parfois, je finis tard. Je rentre chez moi, il est 22H30. C’est un moment propice pour se poser, se laisser partir, mettre la musique, se laisser emmener dans une espèce de monde un peu hors du temps. Et d’un seul coup, ouvrir les yeux, regarder l’heure : il est 2h du matin, il va peut-être falloir lever le pied !

Un petit côté « oiseau de nuit » que j’aime beaucoup. Je trouve que c’est un moment vraiment agréable pour créer, pour dessiner : LA NUIT.

Il y a une ambiance complètement différente. Il n’y a plus les bruits à l’extérieur. On est dans un autre univers. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré ce moment.

La journée, je suis trop sollicité par plein de choses. S’il y a un rayon de soleil dehors, j’ai envie d’aller me balader. Alors que la nuit, c’est un moment où l’on peut se poser. On est seul avec le crayon et la feuille de papier.

 

J’imagine super bien la scène !!! MO2 Factory dans la pénombre … avec pour seule lumière, la lampe qui éclaire son œuvre … Magique.

 

  • Tu as des projets, des dates à venir, où l’on pourra te voir travailler ? Découvrir ton travail ?

 

Travailler, c’est un bien grand mot. Même si je crayonne toujours un peu devant les gens pour qu’ils comprennent le processus, comment avec un stylo à bille on arrive à faire certaines choses.
Les prochains rendez-vous à venir sont pour le mois d’août, dans un charmant petit village, à côté de Fourmies (59), qui s’appelle Féron.

Les Féron’Arts

qui organisent tous les 2 ans une superbe rencontre.

Ce petit village devient un village artiste à temps plein.
Pendant 4 jours, du 12 août au 15 août, les habitants ouvrent leur garage, leur grange, la bergerie, la maison de la grand-mère, pour aller accrocher différentes œuvres d’Artistes (photographes, peintres, sculpteurs…). Il y a du théâtre de rue, des spectacles dans un grand chapiteau… Il y a plein de choses pendant les 4 jours. C’est vraiment un lieu très très agréable. J’invite les gens qui ont la possibilité de venir. Les Féron’Arts, c’est une manifestation qui existe depuis de nombreuses années maintenant, qu’il faut vraiment encourager ! Ça donne accès à plein d’Artistes débutants mais aussi à des spectacles de rues … des choses que l’on ne voit pas habituellement ailleurs.
Ensuite, il y aura les

Portes Ouvertes d’Ateliers d’Artistes,

les 30 septembre, 1er et 2 octobre, organisées par le Conseil Général.

Cette année, je suis invitée par Loret Dardenne à Bettrechies.

Ce week-end là, il y a vraiment beaucoup d’Artistes à rencontrer dans tout le département !

  • Quel serait ton plus grand rêve ?

 

Mon plus grand rêve … Il y en a un mais … euh … c’est un rêve frimeur.

 

Ah ah ah !!! Un rêve frimeur !!!

Vas-y Jean-Marc, partage ton rêve frimeur !!!

 

Une expo perso dans une grande ville ! Ça j’adorerais !

Aller me confronter un peu, sortir du cadre de l’Avesnois.

J’ai eu l’occasion de faire ma première expo solo à Fresnes-sur-Escaut au Musée Vivant des Enfants. Un accueil adorable ! Me confronter tout seul, non pas avec un collectif, face au regard du public. Ça c’est une expérience qui est d’une richesse.

Donc si j’avais un rêve fou un jour, ça serait d’être invité dans une grande ville,

pour avoir un public plus citadin, peut-être plus averti … je ne sais pas … Un regard autre que celui du secteur, et pouvoir présenter ce que je fais, ailleurs.

Ça reste malgré tout un rêve assez soft. C’est mon ego qui se laisse aller …

 

Son égo … Qu’est-ce qu’il faut pas entendre …

Ça mérite d’être vu !

Je soutiens ton rêve à 2000% Jean-Marc Criner, MO2 Factory !

 

Après des rêves j’en ai plein, mais j’en ai trop !!!

  • Il faut en avoir des rêves, c’est super important !!!

Tout à fait ! Et je sais que tu sais de quoi tu causes :p

 

  • Qu’est-ce qui te plait le plus dans l’Aventure du Pink Power Tour ?

C’est quoi ça ? (rires +++)
Qu’est-ce qui me plait le plus ? A mon niveau, c’est quelque chose que je me suis amusé à suivre depuis un petit moment. C’est découvrir d’autres choses.

Grâce au Pink Power Tour, j’ai découvert des gens qui font des choses, je ne savais même pas que ça pouvait exister !

C’est ça l’intérêt justement. C’est une fenêtre ouverte, même une porte on peut dire, parce qu’après on a des contacts pour pouvoir rencontrer les gens.
C’est une fenêtre ouverte sur des gens qui font autre chose que ce que l’on voit habituellement. C’est autre chose que ce qui est proposé habituellement. Je sais que tu as rencontré des gens qui font des choses dans un dojo, des gens qui créent des univers très colorés … C’est dans ce sens là où je t’encourage pleinement à continuer !

Là, tu viens d’ouvrir la fenêtre sur moi.

S’il y a des gens qui ont envie de passer la tête par la fenêtre, dire un petit bonjour, ça sera avec grand plaisir !

 

Yeah !!! ça me donne encore plus envie de continuer !!!

 

Transforme-là en porte-fenêtre, ça sera encore mieux :p

 

Merci Jean-Marc ! A bientôt !!!

 

Alors, évidemment tu peux aller à la rencontre de ce grand fou quand ça te chante :p

Tu peux aussi aller te ballader sur son site web et sa page Facebook pour suivre ses péripéties « stylobillesques » 😉

 

Si tu as aimé cet article, tu peux laisser un commentaire dans cet espace qui t’es réservé. Tu peux aussi le partager avec tout tes amis !!!
Laisse-toi porter, laisse-toi inspirer et inspire à ton tour cher co-cocréateur 😉
RDV la semaine prochaine, pour une nouvelle interview Portrait d’Artiste que j’ai hâte de partager avec toi 🙂 

 

 

 

 

 

 

 

Défi Nature Jour 23 : j’ai 3 ans

Défi Nature Jour 23 : j’ai 3 ans

Ne me demande pas pour quoi 3 ans. 

J’aurais pu tout aussi bien dire : « je suis haute comme 3 pommes ! » 

Aujourd’hui, lors de ma ballade matinale, je me suis mise à la hauteur d’un enfant de 3 ans. 

Et j’ai vu la Nature reprendre ses droits…

 

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Nous coulons du béton …. érigeons des murs, bâtissons des routes. Et malgré toutes ces « barrières » que nous construisons, la Nature s’éveille encore ! Elle trouve encore la place de pousser, entre deux morceaux de béton !

 

Et surtout elle trouve la Force, la Puissance, l’Energie

de nous montrer qu’elle est encore vivante !

 

 

Même si elle doit fissurer quelques millimètres de béton …

 

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Elle nous rappelle le cycle de la vie, de l’Amour qui nait et renait sans cesse …

 

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Elle nous montre l’Abondance …

 

lesdefisducameleonjuillet2016jour23%ef%a3%bfweb-9 

Elle nous apprend à cohabiter, 

à assumer de prendre sa place dans ce monde …

 

 

Exister

Vivre

Rayonner

 

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Chaque jour qui passe, je prends de plus en plus conscience que toutes les réponses sont là, juste devant nos yeux … 

Et toi ? Qu’est-ce qui t’a été inspiré aujourd’hui ?